L’avenir du secteur de l’aérien s’obscurcit pour les mois à venir

Les premiers chiffres de l’année 2021 provenant du secteur aérien, sur les mois de janvier et février, viennent d’être publiés et ils ne sont pas encourageants, malgré l’optimisme que portent les acteurs du secteur vers une reprise d’activités au cours de l’année. Comme l’annonce nos confrères d’Air Journal dans leur article du 26 février 2021, le mois de janvier a enregistré une perte de trafic aérien de -74,9%, avec 3 millions de passagers contre 11,9 millions comparé à la même période en 2019, qui reste l’année de référence, selon les chiffres de Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC). Cependant, bien que les vols internationaux représentent la majeure partie de cette baisse, une lueur d’espoir vers une reprise subsiste grâce aux vols domestiques qui se maintiennent au fil des semaines. Au cours du mois de janvier 2021, les vols en France métropolitaine représentent 38,5% de l’activité, chiffres relativement stables par rapport à ceux de décembre 2020. Sur les liaisons reliant la Métropole aux DOM-TOM, cette dernière s’établit à 82,2%, toujours comparé à la période de référence. Les vols internationaux, quant à eux, ne représentent que 18,6% de l’activité globale.

Dans ces 18,6% du trafic international au départ de la France, l’Afrique remporte la palme des destinations les plus prisées avec 36,1%, devant l’Amérique avec 19,5%, l’Europe (hors Union Européenne) avec 15,9%, l’Union Européenne avec 15,1% et l’Asie-Pacifique avec 13,4%, comme le souligne Air Journal.

Outre les compagnies aériennes, cette situation et le manque de visibilité pour les mois à venir impactent grandement tous les acteurs privés du secteur de l’aérien. Sur les 94.000 emplois directs de l’aéroport Charles de Gaulle recensés en 2019, 20 000 à 30 000 emplois pourrait être supprimés d’ici 2022, d’après Marc Deman, Directeur adjoint au sein de Paris CDG Alliance. « Des suppressions de postes auxquelles il faudrait ajouter 10 à 30.000 intérimaires », selon les syndicats qui crient « au génocide sur l’emploi ». Une catastrophe sociale qui comprend le PSE initié par le Groupe Aéroport de Paris, comme nous l’avions traité dans un précédent article sur Roissy Mail, disponible ici.

Du côté des compagnies aériennes européennes, ce n’est guère mieux. Pour le mois de février 2021, les chiffres restent inquiétants avec une baisse du trafic totale de -72%, comparé à 2019, selon la dernière publication d’Eurocontrol. En cette période de pandémie, Air France reste l’une des compagnies les plus actives avec 359 vols par jour (-65% d’activités), derrière Turkish Airlines qui opère 603 vols par jours (-52% d’activités). En troisième position, la compagnie néerlandaise KLM enregistre 241 vols journaliers (-63% d’activités). Les grands perdants de cette crise sanitaire sont les allemands de la Lufthansa qui ont subi une perte d’activités de -86%, effectuant 213 vols par jours, suivi de la compagnie scandinave SAS avec -83% d’activités pour 142 vols journaliers. La compagnie aérienne la plus impactée est British Airways, qui paie le prix des mesures sanitaires drastiques décidées par le gouvernement anglais, n’effectue que 102 vols par jours, enregistrant une sévère baisse d’activités de -89%. WM

 

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Abandon du projet T4. Triangle de Gonesse : mes P’tits loup toujours pas morts

infographie Le Parisien

Compte-tenu de la situation, il n’était pas étonnant de voir le projet de T4 renvoyé aux calendes grecques.Du pain béni pour Barbara Pompili, sous-ministre de l’écologie (qui n’a pas grand chose à mettre dans sa besace verte) qui a annoncé non la suspension du projet mais son arrêt définitif.

Le calendrier initial

De leurs cotés, mes P’tits Loup (une poignée) avaient décrété récemment une ZAD (“zone à défendre”) et occupé une petite partie du Triangle de Gonesse pour réclamer l’abandon de la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express. Le tribunal de Pontoise a ordonné leur expulsion vendredi dernier. Ils ont annoncé leur intention de faire de la résistance… Ils n’ont vraiment rien à faire, ces égoïstes. EV

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La future Maison du Numérique à Sarcelles se confirme

Le  préfet est sur la droite ©Roissy Pays de France

Le mardi 16 février 2021, le Préfet du Val d’Oise, Amaury de Saint-Quentin, est venu sur le site de la future Maison du Numérique qui sera construite à Sarcelles et qui accueillera ses premiers étudiants et entrepreneurs pour 2022-2023. Lors de cette venue, Pascal Doll, Président de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France et Maire d’Arnouville, Patrick Haddad, Maire de Sarcelles, ainsi que François Germinet, Président du CY Cergy Paris Université, et Francis Soler, architecte du projet, se sont déplacés pour effectuer la visite aux côtés du préfet. La Maison du Numérique, projet intercommunal mené en partenariat avec l’université, est soutenu par le plan France Relance à hauteur de 600 000 €.

La future Maison  ©Roissy Pays de France

Ce projet, participant pleinement au programme de refondation économique, sociale et écologique du pays, s’étale sur une superficie de 2 550 m² et est estimé à un coût de 7,5 millions d’euros. Dans son communiqué du 17 février 2021, la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France déclare : « Projet-phare de la stratégie de développement économique local et d’inclusion sociale autour de la création numérique, la Maison du Numérique accueillera à terme des espaces à destination des jeunes entrepreneurs, comprenant un espace de coworking de 260 m², un auditorium de 80 places, des salles de formation, un incubateur FacLab® Numixs, et des bureaux. La Maison du Numérique dispensera des formations à destination de personnes éloignées de l’emploi, des artisans et commerçants souhaitant réaliser la transition numérique de leur activité, mais aussi l’ensemble des habitants et citoyens qui désirent se former et s’impliquer dans des projets ».

« Je me félicite de la venue du Préfet du Val-d’Oise sur le site de la future Maison du Numérique. Le numérique représente un enjeu majeur pour le territoire, une opportunité́ de former les jeunes populations aux métiers en lien avec ce secteur d’activité, d’être identifié en tant que territoire d’innovation et de créer une dynamique de développement d’applications liées à la smart city », déclare Pascal Doll via le communiqué.

Outre le futur site de la Maison du Numérique, Amaury de Saint-Quentin a également visité les locaux du FacLab® Numixs, espace de travail partagé et collaboratif où chacun peut imaginer un projet et le concrétiser tout en contribuant localement à l’intelligence collective du réseau international des FacLabs. Lentement mais sûrement, la transition numérique s’opère sur le territoire du Grand Roissy. WM

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Bitcoin : l’or numérique à la conquête du monde depuis 12 ans

Maintes fois relayée dans les médias lors de la dernière décennie, le Bitcoin, cryptomonnaie décentralisée, a réussi à se faire une place dans le cœur des amoureux de technologie, mais également dans le secteur de la finance. Ce mardi 15 février 2021, le Bitcoin, appelé aussi BTC (symbole monétaire ₿), a atteint un record historique de son cours avec une valeur dépassant les 50 000 $ pour 1 Bitcoin. Cependant, comme souvent lors de fortes augmentations de la valeur, le BTC a corrigé à la baisse en quelques heures, valant 48 702 $ à la mi-journée. Un détail pour ceux qui le voient entre 100 000 $ à 1 000 000 $ dans les prochaines années, comme le prévoient certains analystes financiers.

Le Bitcoin a été créé en janvier 2009 par Satoshi Nakamoto, pseudonyme regroupant peut-être un groupe d’informaticiens et de cryptographes, la valeur de ce dernier oscillait, à cette époque, entre 0,003 et 0,004 $. Se voulant à l’opposé du système monétaire classique, qui voit les monnaies dévaluées à chaque « planche à billets », le Bitcoin est limité à 21 000 000 d’unités et ne répond qu’à l’offre et la demande, se rapprochant d’un actif comme l’or. Attirant toujours plus d’utilisateurs d’année en année, la première transaction en BTC a eu lieu le 22 mai 2010 en Floride, pour l’achat de deux pizzas de grandes tailles d’un montant de 10 000 ₿ (40 $). Réputé sécurisé et anonyme, rapidement à ses débuts, le Bitcoin est devenu la monnaie numéro 1 du dark web. Puis en 2012, outre-Atlantique, une acceptation du BTC s’opère à plus grande échelle, tels les paiements dans des boutiques et des restaurants, sans oublier son entrée sur les marchés financiers.

Actuellement, les utilisateurs du Bitcoin représentent deux groupes distincts, les « holders », qui investissent en attendant une future plus-value à l’instar d’un placement financier et qui ne s’occupent pas des fluctuations du marché, et les « traders », qui achètent ou revendent au gré des mouvements haussiers ou baissiers. Dans tous les deux cas, ces utilisateurs sont davantage enclins à effectuer des achats avec leurs BTC. Paypal, Tesla, VISA, Master Card, pour ne citer qu’eux, proposent, ou proposeront dans les mois à venir, des transactions en Bitcoin, démocratisant l’utilisation de la cryptomonnaie.

Pour exemple, si je pouvais payer ma boulangère en BTC, cela se passerait comme ceci : 1,10 € pour une tradition, représentant au cours actuel 0,000027 ₿, équivalent à 2 700 Satoshis, unité la plus basse du Bitcoin (0,00000001 ₿ = 1 Satoshi, appellation donnée en honneur du créateur de la monnaie numérique). Je paie en carte ou via une application sur téléphone en scannant le Datamatrix que me présente la commerçante. Et voilà, la transaction est faîte. Fiable, sécurisé et universel, car étant une valeur monétaire mondiale.

Malgré l’enthousiasme que l’on peut porter au Bitcoin et aux 6 300 autres cryptomonnaies (Etherum, Litecoin et Dogecoin pour les plus connues), il ne faut pas oublier que ce marché est très volatile et les performances passées ne reflètent pas les performances futures. Cet article ne représente en rien un conseil d’investissement, en se rappelant qu’on peut gagner gros mais également perdre. Après ce petit avertissement qui ne manquerait pas d’être salué par l’AMF, les personnes désirant se procurer du Bitcoin pourront toujours se rendre sur les plateformes d’achats sécurisées et faciles d’utilisation, Coinbase ou Kraken.

Enfin, cette monnaie digitale a apporté son lot d’innovation avec elle, avec pour exemple la blockchain, permettant de sécuriser et d’authentifier les blocs de transactions par l’utilisation de la cryptographie. Au-delà du Bitcoin et des cryptomonnaies, la blockchain est une révolution qui trouve de plus en plus d’application au sein des entreprises, comme pour l’authentification et le stockage de documents dans un livre numérique infalsifiable, sans recourir à un intermédiaire de contrôle. Nous n’avons décidément pas fini d’entendre parler de cette technologie et du roi Bitcoin. WM

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Les acteurs du voyage d’affaires restent optimistes pour une reprise en 2021

En ces temps où la pandémie de COVID-19 et de ses variants sont toujours d’actualités, les frontières de la France et de nombreux pays ont été fermées afin de limiter les déplacements des voyageurs, potentiellement vecteurs d’importation du virus. Une situation qui impacte grandement le secteur de l’aérien, après une année 2020 ayant entraîné une chute d’activités avoisinant 70% comparé à l’année précédente. L’année 2021, quant à elle, ne s’annonce également pas brillante au premier regard. Dans cette situation peu encourageante qui laisse un grand nombre de personnes dans le flou, la question est : « en 2021, la reprise du voyage d’affaire s’éloigne-t-elle ? »

Pour y répondre, l’Association Française du Travel Management (AFTM), première association en France à représenter les responsables des déplacements professionnels, présidée par Michel Dieleman, a organisé un webinaire en compagnie des acteurs du secteur. Dans les intervenants qui étaient présents, il y avait Valérie Sasset, Managing Director pour BCD Travel et Vice-présidente d’EMEA, Soline de Montremy, SVP Global sales and commercial Partnership pour Air France KLM, François Laurain, Group International Key Account Sales Director pour Europcar Mobility Group, et Cédric de Martimprey, Directeur Commercial chez Notilus. Saskia Chevallier, Global Travel Manager pour SBM Offshore, était prévue comme intervenante mais des soucis techniques ont eu raison de sa présence. Le webinaire était animé par François-Xavier Izenic, journaliste et conférencier.

Tous ces acteurs gravitant autour de l’aérien, ayant pris part à la visio-conférence, s’accordent sur deux points, le tourisme d’affaires pourrait reprendre à partir de septembre 2021 et, que ce soit pour le business ou pour les loisirs, la vaccination devrait être un accélérateur pour une reprise des activités. Les prévisions pour le 1er trimestre sont estimées à 10% en ce qui concerne l’activités, comparé à l’année référence 2019, mais elles annoncent aussi une hausse à environ 50% pour le 3ème trimestre. « Le domestique se maintient. Les vols en France et en Europe ont été relativement stables en 2020. Mais depuis les annonces de Jean Castex en janvier 2021, l’Europe n’est plus accessible avec la fermeture des frontières », dit Valérie Sasset.

« Beaucoup de clients corporate sont revenus vers nous, en disant qu’ils pensent que certains déplacements de salariés étaient inutiles, avant la pandémie. Une réunion de deux heures à l’autre bout du monde peut largement être compensée par une réunion en visio-conférence. Ceci représente également une importante économie pour les entreprises », ajoute-t-elle.

Pour le Groupe Air France KLM, qui arrive à tirer son épingle du jeu pendant la crise de l’aérien, la situation aurait pu être plus désastreuse. En effet, malgré une perte sèche de 10 millions d’euros par jour, le Groupe a profité d’un maintien des vols domestiques pour la France et l’Europe durant la période entre les deux confinements de 2020. Pour le cargo, Air France KLM a connu une hausse d’activités, devenant le secteur d’activités principal. Actuellement, nous constatons un arrêt des voyages d’affaires. Dans notre scénario de reprise, les voyages liés aux loisirs repartiront à la hausse plus vite que le corporate. Le Groupe reste, cependant, optimiste pour une reprise des voyages d’affaires, avec une augmentation des vols pour juin 2021 », annonce Solinne de Montremy.

Autre service satellite fortement impacté, les locations de voitures qui ont chuté de -45%. « Le business travel souffre. Europcar constate une mutation très significative des clients, vers les véhicules utilitaires comme les véhicules de fonction. Pour les prévisions de reprise les plus optimistes, un retour à 80% du chiffre d’affaires 2019, avec des réservations plus longues, mais pas avant 2 à 3 ans. C’est très difficile de prévoir, néanmoins il y aura un changement de paradigme », déclare François Laurain.

Tous sont unanimes. Le vaccin et les certificats demandés avant l’embarquement sont une bonne chose pour une reprise significative. Concernant le passeport vaccinal, les acteurs du secteur de l’aérien sont un peu plus mitigés, attendant des décisions gouvernementales à l’échelle de la planète afin d’uniformiser les règles de sécurité et de traçabilité, strictes pour lutter contre les fraudes, entre tous les pays. Mais avec l’augmentation des cas de contaminations aux différents variants sur le territoire français, rendant certains vaccins inefficaces, le bout du tunnel pourrait encore être loin.

Fait d’actualités, la suppression du projet du Terminal 4, décidée par le Gouvernement dans un communiqué publié dans la matinée du 11 février 2020, le même jour que la diffusion du webinaire. « Ce projet n’est plus en adéquation avec les enjeux environnementaux, ni avec un trafic aérien ébranlé par la crise sanitaire », selon Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique. Lors de la visio-conférence, Solinne de Montremy a apporté un commentaire sur le sujet : « Je pense que la suppression du projet de T4, est une décision raisonnable ». Si vous voulez voir l’intégralité du webinaire, cliquez ici. WM

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La Métropole du Grand Paris s’engage pour une logistique métropolitaine

 Patrick Ollier

Ce mardi 9 février 2021, via une conférence en webinaire ayant rassemblé plus de 300 personnes sur l’application Teams, s’est déroulé le Comité des partenaires du Pacte pour une logistique métropolitaine. Animé par Jérôme Libeskind, Fondateur de Logicités, la conférence, bien qu’ayant rencontré plusieurs problèmes techniques, a pu présenter les projets et la vision de parcs logistiques plus harmonieux tout en étant proches des centres-villes, mais également d’accompagner les communes et les citoyens au zéro carbone par l’aménagement de bornes de rechargement électrique, ainsi que par l’accompagnement des entreprises et des commerces du Grand Paris dans cette transition écologique et numérique. La conférence s’est tenue en présence de Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris, Jean-Michel Genestier, Maire du Raincy et Conseiller délégué à la logistique métropolitaine, Geoffroy Boulard, Maire du 17ème arrondissement de Paris et Vice-Président délégué à la communication et à l’innovation numérique, Etienne Lengereau, Maire de Montrouge et Conseiller délégué en charge du suivi de l’installation des bornes de recharge, et David Belliard, Maire adjoint à la Ville de Paris, chargé de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie et Conseiller métropolitain. La conférence a été également un bon moyen de laisser la parole à divers partenaires participant à ce pacte comme les entreprises Sogaris, La Poste, Haropa, Voies Navigables de France (VNF) et aussi la Chambre de commerce et de l’industrie Paris – Île-de-France. « Nous sommes heureux de pouvoir proposer cette conférence. Nous reprenons notre souffle après que plusieurs évènements nous ont fortement ralenti dans notre démarche. En effet, depuis décembre 2019, nous avons eu les maires qui étaient mobilisés sur les élections municipales et au printemps 2020, l’arrivée de la pandémie. C’est avec satisfaction, que malgré le COVID, nous puissions reprendre nos objectifs », déclare Patrick Ollier, dans son discours d’accueil. « Le Pacte est prêt ! Il possède des mesures concrètes pour les villes, tout en prenant en compte les enjeux de la logistique par l’implantation d’idées innovantes et écologiques. Ce Pacte a pour mission d’harmoniser et d’intégrer les entrepôts de logistique à proximité des centres-villes, de contribuer au développement des alternatives en matière de logistique comme avec le transport de marchandises fluvial, aussi appelé Axe Seine, et de déployer la mutualisation entre les communes et les entreprises afin d’optimiser les transports pour le dernier kilomètre, c’est-à-dire de l’entrepôt aux commerçants / consommateurs. Sans oublier la création de 5 000 bornes pour les véhicules électriques », ajoute-t-il. Dans les actions qui permettront d’apporter des solutions, Jean-Michel Genestier émet quelques propositions : « Nous devons fédérer l’écosystème des centres-villes. Trouver des solutions pour les entreprises, allant de la logistique à l’entrepôt jusqu’au magasin ou chez le particulier. Et avec les circonstances actuelles du COVID-19, nous voyons bien qu’une multiplication des livraisons a été constatée. Nous sommes conscients des changements et de la demande des habitants en milieu urbain pour plus d’écologie, comme avec l’augmentation des quartiers réservés aux piétons. Nous devons faire évoluer la logistique vertueuse. Notons également dans cette chasse au carbone, en ce qui concerne Paris intramuros, l’interdiction des camions de gros gabarits, point dur de production de carbone, et basculer vers un système de transfert modal, ainsi que développer le transport ferroviaire et fluvial à plus grande échelle ». Autre action écologique afin de décarboner la capitale et le territoire du Grand Paris, le projet Métropolis, qui est déjà en cours d’application par l’implantation de 5 000 bornes, dont 250 bornes charge rapide, afin de recharger les véhicules électriques. Pour le moment, 600 bornes sont actuellement en service et 120 sont en train d’être installées, réparties sur 26 communes. « Il y a une forte volonté de vouloir décarboner et les vente de véhicules propres sont en augmentation. La métropole est légitime pour réaliser ce projet, car c’est une zone dense, mais également car c’est la métropole des maires. Les choses avancent, rappelons l’interdiction des véhicules vieux et polluants (CRIT 4 et CRIT 5) à l’intérieur de la capitale. L’enjeux est d’embarquer tout le monde, accompagner l’ensemble des acteurs. Il n’y a pas d’écologie punitive », dit Etienne Lengereau. Au sujet du prix de la recharge, le projet Métropolis table sur un coût de 6€/100km, avec une grille tarifaire en fonction de la charge. Pour voir l’intégralité de la table ronde, cliquez sur le lien ici. WM

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6 448 contrats de travail menacés dans le Groupe Aéroports de Paris

L’annonce est tombée le 21 janvier 2021, lors de l’inscription à l’ordre du jour du Comité Social et Économique de la direction d’ADP, présidé par Augustin de Romanet, PDG du Groupe Aéroports de Paris. Cet ordre du jour évoque l’ouverture d’une négociation relative à un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Concernant en grande partie les effectifs de l’aéroport d’Orly, 6 448 salariés pourraient être menacés de modifications de leur contrat de travail, voire pour certains licenciés, dans les prochains mois. « Dès lors et compte tenu de la configuration du projet, le présent dispositif pourrait impliquer le licenciement de ceux des salariés qui seraient concernés par une modification de leur contrat de travail et qui la refuseraient, soit potentiellement 6 448 salariés », avertit ADP, gérant des aéroports de Roissy Charles de Gaulle, Orly et Le Bourget. Une décision en corrélation avec la crise de l’aérien qui sévit actuellement dans le monde entier, avec une chute drastique du trafic d’environ -70% comparé au début de la pandémie de COVID-19.

Une annonce amplement dénoncée par le syndicat CFE-CGC, qui interpelle l’Etat avec cette question : « Comment l’Etat, actionnaire majoritaire d’Aéroports de Paris, peut-il laisser son PDG envisager 6 448 licenciements ? ». Dans son communiqué du 28 janvier 2021, le syndicat dénonce également une gestion inhumaine et inacceptable, qui s’inscrit, selon eux, dans l’objectif de privatisation de l’entreprise, mettant en difficulté de nombreux salariés. Augustin de Romanet, de son côté, défend le dispositif et déclare que cela représente un plan d’adaptation du contrat de travail innovant. Mais la CFE-CGC ne l’entend pas de cette oreille, évoquant que ce nouveau plan a surtout pour but de précariser ledit contrat et donc les salariés d’ADP, un mois après les précédentes négociations et la validation des accords.

Pour rappeler les faits, le 9 décembre 2020, à la suite de longues négociations avec les principaux syndicats représentatifs (CFE-CGC, UNSA et CGT), le Groupe ADP a pu obtenir les signatures validant un accord de rupture conventuelle collective, impliquant un nombre maximal de 1 150 emplois soumis au départ volontaire, dont 700 postes non-remplacés. Qualifié d’un accord visant à sauvegarder durablement l’entreprise, le Groupe Aéroports de Paris avait déclaré à ce moment : « La direction s’engage à ce qu’aucun départ contraint pour motif économique, n’ait lieu jusqu’au 1er janvier 2022 ». Les syndicats, quant à eux, s’étaient félicités du retour de la direction d’ADP à la table des négociations, après les désaccords du 5 novembre 2020, ayant entraîné la non-signature de la majorité des organisations syndicales. Ce plan au départ volontaire représente un ensemble de trois accords : rupture conventionnelle collective (RCC), accord de performance collective (APC) et activité partielle de longue durée (APLD). WM

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Dernières nouvelles sur le développement de la ZAC Sud-Roissy

En étude depuis 2007 par la ville de Roissy-en-France, en partenariat avec la SEMAVO, la construction de la zone d’activités commerciales semble se préciser. Située au Sud de la commune, la surface totale allouée à ce projet de développement est de 10 hectares. L’aménagement, en ce qui concerne la création de voirie et la viabilité des parcelles de chantiers, représente un coût de 25 millions d’euros d’investissement. Le projet comporte un programme de surface de plancher (SDP) de 75 000 m², comprenant de l’hôtellerie, des commerces, des bureaux et un village automobile premium. Un grand projet économique et social, créateur d’emplois. Le début des travaux étaient initialement prévus pour la fin de l’année 2019, mais ce dernier accuse un retard de quelques mois sur le planning. Cependant, comme ont pu le constater les habitants de Roissy-en-France et les usagers de la D902A qui passent devant, les engins de chantier ont fait leur apparition sur le site Sud-Roissy au cours de l’automne 2020. L’aboutissement de ce projet de développement est, quant à elle, prévue pour 2026-2027.

le futur APPART HOTEL

Avec notre article publié le 29 novembre 2020, disponible ici, les lecteurs de Roissy Mail ont pris connaissance du premier bâtiment qui s’implantera au sein de la ZAC Sud-Roissy. L’hôtel Eklo, un établissement de 330 lits pour 150 chambres, élaboré par l’Atelier d’Architecture Delannoy & Associés (AADA), et développé par les promoteurs PM3C et AURIEL, devrait accueillir ses premiers clients pour 2022. Son coût est estimé à 4,5 millions d’euros. Dans la continuité, en seconde implantation, deux résidences hôtelières nommées Stay City (265 chambres) et Appart Hôtel (213 chambres), qui comprendra également 400 m² destinés à la création d’un restaurant et de commerces, pourraient ouvrir pour 2022-2023. La conception de ces deux résidences hôtelières a été confiée au Groupe d’architecture EAI et au promoteur Océanis, représentant un coût de construction de 19 millions d’euros pour Stay City et 10 millions d’euros pour Appart Hôtel. Ces deux résidences hôtelières tablent sur la création d’une centaine d’emplois.

Les futurs hôtels Westin et Alof

Toujours en ce qui concerne l’hôtellerie, la construction de deux hôtels de classe Mariott, Westin et Aloft, qui auront une capacité totale de 280 chambres et disposeront d’un restaurant-terrasse, le Babette-Roof top-Coworking. Ce complexe hôtelier devrait pouvoir créer environ 350 emplois à terme, à lui seul. D’investissement global d’approximativement 180 millions d’euros, ces deux hôtels mitoyens sont imaginés par les bureaux d’architecture Artbuid et développé par le promoteur Groupe Edouard Denis. Aucune date n’est communiquée pour le moment, en ce qui concerne le début et la fin des travaux.

le futur village automobile

Ensuite, situé proche du Rond-Point de la Clé de France, l’implantation d’un village automobile premium regroupant les marques du Groupe ABVV, Volvo, Jaquar et Land Rover, dont l’ouverture prévue est courant 2023. Le bâtiment, au design futuriste, est dessiné par l’Atelier d’Architecture Equator et développé par le promoteur Groupe ABVV, « himself ». Le montant du financement de ces nouveaux locaux est estimé à 10 millions d’euros. Du côté des emplois, 43 personnes travailleront dans ce village automobile premium, pour la plupart transférés de la concession Volvo de Gonesse et des locaux ABVV de Roissy-en-France, actuellement situés au 1 Avenue Charles de Gaulle, non loin du siège de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France.

Enfin, à ce jour où vous lisez ces lignes, nous n’avons pas d’informations à vous communiquer au sujet des futurs bâtiments qui serviront de bureaux, ainsi que des entreprises qui en auront fait l’acquisition. Roissy Mail ne manquera pas de vous en informer, dès que cela sera possible. En attendant, vous pouvez toujours découvrir ou redécouvrir l’agence en charge du projet de la ZAC Sud-Roissy, la SEMAVO. C’est pour disposer d’un outil au service du développement du Territoire que le Département du Val d’Oise a créé la SEMAVO en 1969. Constituée de 11 employés, la SEMAVO a sa tête depuis plusieurs années en tant que Président, Philippe Sueur, également Maire d’Enghien-les-Bains et 1er Vice-président du Conseil Départemental du Val d’Oise. Afin de prendre connaissances des projets réalisés de 1969 à nos jours, une vidéo de rétrospective des activités de la SEMAVO a été récemment publiée sur la chaîne YouTube de l’agence, disponible ici. Bon visionnage ! WM

 

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L’ECT Talk 2021 sous le signe de l’écologie urbaine

Ce jeudi 28 janvier 2021 à 9h, s’est tenue la conférence ECT Talk édition 2021 via l’application Teams, accessible à tous. Une conférence virtuelle avec en thème principal « Les enjeux du vert en ville », où quand le vert en ville participe à construire la ville positive de demain, avec au programme le climat, les agricultures, la biodiversité, sport, économie et initiatives citoyennes. Cette conférence a été organisée et animée par Laurent Mogno, Président Directeur général du Groupe ECT, Laura Flessel, ancienne Ministre des sports, championne olympique et Présidente-Fondatrice de Sport’S, Jean-Pierre Gueneau, Directeur des espaces verts de la ville de Créteil, Maud Ridoux, Directrice des programmes de mobilisation citoyenne pour MakeSense, et Jean-Patrick Scheepers, Fondateur de Peas & Love et Président de la Fédération européenne agriculture urbaine et verticale.

Laura Flessel, Maud Ridoux et Laurent Mogno

 Pendant un peu plus d’une heure, les intervenants ont échangé sur leurs propositions et leurs expériences en matière d’écologie urbaine. Dans le discours d’introduction, Laurent Mogno déclare : « En tant que Groupe ECT, il nous semble naturel que nous sommes à la croisée des chemins en ce qui concernent l’écologie en milieu urbain. Nous sommes un aménageur, qui par le biais des excavations de chantiers, donne naissance à des espaces verts, des parcs et des forêts. Mais cette pratique n’est pas récente. Pour vous le rappeler, le parc Natura 2000 ou encore les Buttes-Chaumont sont issus de ce procédé. Une véritable économie circulaire ».

Laurent Mogno

 « Selon de récents sondages, 60% des personnes interrogées veulent plus de vert en ville, 80% passent au moins une fois par mois du temps dans un parc ou en forêt afin d’y faire du sport ou simplement s’y promener, et 9 personnes sur 10 estiment que les espaces verts représentent le bien-être. Il y a encore bien des difficultés à concilier développement et urbanisation, mais nous refusons le syndrome Not in my backyard », ajoute-t-il.

Pour Jean-Pierre Gueneau : « La crise et le dérèglement climatique qui sont constatés depuis des années, sont à la faveur du COVID-19. C’est une chance à saisir pour changer notre façon de penser l’écologie et l’urbanisation. Il y a un impératif climatique, il y péril dans la demeure. En effet, nous n’inventons pas ce concept du vert en ville. En France, la politique Haussmannienne avait déjà une approche dans ce sens avec la création de parcs en milieu urbain. Nous avons eu un retour du concept dans les années 30 avec les parcs et jardins des HDM, poursuivi dans les années 60 et 70 avec les HLM. Puis, de nos jours, nous pouvons prendre pour exemple les grands projets comme Bordeaux Métropole, Lyon Métropole et Reims Métropole qui ont réussi à allier l’économie, l’usage, l’écologie et le respect du paysage. Nous devons intégrer la notion de renaturer ».

« C’est un modèle très ancien, qui existait en -3 500 av. JC jusqu’à un apogée à Constantinople durant l’Empire Byzantin. C’est un come-back très ancien », l’a rappelé également Jean-Patrick Scheepers. « La question est : est-ce que les espaces verts urbain doivent nourrir la ville ? De nos jours, il y a deux tendances qui s’en dégagent, l’alimentation et les projets qui ont du sens. Mais nous faisons face à un frein très puissant par l’absence d’un modèle d’affaire. Nous rencontrons des difficultés à faire gagner le vert, car le rôle de culture urbaine reste mal compris. Il faut, en plus du respect et de la reconnaissance de la nature, trouver un intérêt de financement auprès du premier créateur d’espaces verts en France, le secteur immobilier. Dans le domaine, l’Europe a un réveil et la France est la pointe de la culture urbaine », dit-il.

En accord avec les propos de Jean-Patrick Scheepers, Maud Ridoux déclare : « Exactement, nous devons repenser la valeur sociale, par rapport à l’économie et à l’usage. Comment penser un nouvel usage ? Chez MakeSense, nous sommes convaincus que cela s’adresse à tous les individus. Il faut mettre les acteurs au cœur du projet pour que cela profite à la communauté, au bien commun. Nous avons créé des ateliers pour associer la collectivité comme avec le Lab3S. La réussite d’une ville plus verte passe par notre contribution comme un processus, avec transparence, bienveillance, confiance et dialogue. Il faut une volonté de s’adapter et d’évoluer ».

Pour finir, Laura Flessel expose sa vision et son expérience en ce qui concerne la relation entre le sport et la nature, apportant un regard complémentaire sur les enjeux du vert en ville. « Le sport est associé à la santé. Il y a une augmentation de l’activité physique hors infrastructure. Nous devons demander aux citadins ce qu’ils veulent, et nous devons nous adapter. Il faut se donner les moyens de bousculer la norme, en utilisant les points forts de chacun. Une restauration est nécessaire en apportant la nature, non à l’extérieur, mais à l’intérieur des centres urbains. Le sport est intergénérationnel, une activité servant au bien-être des concitoyens. Le sport, c’est la santé, basculant du curatif au préventif ». WM

L’avis d’EV

ECT est vraiment une belle entreprise. Son siège social est situé à Villeneuve-devant-Dammartin (77 et une pensée pour son ancien maire, que j’adorais, Gilles Chauffour, mort prématurément en 2019), dans le château en plein centre du village. Je la connais depuis longtemps (revoyez l’article que j’avais fait en 2017). Elle s’est bien développée depuis et compte maintenant 190 salariés. Voyez son site web, très bien fait et où l’on peut voir sur youtube le talk en question (cliquez sur l’onglet “actualités”) que WM a suivi en direct.

 

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La CSAE continue sa transition énergétique malgré la crise de l’aérien

L’écologie est, et sera, l’un des thèmes majeurs de ce XXIe siècle. Longtemps pointé du doigt pour ses émissions de CO2, le secteur de l’aérien progresse d’année en année dans sa transition énergétique. Les constructeurs aéronautiques étudient le futur du vol propre, comme avec les réacteurs à hydrogène qui ont été présentés au cours de 2020. Mais le secteur de l’aérien ne regroupe pas que les avions en ce qui concerne les émissions de CO2, bien que ces derniers occupent la part la plus importante d’émissions (17% pour les avions en parking APU et 64% pour les avions en roulage). Les engins de services, se trouvant sur le tarmac des aéroports, aussi nommés les assistants en escale, représentent, quant à eux, 6% des émissions de CO2. Dans cette démarche, la Chambre Syndicale de l’Assistance en Escale (CSAE) continue sa transition écologique, en remplaçant progressivement le parc de véhicules. Le 26 janvier 2021, la CSAE, en partenariat avec la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (FNAM), a publié un communiqué de presse relatant une publication des chiffres-clé environnement 2020.

Que faut-il retenir de ce communiqué de presse ? Dans un premier temps, la CSAE évoque une baisse d’activités de plus 70% dans le secteur de l’aérien, depuis de la crise sanitaire liée au COVID-19. Bien que le secteur continue de bénéficier des dispositifs d’activité partielle et des Prêts Garantis par l’État, qualifiés d’aides vitales pour le secteur, les conséquences se font déjà sentir avec plus de 7 000 postes supprimés en 2020, sur les 40 000 emplois localisés dans les territoires aéroportuaires que représentaient l’assistance en escale en 2019. Et les perspectives ne sont pas très réjouissantes pour les prochaines années, dans l’état de la situation économique actuelle.

« Malgré ce contexte économique défavorable, les assistants en escale réduisent continuellement leur consommation de carburant, diminuant ainsi les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques locaux, grâce au renouvellement continu de leur flotte d’engins de piste aéroportuaires thermiques au profit de motorisations plus propres (électriques, hybrides ou gaz) », souligne la CSAE dans son communiqué. La CSAE met également en lumière ses efforts, en publiant les chiffres-clé 2020 en ce qui concerne l’environnement, comptabilisés sur 13 aéroports du territoire français. Sur un total de 3 214 engins de tarmac non-immatriculés, 37% des engins sont dits propres, utilisant des motorisations électriques, hybrides ou à gaz.

Autre détail très intéressant du rapport, une liste des engins d’assistance avec leur fonction, qui ne manquera pas de parfaire vos connaissances en aéronautique. « Acteurs souvent méconnus de la chaine de valeur du transport aérien, les assistants en escale sont pourtant à la croisée des activités aéroportuaires, faisant le lien entre les compagnies aériennes et les exploitants d’aéroports. C’est dans cette logique de collaboration accrue entre les partenaires, combiné à des mécanismes de soutien à la conversion de leur flotte dans ce contexte de crise, que des gains substantiels de réduction d’émissions pourront être obtenus, permettant ainsi la reprise durable du secteur aérien », conclut la CSAE. WM

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