Les Gaulois sont dans la plaine… (de France)

C’est sa 5ème exposition temporaire. Le jeune (et superbe) musée intercommunal d’archéologie (nommé ARCHEA ouvert en 2010 à Louvres), a présenté son exposition sur les Gaulois de notre région (les Parisii, lointains ancêtres de nos bo-bo parisiens….) le 27 novembre. Le matin consacré à une visite presse, et le soir vernissage en présence du préfet (pas moins) du Val d’Oise, M. Névache, de Patrick Renaud, président de la CA Roissy Porte de France, du maire de Louvres, Jean-Marie Fossier et de nombreux  autres élus et personnalités.

J’y étais. L’exposition n’est pas mal, même si je l’ai trouvée un peu….maigre.  Mais le musée (qui a couté cher…) dans son ensemble gagne (je leur ai dit souvent) à être mieux connu. Voyez ci-dessous le reportage de VO TV (plus éloquent que le mien) la page du site du musée (pas à jour à cette heure, dimanche 18H25) consacrée à l’expo gauloise (y’a d’autres endroits, non loin du musée, qui sont… gaulois, n’est-ce pas GM ? et les autres …).

J’ai eu, comme souvent dès que j’entends parler de nos ancêtres, une pensée émue pour mon ancien professeur Yves Burnand, spécialiste renommé de l’histoire des Celtes, qui nous avait enseigné pendant un an à l’Université de Nancy 2 (c’était en… 1976) l’histoire de la Gaule et des Gaulois. Un vrai plaisir et plein d’humour … gauloise ! EV

Marrant : quand je suis passé à la visite de presse en fin de matinée, un dame du musée me rattrape avant que je ne sorte (je m’étais présenté, mais personne à l’accueil n’avait noté…) pour me demander non pas mes noms et qualités comme je m’y attendais, mais mon… code postal ! On m’ l’avait jamais faite, celle-là… Quand j’vous dit que je fais un boulot passionnant…

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Europa City a ouvert son blog, magnifique ! Osons la France, osons la révolution !

superbe foto!

Le projet Europa City vient d’ouvrir, après son site propre, sa page Facebook, son compte Twitter, son “blog. Très bien fait et qui dénote de la part du promoteur (le groupe Auchan) de sa volonté exprimée depuis le début de communiquer et partager sur ce projet qui, je pèse mes mots, illuminera le Grand Roissy dans le Grand Paris. En plus, ils sont partenaires de “Osons La France !“, qui va ouvrir le 4 décembre (jusqu’au 7) une exposition “pro active” au Grand Palais à Paris. Voyez-ça ici !Et RoissyMail offre aux 4 premiers (réservé aux abonnés à la newsletter) une invitation (valable pour 2 personnes)  pour la soirée d’inauguration en présence de Laurent Fabius, le jeudi 4 à 19H30

Et c’est pas fini !

et 50 pass « coupe file » : ils sont valables pour 1 personne / 1 entrée / 1 journée

jeudi 4/12 de 10h à 18h30 (accès à l’exposition et programme Osons la révolution)

vendredi 5/12 de 10h à 21 (accès à l’exposition, programme Osons la révolution le matin et programme grand public à partir de 14h30)

samedi 6/12 de 10h à 20h (accès à l’exposition et programme grand public)

dimanche 7/12 de 10h à 18h (accès à l’exposition et programme grand public).

Mode d’emploi : envoyez-moi un mail à eric.veillon@orange.fr

Pour voir tout ça, cliquez sur les bannières Europa City en haut (on vient de les changer).

Et voyez aussi cette page du blog EC où ont été tournées des vidéos-témoignages sur Europa City pendant notre glorieuse fête de la Carte du Grand Roissy, à Epiais-les-Louvres : cliquez sur l’image où l’on voit Patrick Renaud, président de Roissy Porte de France et Isabelle Rusin notre maire (et future conseillère départementale ! ). EV

cliquez !
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La Caisse des dépots finance le futur golf de Roissy à hauteur de 16 millions d’euros

© Image de synthèse qui préfigure le trou N° 16 du futur parcours de golf. Cette image a été créée en 2009 par Frédéric Niedbala, directeur artistique, d’après la conception de Michel Niedbala

Le projet du “golf de Roissy” (18 trous) plait beaucoup au maire du village, André Toulouse, comme on le sait. Un vieux projet, qui s’est heurté à plein de difficultés, que le maire avait encore dénoncées lors de ses vœux pour 2014 (revoir ici). Il semble que les choses avancent sérieusement, puisque lors du Congrès des Maires, le 27 novembre, 2 contrats de prêt (16. 05 millions d’euros, sur fonds Gaïa) ont été signés entre la CA Roissy Porte de France, la commune de Roissy et la Caisse des dépôts . Lisez le communiqué ici, chef-d’œuvre de langue de bois : à aucun moment le mot “golf” n’est mentionné… Et pourtant il s’agit bien du golf… Rappelons que celui-ci sera situé dans le vallon, en face de Fedex, coté Parc Mail. Un équipement bien placé, qui viendra conforter l’attractivité du Grand Roissy. Début des travaux 2015 pour ouverture 2018. EV

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Gonesse a donné son avis à l’unanimité sur le SRCI. Le grand bazar continue sur le Grand Roissy

La mairie de Gonesse

Jeudi dernier, le Conseil municipal de Gonesse, après avoir entendu le rapport du maire, J-P Blazy, a adopté à l’unanimité une délibération (la voir ici ) donnant son avis sur les propositions du préfet de région dans son SRCI (schéma régional de coopération intercommunale).

Soupe gonessienne : nouvelle recette pour l’hiver

La délibération, après plus de deux pages d’explications (la voir ici) , “considère avec intérêt le projet de SRCI”, mais avec quelques bémols: d’abord elle prend acte (sans plus) de l’opposition unanime des élus de la CC Portes et Monts de France (77), regrette l’absence des communes de Seine-Saint-Denis dans le regroupement proposé. Ensuite elle suggère qu’une étude de faisabilité soit menée en vue de la constitution d’un Pôle Métropolitain (article 77 de la loi Maptam) à l’échelle du territoire de l’Association du Grand Roissy. Et, enfin, souhaite en même temps une “relance” du dispositif de création de la “Communauté aéroportuaire”. Comprenne qui pourra. C’est de la soupe et c’est certainement pourquoi la délib a été adoptée à l’unanimité (y compris avec le FN !)

Une carte (piquée à la CC Plaines et Monts de France) pour bien comprendre. En rouge la CA Val de France, en vert la CA Roissy Porte de France,en bleu foncé les 17 communes de la CC Plaines et Monts de France,en bleu clair, les autres communes de la CC. Au milieu CDG. Attention: Le Mesnil-Amelot, Mauregard et Roissy-en-France, communes d'emprise aéroportuaire auraient du être dans la couleur de leur communauté.

Où en est-on ? Les positions des Huns et des autres

Ce dossier du SRCI et de l’application de la loi Maptam est vraiment bien compliqué. Rappelons, pour ce qui nous concerne,  que le préfet de région, sur une idée “lumineuse” du préfet du Val d’Oise M. Nevache, a prévu un territoire qu’il appelle  le “Grand Roissy” dans lequel seraient appelées à fusionner les deux CA de l’Est de Val d’Oise, Val de France et Roissy Porte de France, ainsi que 17 communes (sur 37) de la toute récente CC Plaines et Monts de France (77). Et bien sûr sans les communes de Seine-Saint-Denis (au moins Tremblay, Villepinte, Aulnay, Le Bourget, Blanc-Mesnil et Sevran) concernées par le Grand Roissy, l’ensemble de ce département étant appelé à rejoindre la future “Métropole du Grand Paris”. En fait ce que propose le préfet est un “petit Roissy rabougri”, comme je l’avais nommé en septembre dernier (revoir ici).

En gros, certains  élus de Val de France, le maire de Villiers-le-Bel, Jean-Louis Marsac en tête (en fait cornaqué  par Didier Vaillant, président de la CA, car je veux bien être pendu haut et court si c’est Marsac qui a rédigé cette lettre) ne veulent pas entendre parler de la Seine-et-Marne, avec des “arguments” bizarres (revoir ici). La CA Roissy Porte de France , qui s’est prononcé récemment à l’unanimité est pour, en souhaitant même que l’intégralité de la CC Plaines et Monts de France soit intégrée (revoir ici). Quant à cette dernière, son président, Bernard Rigault, surtout est farouchement contre toute fusion. Elle a lancé dernièrement une pétition qui résume bien ses positions (la voir ici).

Claye-Souilly, ville d’Yves Albarello maire et député (UMP) à délibéré (voir la délib ici ) jeudi dernier : c’est “niet” sur le SRCI. Idem pour le Mesnil-Amelot, dont la délib, adoptée à l’unanimité (voir ici) reprend les termes de la pétition, en laissant planer la menace d’un recours, en cas de passage en force du préfet.

Quant à la Seine-Saint-Denis, les communes concernées ne communiquent guère. “Il est urgent d’attendre et d’en savoir plus”, fait-on comprendre dans l’entourage de F. Asensi, député (FG), maire de Tremblay et président de la CA Terres de France (Tremblay Villepinte Sevran). Quant à Aulnay (la plus grande ville du Grand Roissy) , pourtant en souffrance, le nouveau maire assure la continuité: comme ses prédécesseurs, il est inaccessible et la ville ne communique pas… Le Bourget, elle, regarde à nouveau vers Roissy, m’avait assuré son sénateur-maire, Vincent Capo-Canellas.

Décryptage (si possible…)

En fait les choses sont à la fois claires (pour les initiés) et de plus en plus embrouillées. L’État, après avoir ignoré les potentialités de la région aéroportuaire de Roissy dès la création de CDG, les a redécouvertes lors de la préparation du “Sdaurif” 95 (les pôles d’excellence…), les a oubliées à nouveau en créant, pour des raisons de calcul politicien (coucou J-C Gayssot), l’EPA Plaine de France, redécouvert avec l’ancien préfet de région M. Canepa (revoir ici, entre autres) et donc  relâché avec la loi Maptam et le … SRCI.

Les élus locaux actuels sont perdus… Entre les égoïsmes des plus anciens, ceux des nouveaux, la masse des conseillers municipaux ne comprend rien à la situation. Ce n’est pas leur faire injure. L’Etat et les plus aguerris (il n’y en a pas beaucoup) des “grands” élus locaux ne font aucune pédagogie. D’où les “délibs” adoptées à “l’unanimité” qui prolifèrent, au gré des intérêts purement politiciens, à quelques exceptions près.

Alliance négative objective entre caïmans

Dans l’affaire du “petit Roissy” proposé par le préfet, il y a une alliance objective entre Bernard Rigault, président de la nouvelle CC Plaines et Monts de France (et -excellent- maire DVD) de Moussy-le-Neuf et Didier Vaillant, président (PS) de Val de France : le premier veut rester chef de son interco (ce dont il a rêvé toute sa vie) et refuse donc toute fusion avec les CA du Val d’Oise, le second refusant cette même fusion au motif non avoué (facilement calculable) que la majorité du futur ensemble (le petit Roissy donc) passerait à droite , compte tenu du résultat des dernières municipales.Ce qui pourrait lui faire perdre son poste de président. Comme on dit en Afrique “il ne peut y avoir deux caïmans dans le même marigot”…

Ce n’est pas brillant.

La réunion à la préfecture de région. Que va faire Val de France ?

Il y a eu un point organisé à la préfecture de région, voici quelques jours. C’était pas public mais Roissymail est… partout. Étaient présents les élus concernés par le “petit Roissy”. Les 3 députés (Albarello -UMP 77-, Blazy et Pupponi -PS 95), les 3 présidents des inteco concernées ( Rigault DVD 77, Renaud DVD 95 et Vaillant PS 95),  les présidents des deux conseil généraux  ainsi que les élus locaux concernés membres de la CRCI.

Chacun est resté sur ses positions. Mais Albarello, si sa commune a redit (voir plus haut) son rejet du projet global SRCI, s’est déclaré une fois de plus (il l’avait fait lors d’une réunion de Plaines et Monts de France et aussi lors de la fête de  la carte du Grand Roissy) en faveur, faute de mieux, de l’inclusion de la CC Plaines et Monts de France, mais en entier. Précision : le président (S) du Conseil général de Seine-et-Marne, le sénateur Eblé, est contre.

On va voir ce que va voter la CA Val de France tout prochainement. Ce sera instructif car il risque de ne pas y avoir unanimité, une lecture plus éclairée (par J-P Blazy himself, que nous avons eu ce samedi au tél) de la délib de Gonesse montre que celle-ci est pour la fusion avec la Seine-et-Marne…

A suivre… EV

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Concertation Grand Paris Express à Gonesse : pénible, pénible…

Cliquez pour voir la présentation (bien faite)

Ce qualificatif ne vaut pas, bien sûr, pour la Société du Grand Paris qui fait le job et a bien organisé la réunion de concertation sur la ligne 17 nord du GPE, mardi 25 à Gonesse. Bonne présentation du GPE en général et de notre ligne en particulier. A la tribune, outre le garant de la CPDP, M. Silhol, préfet honoraire, il y avait les directeurs de la SGP: Philippe Yvin, président du Directoire , Xavier Duclairoir, responsable du projet ligne 17  et Nadir Bentouta, directeur des relations institutionnelles.Un powerpoint a été présenté (le voir en haut).

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J’ai compté, au début de la réunion 180 personnes dans la salle, dont, au premier rang les élus du secteur, parmi eux : J-P Blazy bien sûr, mais aussi Didier Vaillant, président de Val de France, lham Moustachir, vice-présidente de VDF, mais aussi Philippe Sueur, vice-président du Conseil général, en charge des transports et le sous-préfet de Sarcelles, M. Malherbe. La salle était composée  d’un grand nombre de sympathisants de la mairie, favorables au projet, et bien sûr, de mes P’tits Loup, dont l’un, particulièrement excité a hurlé dès le début de la réunion. Comme d’habitude dans ce genre de “concertation”, les rares interventions ne portaient pas sur le projet en particulier, mais servaient à certains de tribune plus ou moins politique, à l’instar de Cédric Sabouret conseiller municipal (PS) de Gonesse, conseiller général du canton, rival déclaré de J-P Blazy,et dont je n’ai absolument rien compris de ce que qu’il dit. C’est étonnant de la part de cet administrateur du Sénat, pourtant cultivé… . Mes P’tits Loup (les zécolos, pour les nouveaux lecteurs, revoir ici) ont quasiment monopolisé la parole. En fait de parole, c’étaient les logorrhées verbales habituelles dont il est absolument impossible de rendre compte. Pas moyen de savoir s’ils étaient pour ou contre le GPE … De mémoire ils étaient contre (ils avaient manifesté à cinq personnes à Aulnay, lors du premier forage de la SGP, revoir ici).

C’était vraiment pénible.

Barreau ferré de Gonesse ? MDR !

Le Monsieur du STIF n'aurait pas dû répondre, si c'était pour ne rien dire

A noter, au cours du “débat”, une intervention d’un Monsieur du STIF , qui “répondait” à une interpellation de Philippe Sueur sur le fameux “barreau ferré de Gonesse”. Comme on pouvait s’y attendre, ce fut une réponse langue de bois: il a parlé de nouvelles études bla bla (faudrait qu’on puisse faire le total des études, et leur coût, qui ont été faites sur le sujet depuis plus de 10 ans…) et bien sûr il n’a rien dit de concret car, comme je m’évertue à le dire depuis des années, le barreau de Gonesse  ne se fera pas. A voir la mine de J-P Blazy (foto) quand Mister  STIF parlait, je parie que le député le sait aussi…

Referendum?

Je vais là-aussi me répéter : ce genre de “concertation” (obligatoire dès qu’un projet d’infrastructure dépasse les 300 millions) ne sert à rien,  coute la peau des fesses et, à la limite (non, pas à la limite), est démagogique. On l’a bien vu lors des innombrables “concertations” sur Roissy Picardie et je me souviens bien de celles concernant le CDG Express fin… 2001, notamment celle de Villepinte où les représentants du projet ont bien failli se faire lyncher. M. Duclairoir, qui y était, pourra s’en souvenir. Voyez ici le compte-rendu que j’en avais fait (page 8). Et encore, je m’étais retenu…. Il doit y avoir moyen de concerter autrement… Mais je ne sais si on prend ce chemin: il me semble avoir entendu François Hollande évoquer des referendum locaux sur les grands projets…. Si c’est vrai, ça promet… Macron au secours !

Là où ça va être encore plus “sportif” (tendance boxe thaï) ça va être la “concertation” (voir ici) pour Europa City. La date n’est pas encore fixée, mais on parle du printemps prochain. A coté de J-P Blazy, l’autre soir, se trouvait Mme Claude Brévan, qui présidera la future CPDP. Une manière de s’entrainer ? On lui souhaite bon courage ! (ainsi qu’à Christophe Dalstein, responsable d’Europa City, présent dans la salle ce soir-là,  à qui j’ai conseillé une cure de vitamines, et un entrainement au close combat). EV

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C’est bientôt le SIMI !

Le (de plus en plus) grand salon de l’immobilier d’entreprise ouvrira ses portes le 3 décembre. Quelques 25 000 visiteurs professionnels sont attendus. Voyez, pour notre région aéroportuaire, le programme du stand de l’EPA ici (y’aura du beau monde) et celui de la Société du Grand Paris (idem). On y sera, comme d’hab!

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Emmanuel de La Massellière, de l’EPA, a sorti un bouquin

L'auteur

Il est directeur de la stratégie et du développement à l’EPA Plaine de France depuis 2009. A l’occasion de la sortie de son livre, on en a appris un peu plus sur lui :

Emmanuel de la Masselière, 53 ans, est spécialiste de la prospective, de la stratégie, du marketing et du développement urbains. Il a été successivement directeur de cabinet du Maire de Provins, directeur du conseil économique et social de Picardie puis a créé au sein de Setec une activité de conseil en développement urbain qui lui a permis d’intervenir dans une cinquantaine de territoires. En janvier 2009, Il rejoint l’EPA Plaine de France en tant que directeur de la stratégie et du développement.

Il a donc publié ce livre (que je lirai avec attention), aux éditions de l’Harmattan. Voyez ce qu’en dit la promo :

Les villes sont aujourd’hui confrontées à une injonction quasi schizophrénique. Confrontées à une concurrence territoriale, elles doivent sans cesse développer leur attractivité, accueillir de nouveaux habitants et des entreprises, construire des réseaux les transports, satisfaire une demande utilitaire, sociale et de plaisir tout en gérant la fonte de leurs ressources (naturelles et financières) dont elles sont consommatrices. Comment résoudre cette difficile équation ? Le principe de changement de paradigme urbain appelle logiquement un renouvellement des pratiques de l’urbanisme. L’urbanisme stratégique est un outil. Il repose sur une vision, une méthode, des principes et des acteurs.

Emmanuel de la Masselière livre aux lecteurs son regard de praticien des collectivités et de leur développement. Fort de 30 années à leur service en Ile de France et en province, doublée d’une expérience à l’international, il promeut une vision de l’altérité des territoires et non de l’égalité et une montée en puissance de l’urbanisme stratégique dont la sève est issue de la confiance, une valeur et un concept développé par Alain Peyrefitte dans la « Société de confiance » dont l’auteur s’inscrit en héritier.

Le constat est sans appel et optimiste. Pour l’auteur, il n’y a pas de ville condamnée. L’urbanisme stratégique est la clé de voute de leur développement dans un contexte de consumérisme urbain.

Chaque ville porte en elle les conditions de sa résilience et de son développement car toutes ont des excellences à valoriser. La ville serait comme Robert Musil la décrit dans l’Homme sans qualités « une sorte de liquide en ébullition dans quelque récipient fait de la substance durable des maisons, des lois, des prescriptions et des traditions historiques ». Il existerait une formule chimique pour favoriser le développement de la ville. Il est selon l’auteur « conditionné par un projet évalué, techniquement et financièrement possible, politiquement recevable, échéancé dans le temps, organisé dans l’espace, dont les maîtres d’ouvrage des actions sont repérés et accrédités par la communauté, une communauté qui s’est organisée pour le manager ». Dans tous les cas, une constante, le développement territorial et urbain est une œuvre permanente, collective et transversale.

6 conditions pour penser et développer la ville : impulser une dynamique, mettre en place une approche systémique, s’appuyer sur des valeurs, créer une marque, reconnaitre la force du politique et des habitants.

À partir d’exemples concrets, d’expériences de terrain, Emmanuel de la Masselière analyse et retrace le parcours de villes et de territoires à la lumière de leurs enjeux de développement à l’échelle régionale, métropolitaine, nationale, européenne et internationale. Provins, le Grand Paris, le Grand Roissy, Nîmes, Besançon, Nice, Amsterdam…quels sont les ressorts de l’attractivité ? Tout reposerait il sur les hommes ? Pourquoi Luxembourg se développe et pas Longwy dans les mêmes configurations géographiques à quelques encablures ?

L’auteur vient contredire la suprématie absolue de l’urbanisme globalisé et en dénoncer les méfaits. Il secoue l’organisation territoriale malgré la décentralisation encore bien trop descendante. Pour lui, « La décentralisation en France est encore une expression de la centralisation. Elle ne part pas des besoins des territoires mais de ceux de l’État. Or c’est en cultivant leurs singularités que les villes se développent. On n’interroge pas les territoires sur leur projet. On leur dévolue la gestion de politiques publiques ». L’urbanisme en France est souvent l’apanage des élites ingénieurs et architectes. Ses dimensions spatiale et morphologique sont privilégiées. Il n’est pas question de les contester. Mais à côté, il est question de donner une place et une parole aux politistes, économistes, sociologues… Saskia Sassen, Olivier Mongin méritent autant que Christian de Portzamparc et David Mangin de diriger des équipes de l’Atelier du Grand Paris. L’urbanisme n’est pas seulement une pratique formelle et spatiale mais la construction du système économique et social, la construction de la confiance. Les ressources humaines, l’éthique collective comptent bien davantage ; et au premier rang l’éthologie de la confiance. La stratégie urbaine est une condition de la clarté et donc de la confiance. Une autre condition est la coopération entre acteur et la profonde évolution du rôle des élus. De pourvoyeurs de services publics, ils deviennent des managers du développement. Ce qu’ils ont perdu en sacralité ils le gagnent en responsabilité.

C’est aussi un “Africain” (d’où le choix de l’éditeur ?) ! On devait parler de l’Afrique ensemble depuis un moment … Je crois qu’il  a trainé pas mal en Afrique. Coïncidence : le jour où je rentrais du Bénin, je l’ai aperçu rentrant lui aussi d’Afrique, à CDG… N’oubliez pas: ceux qui ont vécu un bon moment en Afrique Noire constituent une sorte de fraternité aussi informelle que… efficace.J’en ai encore été témoin la semaine dernière (n’est-ce pas, Michel Hourcade?). Les “frangins” à côté c’est de la rigolade. Je referai un article là-dessus pour vous expliquer ça… 

En tout cas, félicitations pour la sortie du livre, c’est toujours un grand moment. EV


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Albarello et Fabius ensemble pour accélérer de deux ans le CDG Express

Yves Albarello, député de Seine-et-Marne a rencontré mardi 25 novembre le Ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, également en charge du tourisme. Après avoir été rapporteur de la loi “Grand Paris, le député  est  depuis six mois vice-président de la mission de la candidature de la France afin d’obtenir l’Exposition Universelle en 2025. Avec ses deux « casquettes », il a effectué une longue série d’auditions et la liaison entre Paris et Roissy est revenue en permanence dans les discussions. D’où sa visite au ministre.

« Monsieur le Ministre, c’est le maillon manquant. Nous avons un bel aéroport. Mais on ne peut pas y aller facilement et quand les millions de touristes atterrissent, c’est la galère qui commence pour eux : autoroutes saturées, RER dégradés, dangereux et lents, et en taxi ce n’est pas mieux » a déclaré Yves Albarello et d’ajouter :« et puis en France, qui est le plus beau pays du monde, il y a encore beaucoup d’effort à faire sur le plan de l’accueil ».

Selon le communiqué publié par Yves Albarello,Monsieur Laurent Fabius a immédiatement répondu « Monsieur le Député, je pense comme vous à 150 %. Effectivement nous ne sommes pas les meilleurs, la France doit faire mieux dans le domaine du tourisme qui est une industrie extraordinaire. Un exemple : aujourd’hui, 150 millions de Chinois voyagent le monde, dans 10 ans ils seront 500 millions, nous devons tout faire pour bien les accueillir ».

Le Ministre a affirmé avec force et conviction qu’il souhaite l’amélioration des aéroports et gares à Paris, mais aussi sur tout le territoire français et concernant le Charles-de-Gaulle Express, il a déclaré : « il faut le faire, et vite, et même plus vite que prévu. Je serais favorable à une initiative parlementaire dans laquelle figurerait le financement ».

2020 au lieu de 2023  ?

Monsieur Fabius a ajouté : « Monsieur le Député, je n’hésiterai pas à faire appel à vous. Il faut que nous travaillions ensemble dans l’intérêt général et si vous prenez des initiatives, mobilisez-moi, je répondrai toujours présent ».

Le Premier Ministre a fixé comme objectif de mettre en fonctionnement le CDG Express en 2023. Le député et le ministre sont tombés d’accord sur un point : raccourcir ce délai d’au moins deux ans, voire trois, afin que la liaison entre Roissy et la Capitale voit le jour en 2020 !

Cet entretien a été extrêmement positif, note le communiqué  : Le Ministre a conclu par un « Je m’y mets à fond » et le député par « Je veux voir aboutir ce dossier le plus vite possible ».

On va bien  voir… EV

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