Du nouveau dans le Home Stay de Sakuntala (Chiang Maï)

La nouvelle piscine et ses premiers baigneurs

Sakuntala (chez qui je serais bien en ce moment, revoir ici, quand j’y étais l’an passé) a relooké (il n’en avait pas vraiment besoin, mais c’est une perfectionniste) son Home Stay de Chiang Maï (nord Thailande). Elle m’a prévenu voici quelques jours et envoyé ces fotos. La terrasse a été refaite et surtout, elle a changé de piscine, l’ancienne étant effectivement un peu petite. Je redis ici tous le bien que je pense de son Home Stay, d’elle (revoyez ici aussi) et de son ami Danny (qui est un super guide dans la région, HI Danny !). C’est vacances assurées, et on fait ce qu’on veut : farniente ou excursions multiples dans cette région aussi belle que touristique, ou les deux.

La cuisine extérieure, avec Mieang, la cuisinière birmane (et son masque terriblement sexy...)

La nourriture thaï est excellente (rien à voir avec nos restos thaï d’ici), que ce soit dans la rue (le soir, dans les Night Markets…), au resto ou … chez Saku. En plus, toutes les Thaïlandaises sont hyper mignonnes ! Et les gens sont souriants (pas faux-cul). Revoyez encore ici.

la nouvelle terrasse

Moyen de passer d’excellents moments avec un budget sommes toutes modeste: un aller retour sur Bangkok tourne autour de 500 € maxi (Etihad est bien, mais Air France fait aussi de bons prix, et c’est direct). Le vol intérieur pour Chiang Maï coute 150 AR. En plus, les prix du Home Stay  de Saku sont très doux (autant qu’elle est douce, c’est dire). Et le cout de la vie est inférieur à ici. Je recommande (et c’est pas de la “pub”). N’hésitez pas à nous contacter pour infos. EV

Faites “Saku Boutique Home stay” sur google, et vous aurez plein de liens et de témoignages. Voici ce que j’y ai trouvé ce matin: cliquez !


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Camelinat à Mitry-Mory ! Choses Publiques…

Voyez le wikipedia de Camélinat

Retrouvée cette foto que j’avais prise début 2002.  Cette plaque dédiée au célèbre communard Zéphirin Camelinat, est située au bas d’un immeuble communal du parc de la Villette-aux-Aulnes, à Mitry-Mory. J’avais prévu, à l’époque, de faire un article sur ce parc dans le mensuel gratuit (éphémère: 3 numéros) Choses Publiques. Voyez le premier ici et le dernier là.. Ça avait été un succès, pourtant: 25 000 ex (non : 30 000), distribués dans les boites aux lettres de Tremblay et de Villepinte, équilibré par la publicité. J’ai retrouvé les archives de Choses publiques dans le déménagement : beaucoup de gens s’étaient abonnés bénévolement (15 € minimum par an, mais certains donnaient plus : voir ci-dessous). L’argent est toujours là, sur un compte spécial (faudra que je pense à dissoudre le “Club” et donner l’argent à une association). C’était passionnant, les gens nous appelaient, venaient nous voir (notamment tous les politiques du coin), nous écrivaient, tous appréciaient les infos “très locales”… On avait un site internet (fermé depuis).   J’avais voulu étendre la diffusion à Mitry, Aulnay, Vaujours… Mais ça faisait trop de travail, il fallait plus de moyens humains, et j’avais pas assez de sous (comme d’hab…). On a arrêté, la mort dans l’âme. Un de mes rares regrets dans l’histoire de notre agence VPP.

Un des bulletins d'abonnement

Pour revenir à Camélinat, il est un peu oublié (mais il y a des rues à son nom : celle d’Aulnay a été débaptisée récemment). Il fut un membre important de la Commune de Paris (directeur de la Monnaie de Paris), et plus tard, après avoir contribué à la naissance de la SFIO, il fut parmi ceux qui fondèrent le PCF en 1920. D’où sa présence sur cette plaque à Mitry-Mory (toujours communiste !). Je crois me souvenir qu’il y a une société d’études historiques à Mitry (ou à côté): peut-être en saura t-on un peu plus sur les circonstances de cette plaque.  EV

Allez : le numéro 2 de Choses publiques (cliquez, comme ça vous pourrez me voir en … garde à vue !)


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Gabriel Keslassy : riches itinéraire et carrière d’un Juif d’origine marocaine, fonctionnaire (décoré de l’Ordre national du Mérite) désormais à la retraite. Et … “merci à la France”.

Avec Gaby, au couscous rue de Belleville

C’est un ami, un vrai… Mais on peut parfois, entre vrais amis, se perdre de vue un moment, même si l’amitié s’entretient, comme dit le proverbe. La faute en revient aux aléas de la vie et, je pense au caractère parfois trop trépidant de la vie ici (cf ce que dit Patrick Lecompte dans la vidéo de l’article “Bénin”  ci-dessous). Je n’ai jamais oublié cet épisode: j’ai connu, en 1989, un de mes autres (vrai, donc) amis, Brice Boussari (que certains d’entre vous connaissent, collaborateur occasionnel de nos publications, revoyez ici (pages 10 à 13, son résumé, brillant, de l’Histoire de l’Afrique), un Béninois (devenu Français en 1991), excellent  professeur d’Histoire-Géo, d’une culture générale que je n’ai même pas à ce jour. On s’est vu souvent, régulièrement depuis, tous les deux ou en famille. Et puis, un jour, on n’a plus communiqué. Aucune raison à cela. J’étais occupé, (comme toujours…)  à cette époque, peut-être préoccupé par mon cancer (c’était en 2004 et après voir ici, en fait je ne sais  plus (non,  pas sûr que ce soit à cause du  cancer, qui ne m’a jamais fait peur ). En fait, j’avais dû “procrastiné”, comme sur plein de choses, comme tout le monde (sauf les héros) … Et puis je me suis repris. Pas osé l’appeler au tél… Je me suis fendu d’une longue lettre d’excuses, lettre qui m’est revenue, car ils avaient déménagé. Renata, mon ancienne secrétaire, a retrouvé son adresse où j’ai renvoyé l’enveloppe revenue. Il m’a répondu sans tarder, avec notamment cette belle phrase : “je n’ai pas beaucoup d’amis, mais tu en fais partie…”. On ne s’est plus “quittés” depuis ça. Et bien moi non plus, je n’ai pas beaucoup d’amis, mais il en fait partie.

C’est vrai que personne n’a pas beaucoup d’amis (de vrais…).

“Transfert d’amitié…”

Gaby, djeun, au Tchad. Il fait un peu Djejus Christ, non?

J’ai connu Gabriel Keslassy (Gaby) bien avant Brice. Il était ami avec Sylvia (la mère de mes enfants). Ils s’étaient connus à N’Djamena, capitale du Tchad). Elle travaillait alors, jeune fille, chez ses parents (son père était militaire), à la Paierie de France (Trésor public français) et lui était VSNA (Volontaire du service national actif) de 1975 à 77 et avaient sympathisé (version officielle…). Elle me l’avait présenté à Paris en 1980 et il y eu ce qu’on appelle (j’ai connu cette expression après) un “transfert d’amitié”. Discussions, rigolades, sorties, c’était toujours des plaisirs. Ce type dégage, jusqu’à aujourd’hui, comme des ondes positives. Il était venu ensuite à Cotonou “enterrer” sa vie de garçon (je ne raconterai pas une de nos soirées à Lomé, la morale l’interdit) car il allait se mettre en ménage avec Frédérique, sa compagne.

On s’est ensuite perdus de vue.

On s’est retrouvés, lors d’un truc de ouf… En 1993, j’officiais comme directeur du développement économique de cette bonne ville de Tremblay-en-France (93). Un important projet d’implantation sur la ZAC “Tremblay CDG” était bloqué par le … “Comité de décentralisation” (une sorte de Gosplan à la française, qui n’existe plus, mais…). Le maire, avec raison,  y tenait. Réunions sur réunions… Le “commercialisateur” qui avait amené l’affaire (un p’tit c…), n’arrêtait pas de nous dire qu’il allait régler l’affaire, mais celle-ci trainait, trainait…  Du coup je prends les choses en mains. Et j’appelle le fameux comité. On m’indique le nom du secrétaire général, un certain M. Keslassy. Ce nom étant assez courant (y’a plein de toubibs qui s’appellent comme ça) , je ne “matche” pas. J’arrive à avoir le fameux “Môssieur Keslassy”. Et là, en entendant sa voix (y’en a pas deux comme ça), j’y crois pas, mais je matche: c’était Gaby ! Retrouvailles, Rigolades, embrassades téléphoniques… On a réglé le problème (qui n’était que bureaucratique…), et j’ai fait sauter à la corde le petit con de “commercialisateur” pendant plusieurs jours !

Au tarot, avec le champagne casher …

Allez, une petite pub gratos pour "mesvinscacher.com" en échange de cette foto piquée sur leur site

On s’était donc retrouvés avec Gaby ! Pas le temps de vous raconter… Ah un peu quand même, nos parties de tarot chez moi, Gaby étant un excellent joueur !  Avec un des ses cousins et un des ses beaux-frères, tous Juifs, mais le dernier plutôt orthodoxe. Celui-ci (ashkénaze, alors que Gaby est séfarade) amenait son repas (et ses boissons du soir, strictly casher of course), pendant que Gaby et moi, on se faisait des côtes de porcs et on allait pisser sans se laver les mains en revenant (c’est pas bien, en effet, mais quand même), ce qui le faisait rager (mais la partie continuait). Il était sympa et avait de l’humour (comme tous les Juifs que je connais) et ça passait. Un jour, j’ai voulu faire plaisir audit beau-frère. Le regretté (revoir ici) Simon Dawidowicz, qui fut mon maire adjoint à Tremblay (que j’aimais beaucoup), à qui j’avais raconté ces histoires, m’offre une bouteille de champagne casher (en plus de la marque Rotschild).  Moi, heureux, je fais la surprise au beau-frère lors de la soirée de tarot qui a suivi.

Mais il n’a pas voulu en boire ! Vous savez pourquoi ? Juifs ou pas Juifs, sûrement vous savez pas. Le beauf’ (commercial “packaging”, de talent) nous a expliqué que, selon les textes, il est interdit qu’un Juif boive de l’alcool avec un goy (non Juif…) car ce dernier pourrait en profiter, une fois le Juif éméché, pour lui faire perdre sa foi et son âme juive. On a tous (sauf lui) éclaté de rire, et rappelé à ce cher beau-frère qu’on était au 20ème siècle, et que ces prescriptions moyenâgeuses, pour autant qu’elles pouvaient être utiles, n’avaient plus cours. On a fini la bouteille sans lui, et continué la partie de tarot (qu’il a gagnée !) dans la bonne humeur et la rigolade.

Et on s’est encore perdu de vue, avec Gaby, pour les mêmes raisons que j’expose plus haut. Mais l’autre fois, je reçois un mail de lui m’expliquant qu’il partait en retraite (il a fini comme chef de la mission Activités-Agréments, à la DRIEA). Il avait cherché mon email. Une vraie émotion quand je reçois son mail sur lequel il y avait son tél portable. Ni une, ni ni deux, je l’appelle. Joie ! L’amitié se sent toujours au tél. Et il est venu chez moi, a fait la connaissance de Bignon, et on on est partis entre hommes manger un couscous chez Abdel, dans l’coin (Bignon étant occupée avec son CAP Petite Enfance, qu’elle a eu depuis !)

Pendant la cérémonie, le DRIEA au micro

J’avais pas eu le temps d’aller à son pot de départ (j’ai le temps de rien faire, c bien connu), mais je lui ai demandé de m’envoyer son speech, prononcé après un mot du DRIEA, M. Gilles Leblanc.

“Merci à la France”

Je vous recommande de lire son discours (en cliquant ci-dessus) . Discours qu’il termine en disant : “

En cette période de forte déprime nationale, je tenais vraiment à exprimer publiquement mes remerciements à la France qui a permis ce parcours singulier. Il prendra une autre forme pour la génération montante mais j’ai confiance dans le génie français…

C’est un mélange (heureux et bien écrit)  de description de plein de choses: enfance au Maroc, départ en France, naturalisation ( pénible) en 1969, vie amoureuse, voyages (il a été partout dans le monde), études, carrière (dont un épisode antisémite que je connaissais, à Tahiti : moi je lui aurais mis mon poing sur la gueule à ce con), famille (il s’est marié avec Frédérique en 2014 seulement, et ce sont leurs deux enfants qui ont été témoins !).

Et lisez aussi, ci-dessus, l’hommage qu’il a rendu à sa sœur Betty, morte l’an passé à l’âge de 62 ans, qui était trisomique 21 (mongolienne comme on disait à l’époque -et encore maintenant-).

De grands moments d’humanité, dont notre pays, notre Europe, en déclin à coup sûr s’ils ne savent pas réagir aux attentats islamistes (et aux discours antisémites, tout aussi incroyables à notre époque, relayés par des frustrés que notre pays a accueillis et aidés, à grands frais), ont tant besoin.  Moi, je ne céderai pas, jamais. Merci Gaby, et on ne se perd plus de vue ! EV

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L’ancien président du Dahomey, Emile Derlin Zinsou, est mort. Ancien sénateur, un hommage lui sera rendu aux Invalides

En aout dernier, avec le président Zinsou, chez lui

Il était affaibli mais avait toute sa tête, l’année dernière, quand nous avons eu l’honneur (revoir ici) et le plaisir de lui rendre visite à son domicile de la Patte d’Oie, à Cotonou. C’était après avoir lu son dernier livre de mémoires “En ces temps là” (2013 aux éditions Riveneuves le voir ici) que j’avais cherché à le rencontrer via une amie. Son livre est très instructif sur l’histoire non seulement du Dahomey (appelé Bénin depuis 1975) mais celle de l’Afrique de l’Ouest.

Emile Derlin Zinzou en fut le président sur une courte période (1968-69), destitué par un putsch. Né en 1918, il est mort chez lui le 28 juillet dernier. J’ai aussitôt appelé sa famille pour lui exprimer nos condoléances. Plusieurs cérémonies ont eu lieu au Bénin. Il avait été, sous la 4ème République, sénateur de 1955 à 1959 (voir ici). Un hommage lui sera rendu aux Invalides le 17 septembre prochain, à 10 heures. J’y serai, vous pensez bien.

Ce fut un grand homme, et s’il avait pu être président plus longtemps, le Bénin n’aurait pas connu toutes les difficultés qui ont freiné son développement et notamment la sinistre dictature “marxiste-léniniste” du  général Mathieu Kerekou (il avait condamné à mort Emile Zinsou, par contumace), qui a mis le pays à genoux, de 1972 à 1990, date à laquelle il a été contraint de quitter le pouvoir par la “conférence nationale”, laissant les caisses du pays entièrement vides. J’ai vécu ça de près, de 1981 à 1988.  EV

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Vivre au Bénin: un témoignage original de Patrick Lecompte

cliquez pour la vidéo

Pas le temps d’aller au Bénin ce mois d’aout, faute de temps. Ce n’est que partie remise. Au passage, je continue à conseiller à tous d’aller passer des vacances la-bas. Un pays agréable, avec beaucoup d’atouts touristiques, même s’ils sont mal connus, et les Béninois sont très agréables et accueillants . N’hésitez pas à me contacter pour des infos et conseils: je connais le pays comme ma poche.Voyez aussi le site touristique officiel.

A propos de Bénin, je suis tombé par hasard sur ce témoignage de Patrick Lecompte, qui vit dans le pays depuis 1990. Il travaille comme conseiller à la communication pour l’entreprise Fludor Bénin, spécialisée dans les corps gras. C’est le site local vivreauBénin.com qui a mis en ligne (l’année dernière) la vidéo ci-dessus.

Que j’ai regardée, vous pensez bien. Je suis d’accord globalement avec ce qu’il dit (sauf que moi j’ai jamais vu, y compris dans le nord, “les grandes étendues de sable” qui envahiraient la savane). Notamment sur la nécessité de respecter les gens du pays quand on vient d’ailleurs (il faudrait qu’il vienne faire des conférences ici, à ce sujet…).

Je l’ai appelé hier et on a eu une discussion sympathique. Notamment sur son idée de transférer la capitale au centre du pays (la capitale officielle est Porto Novo, mais en pratique c’est Cotonou, toutes deux dans le sud), à l’image de ce qu’avait fait le Nigeria voisin à Abudja. Je n’y avais jamais pensé, mais ça pourrait être une idée intéressante. Cela permettrait aussi aux gens du sud de mieux connaitre (ou de connaitre, tout simplement) le nord du pays (ce qui ne leur ferait pas de mal) qui pour beaucoup s’arrête à … Bohicon.  Je me suis promis de lui rendre visite lors de mon prochain séjour.

Voyez aussi ce numéro, ci-dessous, d’Échappées Belles, sur le Bénin (le sud…). Nous l’avions vu à sa sortie sur M6 et l’avions trouvé, Bignon et moi, assez… réducteur. Mais ça donne une idée. Et, en dessous (on ne s’en lasse pas) l’excellent Happy à Cotonou, brillamment réalisé par Stéphane Brabant (salut Stéphane! ) et dont j’avais parlé en février 2014 (revoir ici). EV

Happy à Cotonou !


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