Une nouvelle compagnie veut conquérir l’Afrique depuis Le Mesnil-Amelot (77)

Actuellement à Miami, le premier des deux Boeing 767-300 ER de la compagnie devrait être livré entre le 15 et le 30 juillet (© Roberto Collazo).

Elle s’appelle Oxygène Afrique* et devrait décoller prochainement de Roissy-Charles-de-Gaulle. Cette nouvelle compagnie française, actuellement en cours de procédure avec la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) pour obtenir une licence et un certificat de transport aérien (CTA), compte lancer ses premiers vols en septembre. Son ambition? Faire sa place sur le continent africain avec, dans un premier temps, douze rotations hebdomadaires et cinq destinations : Abidjan (Côte-d’Ivoire), Bamako (Mali), Conakry (Guinée), Luanda (Angola) et Malabo (Guinée équatoriale). Et ce, uniquement en vol direct.
«Notre objectif est de récupérer la clientèle de compagnies comme Lufthansa ou Afriqiyah Airways qui ne peuvent assurer que des vols indirects vers ces destinations au départ de Roissy. Nous voulons proposer les mêmes tarifs mais sans escale», explique Steve Bokhobza, le créateur d’Oxygène Afrique.

Deux Boeing 767

Agé de 38 ans, cet ancien superviseur de vols chez Aéroports de Paris jure ne pas vouloir concurrencer Air France. «Nous ne vendrons pas les mêmes produits. Ce que nous voulons, c’est capter une clientèle qui échappe pour l’instant aux compagnies françaises et développer le tourisme en Afrique», explique-t-il. Pour commencer, la compagnie loue deux Boeing 767-300 ER, à l’entreprise américaine International lease finance corporation (ILFC). Chacun des aéronefs aura d’une capacité de 234 places, dont 210 sièges en classe économique et 24 en classe affaires. Actuellement à Miami, les deux appareils seront livrés entre le 15 et le 30 juillet pour le premier et un mois plus tard pour le second.
Question financements, Steve Bokhobza dit bénéficier de la manne d’investisseurs privés, sans révéler leur identité. «La DGAC nous a demandé d’obtenir au minimum un apport de 25 millions d’euros», précise le PDG d’Oxygène Afrique, par ailleurs directeur d’Airops, une société basée au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) qui comprend une centrale d’achat pour les compagnies aériennes et un centre de formation aéronautique.

Kaoussen Garba, directeur des affaires aériennes d’Oxygène Afrique, devant le futur bâtiment opérationnel de la compagnie, situé au Mesnil-Amelot.

C’est justement tout près de cette entreprise, dans la zone industrielle du Gué, qu’est d’installée Oxygène Afrique. D’un côté, un siège administratif, financier et technique de 2.000 m². De l’autre, un bâtiment opérationnel de 800 m², réservé aux futurs personnels navigants commerciaux et aux pilotes.
A l’intérieur, les espaces sont en cours d’aménagement. Quelques palmiers servent de décorations à une grande salle qui servira de plateau opérationnel. «Il y aura également un espace dédié pour les personnels navigants, une salle de débriefing, une salle de sports de 150 m²», explique Kaoussen Garba, qui se présente comme directeur des affaires aériennes de la compagnie. Agé de 47 ans, ce pilote originaire du Niger a auparavant officié chez Air Afrique et Eagle Aviation, deux compagnies aujourd’hui disparues.
Comme lui, plusieurs personnes ont d’ores et déjà été recrutées pour faire fonctionner la compagnie, dont 88 PNC (personnels navigants commerciaux) et environ une vingtaine de pilotes.

Ludovic Luppino

*Le site internet d’Oxygène Afrique est actuellement en construction (www.oxigene-airways.com).

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