Au revoir, M. Holl !

Il existe deux types de hauts fonctionnaires, vous pouvez me croire (je les “pratique” depuis au moins 30 ans)  : ceux qui répondent, informent, et qui sont toujours disponibles (on va dire qui sont “open data”), et ceux … qui ne le font pas, pour rester poli.

Albert Holl, secrétaire général de la préfecture des aéroports (CDG et Le Bourget) fait partie incontestablement de la première catégorie. J’en témoigne depuis que je l’ai connu, au téléphone, voici plus de 10 ans, lorsqu’il était chef du bureau de l’activité économique, de l’emploi et des affaires européennes (de 1999 à 2004), à la préfecture du Val d’Oise. On faisait  alors un article dans un Bénéfice.Net (je vous retrouverai lequel) sur les fonds structurels européens dans le 95 et M. Holl nous avait tout expliqué. On n’avait pas eu besoin de rappeler 10, 20 fois comme c’est souvent le cas…

Je l’ai retrouvé ensuite lorsqu’il a été affecté à la préfecture des aéroports (recruté par le premier préfet, M. Espagnol -qui fait aussi partie de la première catégorie, évoquée plus haut- salut à lui) d’abord comme chef du pole sûreté (2009-10) puis comme secrétaire général jusqu’à… mercredi dernier.

Foto de famille : le préfet Gally, Albert Holl, le préfet Gardère, le préfet Espagnol

Ce jour-là, dans le salon Étoile de CDG 2E, le préfet des aéroports, M. Gardère, avait organisé une belle réception pour honorer Albert Holl à l’occasion de son départ pour une nouvelle mission : être le directeur adjoint du cabinet du préfet de Martinique, M. Laurent Prévost. Étaient invités bien sûr les fonctionnaires de la préfecture, de nombreux anciens collègues et anciens “patrons” d’Albert Holl (dont le préfet Espagnol, que j’ai revu avec grand plaisir et qui est désormais directeur de la sécurité d’EDF, ou Jean Ballandras, qui fut secrétaire général à la Réunion (et désormais SG de d’Akuoenergy...) où M. Holl a servi de 2008 à 2009, de nombreux policiers de la PAF et votre serviteur, qui en a été très honoré.

Sophie Elizéon, déléguée interministérielle pour "l'égalité des chances des Français d'Outre Mer" (eh oui, ça existe, j'ai appris ça...), Malika Guenou, une directrice de Veolia Eau, A. Holl et Élodie Arcayna (Aéroville)

Le préfet Gardère, puis le préfet de Seine-Saint-Denis (de qui dépend la préfecture déléguée des aéroports) , Philippe Gally ont pris tour à tour la parole pour dire tout le bien qu’ils pensaient de M. Holl. Je n’ai pas pris de notes, mais je peux vous dire que les hommages des deux préfets ont été magnifiques, non “convenus” et j’ajouterais: très émouvants.  Émouvant, Albert Holl l’a été aussi (il a failli nous verser une larme, non feinte, je sais voir ça), au début de son discours (c’est un orateur, je ne le savais pas) de remerciements.(Voyez son CV ici)

Vous avez des gens comme ça (y’en a pas beaucoup), qui forcent le respect et  l’admiration, comme ça, naturellement. Je m’associe, à mon niveau, aux hommages et remerciements rendus ce soir là à Albert Holl. Il est parti hier pour Fort de France. Et si j’allais le saluer là-bas, moi qui ne suis jamais allé aux Antilles (l’avion est moins cher que pour le Bénin…) ? J’la sens bien celle-là, d’autant que j’ai un bon pote exilé fiscal en Guadeloupe…

Je vous souhaite plein succès (dont je ne doute pas) , M. Holl, dans vos nouvelles fonctions. Donnez de vos nouvelles ! EV

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Marathon Relais de CDG : les résultats

Une des deux équipes des CIF Keolis. Au milieu c'est ma copine Béatrice Bellabas, qui courrait pour la première fois

Samedi 26 avril, c’était le jour du Marathon Relais de CDG, organisé chaque année par l’ASTOM, l’association sportive d’ADP. Il faisait froid et gris, dommage, mais ça n’a pas empêché le bon déroulement  de la manifestation. 73 équipes étaient au départ et c’est l’équipe “Les Abeilles de Montrouge” qui a fait le meilleur temps ( 2H, 21 mn et 41 sec) et celle de Fedex est la première de la plateforme (4ème au classement général).

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Retrouvez le classement général ici et d’autre classements (catégories etc. J’y connais rien…) sur le site Top Chrono. Bravo à tous ! EV

L'équipe de Partner (Tremblay). Au milieu c'est Marie-Christine Bouvier, la patronne.
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L’association des élus du Grand Roissy a renouvelé son bureau. Patrick Renaud toujours président

Exactement le nom est l’Association des collectivités du Grand Roissy. Créée en 2011, elle regroupe aujourd’hui 5 interco, 68 communes (en tout 621 000 habitants) et 3 départements.  Le 28 avril, elle s’est réunie en Assemblée générale pour élire son bureau, après les municipales. Le bureau a été élu a l’unanimité. Patrick Renaud est toujours le président. A noter l’entrée du  nouveau maire d’Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza (voir l’ensemble du bureau sur le communiqué ici) .

Cette Association est très importante: non seulement elle donne un”visage” au Grand Roissy, mais elle est un  lieu d’échanges et d’actions (comme on l’a vu pour le Grand Paris Express). Elle peut être, selon moi, la préfiguration d’une grande interco à l’échelle du Grand Roissy, d’autant que la “métropole parisienne”, à mon avis, a du plomb dans l’aile. EV

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Air France KLM Industrie a signé un contrat histoique avec Air China

Un moteur GE90 (foto AFKLM

Il n’y a pas que des mauvaises nouvelles (voir plus bas) pour Air France. L’entité Air France Industries KLM Engineering & Maintenance vient de décrocher le plus gros contrat de son histoire :la maintenance des moteurs GE 90 des B 777 d’Air China. Une affaire à 1 milliard de dollars sur 15 ans. Voyez les détails ici et l’article du Monde sur le sujet, là. Félicitations !  EV

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Une “grève” surréaliste (et dangereuse) des pilotes du SNPL

Un pilote préparant son plan de vol (foto AF)

11h 22: dernière minute, le SNPL vient de lever son préavis (voir ici), sans plus d’explications. Voyez  quand même ici la réponse du président du SNPL à la lettre du PDG d’Air France. C’est pas terrible, voire indigne…  EV

Alors qu’Air France vient de perdre encore beaucoup d’argent (608 millions de perte nette au 1er trimestre, voir les comptes publiés ici) , le syndicat de pilotes SNPL vient décider d’une gréve allant du 3 au 30 mai (pas moins…) avec comme principale “revendication” l’abrogation de la loi “Diard” adoptée en 2012 et qui, pour des raisons de sécurité (et de bon sens…), imposait aux pilotes, en cas de gréve, de se déclarer 48h avant, afin de permettre aux compagnies de prendre les mesures adéquates.

Contrairement à ce que dit le SNPL (voir son communiqué) cette gréve impactera fortement les vols d’Air France, comme l’explique le PDG de la compagnie, Frédéric Gagey, dans une lettre ouverte au syndicat. Le PDG rappelle les pertes d’Air France depuis 6 ans et l’espoir d’un équilibre en 2014, et exhorte le syndicat a ne pas faire cette gréve, qu’il juge “auto-mutilatrice”.

Danger pour l’existence même d’Air France

Le SNPL est, je pèse mes mots, complètement irresponsable. Les pilotes d’Air France sont parmi les mieux payés au monde, et parmi ceux qui font le moins d’heures de vol. Régulièrement, à la veille des vacances (ou même, on s’en souviendra, à la veille de la coupe du monde de foot en France), ces pilotes font du chantage à la gréve, prennent en otage les passagers et se contrefoutent de la situation de la compagnie.  Ils jouent un jeu dangereux: si la compagnie, déjà bien mal en point, ne redresse pas, elle pourrait très bien disparaitre. Car il n’y aura pas, cette fois, d’aide de l’État : la Commission européenne, on s’en souviendra, avait autorisé pour la dernière fois, le sauvetage d’Air France par l’État (20 milliards en 1994). EV

Voyez aussi l‘article d’Air Journal sur le sujet.

Tout ça pour ça?

Et voyez (rajout du 4 mai) la lamentable “conférence de presse” du président du SNPL. Regardez et écoutez bien. C’est pathétique !

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Traditionnel défilé des anarchistes à Belleville

C’est leur tradition. Pour le 1er mai, les anarchistes de tous poils (Fédération anarchiste, CNT… se sont rassemblé vers midi sur la Place de Fêtes (Paris 19) à Belleville. c’est toujours très folklorique. Quelques 6 à 700 anars (dont des vieux soixantehuitards, mais aussi quelques jeunes comme cette charmante jeune fille qui a accepté de poser) ont ensuite descendu la rue de Belleville certainement jusqu’à la Place de la République, en scandant leurs slogans habituels.

Je tombe toujours sur eux ce jour-là, en faisant mes courses (quand je ne suis pas à Epiais, je suis à Paris 20). Il me font sourire…

Le choix de Belleville n’est pas innocent. Cette ancienne commune populaire, annexée (et démantelée entre les 19 ème et 20 ème arrondissements) à Paris en 1860, fut toujours “révolutionnaire”, notamment lors de la Commune de Paris, en 1871.  Aujourd’hui, le quartier est toujours populaire, animé, mais il se boboïse de jour en jour. EV

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Voici pourquoi j’étais Happy, après avoir été pas Happy du tout. Délivrance des visas : la honte !

Loïc à l'ESIGELEC (Rouen)
Au départ à CDG, vers Cotonou

J’avais écrit, le 15 avril (revoir ici) et promis de dire pourquoi, j’étais Happy ce jour-là. Ce que je fais donc. Beaucoup d’entre vous connaissent mes connexions africaines (revoir BN 26). Ne pouvant pas nous rendre ces temps-ci au Bénin, nous avons décidé, ma femme (béninoise) Bignon et moi d’inviter son fils Loïc pour les vacances de Pâques. Loïc a 17 ans, c’est un jeune homme que j’aime beaucoup. Il travaille bien à l’école, a eu son bac S l’an passé avec mention assez bien (presque bien) et s’est inscrit en prépa au Collège Père Aupiais (un des meilleurs établissements de Cotonou) pour une durée de deux ans après laquelle il intégrera l’école d’ingénieur ESIGELEC de Rouen pour trois années. L’ESIGELEC est donc en partenariat actif avec le Collège Père Aupiais pour cette préparation, par ailleurs soutenue par l’Ambassade de France (voir ici).

Loïc se faisait une joie de venir en France pour la première fois, et avait prévu de participer, le 23 avril, à un test à l’ESIGELEC à Rouen.

Moi, j’étais inquiet car j’avais eu tellement de déboires pour obtenir des visas pour Bignon, voici quelques années (revoir ici),  qui avaient été refusés par deux fois et par deux fois il avait fallu refaire entièrement le même dossier, long et couteux. Nous avons donc monté le dossier de Loïc méticuleusement (un document manquant entraine le refus). Nous l’avons vérifié plusieurs fois et ça a duré un peu plus que prévu, car il fallait une autorisation de sortie du territoire pour mineur, délivré par la mairie de Cotonou. Ce fut une sinécure… J’avais envoyé de mon côté tous les documents d’ici : attestation d’accueil avec un timbre fiscal de 30 € (merci à la mairie d’Epiais pour sa rapidité), copie de nos passeports, attestions diverses, le tout envoyé en express (140 €). On remplit avec soin le document “Schengen” avec Loïc et tous les autres documents clairement demandés par le service consulaire de l’Ambassade de France (voir ici). Tout est OK, mais ça ne m’empêche pas d’être angoissé.

Refus injustifié !

Loïc suit la procédure, achète auprès d’une banque un “ticket” (5000 FCFA) pour pouvoir prendre un rendez-vous à la section consulaire pour déposer les nombreuses pièces et payer les 35 € de droits. C’était le mardi 8 avril. Et le rendez-vous pour récupérer le précieux visa est fixé au vendredi 11, à 14H. On attend impatiemment des nouvelles. Finalement Loïc est reçu à 15H30 et … refus !

Il m’envoie les motifs du refus, qui sont … n’importe quoi. On est tous catastrophés (le billet d’avion -cher-  était pris et le départ était prévu le 16 au soir…) Et moi je suis, une fois de plus, révolté. Je pense bien sûr aux autres fois…D’autant qu’on n’aurait pas eu le temps de refaire un dossier (sans parler des couts). Je vérifie une fois de plus les documents, tout était vraiment nickel.

Lettre à l’Ambassadrice de France

lire ma lettre

Que faire ? J’ai envie de hurler car c’est vraiment dégueulasse, y’a pas d’autre mots. Je me calme, réfléchis et décide, comme j’avais fait la première fois en 2006 pour Bignon, d’envoyer une lettre à l’Ambassadrice (que je ne connait pas…) elle-même. Je mets bien 4 heures à la rédiger, car chaque mot est important. Vous pourrez (et je vous le conseille vivement) la lire ici. Je l’envoie le dimanche sur une adresse “contact..” et appelle l’ambassade le lundi matin pour m’assurer qu’elle a été bien reçue, et que surtout, l’Ambassadrice en a eu copie. Heureusement, j’arrive à joindre sa secrétaire, qui me demande gentiment de lui renvoyer le mail et la lettre.

Et on attend. Franchement, je suis pessimiste. Le lendemain, mardi 15, juste avant le coup de fil de relance que je voulais passer, je reçois un mail du Consul qui accepte de revoir le dossier. En fait il me demande 3 pièces supplémentaires (dont le certificat de naissance de Loïc, alors que nous avions l’autorisation de sortie du territoire, pièce qui nécessite le certificat de naissance, qui n’étaient pas dans la liste !).  Je suis furax, mais l’heure n’est pas à l’énervement. Je remercie platement et m’exécute.Et le soir, le Consul m’informe que le visa sera délivré le mercredi après-midi, soit quelques heures avant le départ de l’avion.

On souffle… J’envoie un mail de remerciements à l’Ambassadrice et je préviens beaucoup d’amis et de correspondants d’ici et du Bénin, à qui j’avais fait part de ma révolte et qui m’avaient tous encouragé face à cette situation inacceptable. Inacceptable et humiliante. Et qui, comme je me suis permis de l’indiquer à la fin de la lettre à l’Ambassadrice, fait un mal terrible à l’image de la France. Il faut arrêter ça.

J’écrirai plus tard à Laurent Fabius pour l’informer (j’ai des arguments et je ne suis pas sûr qu’en haut lieu on sache ce qui se passe) et lui demander de donner des instructions pour qu’au moins lorsque les dossiers sont complets, les visas ne soient pas refusés. Je pense en ce moment à ceux, nombreux, qui sont bloqués ainsi et qui ne peuvent rien. En publiant cette lettre, je prends même le risque de représailles (comme ça c’était passé en 2007), mais si ça arrivait, croyez-moi chers lecteurs… EV

PS: Loïc est reparti lundi midi, après 12 jours bien remplis, dont la visite à sa future école !

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