Le centre EGB a accueilli les premières rencontres économiques du Valois

Arnaud Foubert, président de l'intercommunalité du Pays de Valois et maire de Crépy.

Une cinquantaine de personnes, pour la plupart des chefs d’entreprise, ont assisté jeudi soir au Plessis-Belleville (Oise) à la première édition des rencontres économiques du Valois. Organisée par la communauté de communes du Pays de Valois (CCPV)*, cette réunion, qui s’est déroulée au centre d’affaires EGB, avait pour objectif de «réunir entreprises, acteurs économiques et élus locaux» pour que ceux-ci échangent à propos «des décisions qui vont influer sur la vie économique du territoire».

Durant plus de deux heures, les intervenants ont présenté les enjeux et projets de l’intercommunalité, notamment le Scot (Schéma de cohérence territoriale) du Pays de Valois, le plan de déplacement urbain de Crépy-en-Valois ou encore les projets de transport «qui vont conforter le développement économique».

Hubert Massau, premier maire-adjoint du Plessis-Belleville, qui remplaçait le maire Dominique Smaguine, retenu pour raison professionnelle, a prononcé le discours d’introduction de la soirée, soulignant que celle-ci avait lieu dans les anciens locaux de Poclain, une entreprise mythique du secteur (NDLR : à laquelle nous consacrerons un article dans le prochain Roissy Mail le mag’). Claude Bataille, l’un des anciens dirigeants de Poclain, était d’ailleurs présent.

Pascal Odent, président du groupement des entreprises du Valois a quant à lui présenté le Gev, fondé en 1964 et qui «représente environ trente-cinq entreprises et 2.500 emplois».

Arnaud Foubert, président (UMP) de la CCPV et maire de Crépy-en-Valois a pour sa part défini les objectifs en matière économique de l’intercommunalité. Anne-Sophie Sicard et Julie Mahé, respectivement vice-présidente et chargée de mission développement économique et touristique de la CCPV, ont à leur tour défini le rôle du service développement économique. Ce dernier œuvre notamment pour l’implantation de nouvelles entreprises sur le territoire à travers l’Espace Valois Entreprendre, une pépinière située au centre d’affaires EGB, qui comporte douze bureaux et a permis en dix ans «d’accueillir trente-huit entreprises et de créer plus de soixante-dix emplois».

Cette réunion de travail devait se terminer par un buffet dînatoire.

L.L.

*L’intercommunalité du Pays de Valois est née le 1er janvier 1997 du regroupement des communes des cantons de Betz , Crépy-en-Valois et Nanteuil-le-Haudouin. Elle compte aujourd’hui 62 villes, 22.000 foyers et près de 52.800 habitants.

Julie Mahé, chargée de mission développement économique et touristique de la CCPV, et Anne-Sophie Sicard, vice-présidente de la CCPV.
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Grand Paris : ça bouge ! Menaces sur le Grand Roissy?

Hier soir, à Dammartin

Les collectivités locales ici mettent les bouchées doubles, à un mois des “Rencontres du Grand Roissy” et de la fin des débats publics sur le Grand Paris. Après le SIEP, c’est la ville d’Othis (77), qui a sorti son cahier d’acteur, et la communauté naissante “des Portes de la Brie ” également. Tous insistent, et particulièrement cette dernière, qui devrait être présidée par Yves Albarello, maire de Claye-Souilly et député (UMP) de Seine-et-Marne sur la proposition d’une gare “Grand Paris” au Mesnil-Amelot.

Celui-ci était d’ailleurs, à l’invitation de Laurent Barré, conseiller municipal d’opposition et leader de la droite locale,

Yves Albarello en train d'expliquer le Grand Paris

à Dammartin-en-Goële hier soir, où il a expliqué le Grand Paris devant une cinquantaine d’invités. Et il est bien placé pour le faire, puisque c’est lui qui était rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale. Ses amis, et notamment l’ancien maire de Saint-Mard, Roger Boullonnois ont rappelé (opportunément semble t-il puisqu’un article récent de “La Marne” lui en retirait la paternité) que c’était bien lui qui était à l’origine de “la gare du Mesnil.

Ce que nous confirmons volontiers.

A part la Seine-et-Marne, il faut savoir que Le Bourget et les villes voisines ont édité un document récapitulatif, bien fait, et que je vous engage à lire ici.

Et on attend avec impatience l’édition du Cahier d’acteurs de “RTV” (commun à Roissy-Tremblay-Villepinte).

Inquiétudes

On peut avoir un peu d’inquiétudes, ces jours-ci, à lire la presse et surtout la position du Conseil régional qui vient de voter un avis négatif sur le projet de métro Grand Paris (à lire ici) . On peut y lire que la liaison avec Roissy se ferait avec la ligne en projet (depuis des années) CDG Express, ce qui condamnerait toutes gares supplémentaires et surtout celles du Bourget, de Gonesse et du Mesnil, voire la desserte de l’extension du parc d’exposition de Villepinte.

Gageons que M. Huchon, qui est en position difficile, a fait voter ce texte sur un coup de tête…

Nous  reviendrons sur tout ça.

EV

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L’adieu à Simon Dawidowicz

Plusieurs centaines de personnes, c’était impressionnant, sont venues hier rendre hommage à Simon Dawidowicz, au cimetière intercommunal du Vieux-Pays de Tremblay-en-France.

Au cimetière du Vieux-Pays, lors de l'allocution du maire

François Asensi, député-maire et ami de Simon a pris la parole devant l’assemblée composée de nombreux frères et sœurs francs maçons. En effet, Simon Dawidowicz avait effectué un longs parcours maçonnique, au Grand Orient de France.

Le maire a d’emblée dit la difficulté de l’exercice : “nous avons tous ici le sentiment que Simon a vécu plusieurs vies, tant son parcours est hors du commun“. Et il est ensuite venu sur ce qui, j’en témoigne aussi,  marquera Simon Dawidowicz à vie: “enfant déjà, il rencontra chez l’être humain ce qu’il y a de plus abject. Pris dans la barbarie nazie, dénoncé, pourchassé, il connu l’apocalypse de la déportation et de la shoah pour sa famille, ses oncles et ses tantes, ses cousins, des amis, des camarades frappés en plein jeunesse et qui ne reviendront jamais“.

Il faut savoir que le jeune Simon et sa sœur furent cachés pendant la guerre pour échapper aux rafles anti-juifs des nazis et de la police de Vichy.

M. Dawidowicz, s’il ne se plaignait jamais, avait ce drame au cœur. C’est la première des choses qu’il m’avait racontée, le premier jour où j’ai commencé à travailler avec lui à la mairie de Tremblay, en octobre 1992. Comme s’il avait tenu d’emblée à ce que “je sache”.

François Asensi réconfortant Rosette, l'épouse de Simon Dawidowicz.
François Asensi en train de réconforter Rosette, l'épouse de Simon Dawidowicz

Cela lui avait donné de grandes qualités humaines et le sens de l’autre. Homme de gauche, mais sans carte, c’est l’ancien maire (PCF) de Tremblay, Georges Prudhomme, qui l’avait fait rentrer au Conseil municipal. F. Asensi, qui avait succédé à Prudhomme, en a fait son adjoint, chargé des affaires économiques, du commerce et de l’artisanat. Cet homme d’entreprise (Simon avait fait plusieurs métiers, dont celui d”‘imprimeur en chambre”), Asensi l’a reconnu dans son éloge: ”  a su ouvrir toutes les portes entre le monde de l’entreprise et la municipalité“. Puis:  ” à l’initiative de la création d’un  réseau relationnel impressionnant avec le monde de l’entreprise, il contribua à donner à Tremblay cette exceptionnelle richesse économique que beaucoup nous envie “.

Le maire a rappelé aussi son action en faveur de la laïcité (au sein de l’Amicale laïque, très puissante à Tremblay), de l’Education (il était Délégué départemental de l’Education nationale et fut décoré des Palmes Académiques), des handicapés mentaux (il fut un des fondateurs, avec notamment le regretté Jean Lejosne, de l’association Arc-en-Ciel qui gère aujourd’hui trois foyers et un IME).

Il a salué (sans le nommer explicitement) son “engagement philosophique, dans le plus pur héritage des Lumières, au sein de cet univers de fraternité, d’esprit et de cœur, pour qui la seule cathédrale à construire est l’homme lui-même“.

En 2008, le Conseil municipal, sur la demande du maire avait nommé officiellement Simon Davidowicz Maire adjoint honoraire pour l’ensemble de ses bonnes actions (voir la foto de la cérémonie sur le site de la ville, ici).Le journal de la ville lui rendra un hommage dans sa prochaine édition.

Les frères et soeurs francs-maçons, lors de la "chaîne".
les frères et soeurs francs-maçons lors de la "Chaîne".

Le “Vénérable” de la loge à laquelle Simon appartenait a pris la parole en dernier, alors que les frères et sœurs maçons, ceignant ensemble leur écharpe rituelle se plaçaient en  “chaine maçonnique”, les mains dans les mains.

Des souvenirs

Il y avait de l’émotion, bien sûr

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