“Au Mali, la France a favorisé une fiction de démocratie”

A l’heure où notre armée mène courageusement des combats dans le nord Mali (au prix, pour l’instant de quatre tués, hommage à eux), il est intéressant, pour comprendre en partie pourquoi on en est arrivé là, de lire  le témoignage paru dans Libération hier de Danièle Rousselier. Cette écrivaine a été attachée culturelle dans notre ambassade de Bamako de 2007 à 2009.

Elle décrit un système corrompu jusqu’à l’os. Elle explique que les autorités françaises savaient que “Bamako était devenu la plaque tournante mondiale de la drogue en provenance de la Colombie“.  Or le Mali était considéré comme un bon élève par la France (je le croyais aussi…) mais, en donnant quelques exemples vécus, elle affirme : “au nom de la «bonne gouvernance», nous avons été complices d’un État malien prédateur, appuyé sur une «société civile» artificielle profitant de la faiblesse et de la corruption du régime pour s’enrichir à vive allure sur le dos du pays”.

C’est à lire ici et je vous le recommande vivement. J’ajouterai que ce qu’elle écrit peut aisément s’appliquer à d’autres pays africains. Comme je le dit souvent, il faudra bien que les sociétés civiles africaines (sachant que la plupart des  meilleurs des Africains sont hors d’Afrique…) s’adaptent au monde moderne. Sinon les choses vont encore empirer.

C’était le sens du fameux “discours de Dakar” de Nicolas Sarkozy, qui fut tant décrié par les “zintellectuels” africains et le  bobos bonnes âmes de chez nous. Pourtant, contre vents et marées, parce que j’aime l’Afrique, je continue à penser que c’était un excellent discours qui mettait les Africains et particulièrement les jeunes, devant leurs responsabilités historiques. Vous pourrez le relire ici.

Pour illustrer ce mot, je vous ai choisi cette foto  tirée de la page facebook (officielle) de l’armée française. Cliquez pour voir d’autre fotos et vidéos.

EV


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