François Asensi : “nous devons combattre Daesh par tous les moyens, y compris la force”

Il y a toujours beaucoup de monde (et du beau monde) aux vœux de François Asensi, maire de Tremblay-en-France. Ceux-ci se sont déroulés, en présence du préfet de Seine-Saint-Denis, M.Philippe Galli, jeudi dernier au Palais des Sports. L’an passé, sous le choc des attentats, les vœux avaient été annulés à la dernière minute, comme l’avaient fait plusieurs communes (comme Claye-Souilly, qui n’en organise pas non plus cette année, mais pour des raison d’économies).

Asensi a fait un beau discours (comme toujours, et jamais trop long, certains devraient en prendre de la graine…) que vous pourrez lire ici.

Il est d’abord revenu sur cette “effroyable année 2015 qui aura meurtri nos cœurs”. Il a dit aussi “face à cette barbarie totalitaire, je n’ai pas d’états d’âme. Nous devons combattre Daech par tous les moyens, combattre par la force, y compris militairement, et par la politique”. Et souhaité (député, il est membre de la Commission des Affaires étrangères) une nouvelle orientation de la politique française au Moyen-Orient.

Sur le plan économique, il a regretté une fois de plus la politique gouvernementale et dénoncé les “cadeaux accordés en pure perte aux grands groupes”… Et, dans le même temps, dénoncé la baisse des dotations de l’État aux communes. Ainsi Tremblay a dû baisser de 10% l’an passé ses dépenses de fonctionnement. Et, en 2017, elle ne touchera plus un centime de dotation.

S’agissant de la disparition de la CA Terres de France qu’il présidait, il s’est félicité du travail accompli et regretté la Métropole actuelle: “c’est d’une autre métropole que nous rêvions, d’une métropole qui fasse la part belle à la coopération qu’au passage en force…”.

Et annoncé le nom du Territoire 7 de la Métropole du Grand Paris (8 communes, voir plus haut) dans laquelle les trois villes de l’ancienne CA Terres de France ont été intégrées: “Paris Terre d’Envol”.

Tremblay est une belle ville, dynamique et, incontestablement, François Asensi y aura beaucoup contribué depuis qu’il est maire (en 1991, réélu brillamment depuis, notamment en 2008 avec 70% des voix, et député depuis …1981). Au passage, saviez-vous qu’il n’y eu que trois maires (tous communistes) à Tremblay depuis 1935 (hors la période de Vichy) : Gilbert Berger (1935-1965), Georges Prudhomme (1965-1991), que j’ai connu et donc Asensi (qui a quitté le PCF et est aujourd’hui Front de Gauche (un peu à la peine…)?

Il a considérablement équipé, renouvelé, modernisé la ville, les services à la population. C’est, à mon avis l’un des meilleurs hommes politiques de notre région aéroportuaire (non, non, je ne suis pas atteint par le syndrome de Stockholm). Je n’en dirai pas autant de sa suppléante députée, Clémentine Autain, un peu perdue en politique et dans les méandres islamistes…

Habile, imaginatif, tacticien hors-pair, gros travailleur (même s’il devrait s’appliquer le principe du non-cumul des mandats), capable d’auto-critique, proche des gens, pro-entreprises … Non, non, je ne parlerai pas de  ses défauts (je l’ai connu, en 1974 , alors qu’il était membre de la direction des Jeunesses communistes)  quand j’avais 20 ans, à Bar-le-Duc, lors du meeting -mémorable- de … François Mitterrand !)   EV

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Le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté du préfet de région sur la composition du Conseil communautaire

Eh bien le Tribunal administratif de paris (TAP) n’aura pas tardé : alors qu’il devait rendre sa décision ce jour, il l’a rendue tard hier soir (on est pas habitué…). Donc, pour résumer, il avait été saisi par les communes de Garges-lès-Gonesse (95) et Dammartin-en-Goële (77), deux communes opposées à la nouvelle interco “Grand Roissy” nommée Roissy Pays de France, contre l’arrêté du préfet de région concernant la composition du futur conseil communautaire (revoir ici). Comme il l’avait fait pour d’autres communes dans d’autres nouvelles interco, le TAP leur a donné raison, au motif que certains articles du code de justice administrative pourraient être non conformes à la Constitution :

A savoir ceux-ci : L. 5211-6-1 et L.5211-6-2 du code général des collectivités territoriales. Le premier a été créé par la LOI n°2010-1563 du 16 décembre 2010 – art. 9 (V) et dernièrement modifié par la LOI n°2015-264 du 9 mars 2015 – art. 1 suite à une QPC. Le second a également été créé par la LOI n°2010-1563 du 16 décembre 2010 – art. 9 (V) et modifié par la LOI n° 2015-991 du 7 août 2015 – art. 53 et 87)

Le TAP a donc suspendu l’arrêté du préfet de région sur la composition (105 membres) du futur Conseil communautaire, qui devait se réunir le 29 janvier.

C’est un peu compliqué, mais ce qu’il faut retenir c’est : 1) que ces textes vont être transmis par le TAP au Conseil d’État, qui doit confirmer ou non (dans un délai maximum de trois mois) qu’ils risquent d’être non conformes à la Constitution. 2) s’il confirme cette suspicion,  le Conseil d’État refilera le bébé au Conseil Constitutionnel, qui tranchera sur ce qu’on appelle maintenant une QPC (question prioritaire de constitutionnalité).

Que va t-il se passer ici ?

Que les choses soient bien claires pour tous (on entend tellement de bêtises dans le Landernau…) :

le périmètre de la nouvelle CA Roissy Pays de France n’est pas en cause (sauf décision du Tribunal administratif de Pontoise, saisi au fond par la CC Plaines et Monts de France, suite à l’échec de son référé-suspension (revoir ici), qui n’interviendra pas avant longtemps).

les anciennes communautés (Val de France, Roissy Pays de France) n’existent plus depuis le 1er janvier . Les 17 communes de Seine-et-Marne de l’ancienne CC Plaines et Mont-de France (PMF) sont bien rattachées à Roissy Pays de France. Même si les délégués communautaires de l’ensemble de ces communes restent en place jusqu’à la finalisation du nouvel ensemble (et les rémunérations des présidents, vice-présidents et autres élus délégués restent seront payées jusqu’à la finalisation …ouf…).

la CC Plaines et Monts-de-France reste en place, mais à 20 communes au lieu de 37 et ne fait pas partie du nouvel ensemble;

Patrick Renaud (ancien président de la CA Roissy Porte de France), doyen des présidents des anciennes intercos reste, le temps qu’il faudra, président par intérim du nouvel ensemble.

Bernard Rigault n’est plus président de la CC Plaines et Monts de France, puisque sa commune, Moussy-le Neuf, fait partie des 17 communes rattachées au nouvel ensemble.

l’ensemble des salaires des fonctionnaires ou employés des anciennes intercos et les dépenses courantes seront payés in fine par le nouvel ensemble (dont le siège à été fixé à Roissy-en-France, dans les locaux de l’ancienne Roissy Porte de France). Donc pas d’inquiétude pour qui que ce soit.

tant que le Conseil d’État ne se sera pas prononcé, l’exécutif intérimaire de Roissy Pays de France gérera “les affaires courantes” comme on dit. C’est à dire que rien ne sera décidé en quoi que ce soit (investissement, budget etc.). Cependant, en cas de “nécessité impérieuse”, le président par intérim pourrait convoquer l’ensemble des conseillers communautaires actuels (160, si j’ai bien compté), pour prendre des délibérations.

ni la politique (au sens droite-gauche), ni le territoire du Grand Roissy, n’ont rien à voir dans tout ça : ce ne sont que des problèmes de personnes, de pouvoir, et surtout, pour beaucoup, d’indemnités.

Que de temps perdu !

Je prendrai le temps de resituer les responsabilités dans ce blocage (heureusement temporaire, mais quand même) : surtout celles de Bernard Rigault, maire de Moussy-le Neuf président éphémère de la CC Plaines et Monts de France. Et de montrer comment Alain Aubry, maire du Mesnil-Amelot, ex 1er vice-président de PMF, a fait preuve, une fois de plus, d’un sens … aigu de la stratégie politique.

Et que les dernières lois sur les regroupements d’intercos ont été trop vite adoptées.

Pour l’heure, y’ a vœux des maires de Tremblay et de Mitry ce soir (en même temps…).

EV

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Pauvre Monde !

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C’est une histoire de fou, comme j’en ai rarement vu. Voilà:

J’ai été un lecteur quotidien du journal “Le Monde” depuis 1977 (avec un intermède pendant mes années africaines). Lecteur plus qu’assidu même: je l’achetais au numéro, dès sa sortie vers 13h (à Paris). C’était le “journal de référence”. Puis, quand je suis venu travailler à Tremblay, j’étais un peu frustré car le journal arrivait le lendemain seulement. Aussi j’avais chargé mon fils, collégien puis lycéen et étudiant à Paris de me l’acheter tous les jours, comme ça je le lisais le soir en rentrant. Parfois il oubliait, évidemment, et ça me mettait dans une sacrée rogne, tellement j’étais accro au journal.

Puis, dans les années 2000, le contenu changeait vraiment. On retrouvait de moins en moins des articles comme “avant”, bien documentés etc. Je ne me fâchais même plus quand mon fils oubliait de m’acheter le journal Les crises se sont multipliées au sein du journal (voir ce qu’en dit wikipedia).  Et puis internet s’est généralisée. Petit à petit, je n’ai plus acheté le journal. Et, maintenant, les rares fois où je l’achète (les rares fois où je prends le métro), la déception continue.

Voici quelques mois, un de mes correspondants (qui est abonné au Monde papier) me signale qu’il y a une série de reportages sur un sujet que je suis : la “BlueLine” de Bolloré au Bénin et dans les pays voisins (dont je vous parlerai prochainement). Il me les scanne, mais je voulais les avoir en numérique. Du coup je m’abonne au Monde.fr (17 euros par mois…) en deux clics, paiement avec carte bleue. Mais je ne retrouve pas les articles. Je veux appeler la “hotline” du site : payant ! J’appelle pas.

Et, comme chaque fois que je vois passer le prélèvement de 17 euros, je pense à me désabonner, d’autant que le contenu n’est toujours pas terrible. Et je me suis décidé ces jours-ci. Je cherche donc sur mon compte chez eux un lien de désabonnement: je n’en trouve pas. J’envoie un mail au service clients en disant que je veux mettre fin à l’abonnement. Je reçois alors une réponse qui, au lieu de prendre en compte ma demande, me propose une nouvelle offre à 10 euros par mois pendant trois mois ! Je réponds en disant que je veux en terminer. Et là, je reçois le mail ci-dessus qui m’indique qu’il faut envoyer un formulaire avec “lu et approuvé”! par lettre recommandée avec accusé de réception ! J’y crois pas. Je réponds en disant que, pour m’abonner, je n’ai pas eu besoin de lettre recommandée… Pas de réponse, bien sûr. J’ai envoyé la lettre (aller à la Poste,4.90 €…) . Et, enfin, ce jour, mon abonnement est terminé.

Et ben c’est pas comme ça qu’ils vont gagner des lecteurs. Pour moi, Le Monde, c’est fini ! EV

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Les nouvelles intercos en Grande Couronne. Le Tribunal administratif de Paris juge des recours de Dammartin et de Garges ce jour

cliquez pour voir les nouvelles intercos

Le préfet de région a publié hier un communiqué précisant les nouvelles intercommunalités de la grande couronnes, entrées en vigueur le 1er janvier. 17 (au lieu de 41 avant), dont celle de Roissy Pays de France. Si vous regardez bien la carte, vous verrez que c’est la plus peuplée. Si tous les périmètres ont été validés, les quelques opposants aux nouvelles intercos (Sénart Val de Seine, Evry et Sénart et bien sûr les 17 communes du 77 rattachées à Roissy Pays de France) ont trouvé un autre cheval de bataille : ils ont attaqué devant le Tribunal administratif de Paris (TAP), les arrêtés du préfet de région sur la composition des conseils communautaires. Les deux premiers recours ont en partie aboutit: le TAP a suspendu les arrêtés parce qu’il s’interroge sur la constitutionnalité de la loi sur la composition des conseils communautaires. Celui des 17 communes et de la commune de Garges (95, opposée à la fusion) est examiné ce jour et la réponse du TAP sera donnée demain.

A priori, l’arrêté concernant Roissy Pays de France devrait être lui aussi suspendu, le temps que soit examinée par le Conseil d’État puis éventuellement le Conseil constitutionnel. Ce qui prendrait un peu de temps et risquerait de prolonger la période d’intérim (le Conseil communautaire devait se réunirle 29 janvier) jusqu’à fin mars.  Toujours à suivre donc. EV

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