Petite interco : Bernard Rigault continue la guerilla juridique

Le territoire des Indiens longe l'aéroport. A gauche c'est moi (rajeuni), à gauche c'est le Grand Sachem Alba

J’avais pris mon cheval pour  faire un tour, lundi dernier (le 2) dans la petite réserve indienne, à l’est du territoire des oiseaux de fer . C’est qu’il y a avait conseil des chefs de la petite tribu.

Marion Blancard, maire de Mauregard, a présenté les rapports financiers

A l’ordre du jour, la consolidation des budgets et des nombreux budgets annexes des deux Communautés fusionnées : Plaine de France et “Pays de la Goële et du Multien” (s’il y a un seul intérêt à cette petite fusion, c’est la fin de cette dernière appellation, incroyable). En fait, fusion de trois CC : il faut ajouter l’ex-future CC “des Portes de la Brie”, créée pour la circonstance. Rappel pour les lecteurs qui n’ont pas suivi ce mauvais feuilleton : lisez  ma lettre ouverte à Yves Albarello, qui fait toujours un tabac sur notre scribd: 1 493 téléchargements à ce jour, soit au moins le double en lecture), vous y comprendrez tout et aussi les Indiens…

Le petit chef de la petite tribu (tributaire du Grand Sachem), Bernard Rigault,  était à la tribune (mignonne cette allitération? ou cette assonance ? ), entouré des vice-chefs. Si le petit  chef (qui est par ailleurs le grand chef de Moussy-le-Neuf) était, ça se voyait à son regard, ravi de se trouver dans cette position, ce n’était pas le cas de l’ensemble des vices-chefs. Faut que dire que l’ambiance n’y était pas: 1) le tribunal administratif a annulé l’élection de tout ce beau monde, 2) la préfète a tranché en faveur de la Grande Interco.

En plus, le petit chef  Rigault a fait appel, au dernier moment, de la décision d’annulation des élections, histoire de faire durer la guérilla judiciaire qui lui permet de rester… chef !

Les lecteurs intéressés (et je n’en voudrai pas à ceux qui ne le sont pas, mais c’est instructif sur la nature humaine) se reporteront, s’agissant de Bernard Rigault, à la réponse que je lui avais faite à sa lettre ridicule du 2 novembre dernier (la voir ici et l‘article que j’avais fait là, où je prédisais qu’Alba le laisserait être président (dans un premier temps…).

J-P Pasco Labarre, lisant la déclaration. Au premier plan, Stéphane Jabut, maire de Dammartin

On voyait, à la tribune (Alba était absent),  dans les yeux des chefs adjoints (que je connais tous), une grande tristesse, en tout cas, une grande lassitude. Je sais qu’ils sont quasiment tous (non, tous) en faveur du Grand Territoire, pour sortir de la Grande Réserve.

Les délégués partisans de la Grande interco (Dammartin, Othis, Rouvres, Juilly, Le Pin) ont siégé, mais n’ont pas participé aux débats, ni aux votes. Au nom de tous, le maire de Le Pin, M. Pasco Labarre, a lu une déclaration liminaire, en appelant au bon sens, après l’annulation de l’élection de l’exécutif.

Le Grand Territoire se fera, d’une manière ou d’une autre. Et, entre les besoins alimentaires de certains (les maires de communes en développement ne sont pas assez payés, je l’ai toujours dit) et les enjeux du territoire “nord-est 77”, je comprends les hésitations, sinon les atermoiements de certains, mais l’intérêt général doit primer.

Et je continue à penser que, élections municipales à venir ou pas, il est encore temps que les différentes tribus  fument le calumet de la paix, comme elles avaient failli le faire lors de la réunion du Mesnil.  Trop de temps a été perdu. On sait à cause de qui, mais ça ne sert à rien de regarder derrière: il faut aller de l’avant. les seuls qui ont gagné quelque chose dans cette triste histoire, ce sont les avocats. Et moi, je préférerais écrire autre chose plutôt que de rendre compte de ces gamineries.

EV

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