L’ancien maire (divers gauche) de Villeron, Christian Nahon condamné à 10 mois de prison àvec sursis pour prise illégale d’intérêt et faux et usage de faux

foto Le Parisien/ F. Naizot. Cliquez...

L’ancien maire (divers gauche) de Villeron (jusqu’en 2014) Christian Nahon a été condamné mercredi dernier à 10 mois de prison avec sursis, 4000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité par le tribunal correctionnel de Pontoise. Pour “prise illégale d’intérêt et faux et usage de faux”, pas moins, dans la fameuse affaire de “l’appartement pas cher” (moitié prix)  dont il  avait bénéficié, en juin 2006, au sein d’une résidence de standing qu’il avait autorisée sur le territoire de la commune.

Cliquez sur la foto pour lire le compte-rendu (excellent) d’audience fait par Frédéric Naizot, chroniqueur judiciaire au Parisien 95 (qui a suivi de dossier depuis le début) qui résume bien  l’affaire.

Nous aussi avions suivi cette affaire de corruption (il faut appeler un chat un chat). Revoyez cet article de 2009 (après la mise en garde à vue de Nahon, quand il était encore maire) et celui-ci (2014) et encore celui-là (2015)

Même si je ne suis pas pour la mort du pécheur, je suis ravi de cette condamnation, dont on peut parier que l’individu (que j’ai bien connu) ne fera pas appel. Et je lui adresse ici tout mon mépris citoyen.

Notre pays crève de ces détournements ou “cadeaux” empochés par des élus (de tous bords, faut-il le préciser), qui sont légion et donnent une image exécrable de notre pays (qui veut faire la morale au monde entier) à l’extérieur. Et les instructions dans ces cas, même de flagrance, trainent, trainent…  Le petit voleur de supermarché, lui, est vite condamné, souvent lourdement.

Il faudra bien un jour que la loi, au-delà des condamnations pénales, stipule que tout responsable des deniers publics (notre argent à tous) pris définitivement la main dans le pot de confiture soit inéligible à vie. Mais… c’est mal parti…  EV

Voyez aussi un autre article de Frédéric Naizot, au cours de la procédure

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Où l’on a revu Yannick Paternotte: I want our money back !

revoyez ça?

Yannick Paternotte, ex-vice-président du Conseil général du Val d’Oise, ex-député du secteur, ex-maire de Sannois, ex-président de Carex Galactique, ex-abonné au gaz, bref, ex-de tout, arpentait la salle (qui était pour lui celle des pas-perdus pour le coup, mais pas celle de l’Assemblée nationale…) de l’Orangerie pendant la réunion du Conseil communautaire de RPDF, jeudi dernier. A la recherche d’on je ne sais quoi. Il errait, je l’ai vu à plusieurs reprises, comme une âme en peine, cherchant vainement le regard (sauf le mien, on comprend) de ceux qui le croisaient.

C’était pathétique. Plusieurs m’ont demandé “mais qu’est-ce qu’il fait là?”. Moi, bon prince : “ben euh,  il était député de la circonscription, il s’intéresse…“. Du coup ça m’a fait repenser à cette histoire de procès (avec constitution de partie civile, pas moins) qu’il avait voulu  m’intenter (en fait m’avait menacé) lors des législatives de 2012.

Il s’était fait payer (j’ai appris ça bien après), une “protection fonctionnelle” de près de 7000 euros par le conseil municipal de Sannois, quand il était encore maire. Pour une “action” dont il s’était désisté rapidement (on le comprend), je vous invite à relire (ou à lire pour les nouveaux abonnés et lecteurs), en cliquant ci-dessus.

Remboursez, M. Paternotte !

Je considère qu’il doit rembourser cette somme aux citoyens (et surtout aux contribuables) de Sannois. Visiblement, personne n’y a pensé. C’est une somme quand même, qui pourrait retourner dans les caisses de la commune. Je n’ai pas un intérêt direct à agir, n’étant pas habitant de Sannois, mais je pense quand même je pourrais l’avoir, étant (bon) contribuable local et national, dans la mesure où la ville de Sannois reçoit des subventions de la part de l’État (et peut-être, sûrement, de la Région et du Département du Val d’Oise), dont je suis contribuable aussi).

Mais je ne suis pas procédurier (mais là, je pourrais l’être), et surtout je n’ai pas le temps d’intenter cette action qui ne pourrait pourtant qu’aboutir. Il y a moyen, en plus, de demander des dommages et intérêts conséquents.

Avis aux avocats : on fait moit’-moit’ (et j’ai tout ce qu’il faut, donc, non : 60/40, non,  euh 65/35 . Bon on discute) … EV

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L’ancien préfet des aéroports, Alain Gardère, mis en examen pour corruption.

La préfet Gardére (3ème à droite) , lors des veux qu'il présentait à CDG, en décembre 2014

L’ancien préfet des aéroports (chargé de la sécurité et de la sûreté) CDG et du Bourget; Alain Gardère,  a été arrêté cette semaine, a passé deux jours en garde à vue et en est ressorti mis en examen pour corruption, placé  sous contrôle judiciaire, interdit de se livrer à tout emploi public et doit payer une caution de 150 000 euros.C’est lourd…   Ayant quitté  CDG fin 2014, il avait rejoint le CNAPS, comme Directeur. Je n’ai pas trop envie de commenter cette affaire, car ça me fait mal au ventre. On avait pas besoin de ça… Faites son nom sur google… EV

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Prison ferme pour Adrien Desport (ex n°2 du FN 77) et ses complices

Lui ne l'est plus...

La justice n’a pas trainé. Adrien Desport, ex-cadre du FN 77 (il sévissait sur Mitry-Mory) a été condamné à 4 ans de prison dont trois fermes, le 17 septembre, par le tribunal correctionnel de Meaux. On se souviendra que ce jeune homme avait incendié, avec ses complices, une série de véhicules à Mitry-Mory, afin de pouvoir dénoncer les violences urbaines (revoir ici) ! Sa petite amie de l’époque (qui figurait parmi les prévenus) avait alerté la direction nationale du FN sur ces exactions, le FN avait ensuite porté plainte. L’enquête a été vite menée et la bande de voyous arrêtée. Desport en était le chef…

Après quelques semaines de préventive, Desport a été jugé le 2 septembre, en compagnie de cinq de ses complices (voir le compte rendu de Remy Calland dans Le Parisien 77). Le verdict donc est tombé ce 17. Quatre ans dont 3 fermes pour lui et 3 ans dont 18 mois fermes pour Jean-Baptiste Nadji, un autre jeune (21 ans!) ex cadre du FN (95), plus des interdictions de territoires et des inéligibilités . Ils ont été incarcérés séance tenante. Leur avocat va faire appel. Voyez le détail des condamnations sur cet article du Parisien 77 ( Guénaèle Calland).

La commune de Mitry exceptionnellement indemnisée

La commune de Mitry-Mory s’étaient bien sûr portée partie civile. C’est Maitre Jean-Louis Peru du cabinet Gaia, avocat de la ville (une vieille connaissance à moi…)  qui était à la manœuvre, assurant la partie civile également pour 8 victimes (sur 14 au total). Il a pu obtenir du tribunal une quarantaine de milliers d’euro de dommages et intérêts. Et obtenu pour la commune 1000 euros au titre du préjudice moral.

Ce qui est tout à fait exceptionnel, m’a expliqué au téléphone l’avocat, les tribunaux ne reconnaissant pas, si j’ai bien compris, de préjudice moral pour les collectivités dans ces cas, où pourtant leur image est atteinte. Ceci pourrait faire jurisprudence…

La maire (PCF) de Mitry-Mory, Charlotte Blandiot Faride a publié ce communiqué:

Ce jour, le Tribunal de Grande Instance de Meaux, a prononcé son délibéré à l’encontre des auteurs des incendies de voitures perpétrés dans la nuit du 8 au 9 avril 2015 sur la ville de Mitry-Mory.

Le verdict et les peines prononcées par le tribunal marquent la volonté d’afficher la gravité des faits reprochés avec des peines allant de 6 mois avec sursis à 3 ans de prison ferme.

Au-delà de l’exemplarité du verdict, je souhaite maintenant que les victimes soient indemnisées rapidement, car ce sont elles qui se trouvent depuis plusieurs mois dans une situation réellement difficile.

Je me félicite que pour les plus impliquées d’entre eux des peines d’inéligibilité et d’interdiction de territoires aient été prononcées, et que le préjudice moral subi par la ville ait été reconnu.

L’indemnisation de 1000 euros de la ville sera reversée au secours populaire pour aider les plus fragiles d’entre nous.

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Adrien Desport était l’incendiaire de Mitry-Mory : il a été écroué

Lui ne l'est plus...

Il était à la grande réunion du Mesnil-Amelot, fin mai et avait discrètement déposé sa carte de visite sur les tables réservées à la presse. Sur la carte on peut lire, sous le logo du Front National  :

Adrien Desport, Secrétaire Fédéral de Seine-et-Marne

Directeur Pôle Communication, Stratégie et Presse

Ce jeune (25 ans) militant (FN donc, jusqu’à au moins fin mai) de Mitry-Mory a été très actif pendant la campagne des dernières municipales. S’il n’avait pas réussi à monter une liste à Mitry, il a beaucoup bougé dans les villes du département. A Mitry justement, quelques jours avant l’élection comme maire de Charlotte Blandio Faride (PCF) en remplacement de Corinne Dupont, qui avait démissionné, la mairie avait dénoncé des actes de vandalisme commis (12 voitures incendiées) dans la nuit du 8 au 9 avril: ” jamais dans l’histoire de la ville, des actes de délinquance d’une telle ampleur n’ont été constatés, y compris lors des périodes les plus sensibles comme à la Saint-Sylvestre par exemple”, précisait  un communiqué.

Adrien Desport avait bien sûr fait ses choux gras de cette montée de l’insécurité. Pour la faire courte, en fait c’était lui et quelques uns de ses amis qui avaient organisé les actes de vandalisme ! C’est le FN lui même qui avait découvert le pot-aux-roses et avait prévenu la police fin mai. L’enquête a été rapide et le mercredi 10 juin, les coupables (Desport a reconnu les faits) ont été arrêtés, placés en garde à vue, puis poursuivi le soir même (ce qui est rare) devant le tribunal correctionnel de Meaux . Depuis ce soir là, Desport est en prison préventive (il a été ordonné par le tribunal un expertise psy), les autres sous contrôle judiciaire. Le procès aura lieu le 15 juillet. Lisez l’excellent article paru le soir même dans Le Parisien 77, sous la plume de Guénaéle Calan pour en savoir plus.  EV

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L’ancien maire de Villeron, Christian Nahon, ira en correctionnelle

Christian Nahon, ancien maire de Villeron (foto Le Parisien DR)

L’ancien maire (divers gauche) de Villeron (95) a été renvoyé en correctionnelle pour “prise illégale d’intérêt” et “faux et usage de faux ,a révélé Le Parisien 95 du 22 avril, sous la plume de Frédéric Naizot. C’est l’aboutissement d’une vieille affaire qui remonte à 2009, date à laquelle Ch. Nahon, alors maire, avait été placé en garde à vue. Une sombre histoire d’un rabais de 107 000 euros soit 44% du prix d’un appartement qu’il avait acheté dans un programme immobilier qu’il avait autorisé dans sa commune. Deux résidents se sont ensuite constitués partie civile, estimant avoir été lésés dans cette affaire.

Pour sa défense, Christian Nahon, placé 26 heures en garde à vue par les gendarmes, a contesté avoir bénéficié d’un cadeau du promoteur, expliquant avoir acheté l’appartement « brut de béton » afin de transformer un trois-pièces en deux-pièces. Ce qui techniquement ne sera pas possible au final. Il a ensuite assuré avoir payé lui-même les entreprises venues terminer le travail. Mais ses devis censés accréditer ses propos étaient antidatés… de près d’un an. Des faux « réalisés dans la panique » lorsque l’affaire éclate, a lui-même reconnu l’ex-maire. Quant à la troisième place de parking obtenue, valant 15 000 €, c’était « un geste commercial » selon lui.” explique dans l’article, Frédéric Naizot, chroniqueur judiciaire.

Christian Nahon avait été mis en examen une deuxième fois, pour trafic d’influence en janvier 2014 (revoir ici, et là l’article du Parisien à l’époque), mais finalement ce chef d’accusation n’a plus été retenu. Il risque quand même, s’il est reconnu coupable, 5 ans de prison de 75000 euros d’amende. EV

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“Incroyable”! Paternotte s’était rapidement désisté de sa plainte contre moi, et s’est fait remboursé 6744.99 € par les contribuables de Sannois

Dans l’antre qui me sert de bureau à Epiais-lès-Louvres, mes visiteurs sont souvent surpris de voir cette foto de Paternotte (ex député du Val d’Oise, ex maire de Sannois), épinglée sur un mur, bien en évidence.

En fait c’est… un pense-bête, histoire de ne rien oublier (le temps passe si vite).

On se souviendra de la lettre ouverte que j’avais envoyée à Axel Poniatowski, président de l’UMP du Val d’Oise, juste avant la campagnes des législatives de 2012, lettre ouverte dans laquelle je lui demandais de ne pas accorder l’investiture à Paternotte, député UMP sortant de la 9ème circonscription du Val d’Oise, compte-tenu de son comportement. Avec des arguments, vous pensez bien. Revoyez tout ça ici, pour mémoire, ainsi que la lettre à Ponia.

Suite à cela, je reçois, datée du 25 mai 2012 (en pleine campagne donc, une lettre de l’avocat parisien Rémi-Pierre Drai, m’informant que Paternotte avait décider de porter plainte contre moi, avec constitution de partie civile (ce qui n’est pas rien, voyez-ça ici), pour atteinte grave à la présomption d’innocence de son client, pas moins.

Et l’avocat de m’inviter à publier sa lettre sur RoissyMail, ce que je me suis empressé de faire, vous pensez bien (revoyez ça ici svp), non sans avoir adressé un mail audit avocat en lui souhaitant bien du courage dans cette affaire, sachant très bien que je n’avais  jamais dit ni écrit que Paternotte était coupable d’abus de faiblesse au détriment de la  vieille dame de Sannois (décédée depuis) , mais que, je le redis aujourd’hui encore, que je considérais comme indigne, pour un maire, d’accepter à titre personnel un bien (immobilier en l’espèce)  d’une de ses administrées, vieille ou pas d’ailleurs. Ce qui lui avait valu une longue procédure, dont il s’est finalement tiré en appel (après 10 ans de procédure , faute pour l’accusation (le neveu de la vieille dame, décédée depuis, et le parquet) d’avoir pu prouver que la vieille dame en question était en situation de faiblesse (revoir ici)  à ce moment-là . Il avait été condamné en première instance (revoir ici).

J’attendais depuis ça les suites de sa plainte, de pied ferme (comme je l’avais écrit au moment de son procès en appel, mais j’ignorais à l’époque qu’il s’était désisté de sa plainte), même si j’avais d’autres choses à faire. En fait, je me délectais et me voyais déjà à la barre. Ça aurait fait pschitt rapidement.

Et puis… rien ne vint….

En octobre 2012, je reçois une lettre (papier) d’un citoyen de Sannois, m’informant que Paternotte, encore maire de Sannois (il a été battu depuis aux dernières municipales par… un de ses adjoints UMP, Bernard Jamet –revoir ici– !) avait fait voter par le conseil municipal une prise en charge des frais de justice engagés (contre moi). J’ai gardé précieusement le courrier, me promettant de voir ça un de ces jours.

L’année dernière, en regardant la foto de Paternotte sur  mon mur, je prends le temps d’appeler le cabinet du nouveau maire pour en savoir plus. Je tombe sur une dame plutôt charmante, lui expose l’affaire. Elle  me promet de me rappeler. Ce qu’elle n’a jamais fait. Du coup, je n’y pense plus.

Et, comme un visiteur me demandait à nouveau, la semaine dernière, pourquoi Paternotte était épinglé sur le mur, je repense à tout ça. Je rappelle le cabinet du nouveau maire de Sannois, et demande à parler à la dame (qui s’était présentée comme directrice de cabinet à l’époque, j’avais gardé son nom). Inconnue au bataillon… Je redis mon histoire (je cherchais la fameuse délib’) à la nouvelle interlocutrice du cabinet. Vraiment sympa, elle me passe la direction générale des services. Autre dame, je lui raconte à nouveau l’objet de ma requête et là, je tombe carrément sur le cul ! Elle : “c’était en 2012, donc?” Moi “ben oui”. Je l’entends tapoter sur son écran. Avec mon nom, elle trouve tout de suite (bravo les logiciels municipaux) la délibération. Je lui demande de me l’envoyer, ce qu’elle fait illico. Je reçois, ravi, le mail et la fameuse délib’ qui a été adoptée le 24 septembre 2012.

Putain ! Presque 7000 euros votés pour une plainte retirée, j’y crois pas ! Je lui envoie un mail de remerciements et je la rappelle (en la félicitant, ce genre de service rapide, sans ouvrir de parapluie, est rarissime) pour lui demander les détails du vote. Je tombe sur une de ses collègues (je ne lui avais pas demandé son nom), me représente … Elle, visiblement ravie : “Ah oui, M. Veillon, je vous la passe!”. La première me renvoie dans l’heure le détail des votes (voir ici). J’en reviens encore pas, mais je sais que ces bonnes attitudes sont révélatrices… Et  je me dit que j’ai bien fait d’épingler la tête de Paternotte sur mon mur (je vais la garder, car c’est pas fini, il reste Carex…) !

“Ne citez pas mon nom…”

Du coup j’appelle l’avocat Drai. Je fini par l’avoir au bout de deux coups de fils, ce qui n’est pas mal et, révélateur aussi. Il fait semblant de ne pas se souvenir de moi au début, mais je ne suis pas dupe. Je voulais savoir s’il avait été payé de cette somme (ses honoraires, les frais d’huissier -qui n’avaient pas dû être élevés, et l’éventuel dépôt d’argent pour la plainte, dont j’ignore encore à ce jour si elle avait été demandée par le juge d’instruction). On a du coup une discussion fort civile (à défaut d’avoir été correctionnelle…), avec de l’humour même. Je l’informe de mon intention de publier cet article. Il me demande gentiment de ne pas citer son nom. Je lui réponds : “vous rigolez? Quand vous m’aviez demandé de publier votre lettre, vous m’avez pas demandé de ne pas citer votre nom ! Non seulement je le ferai par devoir d’information, mais en plus, si je n’avais que ça à faire, je me poserais la question de vous attaquer vous, à mon tour, parce que dans votre lettre, d’une manière imprudente, vous même m’avez accusé d’avoir “mis en cause gravement la présomption d’innocence” de votre éphémère client. On a un peu rigolé ensuite et je n’ai pas insisté, même si ça serait intéressant pour moi (et les contribuables de Sannois) de savoir quel a été le travail effectivement fourni pour 6744 euros, sachant que les honoraires de l’avocat en question  (selon ce qu’il m’a dit, en pleurant presque la misère), se montent à 300 euros de l’heure  (purée, j’aurais dû terminer mon droit pour faire avocat !) soit 23 h de boulot pour une plainte retirée le 26 juin 2012, soit un mois après le dépôt ! Peut-être que Maître Drai nous en dira plus une fois cet article lu…

Pour être complet dans cet article, j’ai voulu voir le compte-rendu intégral de la fameuse séance du conseil municipal du 24 septembre 2012 (à voir ici). On peut y voir (je l’ai donc appris ce matin) qu’un conseiller (à l’époque secrétaire de la section PS de Sannois) M. Pitiot, rappeler, tenez-vous bien: “lors du CM du 28 juin une délibération nous était déjà proposée pour activer la protection fonctionnelle et ce en rapport au contentieux avec Monsieur Veillon. Cette délibération retirée lors de la séance, sans explication et sans qu’il n’en soit fait mention dans le compte rendu de séance revient à la séance d’aujourd’hui…“. Pitiot et l’opposition avaient voté contre.

Epilogue  (provisoire donc)

Et bien tout ça c’est pas terrible. Une précision tout de même, je ne remets pas en cause la “protection fonctionnelle” des élus, et en l’espèce des maires, souvent confrontés à toutes sortes d’attaques judiciaires. Mais celle-ci est subordonnée à l’accord des conseil municipaux, et il conviendrait, il me semble, que ceux-ci, avant d’engager l’argent des contribuables, étudient bien les dossiers, ce qui ne fut pas le cas, visiblement, à Sannois.

Quant à Paternotte, qui aura été maire de Sannois pendant 22 ans, son bilan n’est pas terrible du tout . La ville croule sous les dettes. Il a été battu par un des adjoints (UMP) donc aux dernières municipales.  Ici, dans la 9ème circonscription du Val d’Oise ou même dans le département, les gens, même ses ex- partisans, ne pensent même plus à lui (sauf moi donc, ce jour), et c’est pas plus mal. Quand on pense qu’il était libéral (à l’UDF…) avant de rejoindre l’UMP par pur opportunisme… Et qu’on a fréquenté le même collège à Toul (54). Il aurait pu faire une grande carrière politique, mais il est tellement orgueilleux et “M. Je sais tout” (encore maintenant) , qu’il s’est piégé lui-même. Décevant … EV

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Paternotte relaxé par la cour d’appel de Versailles

Voici une décision qui met un terme à quelques 10 ans d’enquêtes et de procédures à l’encontre de Yanick Paternotte, maire de Sannois (95) et ex-député (UMP) du Val d’Oise. Condamné en 1ère instance par le tribunal correctionnel (revoir ici), il avait fait appel et il avait de quoi se faire du souci : le procureur avait requis une condamnation plus sévère (revoir ici).

On peut dire qu’il s’en est bien tiré: dans son jugement rendu le 29 janvier, la cour l’a relaxé au motif que l’état de faiblesse de la vieille dame (aujourd’hui décédée), qui lui avait donné un bien immobilier, n’avait pas pu être prouvé. Le doute bénéficiant à l’accusé ( qui est normal), les charges ont été abandonnées.

On sait ce que je pense de cette histoire, et je continue à le penser. Je ne ME suis jamais exprimé sur sa possible culpabilité, mais j’ai toujours dit qu’il était indigne, de la part d’un élu, maire de la ville de surcroit, d’accepter quoi que ce soit et a fortiori une maison de la part de quiconque. Et je le redis. On va voir ce que les électeurs de Sannois en pensent.  EV

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