Des mises au point de Joël Marion, maire de Compans (77)

Nous avons reçu de Joël Marion, maire (PCF) de Compans, cette contribution aux débats en cours sur l’interco en Seine-et-Marne. Il précise tout de suite que CDG est aussi situé sur le territoire de sa commune!  Bonne occasion pour découvrir ce beau village (tant convoité…) à travers son nouveau site internet en cliquant ici

Décidément, j'arrive pas à bien prendre Joël Marion en foto... Je vais arranger ça.

Je voudrais ici réagir aux propos formulés dans un article du 18 mai 2011 de M. Bernard CORNEILLE, Conseiller Général du canton de Dammartin en Goele,  où il fait référence aux communes impactées par la plate forme aéroportuaire pour moitié en Seine et Marne sur le territoire, de non pas trois communes, mais bien quatre, le Mesnil-Amelot, Mauregard, Mitry-Mory et Compans qui disposent d’environ 40 hectares aujourd’ hui en développement en partenariat ouvert entre la commune et Aéroport de Paris.

C’est d’ailleurs bien la raison pour laquelle Compans participe à la création du nouveau syndicat* regroupant l’ensemble des communes de proximités jouxtant l’Aéroport de Paris et regroupant les villes et villages de Seine-et-Marne de Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise.

Deux réunions se sont déjà tenues, une troisième devrait prochainement entériner les statuts de l’association. L’enjeu est d’importance, puisqu’il s’agit notamment de peser dans la nouvelle gouvernance devant être mise en place prochainement sur le Grand Roissy.

L’occasion faisant le larron, je voudrais donner mon humble avis aux débats en cours sur l’intercommunalité.

Je partage l’avis exprimé par Mr Bernard CORNEILLE au sujet de la réalité des villes et villages de notre secteur.

Comme beaucoup d’autres, Compans est un village à caractère rurbain, profitant pleinement du développement économique de l’Aéroport de Paris tournée vers la plaine agricole de la Brie, abritée le long de la vallée de la Biberonne.

Cette particularité, détonne avec la volonté de M. Le Préfet de Seine et Marne, de vouloir intégrer notre village dans une communauté urbaine de communes de la seine Saint-Denis.

Un Préfet maitrisant mal notre territoire qui après avoir produit son projet de carte intercommunale de notre département s’en est aussitôt parti pour le Sud Est de la France.

Depuis, notre département connaît la vacance du poste de Préfet.

Lors d’un précédent article paru dans Roissy Mail le 13 mai , Mr Yves ALBARELLO Député-maire de Claye-Souilly s’exprimait sur sa vision de l’intercommunalité.

Je voudrais rectifier à propos de l’invitation faite à la commune de Compans de participer aux travaux. Il a fallu plusieurs interventions d’élus locaux pour demander pourquoi Compans et Mitry-Mory n’étaient pas invités, c’est après leurs insistances que Mr ALBARELLO a pris contact avec moi. Mais comme chacun le sait, nous avions déjà entrepris des discussions avec la Plaine de France en vu d’apprécier notre rapprochement.

Bien avant que s’exprime la volonté de mettre en place la communauté de communes des portes de la Brie, les Maires de Compans, Mitry-Mory, le Pin et Saint-Mesmes se sont tournées vers les villes et villages de notre canton pour tenter de réaliser les conditions, de la création d’une communauté de communes, malheureusement ces propositions sont restées lettres mortes.

Le 11 mars 2011, le Conseil Municipal de Compans a pris une délibération à l’unanimité demandant d’étudier les perspectives d’ adhésion  a la communauté de communes de Plaine de France. Je ne vois pas aujourd’hui, pourquoi le Conseil Municipal de Compans changerait d’avis. Comme je l’ai dit en Mars 2008, lors des élections municipales,  j’interpellerai prochainement les Companais pour qu’ils puissent donner leur avis sur leur destin.

Le conseil se réunira alors pour prendre à nouveau les décisions qui s’imposent au village.

L’intercommunalité et le devenir des villes et villages est trop important et lourd de conséquence pour les dizaines d’années qui viennent pour que les décisions soient prises à l’emporte-pièce. Des questions importantes restent posées au-delà de la finalité. Dans tous les cas, les questions touchants à la fiscalité locale devront êtres entièrement remises à plat et ne  pas pénaliser les contribuables locaux et les entreprises. Une question essentielle alors même que la réforme des taxes d’urbanisme entrera en vigueur en Mars 2012.

Les questions touchants à l’environnement, au développement durable, et l’écologie, devront être pleinement intégrées à toutes celles structurant une future intercommunalité, comme la nécessité de rapprocher les services publics, développer les transports, offrir des emplois, ouvrir l’accessibilité au logement social aux populations du même territoire. N’oublions pas que les villages impactés par  la zone de bruit de l’aéroport n’ont pas la possibilité de construire des logements.

La solidarisation des moyens financiers doit s’articuler avec la réponse à apporter aux questions que je viens de soulever. Il s’agit bien d’un contrat gagnant-gagnant à proposer à l’ensemble de nos populations. Le reste appartient aux querelles politiciennes, aux enjeux qui s’ouvrent : les élections sénatoriales en septembre 2011, les élections présidentielles et législatives de 2012.

Il est clair que le calendrier imposé pour la mise en place des intercommunalités se situe dans une période peu propice à un débat dépassionné. Sans doute, faudrait-il l’ouvrir d’avantage et donner plus de temps. C’est en tout cas le vœux que je souhaite exprimer, c’est possible et nécessaire.

Joël Marion, maire de Compans

* NDLR: il s’agit d’une structure de “gouvernance” qui est en train de se mettre  en place avec les élus des communes et intercos “directement” concernées par CDG. Un “Petit Roissy”? Nous y reviendrons.

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1 réflexion au sujet de “Des mises au point de Joël Marion, maire de Compans (77)”

  1. L’article de Joël Marion me semble tout a fait réaliste.
    Au sujet de l’intercommunalité : personne n’y adhère de gaité de cœur. C’est la seule échéance du calendrier qui oblige les villes ou villages à précipiter le mouvement et nous connaissons tous les dangers des décisions prises dans l’urgence.
    Je pense aussi que, compte tenu des futures échéances électorales, il aurait été souhaitable que les délais aient été revus afin de laisser le temps a chaque village ou ville de bien mesurer le pour et le contre de “leur décision”.

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