Intercommunalité, Grand Roissy: Corinne Dupont parle !

Le choix de Mitry-Mory de demander l’adhésion à la CC Plaine de France fait causer dans le landernau politique nord-seine-et-marnais. Après les positions de Philippe Laloue, conseiller municipal d’opposition (UMP) dont nous avions rendu compte ici (et qui nous a apporté des “précisions” pas très précises à lire ici), nous avons demandé à Corinne Dupont, maire (PCF) de Mitry-Mory d’éclairer nos lecteurs sur les positions de sa ville sur les sujets du moment, s’agissant de l’interco et du “Grand Roissy-Grand Paris. C’est une interview rare, que je souhaitais obtenir depuis longtemps, mais “Mitry” aime la discrétion. Merci à elle. Voici de quoi clarifier les positions.

EV

RoissyMail : Mitry-Mory (et j’allais dire « Mitry-Compans »(1) est une ville importante(2) de la région aéroportuaire. Elle fait partie des rares grandes communes du secteur qui ne font pas partie d’une « interco » (au sens EPCI avec fiscalité propre (3). Votre conseil municipal a récemment pris une position pour demander l’adhésion de la ville à la CC Plaine de France. Pouvez-vous expliquer les raisons de ce choix ? Vous auriez pu en faire d’autres…

Corinne Dupont est maire (PCF) de Mitry-Mory depuis 2005. Elle a succédé à J-P Bontoux

Corinne Dupont : Je pense tout d’abord, que contrairement au ton de la loi, l’intercommunalité est avant tout l’affaire des populations. Nous l’avons vu lors du conseil municipal du 10 Mars dernier, 125 personnes ont participé, et, même si elles ne connaissent pas tout à fait le sens de la loi, elles se sont inquiétées du devenir de leur ville.

Vous le savez, Jean-Pierre Bontoux, dans les années 2000, a travaillé à un projet d’intercommunalité entre Villeparisis, Compans, Saint-Mesmes, Le Pin ; nos 5 villes représentaient un véritable bassin de vie.

Il était inconcevable pour notre équipe municipale de ne pas aller au bout de ce travail avec les villes voisines. C’est ce que j’ai dit à mes collègues élu-e-s des villes proches lors de nos rencontres.

Certaines communes ont répondu aux chants d’autres sirènes. Saint-Mesmes vers Claye-Souilly, Villeparisis on ne sait toujours pas vers qui, quant à Le Pin, le sous préfet de Torcy lui a demandé de retirer sa délibération, INTERDICTION faite par l’Etat de travailler dans un syndicat d’étude avec les quatre autres villes. (Bel exemple de démocratie…)

Mitry-Mory a toujours eu un regard attentif sur les villages et, chaque fois que cela a été nécessaire, les a aidés à traverser des difficultés ponctuelles (parfois simplement météorologiques).

C’est ainsi que Compans et Mitry-Mory ont, au-delà du syndicat intercommunal de la Zone Industrielle, conventionné pour permettre aux Campanaises et Campanais d’accéder au centre culturel, aux centres de loisirs etc. C’est une intercommunalité quasiment de fait, comme le travail dans chacun des syndicats auxquels nous participons.

La circulaire du 27 décembre accélérant les choses, nous avons décidé de lancer un processus pour une adhésion à la communauté de communes de Plaine de France.

Parce que nous pensons que nous partageons les mêmes enjeux et que nous avons beaucoup à faire ensemble. Par exemple, nous voulons un aménagement pour nos territoires, qui soit  maîtrisé et à taille humaine ; nous souhaitons développer les services publics, le développement économique pour un meilleur accès à l’emploi, et évidemment nous partageons aussi un bassin de vie et d’activité, celui de la frange Est de la plateforme aéroportuaire.

Nous aurions pu nous évoluer vers la communauté de communes de Marne et Chantereine, mais nous aurions alors tourné le dos à Roissy, secteur de développement important.

Enfin, nous aurions pu aussi nous orienter vers la communauté de « Terres de France ». Mais souvenons-nous, lorsque notre ville a souhaité travailler avec la Seine-Saint-Denis, notamment pour les ordures ménagères, le préfet nous a refusé le passage de « frontières » départementales ; même si cela aurait été bien moins couteux pour les Mitryens et même si cela aurait été plus « écologique » de ne pas faire circuler les camions jusqu’à Monthyon…(40km A/R)

Dans tous les cas, au-delà de l’intercommunalité, nous souhaitons continuer de travailler avec nos communes voisines, comme nous l’avons toujours fait.

RM : Votre opposant au Conseil a fait une intervention (dont nous avons rendu compte) que nous même, malgré ses précisions, n’avons pas bien comprise. Voudriez-vous lui répondre, puisqu’il vous a mise en cause ?

C.D : Effectivement, comme vous, je ne comprends pas le sens de son intervention… sauf à penser qu’il œuvre plus pour son ami politique de Claye-Souilly que pour l’intérêt des Mitryennes et des Mitryens.

En tout cas, il prétend ne pas être informé, ce qui est faux.

En effet, Mitry-Mory est sûrement l’une des rares villes à avoir mis en place une commission intercommunale, à laquelle est invité chaque groupe politique, y compris celui de l’opposition.

Si Monsieur Laloue, président du groupe UMP, n’a participé qu’à une réunion intercommunale, c’était son choix.

Mais évidemment, en pratiquant la politique de la chaise vide, il ne peut pas être informé.

En tout cas, cela ne l’autorise pas à faire comme si ces réunions n’existaient pas. Je le lui ai fait d’ailleurs remarquer lors du conseil municipal, et il n’a pas nié.

Madame le maire, à la rencontre des habitants de Mitry

RM : Au-delà quelle est la position de Mitry-Mory sur les débats en cours sur les « Grand Paris/Grand Roissy » ? On a parfois du mal à comprendre vers quoi vous voulez aller…

C.D : J’ai tout d’abord une opposition de principe

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Les Rencontres du Grand Roissy à l’honneur dans la lettre du préfet Canépa

Le préfet Canépa

C’est toujours bon pour nous. La dernière lettre de M. Canépa (préfet de Région, préfet de Paris) revient sur les Rencontres du Grand Roissy et les CDT (contrats de développement territorial ) en cours (17 à ce jour en IDF) dans la foulée du Grand Roissy Express.

C’est à lire ici.

On regrettera, mais ce n’est pas très grave, que l’article ne rende compte que, même si c’est important, des mesures visant à diminuer le bruit. Or les Rencontres, si elles ont abordé ce sujet, ont été surtout centrées sur les aspects économiques et sociaux, ainsi que sur la gouvernance.

A ce propos, le préfet a envoyé récemment une lettre et les “orientations de l’État” aux élus (voir l’article plus bas). De même, les “actes” (verbatim) des Rencontres” ont été publiées. Tout cela est à lire dans la rubrique permanente “Grand Roissy”.

EV

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Stéphane Gatignon: « l’intercommunalité a besoin d’un mode d’emploi »

Le maire de Sevran Stéphane Gatignon réclame une remise à plat du fonctionnement de l'intercommunalité Terres de France.

Le maire (EELV) de Sevran Stéphane Gatignon ne mâche pas ses mots. Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), il avait ouvertement critiqué le fonctionnement de l’intercommunalité et reproché à ce dernier de faire preuve « d’agressivité » à son égard. Dans une interview accordée à RoissyMail, Stéphane Gatignon demande une remise à plat de l’intercommunalité et n’épargne pas, une fois encore, François Asensi.

Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), vous lui reprochiez de ne pas souhaiter renouveler l’attribution à votre ville d’une aide d’un million d’euros au titre d’un fonds de concours. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour l’instant, cette aide n’est toujours pas renouvelée. Il a été décidé en fin d’année par le fait du président, par « le fait du Prince » qu’il n’y aurait plus ce million d’euros. Et ça ce n’est pas possible et pas sérieux. J’ai été élu en 2001 pour ça. Dans un tract, il était écrit : « Sevran est à la croisée des chemins, ses ressources sont faibles et ses finances difficiles, François Asensi, député de Sevran, maire de Tremblay-en-France propos à Stéphane Gatignon de partager avec Sevran les richesses du pôle aéroportuaire. » Aujourd’hui on me dit non. Ca veut dire quoi ? Il faut que la solidarité financière existe dans l’intercommunalité.

Que représente ce million d’euros en moins ?

Cela se traduirait par une hausse des impôts de 5%. Un million d’euros, ce n’est pas grand-chose mais pour nous c’est énorme. On est à 10.000 euros près ici. La ville est en grande difficulté. On se bat. En 2001, quand j’ai été élu, la même personne qui a fait les études financière sur l’intercommunalité était venue pour faire l’étude de la ville, et a dit : « En 2005 vous serez mis sous tutelle, vous ne vous en sortirez jamais. » Aujourd’hui, on a la tête au fond de l’eau mais on respire encore. Chaque année, on a 30 millions d’euros de moins qu’une ville de même strate pour fonctionner. Alors que le budget de Tremblay est supérieur de 42 % à celui d’une ville équivalente. Le premier achat que j’ai fait ici en 2001, c’était d’acheter des cornes de brume parce qu’il n’y avait plus d’alarme incendie dans les écoles de cette ville. On vit dans un autre monde ici.

Vous dites que la communauté d’agglomération « n’avance plus ». Pourquoi ?

Il y a un problème. Il faut revenir au cœur et redéfinir ce qui est et ce qui doit être la base de l’intercommunalité. Il faut un mode d’emploi, des règles. Comment on travaille aujourd’hui ? On nous sort tout un tas de projets qui ne sont pas fous mais qui ne sont pas sérieux, à partir du moment où l’on n’a pas défini l’intérêt communautaire. C’est le premier travail à faire. On ne peut pas plaquer des trucs comme ça. Je vous cite un exemple : le projet de « colisée » à Tremblay, une grande salle pouvant accueillir des rencontres sportives, des salles de spectacle, avec des restaurants et des centres de conférences à l’image de ce qui se fait à l’Arena de Londres. On n’a pas de structure de ce genre-là en France mis à part à la limite le Stade de France. Le Parc des Princes est mort, Bercy c’est daté, etc. Qu’il y ait une telle structure qui s’implante sur le territoire, près de l’aéroport de Roissy, cela ne me choque pas. Cela me paraît même logique. Mais c’est dans l’intérêt national, pas dans l’intérêt communautaire.

Le dernier document stratégique de cohérence territoriale du secteur date à peu près de 1999-2000, il a été réalisé par le SEAPFA (Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye). Même si elle n’était pas aboutie, il y avait une vraie réflexion. Si mes souvenirs sont bons, il y avait un projet de grand gymnase à Sevran. Je ne dis pas qu’il faut mettre l’Arena à Sevran. Mais avant de définir un objet, il faut définir à quoi cela sert et après définir un lieu. Un projet comme celui-là, cela se travaille, cela ne se décrète pas. Autre exemple : des propositions d’élargissement de la compétence sportive ont été faites pour aider les sportifs de haut niveau. Quel intérêt a-t-on à aider les sportifs de haut niveau aujourd’hui dans une interco ?

Vous formulez des critiques mais pourquoi avoir quitté votre poste de vice-président  de l’intercommunalité alors que vous auriez pu rester pour essayer de faire évoluer les choses ?

Je l’ai fait parce que j’avais un cumul de mandats. Aujourd’hui, je suis maire et conseiller régional, je ne peux pas faire plus. J’ai aussi quitté mon mandat de conseiller général. Après, ce sont des élus qui me remplacent. Nous travaillons en équipe. Celui qui m’a remplacé à l’intercommunalité, c’est le premier adjoint. Celle-ci ne peut pas se construire uniquement par les trois maires ou uniquement par le président. Elle doit se construire collectivement,

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Les compagnies du Golfe représentent “une menace” selon Jean-Cyril Spinetta

Jean-Cyril Spinetta est le président du CA d'Air France-KLM (© Ph.Delafosse).

La bataille commerciale opposant Air France-KLM aux compagnies aériennes du Golfe se poursuit. Dernier événement en date : cette nouvelle charge de Jean-Cyril Spinetta, président du conseil d’administration du groupe franco-néerlandais, adressée aux compagnies Emirates, Etihad et Qatar Airways, le 16 mars à l’Assemblée nationale. Devant la mission d’information sur la compétitivité de l’économie française, l’ancien PDG d’Air France les a qualifiées de « menace » pour l’industrie du transport aérien mondial. Des compagnies qui « mettront en ligne dans quelques années deux fois plus d’avions que Lufthansa, British Airways, Air France et KLM réunis », selon lui.

« Ce qui fait de ces compagnies une menace pour l’ensemble du transport aérien au niveau mondial, c’est qu’elles n’ont pas de préoccupations de rentabilité, a-t-il affirmé. C’est comme si dans le secteur automobile M. Pelata (NDLR : directeur général délégué aux opérations de Renault, auditionné au même moment à l’Assemblée) se trouvait en face d’acteurs économiques qui auraient uniquement une vision de parts de marché  et aucun souci de rentabilité. »

D’après Jean-Cyril Spinetta, aucun métier ne peut « résister ne peut résister à ce type de défi » où des acteurs économiques, en l’occurrence Emirates, Etihad et Qatar Airways, « sont seulement orientés à travers des préoccupations d’images, de symbole, d’expression de la modernité de leur pays ». Il s’est inquiété également de leurs commandes d’avions et si on prend leurs commandes d’avions, ils mettront en ligne dans quelques années deux fois plus d’avions que Lufthansa, British Airways, Air France et KLM réunis.

Accusées de « tuer » le transport aérien

Le président d’Air France-KLM a sans doute du mal à digérer l’accord conclu fin janvier entre la France et les Emirats arabes unis pour permettre aux compagnies aériennes Emirates et Etihad d’obtenir des vols supplémentaires vers l’Hexagone, en particulier la province.

Gros clients de l’avionneur européen Airbus auprès duquel elles ont effectué des commandes massives pour l’A380 et le futur long courrier A350, les compagnies du Moyen-Orient n’hésitent pas à faire valoir cet argument pour négocier des droits de trafic, créant ainsi un débat dans le monde du transport aérien.

Débat qui n’a « strictement aucun sens » aux dires de Jean-Cyril Spinetta. « En réalité, les gens que ces compagnies transportent, si elles ne les transportaient pas, voyageraient sur British Airways, sur Air France, sur KLM, sur des compagnies américaines ou indiennes et les commandes d’avions seraient exactement les mêmes que si ces compagnies (celles du Golfe) n’existaient pas », explique-t-il.

Le président du CA d’Air France-KLM n’en est pas à son coup d’essai en matière de critiques à l’égard d’Emirates, Etihad et consorts. Lors d’une interview publiée dans Le Figaro en novembre, il les avait accusées de « tuer » l’industrie du transport aérien au niveau mondial.

Erreur de conception à Roissy

Par ailleurs interrogé sur le retard français en matière d’aéroports par rapport à d’autres

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Sûreté-Sécurité : un forum important va se tenir à Roissy-en-France

Global Security Process

C’est l’association “Pays de Roissy CDG” qui est à l’origine de cette manifestation inédite qui se tiendra la semaine prochaine. Cliquez sur la bannière pour en savoir plus. Beaucoup de monde (important) est prévu pour évoquer ces questions qui, malheureusement, sont de plus en plus importantes de nos jours, dans ce monde troublé.

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Cantonales : absention record et montée du FN : ce n’est pas étonnant…

On a tous vu les résultats du premier tour des cantonales. Ce n’est pas brillant. L’UMP y est allée à reculons, ses candidats n’osant même, dans bien des cas, montrer le logo du parti majoritaire. Quand ils n’ont, comme certains, essayé (vainement, bien sûr) de draguer honteusement les électeurs avec les thèmes simplistes et démagogiques du Front national.

A ce propos, je me réjouis du score “indigent”, pour reprendre l’expression de M. Vigouroux, chef de file de l’opposition UMP à Gonesse, du jeune Geoffroy Didier, dans le canton de Gonesse. Comme prévu, les outrances de son tract ridicule ne lui ont rien rapporté. Et je suis même persuadé  que ça lui a retiré quelques voix:  celles d’électeurs de droite, choqués,  et celles d’autres électeurs de droite , plus expéditifs, qui se sont dit: “ah ben si lui-même, UMP, écrit ça, c’est que le FN a raison, donc je vais voter FN”. Que cela lui serve de leçon, ainsi qu’à ses mentors…

Au-delà, dans nos départements ici, la montée du FN et surtout la très forte abstention doit interpeller tout le monde.

Je le sais, les gens, de tous milieux, sont excédés. Les discours politiques, tant nationaux que locaux sont redevenus, ces dernières années, inaudibles.

Les différentes affaires, comme l’incroyable et scandaleuse “Woerth-Bettancourt”, ou l’arrogance d’une Alliot-Marie, débarquée trop tardivement du gouvernement, les mauvais discours et les mauvaises pratiques (je reviendrai tranquillement sur ce sujet mal traité) sur l’immigration clandestine, ou l’incroyable débat annoncé sur “l’islam”, les maladresses sur la justice,  mais aussi l’insécurité et les trafics, violences en tout genre (voyez ce qui s’est passé encore  à Sevran dernièrement) qu’on n’arrive pas à éradiquer, tout cela encourage  un sentiment diffus chez les gens de malaise, d’abandon, de repli sur soi et donc de rejet de  “la politique”. Les évènement du Japon et de Libye n’ont rien arrangé.

Alors que notre “classe” politique (pas très classe, pour le coup) devrait élever le débat.

Car notre pays a besoin de continuer à se réformer.  On aime ou n’aime pas, peu importe, et il y a eu certainement des ratés, parfois de la précipitation, mais Nicolas Sarkozy a engagé une certain nombre de réformes aussi nécessaires que courageuses : la retraite (les socialistes y seraient passés aussi, ne vous faites pas d’illusions, chers lecteurs de gauche), les ports (quel gâchis!), la réforme de l’État, qu’on sent enfin venir, pour ne citer que celles-là, mais aussi Le Grand Paris (voyez l’enthousiasme, toutes tendances confondues,que ça a entrainé). Et tout cela en pleine crise économique majeure.

Droite ou gauche (où est le centre??), il faudra continuer à nous adapter nous même, et à adapter notre pays car nous vivons dans un monde de plus en plus ouvert, où chaque nation, chaque continent veut avoir sa chance (et c’est bien) et donc la concurrence est et sera encore plus vive.  Il faudra continuer, droite ou gauche, à combattre nos déficits publics, tout en continuant à encourager la création de richesses (capital et travail)  et les efforts de création et d’innovation.

Il faut aussi que notre vie politique retrouve le sens du courage , de  la vertu et de l’exemple. Et que les hommes et les femmes politiques, quel que soit leur bord,  appellent un chat un chat, fassent de la pédagogie (et commencent à se former eux-même !).

Alors les gens retourneront aux urnes, se passionneront à nouveau pour les débats publics et les engagements collectifs et l’extrême droite rejoindra ses étiages  historiques, qu’elle n’aurait jamais dû quitter depuis la fin de la 2ème guerre mondiale.

EV

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Fosses: 31 logements sociaux « écolos » vont sortir de terre

Ce futur immeuble, équipé d'une façade en bois, comportera 31 appartements réalisés selon la norme BBC (Bâtiment basse consommation).

Rénovation urbaine rime avec écologie à Fosses (Val-d’Oise). La commune, qui a initié une vaste opération de renouvellement de son centre-ville, a inauguré mercredi après-midi le chantier de construction d’un immeuble « vert » entrepris par le bailleur France Habitation. Ce futur bâtiment, dont la livraison est prévue pour début 2012, comprendre trente-et-un logements sociaux réalisés selon les normes environnementales du label BBC (Bâtiment basse consommation) et répartis sur cinq niveaux.

Conçu par le cabinet d’architectes Baudoin Bergeron et la société LGX ingénierie, il sera bâti par l’entreprise Sicra, filiale de Vinci. Arbonis, une autre société de sous-traitance, sera chargée de la création de la façade en bois.

« C’est la première fois depuis 40 ans que France Habitation construit des logement  neufs dans notre ville. Fosses a besoin de retrouver une qualité au niveau de ses équipements et de son habitat », a affirmé le maire (app. PCF) Pierre Barros, soulignant que ce patrimoine était « usé et obsolète ».

La municipalité de cette commune de près de 10.000 habitants, situé aux confins de l’Oise et du Val-d’Oise, a signé une convention avec l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) en 2008 pour réaménager son centre-ville. L’opération, d’un montant de 55 millions euros (hors taxes), prévoit notamment la réalisation d’un pôle civique qui remplacera l’hôtel de ville et regroupera sur 4.500 m² différentes structures municipales et de services publics. Des travaux nécessaires alors que la mairie actuelle est en réalité un préfabriqué construit à titre provisoire en… 1984 !

Concernant la partie habitat, France Habitation va en outre démolir 96 logements et en construire 121 en remplacement « à Fosses et ailleurs », selon son directeur général directeur général, Pascal Van Laethem.

D’après un communiqué de la mairie, il reste actuellement 45 familles à reloger. Les 51 autres l’ont déjà été « à Fosses ou ailleurs selon leurs souhaits ».

L.L.

Erratum : Dans le cadre de la rénovation urbaine du centre-ville, le bailleur France Habitation n’est pas chargé de la démolition du centre commercial situé près de la mairie, comme nous l’avions indiqué par erreur dans la dernière édition de notre magazine papier (n°32, voir les pages spéciales “Fosses dans ce dossier)

Le directeur général de France habitation Pascal Van Laethem a posé la première pierre avec le maire Pierre Barros (à l'arrière plan).


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La Chine annonce 45 aéroports et 700 avions de ligne supplémentaires

Li Jiaxiang, Directeur général de l'aviation civile chinoise (CAAC) foto China Daily

M. Li, qui est le DGAC chinois, a annoncé récemment (et la version française du journal China Daily en a rendu compte ici) que pour les 5 prochaines années (jusqu’à 2015) , son pays va investir au total 228.2 milliards de dollars dans le secteur du transport aérien.  Ainsi 45 nouveaux aéroports vont être construits (soit un total de 220) et 700 avions rejoindront la flotte chinoise, ce qui fera un total de… 4 500 aéronefs.

Selon M. Li, si 130 des aéroports (sur 175) ont perdu de l’argent, mais il a relativisé ces pertes : ” les aéroports régionaux sont des infrastructures publiques, et leur construction ne doivent en aucun cas être motivée par le profit “, a t-il remarqué.

En outre, selon le journal,  les aéroports régionaux ont apporté des avantages économiques et sociaux considérables aux communautés locales. C’est pourquoi “en dépit des pertes, de nombreux gouvernements locaux sont toujours prêts à subventionner leurs opérations”, a précisé encore M. Li.

Ces informations ont également été rapportée sur un blog (Chine Information, à voir ici) où il est noté que la Chine sera bientôt la première destination touristique au monde, à la même échéance (2015). Elle est actuellement 3ème, derriere la France et les USA.

Par ailleurs, l’aéroport de Pékin est devenu en 2010 le 2ème aéroport mondial, juste après Atlanta (lire ici les news du site “Info Aéroports). Nous reviendrons sur la croissance important du trafic aérien mondial en 2010.

Ils sont forts, ces Chinois…

EV

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