Le tramway T5 inaugure son premier rail à Pierrefitte-sur-Seine (93)

Les travaux du tramway T5, devant relier Sarcelles à Saint-Denis, avancent. Mercredi, la soudure du premier rail a été réalisée à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) en présence des partenaires du projet.

Les partenaires du projet se sont réunis symboliquement pour la soudure du premier rail. Ci-dessus, au premier plan, Jean-Paul Huchon, président (PS) de la Région-Ile-de-France, principal financeur du projet à hauteur de 71,5%.

«Ce rail que nous venons de souder, c’est comme si nous avions soudé les deux départements du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis», a déclaré Jean-Paul Huchon (PS), président de la Région Ile-de-France et du Stif (Syndicat des transports d’Ile-de-France), sur le chantier du futur site de maintenance et de remise des rames situé dans la ZAC Jules-Vallès.

Avec seize stations réparties sur 6,6 kilomètres, le futur tramway sur pneumatiques reliera la gare RER de Garges-Sarcelles au marché de Saint-Denis en passant par Pierrefitte-sur-Seine, et ce en une vingtaine de minutes (voir le tracé ici ). Son ouverture est prévue en 2012, avec la mise en service d’une quinzaine de rames.

90.000 personnes, qui vivent de part et d’autre de la ligne, vont en bénéficier selon Pierre Mongin, président-directeur général de la RATP, maître d’ouvrage du projet. Le maire et conseiller général (PS) de Pierrefitte-sur-Seine Michel Fourcade compte sur cette réalisation pour accroître l’attractivité économique de sa commune.

Egalement présent lors de la cérémonie, le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert a souligné que le T5 doit permettre de désenclaver le quartier des Lochères à Sarcelles et le quartier des Poètes à Pierrefitte-sur-Seine.

«Nous avons besoin de rattrapage dans les quartiers, les villes populaires, pour offrir des conditions de vie normales à leurs habitants, a affirmé le député et président (PS) du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone. Les habitants des quartiers populaires ont aussi droit au beau.» Le président (PS) du conseil général du Val-d’Oise Didier Arnal a pour sa part insisté sur le fait qu’il a fallu «une longue bataille pour faire reconnaître les besoins des habitants de ces quartiers».

Lancé en mai 2008 dans le Val-d’Oise et en janvier 2009 en Seine-Saint-Denis, le chantier du T5 cause toutefois d’importantes perturbations au quotidien, en particuliers pour les automobilistes de la Nationale 1. «C’est encore quelques mois de souffrances pour obtenir des années de bonheur», estime Claude Bartolone.

Un coût estimé à 163 millions d’euros

Inscrite au contrat de plan Etat-Région Ile-de-France 2000-2006 puis au contrat de projets 2007-2013, la réalisation des infrastructures et des équipements fixes, hors matériel roulant, est estimée à 163 millions d’euros (aux conditions économiques de janvier 2006).

La soudure du premier rail en présence des officiels. De gauche à droite : le préfet du 93 Christian Lambert, le président (PS) du CG 93 Claude Bartolone, le président (PS) du CG 95 Didier Arnal, le président de la Région-IDF Jean-Paul Huchon et le PDG de la RATP Pierre Mongin (© CG 93).

Son financement est assuré par la Région-Ile-de-France à hauteur de 116,7 millions d’euros (soit 71,5%), l’Etat pour un montant de 27,9 millions d’euros (17,2%), les conseils généraux du Val-d’Oise à hauteur de 16,3 millions d’euros (10%) et la RATP sur prêt bonifié accordé par la Région à hauteur de 2,2 millions d’euros (1,3%)

A noter que les conseils généraux du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis réalisent les aménagements de voiries nécessaires à l’insertion urbaine du futur tramway, respectivement à hauteur de 16,31 millions d’euros et de 20 millions d’euros.

Ludovic Luppino

Partagez cet article

Laisser un commentaire