J’ai lu “Soumission”, de Michel Houellebecq. Je le recommande !

Dès l’aéroport (de CDG), juste avant d’avoir correctement profité du salon d’Air France (parfait, au passage, on a abusé de viski, vins, cognac, histoire d’être KO pour les 12h de voyage), il me fallait acheter au moins deux livres pour le voyage et le séjour en Thaïlande (eh oui, je lis, peu, mais tout le temps, surtout dans mon cabinet de lecture…). On était pressé… J’en ai un peu marre de lire mes romans de voyage habituels, notamment les best sellers d’Harlan Coben, souvent passionnants, mais parfois lassants. Je passe devant les best sellers français et je vois “Soumission”, le roman de Houellebecq, sorti juste avant les attentats islamistes de janvier. Je n’avais jamais lu un de ses romans, pourtant tous loués sinon par la critique, du moins par les ventes. J’hésitais toutefois, vu ce qu’on en avait dit, notamment les critiques de M. Valls, (que Houllebecq avait remis à sa place), mais je devais le lire pour me faire une opinion. Je l’ai donc acheté sans conviction.

Ce roman est une fable, (précise -prudemment- l’éditeur, au dos du livre), dont l’histoire est fondée sur la victoire à la présidentielle française de 2022 d’un candidat musulman … modéré :

Apeurés de la victoire possible de Marine Le Pen, l’UMP moribonde et le PS (qui ne valait pas mieux) soutiennent le candidat musulman. Le PS ayant fait un deal avec le candidat musulman : les professeurs devront obligatoirement se convertir à l’islam, faute de quoi, ils seront virés (mais avec plein d’avantages financiers, pour qu’ils ne gueulent pas ) et ceux qui se convertiront auront encore plus d’avantages (argent, appartements et plusieurs femmes, dont des jeunettes de 15, 16 ans) … Le candidat musulman modéré est élu.  La Sorbonne est vendue à un État islamique… Le livre est bien écrit et je l’ai lu quasiment d’une traite, chez Saku. Les nombreuses références littéraires ne me disaient rien, sauf exceptions  (je suis inculte en littérature…), mais le livre étant ponctué  de  passages de cul aussi courts que très crus (je crois savoir que ça se passe comme ça, voire pire, dans certains de ses autres romans) : ça aide à passer…

J’ai choisi une phrase, que l’auteur met dans un écrit de Rediger, un des personnages de son roman, sommité de la Sorbonne converti à l’islam et devenu, après la victoire islamique, chef de la prestigieuse université (qui fut la mienne…) :

l’islamogauchisme (…), était une tentative désespérée de marxistes décomposés, pourrissants, en état de mort clinique, pour se hisser hors des poubelles de l’histoire, en s’accrochant aux forces montantes de l’islam (page 273) . Ça m’a fait rire, et pensé à certains…

A lire ! Voyez, sur wikipedia, le résumé et les critiques ‘positives, neutres, et négatives”. Parmi ces dernières : Christine Angot, « Soumission est un roman, un simple roman, mais c’est un roman qui salit celui qui le lit. Ce n’est pas un tract mais un graffiti : Merde à celui qui le lira »

Que c’est mignon et délicat… Désolé, Christine… Suis-je condamné à des coups de fouets (sans merde…) de votre part ?

Finalement oui, mais en privé, s’il vous plait, maîtresse …   Finalement, suis comme Houellebecq : même pas peur. Viendez ! comme on dit dans la Meuse.  EV

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