Goussainville pourrait intégrer Roissy-Porte-de-France en 2011

Alain Louis, le maire (PS) de Goussainville, espère intégrer la communauté de communes de Roissy-Porte-de-France l'an prochain.

Les négociations entre Goussainville et la communauté de communes Roissy-Porte-de-France (CCRPF) sont bien engagées. L’intégration de la ville de l’est du Val-d’Oise pourrait même s’effectuer en 2011, à en croire son maire socialiste Alain Louis et le président (DVD) de l’intercommunalité, Patrick Renaud.

“Nous avons eu des échanges avec des représentants de la CCRPF et nous en sommes maintenant au stade de l’audit final. En septembre-octobre, nous commencerons à régler la question des domaines à partager avec la communauté de communes ou à lui céder”, a expliqué Alain Louis, jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse pour présenter son bilan après un an de mandat.

L’entrée de Goussainville dans la CCRPF devrait s’effectuer en deux temps. “La ville pourrait intégrer politiquement l’intercommunalité en 2011, puis fiscalement en 2012, comme cela a été le cas pour Ecouen (NDLR: l’une des dernières ville à avoir rejoint la CCRPF), a précisé Luc Broussy, conseiller général et 3ème adjoint au maire en charge de l’intercommunalité, du logement et de la communication. “Nous sommes en train de travailler avec eux d’arrache-pied pour qu’ils entrent dans l’intercommunalité dans le courant de l’année 2011”, confirme pour sa part Patrick Renaud.

Avec ses quelque 30.000 habitants, Goussainville augmenterait considérablement la taille de la CCRPF, qui regroupe actuellement dix-huit communes* pour une population totale de près de 55.000 personnes. “C’est bien parti mais rien n’est encore décidé, tempère toutefois Patrick Renaud. Il revient aux communes membres d’en décider.”

Plusieurs conditions sont encore à remplir pour que Goussainville rejoignent la CCRPF. Le conseil municipal doit d’abord demander l’intégration de la ville, qui est alors soumise au vote du conseil communautaire.  Ce dernier dispose d’un délai de trois mois pour se prononcer à réception de la demande d’extention. Les conseils municipaux des communes membres doivent ensuite l’approuver à la majorité. Majorité qui doit correspondre aux deux tiers des communes, représentant la moitié de la population totale, ou bien la moitié des communes regroupant les deux tiers de la population. Lorsque ces étapes sont franchies, le préfet intervient en dernier pour modifier le périmètre de l’EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale).

En 2013, toutes les villes devront faire partie d’une intercommunalité, eu égard à la réforme des collectivités territoriales. Si d’ici là, des communes restent isolées, le préfet aura le droit de décider pour elles. “C’est la raison pour laquelle nous nous y mettons dès maintenant. Nous ne voulons choisir et ne pas nous retrouver dans une situation où l’on nous imposera d’intégrer une intercommunalité”, conclut Alain Louis.

Ludovic Luppino

* Bouqueval, Chennevières-lès-Louvres, Ecouen, Epiais-lès-Louvres, Fontenay-en-Parisis, Fosses, Le Mesnil-Aubry, Le Plessis-Gassot, Le Thillay, Louvres, Marly-la-Ville, Puiseux-en-France, Roissy-en-France, Saint-Witz, Survilliers, Vaud’Herland, Villeron, Vémars.

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