Je comprends (encore) mieux pourquoi le secteur de l’hôtellerie peine à recruter

J’ai vu, récemment, un résumé de la convention collective du secteur HCR (cliquez ci-dessus pour le voir). J’étais sur le cul ! Entre autres : jours fériés non payés, 39 heures, bas salaires etc.

Je connais plutôt bien le secteur de l’hôtellerie-restauration, notamment pour bien observer les hôtels et restaurants du Grand Roissy depuis des années. Je témoigne aussi de leurs difficultés incessantes à recruter, surtout dans les hôtels. J’en ai vu des turn-over … Ce que j’avais appris, c’est le faible (c’est un euphémisme) niveau de rémunération qui est en cause. Du coup, souvent, on embauche n’importe qui, qualifié ou non, le plus souvent au SMIC.

 

J’en ai écrit, des articles à ce sujet ! Car l’hôtellerie est un gros secteur d’activité dans le Grand Roissy (et c’est pas fini…). Je vous suggère de revoir cet article dans Bénéfice.net n°25 (pages 66 et 67), intitulé “Mais regardez, au moins, le client” . Et aussi des réactions à cet article dans le Bénéfice.net suivant, n°26, pages 60 et 61. Parmi lesquelles celles-ci:

De Paul Ducharme (Sherbrooke, Québec Canada).

Bonjour M. Veillon. J’ai bien apprécié votre article dans la revue BENEFICE, N° 25, de septembre-octobre. Mon épouse et moi avons visité la France durant tout le mois de septembre. Magnifique pays que le vôtre. Nous avons fait un magnifique voyage. La veille de notre départ, je suis tombé sur votre article par hasard et je n’ai pu m’empêcher de le lire en entier à mon épouse tellement vous exprimez ce que nous avons vécu dans la très grande majorité des restaurants où nous avons mangé. Tout ce que vous relatez, exactement tout, nous l’avons vécu. Pour des touristes, c’est très désagréable. On ne prend plus le temps d’écouter le client, les serveurs quittent la table, alors que la conversation n’est pas terminée. Ils sont toujours pressés… Là où le service était le plus sympa, c’était dans les petits bistros où le service était fait sans prétention et avec chaleur. En terminant, je suis d’accord avec votre suggestion, soit de laisser le pourboire à la discrétion du client.P.S. j’aimerais vous relire après votre “table ronde”. Pourriez-vous me faire parvenir votre article ? Merci.

Autre réaction, dont voici le début (à lire en entier), un peu … mélangée :

De Philippe Marchand, Directeur du Novotel Roissy Terminal.

Comme vous le savez, je viens de rejoindre la plateforme de Roissy et je suis devenu un lecteur assidu et de RoissyMail et de Bénéfice Net. L’article sur la qualité du service dans les Restaurant de Roissy a attiré toute mon attention. Je sais que je prends un risque en vous donnant mon avis, c’est celui de rompre l’adage qui consiste à penser”pour vivre heureux, vivons cachés”. Je sais aussi que votre média envoyé à + de 6700 personnes par mail est craint, aussi bien par les chefs d’entreprises, que les hommes politiques et d’après votre attachement à parler de la Restauration, par les hôteliers-restaurateurs aussi. Je sais que vous pouvez contribuer, à faire ou défaire des réputations et ce ne sont ni Helmut, ni les commerçants de Belleville qui me contrediront. Cependant, j’aime bien donner mon avis, et j’aime bien l’exprimer dans les dossiers que je maîtrise et j’ai la faiblesse de penser que c’est le cas au niveau de la pratique du métier de serveur… Pour avoir été payé pendant 11 ans au %, je ne peux pas laisser penser que c’est la solution pour imaginer avoir en retour un service attentif…

Dans la suite il évoque, en étant contre, la suggestion que j’avais faite, du retour au service payé au pourcentage. Je maintiens qu’au moins la rémunération en partie au pourcentage, serait motivante pour un service de qualité. Quand j’étais, à Nancy (54) en classe de seconde et une partie de la première, je travaillais tous les week-end dans ce qui fut, rue Stanislas la toute première pizzeria de la ville. Il y avait un monde fou, les clients faisaient la queue … J’étais payé (comme les autres serveurs) au pourcentage (12% sur tout ce je servais). Eh bien, je m’en souviens bien, en 4 week-end je gagnais plus que le SMIC de l’époque.  Idem juste après, quand j’avais interrompu mes études,  en cours de première, je travaillais à plein temps comme seul barman à ce qui fût l’hôtel de Metz, à Bar-le-Duc (55). C’était dur, les journées longues (sans pause le midi…) et un seul jours de congé par semaine, mais je gagnais très, très bien ma vie. Et quand j’ai repris mes études (redoublement de la première), je continuais à faire des extras dans les hôtels restaurants de la région, toujours bien payés..

Et pour rappel, à Paris les serveurs étaient à 15 % ! Dans certains établissements, ils gagnaient tellement que, lorsqu’ils quittaient leur poste (retraite ou autres) ils revendaient (cher) leur poste au remplaçant, avec l’accord des patrons.

cliquez...

Quant aux propos de l’époque de Philippe Marchand (que j’aime beaucoup et avec qui je suis toujours en contact), comme quoi je ferais et déferais les réputations de tel ou tel, j’en ris encore. Depuis tout le temps que j’écris, je n’ai jamais fait ça. Je ne fais que constater et je publie quand j’estime que c’est intéressant pour les lecteurs. Et, au passage, en 22 ans de publications, je n’ai fais aucune, je dis bien aucune, erreur. Ce qui n’est pas le cas des vrais journalistes comme je les appelle, comme ce Dominique Malécot (des Echos !) qui affirmait dans un article avoir VU le  ministre Leroy serrer la main du maire de Memphis lors des Rencontres du Grand Roissy en 2011. Or le ministre, que je connais bien, n’était pas venu ce jour là ! Revoyez ce grand moment ici .

Enfin, s’agissant des mes articles sur les restos et les hôtels, la plupart sont élogieux, notamment à propos des directeurs d’hôtels, qui sont la plupart du temps formidables, et dont j’admire le métier, aussi passionnant que difficile. EV

 

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L’hôtel Moxy est ouvert !

Voici une bonne nouvelle. Nous vous en avions parlé en avril 2017 (revoir ici). Eh bien l’hôtel Moxy (Roissypole, sur le territoire de Roissy-en-France) a ouvert et a  été inauguré en même temps mercredi dernier au soir.  Vous en saurez plus en cliquant sur l’image pour lire l’article complet (écrit par Caroline), publié sur le site de l’Office de Tourisme de Roissy Clé de France. EV

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ADP investit dans un nouvel hôtel à CDG: easyHotel

Ça sera le deuxième “easyHotel” de France (après Nice) que la chaine, filiale de eazyGroup, propriétaire de la célèbre compagnie aérienne easyjet, ouvrira en France. C’est ADP qui finance, Linkcity Ile-de-France (filiale de Bouygues Construction) qui va construire, et donc easyHotel qui gérera. L’architecte est le cabinet Studio 135.

Il y aura 209 chambres dans un immeuble de près de 4000 m2 sur 5 niveaux et 71 places de parking (c’est sur le territoire de Tremblay-en-France) sur une emprise de 0.4 ha. L’ouverture est prévue en janvier 2021.

Selon le communiqué commun (à voir ici)  “la capacité d’hébergement actuelle de l’aéroport Paris-Charles de Gaulles’établit à 3 448 chambres réparties sur 11 hôtels et devrait atteindre 4 460 chambres à l’horizon 2025 du fait des futurs projets hôteliers en cours résultant de la forte croissance attendue du trafic de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle dans les années à venir et de l’attractivité de ce secteur du Nord parisien grâce, notamment, au dynamisme de ses parcs d’exposition”.

C’est bien… EV

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Rencontre agréable avec Philippe Marchand

Philippe Marchand est actuellement directeur de l’hôtel Mercure près du Parc des Expositions de Paris. Je l’ai connu en 2006 quand il est arrivé au Novotel CDG. Le courant est tout de suite passé avec cet homme plaisant et passionnant (et passionné par son métier). Il a ensuite dirigé, pendant des années,  le Novotel Wellnes de Roissy Village, puis est parti pour Paris au Mercure Boulogne (où il avait accueilli Nina en stage, revoir ici) et donc maintenant au Mercure Parc Expo.

ll habite Rouen mais a un pied-à-terre à Paris, non loin de chez moi. Ça fait un moment qu’on devait manger dans le coin, mais le temps…

Mardi dernier, de bon matin, je  reçois un sms de lui: t’es parisien, si oui, tu es libre ce soir ou demain soir? J’ai répondu ok, avec joie !  Ça a été le soir même, dans mon marigot, chez l’excellent restaurant (mon deuxième  bureau, mais attention, c’est pas l’expression africaine…) le bien nommé l’Imprévu, tenu par Abder depuis 20 ans (jamais une déception, un type super dont je ferai, s’il le veut bien, un portrait ici. ..) On a parlé de tout, mais pas eu le temps de parler de tout. Un grand moment de plaisir . Ça fait du bien. Merci Philippe ! EV

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Deux nouveaux hôtels au Mesnil-Amelot

Il y aura bientôt deux hôtels de plus au Mesnil-Amelot : un complexe Ibis (96 chambres) et Ibis Budget (138). C’est le même investisseur (Territoire et Développement) que pour le même complexe de Gonesse.  Faut dire que l’emplacement du Mesnil est idéal pour l’hôtellerie, car le centre de gravité de CDG se déplace de plus en plus vers l’Est.

Le chantier devrait débuter fin juin ou début septembre. Le complexe est situé rue de Paris, tout à côté du restaurant La Pomme d’Or (un coucou au passage à Mauricette, la patronne).

Le Château du  Mesnil !!!

Bonne occasion s’agissant du Mesnil, de raconter cette anecdote. Voici quelques années, il y avait une réunion en mairie, à laquelle devait assister le préfet de région. Le chauffeur cherche la mairie, quelqu’un lui indique la direction. Et passe donc devant le bâtiment ci-dessus, mais continue son chemin: ça ne peut pas être la mairie se disent-ils… C’était bien la (nouvelle) mairie. Histoire vraie…

C’est que le Mesnil  (1003 habitants) est une commune riche. Outre la zone industrielle créée voici longtemps par l’ancien maire, M. Droy, la commune compte sur son territoire une partie de CDG qui se développe à vitesse grand V depuis quelques années. Bonjour les retombées fiscales ! Au point, dans un article célèbre paru en 2008 (revoir ici ce grand moment)  dans le Canard Enchaîné, d’être qualifié (avec sa voisine Mauregard) de … émirat !

Alain Aubry président ?

Alain Aubry est le maire du Mesnil depuis 2008, toujours confortablement élu. Sûr qu’il va se représenter l’an prochain…  Il est aussi vice-président de la CA Roissy Pays de France. Ma foi, son nom circule dans les rumeurs : il serait bien placé pour en être le président si, pour une raison ou pour une autre, le président actuel, Patrick Renaud ne serait plus au Conseil communautaire… EV

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Une exposition photo de Pol Bacquet, “plane spotter” en ce moment au Mercure de Roissy Village

Elle s’appelle Take Off, est consacrée (avec 35 panneaux) aux avions d’Air France et se tient du 4 mai au 14 juin. Demain aura lieu son vernissage. Pol Bacquet, que j’ai eu au téléphone, est un passionné de longue date des avions et des aéroports. Récemment retraité, cet architecte (jeune il aurait voulu être pilote mais son père avait refusé  “tu seras ingénieur comme tout le monde dans la famille”) a voyagé dans le monde entier pour son travail. Il en a donc vu des aéroports et des avions ! Il s’est mis à la photo voici trois ans et cette expo est sa quatrième.  Je vous conseille de visiter son site ci-dessous pour voir l’intensité de sa passion. Au passage, un bravo au très dynamique Mayke Deleignies (revoir ici) le directeur du Mercure Roissy Village qui organise régulièrement expositions et autres évènements  dans son hôtel. EV

voir le site
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Et visite des hôtels Ibis de Gonesse : découverte du “combo”

Après le déjeuner à Aéroville, nous sommes allés rendre visite à Clément Malric, directeur des deux nouveaux hôtels Ibis de Gonesse dont nous vous avions parlé. Très sympa, il nous a fait visiter le “combo” :  en fait les deux hôtels sont reliés par une double réception (foto ci-dessous), bar et lobby communs, même si les prestations sont différentes. Bonne discussion avec Clément qui connait déjà trés bien le territoire du Grand Roissy. Merci à lui pour son accueil et tous nos vœux de succès ! EV


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Clément Malric, 28 ans, est le premier directeur du complexe Ibis de Gonesse, ouvert depuis le 1er avril

On était (revoir ici) à la pose de la première pierre de ce complexe hôtelier, en 2017. Eh bien il est ouvert depuis le 1er avril dernier. C’est en fait (j’aurai appris ce mot) un “combo”, c’est-à-dire, dans ce jargon anglo-saxon,  un ensemble de deux hôtels sur le même site. Et à Gonesse c’est un Ibis (80 chambres) et un Ibis Budget de 92 (enseignes du groupe Accor).

C’est Clément Malric (foto) qui est en le premier directeur. A 28 ans, il a déjà un beau parcours pro ! Tenez-vous bien :

– débute à 15 ans à au lycée hôtelier d’Occitanie (Toulouse)

– obtient son master en management de l’hôtellerie à l‘ESTHUA d’Angers

– stages en Espagne et Dubaï, suivis de 6 mois de travail en Argentine (Mendoza, cool car c’est un amoureux du vin…)

– entre en 2014 dans le groupe ACCOR au Novotel La Défense en tant que Yield manager

– 2015 : Yield manager à l’ex Pullman de CDG, au moment où cet hôtel mythique devient Mercure Paris CDG Convention

– 2017 : responsable hébergement au Novotel Saint Quentin en Yvelines

– 2019 donc :  directeur du “combo” de Gonesse.

une des chambres de l'IBIS

Je l’ai eu au téléphone plusieurs fois, en attendant d’aller le visiter (peut-être demain). Très sympa…  Voici ce qu’il m a dit sur son état d’esprit  :

  • Passionné par mon métier et la richesse que celui-ci apporte par l’échange avec les clients et les collaborateurs
  • Volonté de recentrer l’hôtellerie autour de l’humain
    • Déstandardiser les procèss
    • Recruter des personnalités et non des diplômes (Des gens empathiques, bienveillants, curieux, plutôt que des niveau d’études)
      • 90% des collaborateurs sont issus de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France  et ne sont pas issus de l’hôtellerie – Tous sont anciennement sans emploi ou personnalité du monde n’ayant jamais eu la chance d’obtenir un emploi stable en France.
      • Nous sommes extrêmement fier du métissage de cette équipe, chaque collaborateur apporte son expérience de vie, sa culture. Ceci créé une synergie au service des clients et un Melting Pot vivant dynamique, rafraichissant.
  • Je reste persuadé que l’hôtellerie de demain se veut humaine avant tout et ouverte sur son environnement. Nos portes sont ouvertes à nos voisins, nous souhaitons qu’il s’approprie ce lieu de vie et de détente.
Ah “l’humain”, la “fierté”… ! On lui souhaite la bienvenue et… une bonne chance avec ses 16 employés.  EV

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