Françafrique pas morte ! Une lettre d’Asensi à François Hollande

François Hollande avec le tyran du Congo (Brazzaville), à l’Élysée, en juillet dernier. foto Elysée

“Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris”

C’est ce qu’avait déclaré François Hollande dans un meeting (au Bourget) de campagne en 2012 (voir la vidéo ci-dessous). Depuis son élection, les dictateurs y défilent et sont reçus en grandes pompes. Témoin, entre autres, la réception en juillet du tyran congolais Denis Sassou Nguesso. Ce dictateur, milliardaire en euros, pilleur de son peuple, au pouvoir depuis plus de 18 ans, vient d’organiser un referendum (avec la bénédiction de F. Hollande) qui lui donne le “droit” de changer la “constitution” du pays, afin d’échapper à la limite d’âge et exercer un troisième “mandat”.

Le Président de la République avait fait une tournée rapide, début juillet, au Bénin, au Cameroun et en Angola. Si le Bénin n’est pas une dictature, le Cameroun si (avec Paul Biya a sa tête, enfin quand il est dans son pays, dictateur depuis 33ans, milliardaire), de même que l’Angola, dont le “président” Eduardo dos Santos, milliardaire, est au pouvoir depuis plus de 36 ans.  Ces deux-là et leurs familles se vautrent dans le luxe pendant que “leurs” peuples sont dans une misère noire.

Je viens de découvrir, suite à une discussion sur sa page Facebook, que François Asensi, député (FG) de Seine-Saint-Denis avait écrit, juste avant la visite de Sassou Ngesso à l’Elysée, à François Hollande pour lui demander de renoncer à le recevoir. Le député en profitait pour dénoncer les “persistances de la Françafrique”. Une lettre que j’aurais pu écrire, et à laquelle je souscris évidemment (avec un bémol sur l’analyse sur le Bénin, mais le député rappelle utilement le récent détournement de fonds importants (4 millions d’euros, voir ici), provenant de l’aide des Pays-Bas pour le programme humanitaire en faveur de l’accès à l’eau dans ce pays).

Tant que “nous” soutiendrons ces dictateurs (il faut arrêter de les appeler “présidents”), le développement ne sera pas possible en Afrique, les gens seront toujours dans la misère, et les “migrations” continueront.

Lisez la lettre d’Asensi ici, elle le vaut bien ! EV

regardez le passage à 11 minutes 35

http://www.youtube.com/watch?v=up62HaC6cFI

Partagez cet article

Laisser un commentaire