Bugdet adopté à la CC Plaines et Monts de France, où les choses s’apaisent et avancent

Bruno Bahin, maire de Thieux, a mis de l'ambiance !

C’était lundi soir. Le président Rigault avait convoqué le Conseil communautaire pour adopter le budget intercommunal, au siège de la CC à Dammartin. Trois réunions préalables des maires avaient dû être nécessaires pour élaborer ce budget, tant fondateur de la Grande interco que compliqué et donc un peu… incomplet, ou plutôt qui aura besoin d’être affiné. D’entrée de jeu, M. Rigault a donné la parole à M. Pascal Heymes, un consultant de MS Conseil (Montpellier) qui a expliqué cette gymnastique budgétaire au Conseil, en commentant ce tableau. Je ne vous en dirai pas plus ce jour (en attendant un communiqué synthétique de la CC ?) mais sachez que l’exercice, sur le plan technique, ne devait pas être de la tarte, avec donc l’entrée de Compans, Mitry et Villeparisis dans cette grande  CC qui compte 37 communes, à l’est de CDG.

TEOM à zéro. Légère augmentation de la CFE, déplorée par Joël Marion, maire (PCF…) de Compans

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Mais bon, les contribuables de la CC, qui est globalement riche, ne se plaindront pas. La taxe sur les ordures ménagères (TEOM) est à zéro (alors qu’elle est de plus en plus chère partout ailleurs) et la CFE, pour les entreprises, dont le taux moyen est passé à +1.28% a provoqué une réaction de Joël Marion, maire communiste de  Compans, qui s’est inquiété du danger que ça pouvait représenter pour “nos entreprises”… (sourires dans la salle…).

Mais l’ambiance était bonne. En gros, tout (le budget lui même à l’unanimité)  été voté à une très large majorité, excepté par quelques petites communes, emmenées par Bruno Bahin, maire de Thieux, qui a bien détendu l’atmosphère “technique” avec ses abstentions et ses interventions quasi “libertaires” (eh oui, cher Bruno Bahin, cultivateur et propriétaire foncier, vous avez un côté “anar”…).

A la pizzeria, comme d’hab…

Moi j’étais content, parce que les choses s’arrangent.  Du coup, pour respecter la “tradition”, j’ai entrainé quelques élus, dont le président Rigault (!) pour aller boire un coup vite fait (eh oui, Luc) à la pizzeria d’à côté. On a bien  rigolé et pris ces fotos (dommage, ni Alba, ni Bernard Corneille n’ont pu assister au Conseil, sinon je pense qu’ils seraient venus boire un coup -eh oui Luc-).

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On a parlé sympa. J’ai fait la connaissance du nouveau maire de Villeparisis, Hervé Touguet, qui avait posté un mot sur RM pendant la campagne électorale (revoir ici), mais je ne savais pas qu’il était candidat, et je n’avais pas suivi la campagne, persuadé que Villepa’ resterait à gauche…  Vous voyez, avec un peu de bonne volonté… (et de rapports de force…), tout s’arrange. Ils vont tous se mettre au travail maintenant (et s’occuper de la grande ZAE du Mesnil, qui végète, et du CDT?).  Ah! au fait j’attends toujours que les partisans de la Grande Interco m’invitent pour honorer mon combat. Avec un container de visky (eh oui , Luc…). EV

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Jean-Pierre Blazy veut abroger la loi Diard. Une erreur. Adresse au député.

Jean-Pierre Blazy à l'Assemblée nationale

Peu après l’abandon du préavis de grève (un mois ! revoir ici) des pilotes du SNPL, Jean-Pierre Blazy, député de la 9ème circonscription du Val d’Oise (et maire de Gonesse), a, dans un communiqué (à lire ici) fait part de son intention de déposer une proposition de loi vivant à abroger la loi “Diard“, adoptée en 2012 et qui contraignait les pilotes à se déclarer 48h à l’avance s’ils étaient grévistes.

Mesure de bon sens, qui, compte tenu de la spécificité du transport aérien, permettait au moins d’informer à l’avance les passagers et, le cas échéant au compagnies de se débrouiller pour assurer au mieux le service (au besoin en remplaçant les grévistes, et pourquoi pas ?)

Or, J-P Blazy, qui a reçu le SNPL, voit en cela une “atteinte manifeste au droit de grève qui a pourtant valeur constitutionnelle“… et souhaite donc, pour satisfaire les pilotes, faire abroger la loi.

Ceci est vraiment étonnant de la part du député, membre de la Commission des Lois. Le Conseil constitutionnel, qui avait examiné la loi à la demande de la gauche à l’époque, l’avait déclarée tout à fait conforme à la constitution et en avait profité pour faire quelques rappels fort utiles (j’invite le député à relire la décision ici) sur l’exercice de droit de grève.

Au-delà, j’avoue que j’ai du mal à suivre les évolutions de J-P Blazy, qui est le député symbolique de “Roissy” (avec F. Asensi et mon ami Albarello), car une grande partie de CDG se situe dans sa circonscription. Il faut quand même rappeler, même s’il a évolué, qu’il a été un grand pourfendeur de l’aéroport. Ça peut se comprendre, vu l’intensité du bruit sur sa commune en particulier (et le drame du Concorde), mais quand même: il a été contre les nouvelles pistes, contre “Fedex”, contre les vols de nuit, contre Aéroville (mais pour Europa City…), pour déménager le “fret à Vatry” et s’était même réjoui de la fermeture de CDG lors du “volcan islandais”, etc. Ce qui ne l’empêchait pas, dans certains conflits sociaux sur la plateforme, de se déclarer  “solidaires des travailleurs en lutte”, travailleurs dont l’activité ne dépendait que des vols d’avions( ex: LSG Skychef)

J’avais eu l’occasion de le critiquer vivement sur ces choix, notamment ici. Je me souviens de la campagne des législatives de 2007, où il avait été battu par ce Pauvre Paternotte. Il faut se rappeler d’abord que J-P Blazy avait été élu pour la première fois député en 97, alors que la gauche tirait à boulets rouges contre CDG, le trafic aérien, les nouvelles pistes (le même scénario s’était déroulé côté 77, où l’inénarrable Nicole Bricq avait été élue -et devenue, il y a deux ans , on rêve, ministre du commerce extérieur, de quoi vous dégoûter de la politique -). Résultat des courses, le gouvernement de Lionel Jospin autorise les pistes et son ministre (communiste) des Transports, J-C Gayssot  appelle, dans Bénéfice.net n°3, à “capter le plus de trafic aérien possible” ! En 2007, les choses avaient un peu changées et Paternotte (qui au passage, avait été lui aussi contre les nouvelles pistes à l’époque, en tant que maire de Sannois), menait une campagne équilibrée, s’agissant de l’aéroport, en en soulignant les bienfaits économiques, sociaux et fiscaux. Et Blazy avait tenté, à la fin de la campagne, de mettre de l’eau dans son rosé sur la question, mais ça c’était trop tard.

En 2012, il a compris la leçon et est devenu plus positif. Au début de la campagne, je l’avais “contraint”, lors d’un point de presse, de renoncer à l’ineptie “fret à Vatry” (revoir ce grand moment). Et il a été réélu (faut dire que Paternotte, en 5 ans, avait gonflé tout le monde, y compris dans son camp: aujourd’hui, vae vicitis, les langues se délient…).

C’est quoi, le droit de grève, aujourd’hui ?

Mais revenons à notre loi Diard. On n’est pas contre le droit de grève ici, bien au contraire. C’est un moyen de défense efficace. Mais ce que le député (et je m’adresse à lui directement, il répondra peut-être, car il sait dialoguer) et une bonne partie de la gauche (pas Valls, auquel il a refusé sa confiance-) ne voient pas, ce sont  les évolutions de l’exercice du droit de grève.  Aujourd’hui, les déplacements en transports ne sont plus ce qu’ils étaient il y a 50 ou 70 ans. Ils sont devenus un élément crucial, quotidien de la vie des gens, tant du point de vue économique et du travail que personnel. Or, bloquer des centaines de milliers sinon des millions, comme on le voit quasiment sans arrêt (mauvaise expression, LOL) dans le RER, sans motifs connus le plus souvent, n’est plus l’exercice normal du droit de grève. C’est de la prise d’otages et les otages sont ceux qui sont au bas de l’échelle sociale, ceux qui sont fatigués, ceux qui souffrent le plus. La gréve, si cela concerne un secteur concurrentiel, peut bien se comprendre : les clients ou usagers vont ailleurs et là, c’est un bon moyen de pression (à condition que, comme à Goodyear Oise ou autres, ça ne mette pas en péril l’entreprise). On s’en souviendra (pour les plus vieux) qu’avant, quand il y avait grève à EDF, il y avait des coupures de courant ou de gaz. Il n’y en a plus. Pourquoi ne trouve t-on pas de solutions identiques pour les transports ou tous les secteurs en situation de monopole ? Et faut-il rappeler que les policiers, les militaires, les pompiers, les personnels médicaux n’ont pas le droit de faire grève, pour des raisons de bon sens. Ils ont d’autres moyens de “lutter”, à l’instar des sages-femmes en ce moment, (admirable mouvement au passage) : vont -elles ne plus assurer les accouchements ? Allez jusqu’au bout de votre raisonnement, M. Le député: donnez le droit de grève à nos soldats en Afrique, qui souffrent de sous-équipement !  Aux policiers de Marseille…

Quant aux grèves dans l’aérien, c’est encore pire. Les pilotes, et même les PNC  en France sont sûrement les mieux payés au monde et, régulièrement, font du chantage à la grève, surtout au moment des vacances, où des millions de personnes, “modestes” (on ne dit plus pauvres…) qui ont économisé pour un voyage en avion (ils peuvent se le payer grâce à la déréglementation du transport aérien que vous, M. le député et vos amis aviez à l’époque combattu farouchement, heureusement sans succès) se retrouvent coincés.

C’est drôle, avec vous, s’agissant de ces questions de transport aérien, c’est un pas en avant, un pas en arrière. J’ai eu votre assistant parlementaire tout à l’heure au tél, qui m’a informé que votre proposition de loi en était au stade des députés PS de la commission des Lois. Retirez-là, M. le député, ça vaudra mieux pour tout le monde, vous y compris, parce que, j’en fais le pari : elle ne passera jamais.

A votre disposition pour en parler. Publiquement bien sûr…

En tout cas, et ce n’est pas de la flatterie (ce n’est pas le genre de la maison, vous et mes lecteurs le savent), je sais que vous êtes un député actif, et malgré vos contradictions sur “l’aérien” (et sur l’économie en général), attaché au bien-être des gens, toujours disponible (j’ai même été contraint, vous savez pourquoi, de voter pour vous et je ne le regrette pas, enfin…), j’en témoigne depuis des années, malgré mes critiques.  Mais, écoutez moi-bien, avec tout le respect que je vous doit, M. Blazy : nous ne sommes plus dans les années 70… EV

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Choc de simplication ?

Depuis que je suis petit, j’entends parler de mesures qui simplifieraient l’administration et donc la vie des gens.

Le dernier gouvernement n’a donc pas dérogé à la règle et, s’agissant des entreprises, a bien sûr créé un “conseil de la simplification pour les entreprises”. Ce conseil (qui se réunit à nouveau aujourd’hui) est constitué de 15 membres, dont deux co-présidents: le député PS Thierry Mandon, et Guillaume Poitrinal, ancien PDG d’Unibail il avait publié un livre en 2012: “la France malade de son temps” sur les lenteurs administratives de notre pays.

Le Conseil a donc récemment sorti  un rapport concernant 50 “premières” mesures de simplification pour les entreprises (à lire en cliquant sur la foto). On y trouve de bonnes choses, comme par exemple le passage de 7 minimum à 2 pour les associés de SA. Un site internet spécial est en ligne (voir ici) qui permet de suivre les avancées sur les mesures. On verra…

Kafka !

Il serait bon d’élargir les compétences de ce conseil à l’ensemble de notre “vie administrative”. Je ne résista pas à vous raconter une histoire incroyable. En janvier, on rentrait des Vosges en voiture et c’est mon fils qui conduisait. Comme on était sur la N4, (que je connait par cœur), je le met en garde pour la traversée des petits villages dans la Marne, en lui disant de bien respecter  la vitesse à 50. Môssieur le malin n’écoute pas et, bien sûr se fait flasher à, de mémoire, 57. Et je reçois peu après l’amende et les points en moins. Ça c’est hors  de question… J’envoie donc la demande de requête en exonération, en précisant qui était le conducteur. Par la poste, à Rennes (pas moyen d’envoyer ça par internet, par contre on peut télépayer…). Quelques jours après je reçois du même centre de Rennes, une lettre de rejet, au motif que je ne l’avais envoyée en recommandé ! L’officier du ministère public, tout en m’informant qu’il a bien reçu la requête, me redemande, “en raison d’une des règles impérative prescrites par les articles 529-10 et 530-1 du code  de procédure pénale”, de renvoyer la requête ! Vous pourrez voir la lettre ici, qui vaut le coup … EV

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