Bientôt l’usine ultra-moderne d’Eurocopter à Dugny-Bonneuil

La future usine, comme si on y était déjà

C’était un grand moment, attendu par tout le monde. Au terme de deux années de travail collectif (élus de toutes tendances confondues, Etat, Eurocopter), la première pierre de la superbe usine d’Eurocopter a été posée le 20 juin sur son futur emplacement: en lisière de l’aéroport du Bourget (sur l’ancienne base de l’aéronavale), à cheval sur Dugny (93) et Bonneuil-en-France (95). Cliquez ici pour bien voir l’emplacement, dans l’article que nous avions publié dans RM 571,en mars 2011.

Une partie des personnalités

Il y avait du beau monde, accueilli par Guillaume Faury, Président et CEO de la filiale “hélico” d’EADS, Eurocopter. Parmi les invités : le sénateur maire du Bourget, président de la CA “de l’aéroport du Bourget”, Vincent Capo-Canellas, les maires de Dugny, André Vessière, de Bonneuil,  Jean-Pierre Herkat, de La Courneuve, Gilles Poux,du Blanc Mesnil, Didier Mignot, de Garge-lès-Gonesse, Maurice Lefevre, les présidents des CG 93 et 95 : Stéphane Troussel et Arnaud Bazin,  Marie Georges Buffet, députée de La Courneuve, Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy…

L'arrivée de Claude Bartolonne. A gauche de lui,Stéphane Troussel, le préfet Galli, à droite A. Veyssiere, Marwann Lahoud,

Et le nouveau (on a oublié de vous le présenter) préfet de Seine-Saint-Denis, M. Philippe Galli et … surprise Claude Bartolonne, président de l’Assemblé nationale, député de Seine Saint Denis, venu surtout en tant qu’ancien président du CG. Et bien sûr les cadres d’Eurocopter .

Voyez, à  la fin de ce film édité par Eurocopter  l’occasion du salon du Bourget, une partie des interventions:

La future usine remplacera celle, historique (datant de … 1917), de La Courneuve, qui sera déménagée.

Les discours se sont succédés. Plusieurs cadres du groupe ont parlé, dont bien sur Guillaume Faury, mais avant lui Marwann Lahoud, Directeur Général Délégué à la Stratégie et au Marketing d’EADS, qui a avoué : “quand on m’a annoncé, en 2008, l’éventualité d’un déménagement de l’usine de La Courneuve à Dugny, je n’y croyais pas, c’était trop difficile “(on sait que l’usine nouvelle a failli être construite en Allemagne). “Mais c’est ok maintenant, tout le monde a été d’accord et on va commencer à construire, et on construit rarement d’usine industrielle comme ça”, s’est-il félicité. Il a remercié tout le monde.

Le président de l'A.N, Claude Bartelone, a été "cadeauté" par Guillaume Faury, d'une belle maquette, en matériaux composites, les mêmes qui composent les pales "d'hélicopter"

Guillaume Faury a expliqué que le site de La Courneuve était devenu trop exigu, qu’il fallait doubler la surface pour répondre aux besoins de production. Le nouveau site le permet et, avec l’accès direct au tarmac, l’accueil des clients sera sérieusement facilité (on imagine…). Le site, rappelle-t-il, accueillera aussi les équipes d’Innovation Works, la R&D d’EADS, dont la partie française est actuellement basée à Suresnes (92). L’ensemble, dont l’investissement atteindra 120 millions d’euros, constituera une vitrine technologique pour toute la région Ile-de-France.

Un autre intervenant (dont j’ai mal noté le nom, qu’il m’excuse), président par ailleurs de la Fondation EADS, qui travaille avec le lycée de Dugny (dont la proviseure était là et a applaudi pour dire sa satisfaction)  a souhaité, comme d’autres intervenants, l’implantation du pôle de compétitivité Astech au Bourget.

Une animation “3D” a ensuite été présentée et commentée par M. Jean-Luc Besse, chef du projet. Elle montre d’une manière magnifique la configuration des futurs bâtiments (nous devrions la recevoir bientôt et on vous la montrera), mais vous pouvez déjà voir cet autre film diffusé par Eurocopter, qui situe bien le projet dans l’espace.

Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis (si le projet est porté par les deux départements, c’est surtout dans le 93 que ça c’est passé) a fait un superbe discours, enthousiaste (que vous pourrez lire ici), qui rappelle la vocation historique de son département dans ce secteur industriel et en appelant à la réalisation du projet de cluster aéronautique à vocation mondiale “Aigle” (revoyez aussi ça,  à l’avant dernier salon du Bourget) .

Tout le monde s'est relayé pour la première pierre. Ça a plu particulièrement à André Veyssiere ! A droite, c'est J-C Faradian, le directeur de l'usine de La Courneuve, qui s'est bien impliqué dans le dossier.
V.Capo-Canellas, sénateur-maire du Bourget

Le sénateur-maire du Bourget (c’est la CA qu’il préside qui a acheté, puis ensuite revendu les terrains, on vous détaillera l’opération plus tard) a fait une intervention lyrique dont il a le secret, se réjouissant, (et on se réjouira avec lui, faudrait qu’il aille expliquer ça dans le nord seine-et-marnais) du succès de “l’arc républicain” (tous partis et collectivités confondus) qui a permis le succès de l’opération. Il a remercié tout le monde, bien sûr, mais on citera en particulier André Vayssières (son partenaire au sein de la CA) Marie-Georges Buffet, Arnaud Bazin et J-P Herkat.

Le nouveau préfet a fait la synthèse et s’est réjoui aussi de l’efficacité (louée par les autres orateurs) des services de l’Etat.

Enfin, Claude Bartolone a pris la parole en dernier (comme il se doit dans le protocole républicain).  Dans un discours “a capella”, ce grand orateur a rappelé toutes les étapes, les difficultés et les joies de l’évolution du dossier, en rendant hommage aussi  l’ancien préfet Lambert, aujourd’hui chargé de mission auprès du Ministre de l’Intérieur.

Chiffres et calendrier

Vous pourrez voir les détails dans le communiqué officiel d’Eurocopter. La filiale d’EADS  a fabriqué en 2012, dans l’usine de La Courneuve 3000 pales d’hélicoptères et en a réparé 1200. Environ 730 personnes y travaillent. Le nouveau site s’étend sur 17 ha. La fin de la construction est programmée pour mai 2015 pour une mise en service à l’été de la même année. Le devenir du futur ‘ancien site de La Courneuve, selon nos informations confirmées par la mairie, est à l’étude. On parle de logements, mais pas seulement…

EV

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“Pays de Roissy CDG” a fêté ses 10 ans

Chantal avec Claude Chevauché, qui aura été président du "pays" pendant... 7 ans

On avait quitté, avec Renata, les Rencontres du Grand Roissy vers 18h 45.  La journée n’était pas terminée: il y avait encore au programme l’AG d’Entreprendre à Tremblay qui se tenait à 19H 30 à l’Auberge du Château Bleu. Puis, juste après, on devait assister  l’AG de l’association Pays de Roissy CDG, qui fêtait en même temps son 10ème anniversaire  l’hôtel Pullman.

Je veux quand même passer vite fait à  Epiais pour prendre mon PC afin de pouvoir rentrer après tout ça à Paris direct. Problème, l’accès à l’A 104 semble sérieusement bouché. Demi-tour et direction Tremblay via Paris Nord 2. Bouché, l’un des deux accès est bloqué par une voiture de police, et il y a un énorme bouchon à l’autre accès (via le carrefour Hyatt). Et le temps passe vite. Qu’à cela ne tienne, je décide de passer par la RD 317 pour reprendre l’A 104 au sud. Arrivé sur la voie “rapide”  hauteur de Le Thillay, tout est bouché, à perte de vue. Pour échapper au blocage, on bifurque vite fait par la ZI du Thillay Haut. Arrivé  la mairie du Thillay: gros bazar à  cause de la pluie. Des gens partout déblayaient, le 1er adjoint Jean-Luc Jeannu dirigeant les équipes. On passe pour rejoindre la RD 902 A pour rejoindre Roissy Village. Non sans apercevoir encore des dégâts encore plus importants au Thillay, au niveau d’un école. On apprendra plus tard que c’est très sérieux, le maire Georges Delahlt ayant demandé la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour sa commune (voir le reportage de VO News).

Charmante Andréa. Derrière, c'est Dany Agez, le co-gérant de La Vitrine

On revient donc à Roissy. Paris Nord 2 toujours bloqué, sur les 2 accès. On décide alors de zapper “Entreprendre  Tremblay”, et de filer au Pullman. Rien à faire, tout est bloqué partout, on a même failli se faire happer par l’énorme bouchon de l’A1 vers Paris. Gros bazar ! Conjonction des inondations (le toit d’Usine Center s’était même effondré) de l’A3 inondée, de la sortie du Salon du Bourget…  Une seule solution: aller boire un coup  à La Vitrine, le restaurant de Claude Chevauché (ancien président de Pays de Roissy et qui était déja au Pullman pour l’ AG) et attendre un peu. On est très bien reçu par Dany (le resto était plein), son associé, et par la belle Andréa, une jeune espagnole qui fait la serveuse depuis une semaine et dont j’avais fait la connaissance le midi.

Sur ces entrefaites (on était sur la terrasse), on voit passer Philippe Côme, l’animateur des “Rencontres” (il avait aussi animé les 1eres en 2011). On l’invite et on a “refait les Rencontres” pendant presque une heure, c’était sympa. C’est un vrai métier d’animer de telles réunions: faut connaitre le sujet, les gens, tenir les délais… Un boulot que je ferais pas… On a appris  à mieux le connaitre, un type cool et plein d’humour (c’est le frère de Denis Cosme, président de l’Office de Tourisme de Roissy).

On a pu rejoindre juste après le Pullman. L’AG était finie et le cocktail presque terminé. J’étais en forme, après les 3 whiskies ingurgités (j’aurais pas dû prendre le 3ème, mais c’était la tournée de Philippe, je pouvais pas refuser et comme c’était Renata qui conduisait…). On a quand même pu saluer les présents, dont Chantal Romand, l’animatrice historique du “Pays”, Joël Sonnes, directeur du Pullman et président du “Pays”… On a rediscuté des “Rencontres” avec André Toulouse et Patrick Renaud. J’ai été un peu dur avec Laurence Arrieu (ADP, qui a remplacé Martine Vachoux) quand elle s’est réjouie de la “renaissance” du GIP (voir plus bas): le troisième viski sûrement. Qu’elle me pardonne (on fait un  métier difficile…).

Du coup, pas de fotos (sinon celles-ci que j’ai piquées sur le facebook du Ceevo (bien fourni par J-F Benon, présent ce soir-là), pas de compte-rendu. Mais vous pourrez voir le powerpoint de la présentation du “rapport moral” du Président.Et le communiqué publié pour  l’occasion ici.

cliquez pour voir le rapport : un résumé des actions menées pendant 10 ans

On saluera bien volontiers ici l’anniversaire de l’association Pays de Roissy CDG, que nous connaissons très bien, pour l’avoir vue naitre – Guy Tardieu, alors directeur de cabinet de J-C Spinetta, aujourd’hui délégué général de la FNAM) se souviendra de nos premières discussions à ce sujet dans nos bureaux du Vieux-Pays et chez le regretté Américo-et se développer. Beaucoup de travail a été fait et grâce à elle, les contacts entres les différents acteurs (qui pour beaucoup ne se  connaissaient pas avant) sur tout le territoire se sont noués, contribuant ainsi à l’action collective. Et un salut particulier à Chantal qui se passionne pour le territoire et les gens qui le font.

A noter que J-C Spinetta  a envoyé une lettre parait-il fort chaleureuse (c’est lui qui a été à l’origine de l’association) , qui a été lue ce soir-là. On devrait vous la mettre en ligne plus tard.

Pays de Roissy ? C’est bien ! Joyeux anniversaire à tous !

EV

Chantal avec Patrick Renaud
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18 juin: les Jeunes UMP du 95 en font un peu trop

Les Jeunes UMP 95 ici lors d'une réunion Cergy avec Bruno Lemaire. Anthony est à droite (mais ils le sont tous...) fotos tirées de leur blog

On se souviendra du fameux film des “Jeunes Pop”, qui avait fait un flop, voici … 2 ans, mais c’était au moins rigolo.  Un autre truc moins rigolo : les Jeunes UMP du 95, dirigés par le dynamique Anthony Arciero (conseiller municipal à Survilliers) ont pondu une affichette ( à voir ici) aux couleurs du fameux appel du général de Gaulle, pour contrer la politique du gouvernement socialiste.  Ce n’est pas moi qui vais reprocher aux jeunes de faire de la politique (je les encourage tous  en faire), mais ce coup-là n’est pas terrible, cher Anthony !

Voir le blog des Jeunes UMP 95

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Les partisans de la Grande Interco ne siègeront pas à la réunion, ce soir, de la Petite

Lors de la "réunion" du 10 juin.
Désaccord lors de la réunion du 1 juin
Bernard Corneille (ici aux Rencontres du Grand Roissy)

Le feuilleton continue. Dernier rebondissement: après la réunion (le 10 juin) avortée pour la “constitution” de la “Petite interco” (la CC des Monts et Plaines de France, voir ici), les partisans de de cette dernière continuent leur forcing: le Bernard Rigault, maire de Moussy-le-Neuf  a convoqué les délégués communautaires pour ce soir, avec un ordre du jour très chargé (voir ici). Réponse du berger  la bergère, par l’intermédiaire de Bernard Corneille, maire d’Othis (mais aussi conseiller général, en charge du Grand Roissy) : une lettre  ( à voir ici) l’attention de Rigault, dans laquelle il annonce que 1) qu’un recours au tribunal administratif a été déposé contre la réunion du 10 juin (voir les arguments sur son blog)

Il lui demande par conséquent d’attendre le résultat de la requête, prévu le 5 juillet. 2) si la réunion est maintenue, il n’y participera pas (de même que ses amis, on imagine), considérant que les délibérations éventuellement adoptées seraient “illégales”.

Les choses se compliquent encore. Quelle va être la décision de la préfète Nicole Klein pour le sort des 3 communes restées “isolées”: Compans, Mitry et Villeparisis…?  La suite au prochain numéro…

EV

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Déception à la “Grand-Messe” des 3èmes Rencontres du Grand Roissy : il faut aller plus vite et plus loin

Au début de la réunion

Les “Rencontres du Grand Roissy” ont été créées en janvier 2011 , à l’initiative du préfet de Régionde l’époque, M. Canepa. L’État était en effet intervenu (avec raison) pour encourager élus, entreprises et autres acteurs du territoire pour structurer et fédérer, autant que faire se peut ce qu’on appelle depuis le Grand Roissy. Il avait rédigé à ce moment un document nommé “Orientations de l’État”, à revoir ici. Parmi les initiatives, la tenue annuelle de ces Rencontres. Les premières s’étaient tenues sur 2 jours (voir le compte-rendu des 1eres, dans RM 558) et avaient été, on peut le dire un grand succès car… tout le monde concerné était là. Les deuxièmes (voir ici le compte-rendu dans RM 625) s’étaient tenues en février 2012, avec un peu moins de monde, et l’installation du “Comité de Pôle” souhaitée par le préfet avait été un échec pour des raisons purement… politiciennes, ledit comité n’assurant pas une bonne représentation de tous les acteurs (voir la lettre de Vincent Eblé adressée  l’époque au préfet).

On le craignait, mais c’est bien ce qui s’est passé. Les “3èmes Rencontres du Grand Roissy”, qui se sont tenues le 19 juin après-midi au Novotel Convention de Roissy-Village, en présence du préfet de Région M. Daubigny,  ont été décevantes, de l’avis de nombreux participants. Ceux-ci d’ailleurs étaient nettement moins nombreux, beaucoup de maires et d’autres personnalités n’ayant pas fait le déplacement.

Les badges des invités qui ne sont pas venus (y'en a encore autant sur la table d'à coté...)

Décevantes car (voir l’ordre du jour) les deux tables rondes ont été longues et fastidieuses. Rien de vraiment concret n’a été dit, que ce soit  celle sur le “Bilan 2012” des actions du Grand Roissy et les perspectives 2013, objet de la 1ère Table ronde, ou “emploi et formation professionnelle dans le Grand Roissy”, objet de la seconde.

Les rangs des participants s’éclaircissaient au fur et à mesure des interventions des zorateurs, aussi “abscones” qu’improvisées (on mettra à part Patrick Renaud et Didier Vaillant, voire Jean-Pierre Blazy, qui nous a ressorti, pourquoi pas, une fois de plus, mais sans concertation avec ses pairs, un projet de néo-communauté aéroportuaire). Et on a eu droit  à un discours très “centriste” de M. Amédro, vice président (EELV) du Conseil régional, chargé de l’Aménagement. Peu de temps a été consacré aux “échanges” avec la salle, comme toujours.

La salle s'est vidée au bout de quelques minutes de la 2ème "table ronde"

Le plus pénible du spectacle étant quand même la table ronde “Emploi” . Peu après les premières interventions, la salle était quasiment (non pas quasiment) à moitié vide…  Comme toujours, les meilleures discussions se faisaient à l’extérieur de la salle, où, sur le départ, beaucoup raillaient la table ronde “emploi”, où il n’y avait… aucune entreprise !

Christophe Machard a reposé la sempiternelle question de l'A 104...

Bizarrement, (mais je dois avouer que je n’ai pas tout écouté, tellement c’était vraiment pénible), il n’a pas été question des suites du “fameux” Comité de pôle… En fait, je confirme, la question n’a même pas été évoquée, et il n’y a pas eu une seule réunion de ce comité depuis l’après-midi des 2èmes Rencontres. Vous comprenez rien ? Ce n’est pas grave du tout… Une consolation, un moment vrai : l’intervention de Christophe Machard, membre de la CCI 95 sur le contournement de la Francilienne… Le préfet de Région, M. Daubigny, m’a assuré, à la fin de la réunion, qu’on en saurait plus avec la publication du SNIT, qui ne devrait pas tarder.

Tout cela sentait l’improvisation à plein nez. Mais qui donc a “préparé” ces “Rencontres” ? Je ne veux pas chercher à le  savoir, mais ça a été  vraiment une perte de temps (et un peu d’argent tout de même).

Emmanuel Maurel, superstar !

Je suis malgré tout resté jusqu’à la fin (j’aurais pas dû, voir plus haut) et le clou de la fin de la demi-journée fut sans nul doute la “conclusion” du Sieur Emmanuel Maurel, vice-président du Conseil régional d’Ile-de-France, “chargé” de la “formation professionnelle, de l’apprentissage et  l’emploi “, après la “table ronde emploi choses”.  Une véritable logorrhée ! Des lieux communs, des incantations, une méconnaissance grave (même pas un minimum) du secteur (heureusement que les chômeurs comptent plus sur eux-mêmes qu’autre chose) et qui  a littéralement saoulé les derniers spectateurs (lui même a qualifié la réunion, à deux reprises,  de “Grand-Messe” ) . Ces derniers peuvent me remercier : j’ai, après réflexion et pitié, abrégé leurs souffrances en applaudissant (vieille technique, toujours efficace), du fond de la salle. Le grand vice-président, du coup, s’est arrêté (à regret et après quelques soubresauts, il faut bien le dire). Il fallait voir les visages reconnaissants de ceux qui s’étaient retournés vers moi !

Il faut liquider le GIP Emploi

Le clou du clou fut quand même, dans le flux compliqué de son intervention, la mise en avant, par le même Maurel,  du “nouveau” GIP Emploi CDG” . C’est que ce GIP, né en “contre-partie” de l’acceptation par le gouvernement Jospin des deux nouvelles pistes de CDG (que la gauche avait ardemment combattues pendant les législatives anticipées de 1997), n’a jamais fonctionné comme il était prévu,sur le modèle pionnier, pourtant réussi, du GIP “Grand Stade”, malgré les ardeurs de son premier directeur, Nouredine Cherradi (aujourd’hui en retraite, un amical salut  à lui).

Chef d’œuvre d’usine à gaz comme seule la République française sait en fabriquer, je mets au défi ceux qui ne vont pas être contents de ces lignes de publier (et de le faire avant, au point où on en est des gaspillages d’argent…) un audit -analytique ! – “couts/avantages” de ce Léviathan  bureaucratique, de ses débuts à ce jour, soit près de 20 ans ! Les contribuables et les chômeurs vont être ravis.

Autre perle, parmi les nombreuses incantations et autres jérémiades sur “l’emploi et la formation”, on apprend, parmi les documents distribués aux participants des Rencontres, dans une note psychédélique de 11 pages remplies des poncifs rabâchés depuis des années qu’il apparait également nécessaire que l’ensemble des salariés aient accès à des actions de formation leur permettant d’acquérir les principales compétences attendues par les employeurs, en particulier un niveau d’anglais suffisant“. Et,  mieux (voir la page 11 du doc, je vous fais grâce de l’ensemble): Récemment , en 2011 (sic), c’est aussi suite à un travail concerté (évidemment…Avec qui ? ndlr) mené au sein du GIP Emploi Roissy que la Région a pu décider d’expérimenter un dispositif de formation  l’anglais aéroportuaire. Cette expérimentation s’étant révélée concluante, elle sera pérennisée à partir de septembre-octobre 2013″. Fermez l’ban !

Il faut dissoudre le GIP. Que les départements 77 et 93 (qui sont obligés de faire des économies) fassent comme le Val d’Oise : couper leur subvention à  ce truc qui ne sert à  rien.

Pour une dynamisation de l’association des élus du Grand Roissy

Patrick Renaud, lors de sa courte intervention

Qu’on me comprenne bien: cette critique (qui aurait pu être plus… “chaude”) des 3èmes Rencontres est positive. Je n’ai eu de cesse, dans mes nombreux écrits passés, de dire que l’intervention de l’Etat était nécessaire pour aider le territoire à se structurer. C’est ce qui s’est passé enfin, après que ce même Etat se soit désintéressé de “Roissy” suite à la (mauvaise) fin de la mission “Quattre” .

Et c’est bien comme ça. Mais, comme je l’ai aussi écrit (voir ci-dessous), entre autres, dans l’édito de notre glorieux Bénéfice.net 26 (en 2008), c’est aux élus de notre région aéroportuaire de prendre les choses en main. Ils ont commencé (ils auraient pu le faire bien avant) à le faire, mais il fait aller plus loin, plus vite, élargir le périmètre (Villeparisis, ni le sud de l’Oise  ne sont  pas dedans, pourquoi? .  Avec l’État (qui a bien d’autres choses  à faire), eux seuls, en bonne entente avec la Région (et la Picardie…)  ont la légitimité pour orchestrer la définition et la mise en œuvre des actions à mener.

Maintenant que l’association des élus du Grand Roissy est en place (et on regrettera ici qu’elle ne soit pas intervenue pour organiser ces tristes 3èmes Rencontres), c’est à elle de jouer, dans tous les secteurs: SCOT, mais aussi promotion du Grand Roissy (et donc soutien franc à Hubstart-la mal nommée-, arrêtons les guéguerres), mais aussi transports etc.  Et la formation professionnelle !  Il est incroyable que nous n’ayons entendu aucune action concrète (ni bilan, que fait l’IUT de Tremblay, pour ne prendre que cet exemple) à ce sujet (bis repetita) lors des Rencontres.

Des suggestions : pour le retour de Jean Rebuffel

Je pense que le président Patrick Renaud, dont je connais depuis longtemps l’attachement au Grand Roissy et les

Jean Rebuffel était là, attentif

grandes qualités fédératives, avec l’appui (acquis) d’André Toulouse, qui a été (et est toujours) un pionnier dans l’action territoriale (mais non, je fais pas ma Lagarde) peut amplifier son rôle de leader dans ce regroupement. Je pense aussi que François Asensi, maire de Tremblay et député de Seine-Saint-Denis  (mais non, j’ai pas le syndrome de Stockholm) pourrait faire plus. Et je rêve que Vincent Capo-Canellas, sénateur-maire du Bourget et président de la CA de l’Aéroport du Bourget mette aussi son dynamisme dans l’affaire car quoi qu’il en dise, le destin des deux aéroports sont liés dans une même région.

Quant au  préfet Daubigny, il faut qu’il sache que l’ensemble des élus du territoire attendent beaucoup (trop, à mon avis) de l’autorité (j’en témoigne) et de l’encouragement de l’État.  Jean Rebuffel, qui avait suivi, pour la préfecture de Région, l’ensemble des CDT aura été l’un des rares hauts fonctionnaires qui aura non seulement compris la problématique du territoire, mais a su, avec son style, connaitre, apprécier et comprendre l’ensemble des acteurs locaux. Il fut dans le passé (entre autres) DDE de Seine-Saint-Denis, DDEA du Val d’Oise. Franchement (et ce n’est peut-être pas correct d’écrire ça ici, il n’appréciera pas), ça serait bien, M. Daubigny, qu’il revienne dans la course, car il a fait un travail efficace et admirable. Ça serait peut-être plus productif que son ancienne mission sur les “vols de nuit”  ou sur sa prochaine sur la pêche au maquereau (je blague mais pas trop) dans le port de Boulogne.

EV

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Entretien avec Patrick Renaud : vers un syndicat mixte du Grand Roissy ?

Après l'entretien, devant le Tourlourou

Suite à une erreur de programmation, certains lecteurs n’ont pus avoir accès à cet article. Nous le remettons en ligne, réparé.

Patrick Renaud, président de la CA Roissy Porte de France, est, depuis longtemps, un des meilleurs connaisseurs du Grand Roissy et en est un acteur important. Il a ses convictions, mais cela ne l’empêche pas de rechercher toujours le consensus. Ce que lui reconnaissent ses pairs : homme de droite, il a été élu en 2001 à la présidence de l’ancienne Communauté de communes Roissy Porte de France, succédant ainsi à André Toulouse (dont il est toujours le 1er adjoint à la mairie de Roissy-en-France). A l’époque, il avait été élu par 21 voix contre 9. Puis, lors des élections communautaires qui ont suivi, dues aux élargissements successifs ou aux élections municipales, il a été constamment réélu à l’unanimité, y compris lors de la transformation de la CC en CA, avec l’arrivée de Goussainville (ci-dessous le film de VO News sur l’installation).


Roissy porte France accueille Goussainville par vonews95

Il a aussi succédé à André Toulouse, puis à son homonyme Jacques Renaud (maire de Châtenay-en-France) à la présidence du SIEVO, (syndicat de programmation de l’Est du Val d’Oise). Et, naturellement, je pense, il a été porté, lors de sa fondation récente, à la présidence de l’association des collectivités du Grand Roissy.

A quelques jours des troisièmes Rencontres du Grand Roissy (le 19 juillet), il m’a accordé un entretien pour faire le point sur différents dossiers. Ça s’est passé le 5 juin, dans le joli cadre du Tourlourou…

Picardie Roissy : « il n’y a pas d’équité »

J’avais noté plusieurs thèmes, mais il a tenu à évoquer d’emblée le dossier « Picardie Roissy ». On sait que beaucoup d’élus de l’Est du Val d’Oise, ainsi que le conseil général sont contre. « C’est cher, me dit-il. On a un contre-projet : le barreau de Gonesse, par lequel pourraient passer les trains. On nous a refusé beaucoup de choses, depuis longtemps. Sur ce dossier, il n’y a pas d’équité… ». Quand je lui rétorque que les Picards veulent surtout un accès au réseau TGV et donc à la gare de Roissy CDG, il répond : « et Roissy, contrairement à Paris, n’a pas vocation à recevoir toutes les lignes…». Et sur l’aspect « terres agricoles » (autre argument avancé par les « contre », que le « barreau picard ») sacrifierait sur son tracé (à Villeron et à Vémars) selon lui, lorsque je lui fais remarquer que ce n’est guère crédible, au moment où sont soutenus par les « contre » des dossiers passés comme par exemple les « Portes de Vémars » (ardemment soutenu par le maire de cette commune) ou futurs comme le Triangle de Gonesse, ou même l’extension de la ZAE de Villeron (sur 30 ha), je n’obtiens pas trop de réponse…

Le SIEVO et la révision du SCOT : « pérenniser les espaces agricoles »

Le SIEVO est en train de terminer la révision de son SCOT, adopté en 2006. L’ambiance est bonne dans ce syndicat m’assure t-il. Le nouveau SCOT sera arrêté le 5 juillet et il comporte un volet qui permettra de « pérenniser les espaces agricoles ». Je me permets de lui dire qu’un peu plus de communication, sur ce côté comme sur d’autres, serait une bonne chose (le site du SIEVO n’est pas à jour sur le SCOT, et il n’y a guère de communiqués). Le message a été reçu et le président y veillera à l’avenir.

L’Association des collectivités du Grand Roissy : vers un syndicat mixte ?

Concernant l’Association des collectivités du Grand Roissy, qui a tenu son AG annuelle le 12 avril dernier, Patrick Renaud m’informe que désormais les trois conseils généraux (77, 93, 95) ont rejoint les communes et interco membres. Trois conseillers généraux intégreront donc le bureau de l’association (l’Oise peut venir, me précise-t-il). Cinq commissions sont désormais au travail : développement économique-agriculture, environnement, transports-mobilité, emploi-formation et la dernière sur le logement.

Mais un groupe de travail planche aussi sur un éventuel SCOT au niveau du Grand Roissy. Dans cette optique, l’association pourrait se transformer en un syndicat mixte dès 2014. L’ensemble concernerait 600 000 habitants, mais si l’idée avance, il a encore quelques élus à convaincre. Je lui demande: « est-ce ça pourrait déboucher sur une grande interco au niveau de l’ensemble du Grand Roissy ? » L’idée n’est pas folle, me répond-il, mais on n’a pas de « centre » : le centre c’est CDG ! Il faut de toute façon attendre ce que dira la loi sur les collectivités actuellement en discussion au Parlement.

Les Rencontres du Grand Roissy

Ce sera donc le 19 prochain. Et j’apprends par lui que ça durera une seule demi-journée, consacrée au seul thème de la formation. Je m’étonne de cette programmation qui, si j’ai bien compris, aurait été décidé par le préfet de Région. Et je m’étonne que l’association des collectivités ne prenne pas l’organisation de ces Rencontres (les premières avaient été …fertiles) à bras-le-corps… J’ai droit à un sourire poli en guise de réponse…

La CA Roissy Porte de France et … la Seine-et-Marne

Comme dans les autres instances, « ça se passe bien », m’informe le président. Il y a une bonne ambiance de travail et l’intégration de Goussainville s’est bien déroulée.

« Je me réjouis par ailleurs de la finalisation de notre CDT, commun avec la CA Terres de France (qui s’appelle « Cœur de Roissy Terres de France » adopté récemment, ndlr). Là-aussi ça se passe bien et l’ambiance est là ! »

On évoque, du coup, la situation de l’interco dans le nord de la Seine-et-Marne. Il a un peu de mal à comprendre pourquoi les élus ne s’entendent pas pour constituer une grande interco. « Notre propre expérience montre bien qu’on peut travailler ensemble, au-delà des divergences purement politiques. C’est ce que je leur souhaite en tout cas… ».

EV

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