Ce que je voterai (ou voterais), et ce que je ne voterai pas dimanche

Le bureau de vote d'Epiais-lès-Louvres, aux dernières municipales

Nous arrivons au terme (pénible…) de la campagne pour le premier tour des élections départementales “new look”, dont visiblement la majorité  des électeurs se contrefoutent. Sauf coup de théâtre à la Bibi, l’abstention sera record, ainsi que le score du front national.

Nous avons désormais l’habitude ici de dire, au terme de la campagne, notre choix. Cela date de la première élection d’Obama, où j’avais appris à l’époque que les médias américains, à la fin des campagnes électorales, donnaient à leurs lecteurs leurs sentiments, leurs choix. Ce qui ne se fait pas du tout chez nous (à tort, d’ailleurs, car tous les vrais journalistes ont bien une opinion, quand on ne les retrouve pas dans un cabinet -ou dans le lit- des politiques ), mais ça me plait bien.

Je continue donc, avec, et vous, chers lecteurs, vous avez compris depuis longtemps que ce n’était pas un acte “militant”, ni je ne sais quel “appel à voter”, mais plutôt un témoignage.

Je vote toujours où je travaille, et je suis bien content de le faire. Et donc, depuis maintenant plus de 10 ans, à Epiais-lès-Louvres (après Tremblay-en-France). Et ça fait très longtemps que je ne vote plus sur “consigne” de ce qu’il reste des “partis”, mais en mon âme et conscience, en prenant en compte, quand je connais (et je les connais) la qualité humaine des candidats, quitte à changer d’avis (cf.Paternotte). Ce qui est finalement très confortable et j’invite mes concitoyens à réfléchir sur cette méthode: les “zappareils” hum… “politiques” en ont peur.

J’ai suivi un peu cette campagne morose, un peu partout dans le Grand Roissy et je vous en ai rendu un peu compte. Je dis un peu car parfois, c’était pénible, et il n’y avait rien à vous dire. Ainsi la première réunion des candidats UMP sur le canton de Villiers-le-Bel, à Bonneuil-en-France: c’était (bis repetita) pénible, ça ne valait pas tripette, et surtout pas un article ici: je suis parti en courant. Idem pour Elisabeth Hermanville, (droite dissidente) qui était venue (à ma demande) dans nos bureaux pour une interview. Je vous jure, pas moyen de rédiger quelque chose. Faut dire que  son “binôme” M. Lescarret, un gars surgi de nulle part, m’avait vraiment gonflé, parlant sans arrêt (alors que je m’efforçais à prendre des notes), excité comme une puce, me donnant des leçons. Je ne pouvais pas placer une seule question, il m’interrompait à chaque fois.  Il a voulu (se réclamant de l’UDI,…)  m’expliquer que l’UDI était “sociale”, lui qui vient du RPF de De Villiers, anti-européen notoire. Et tout à l’avenant. Même “Babette” était plus coole (c’est dire)  et a voulu recentrer la discussion. Mais no way.

Pour Cédric Sabouret

Pour vous la faire courte, notre commune d’Epiais fait désormais partie du nouveau canton de Goussainville. Avant c’était celui de Gonesse. Pour les raisons que j’avais expliquées ici, lors des dernières cantonales en 2011, j’avais été “contraint” de voter pour le candidat PS, Cédric Sabouret, en réaction aux outrances du petit UMP Geoffroy Didier alors candidat (imposé par… Paternotte à l’époque). Sabouret a été élu et, ma foi, il a fait le job. Il est candidat sur le nouveau canton de Villiers-le-Bel (dans quelle se retrouve Roissy-en-France, on se demande pourquoi -en fait on sait…) et si je votais là-bas, je revoterais pour lui.

Pour Bernard Corneille

Dans le canton d’à côté de chez nous, en Seine-et-Marne, je voterais sans hésiter pour Bernard Corneille, maire (DVG) d’Othis, et conseiller général sortant, en charge du Grand Roissy. Je le connais bien maintenant, il a fait le job, il est dynamique. Il s’est binomé avec Marianne Margaté, 1ere adjointe (PCF) à la maire de Mitry-Mory. Même si, elle le sait, je ne suis pas d’accord avec elle sur le fond, elle aussi fait le job et ça suffit à mon bonheur de citoyen.

Ce que je voterai

Tout ça pour dire ce que je voterai. Je ne voterai pas, évidemment, pour le FN, dont j’ai souvent dit ce que je pense. Et j’ai souvent, non pas souvent : très souvent, (et depuis presque 20 ans que je rédige des articles) écrit aussi, je le pense plus que jamais : les scores montants du FN ne sont dû qu’à la lâcheté et la corruption de la classe politique française depuis au moins trente ans, et plus encore, droite et gauche confondues, depuis dix ans .Revoyez ce que j’avais écrit après les cantonales de 2011.

Je ne voterai pas, évidemment, pour le conseiller socialiste (PS) sortant, Luc Broussy. Ce génie de la politique (revoir ici), bobo parisien de première classe, démagogue (il a fait une fois de plus une campagne communautariste, flattant d’une manière éhontée, écœurante même, les “jeunes issus de l’immigration”), n’a en fait rien compris à la politique. Je n’en dis pas plus parce que ça va lui donner de l’importance. Ce type-là fait partie de ceux qui, objectivement, ont encouragé le vote FN.

voici le genre d'argument publié sur son Facebook

Allez, quand même, dernier (pour la route) truc de sa part: il a, dans un de ses derniers tracts, publié des fotos de lui en compagnie d’Alain Louis (maire de Goussainville, qui a quitté le PS et l’a éliminé au dernières municipales), ainsi qu’avec Guy Messager et Jean-Marie Fossier, ancien et nouveau maire de Louvres, dont les avis peuvent être déterminants. Bien sûr, aucun des trois ne lui apporte leur soutien.

Guy Messager (à droite) lors du meeting de début de campagne d'Anthony et d'Isabelle

Je voterai donc, avec enthousiasme même, pour l’équipe Anthony Arciero (UMP) et Isabelle Rusin (DVD). Je les connais bien tous les deux; Isabelle, maire d’Epiais-lès-Louvres,vice-présidente de la CA Roissy Porte de France est une personne agréable, ouverte, et appliquée. Anthony, conseiller municipal de Survilliers, conseiller communautaire, a les même qualités. Ils feront de bons conseillers départementaux.

Le canton de Goussainville sera particulièrement scruté dimanche soir. Le sortant était Luc Broussy qui a fait un seul mandat. Les inconnues : le score de l’abstention, celui du FN Christophe Crédeville (qui n’a quasiment pas fait campagne…), celui d’Elizabeth Hermanville…

Bon vote (et surtout : votez !) EV

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