Maurice Leroy plebiscité par les élus du nord seine-et-marnais, toutes tendances confondues

En attendant le ministre. On reconnait le Directeur des Territoires, J.Y Sommier, le maire de Gressy, J-C Geniès, Alain Aubry, Y. Albarello, le préfet Monzani, derrière lui Vincent Eblé, et Catherine Ostin, une conseillère du ministre.

Ils sont venus et ils étaient quasiment tous là, pour accueillir le “ministre du Grand Paris”, Maurice Leroy. C’était lundi dernier, dans la belle mairie du Mesnil-Amelot, qui baignait ce matin-là dans le soleil, sous un ciel azuréen comme on en voit rarement ici. Assurément, les dieux avaient voulu saluer l’atmosphère consensuelle qui allait, tout au long de la matinée, accompagner la visite du ministre centriste.

C’est qu’ils étaient tous là (à l’exception notable des maires de Mitry, de Compans et de Saint-Soupplets, c’était dommage), les élus du nord seine-et-marnais, toutes tendances politiques confondues, tous avec le sourire et certains avaient même mis un beau costume tout neuf.

Alain Aubry, Yves Albarello, le ministre, le préfet et le président du conseil général, montant les marches du palais... euh... de la mairie.

Le maire (UMP) du Mesnil-Amelot, un peu fébrile, a accueilli tous les arrivants, sur l’esplanade de la mairie. Les discussions allaient bon train, en attendant le cortège ministériel, coincé dans les embouteillages.  Le sous préfet de Meaux, M. Jean-Noël Humbert, était là parmi les premiers. Puis l’autre vedette du jour, le député Yves Albarello, suivi de peu par le nouveau préfet (en poste depuis le 25 mai), M. Pierre Monzani (un Lorrain de Villerupt, c’est un bon signe…). Puis les téléphones portables sonnent : le ministre arrive ! Deux motards précédent la voiture ministérielle et Maurice Leroy en sort, tout sourire, tout de suite accueilli par Yves Albarello.

Tout le monde monte à l’étage de la mairie, en prenant l’escalier majestueux de cet édifice hors du commun. Café, croissants et jus d’orange, le ministre est décontracté, et sert même les croissants à tout le monde :  l’ambiance est bonne…

Alain Aubry : les choses sont en train de changer profondément

Puis ce fut la réunion proprement dite, dans la salle du Conseil municipal. A la tribune, le

Alain Aubry, maire du Mesni-Amelot, lors de son discours

ministre est entouré d’Yves Alabarello, du préfet, du sous-préfet, de Vincent Eblé, président (PS) du Conseil général et d’Alain Aubry. Celui-ci a fait un bon discours d’accueil, remerciant chaleureusement le ministre et son ami Yves Albarello pour son action, qui a permis le positionnement de la future gare sur le territoire de sa commune. Vous pourrez voir son intervention ici, dans laquelle, selon moi, il marque un peu trop le trait sur “la réserve d’Indiens”: on redira ici que, si le Nord Seine-et-Marne ne s’est pas suffisamment développé, ce n’est  ni à cause de l’État, ni à cause des “grands féodaux franciliens, Adolphe Chauvin et Étienne Dhailly”…  Je reviendrai sur ce point, en démontrant, et tout le monde le sait, que le retard dans le développement est imputable à l’apathie passée de l’ensemble de la classe politique locale et départementale. Inaction de l’ancienne majorité de droite du Conseil général (j’en témoigne), pendant que la gauche tirait, à l’époque, à boulets rouges (j’en témoigne aussi) contre l’aéroport et son développement.

Puis Vincent Eblé a pris la parole. Le futur sénateur de Seine-et-Marne connait bien le dossier, car il est aussi vice-président du STIF et membre du Conseil de surveillance de la Société du Grand Paris. Il s’est lui aussi réjouit de la visite du ministre, qu’il tutoie, et de l’ambiance transpartisane qui règne sur ce dossier.

La réunion, dans la salle du Conseil

Yves Albarello (on vous mettra certainement son discours ici dans la journée), a fait, comme à l’accoutumée, une intervention “péchue” et enthousiaste, rappelant son incontestable et forte implication à la fois dans la loi “Grand Paris”, dont il a été le rapporteur, et dans l’initiative qui a permis dans un premier temps d’inscrire la gare du Mesnil en provisoire dans le tracé du métro, puis de la confirmer peu de temps après.

Maurice Leroy annonce une proposition de loi d’Yves Albarello pour corriger le PEB

Maurice Leroy a salué l'unité des élus pour la gare du Mesnil

Le ministre s’est réjouit de l’évolution du dossier Grand Paris, avec l’accord historique entre l’Etat et la Région (revoir ici), accord dont il a été, incontestablement, un acteur décisif. Aujourd’hui, le SDRIF est “débloqué”, grâce à la proposition de loi de Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne, adoptée récemment à l’unanimité par le Parlement et dont Yves Albarello avait aussi été le rapporteur.

Le ministre a encore confirmé, s’il le fallait, la gare du Mesnil, qui sera réalisée à la suite de la mise en service du tronçon Pleyel-Roissy. Plus inattendu, et on s’en réjouira ici, Maurice Leroy a annnoncé qu’Yves Albarello allait déposer prochainement une proposition de loi “visant à moderniser les régles d’application des plans d’exposition au bruit (PEB) au regard des objectifs du Grand Paris dans les zones proches des plateformes aéroportuaires“. C’est une excellente nouvelle.

Évoquant, sans les nommer, les projets de certains “contre” les aéroports (je vous en reparlerai, il s’agit d’une incroyable proposition de loi du député (UMP!) du Val de Marne, Didier  Gonzales, qui veut fermer Orly et imposer un couvre-feu à Roissy), il a, à l’instar du discours de N. Sarkozy en juin 2007 à Roissy, redit toute l’importance, pour la métropole parisienne, de développer nos aéroports, et surtout celui de  Roissy. ” C’est pourquoi nous avons le devoir de continuer d’investir dans leur développement“, a t-il martelé, en rappelant les accords conclus par lui avec l’aéroport de Memphis (à revoir ici) . A ce propos il a informé qu’il se rendrait le 11 juillet à Atlanta pour signer un accord du même type.

Concernant les Contrats de développement territorial (CDT), le ministre n’a, en revanche, pas été très précis. Dans son discours, il évoque “un” CDT  qui “permettra de manière partenariale entre l’État et les communes riveraines de l’aéroport un projet stratégique de développement de long terme”. Ce qui peut paraitre étonnant quand on sait que des CDT sont en cours d’élaboration avec “Tremblay-Roissy”, Gonesse, Aulnay…  Dans la réponse que le ministre a faite suite à une question de Bernard Rigault, maire de Moussy-le-Neuf et président du SIEP, qui souhaitait des précisions sur la mise en œuvre du CDT “Nord Seine-et-Marne”, on n’en a pas appris plus. Gageons que le député Albarello nous éclairera sur ce point.

Le préfet, le ministre, le député et le maire.

Bernard Corneille, conseiller général (DVG) du canton de Dammartin. A sa droite, Daniel Dometz, maire de Saint-Mard

Le ministre a terminé son discours en louant l’unité de tous, et singulièrement des élus présents.  Bernard Corneille, Monique Papin et Bernard Rigault sont intervenus dans la discussion qui à suivi. Alain Aubry a remis au ministre un document relatif au projet de territoire, incluant notamment un grand établissement de formation (CFA et IUT) pour lequel il travaille au sein d’un SIVU créé par lui et son ami le maire de Marchemoret, Jean-Louis Durand. Vous pourrez voir ce document en cliquant sur la carte ci-dessous. Nous reviendrons sur ce sujet.

La délégation ministérielle s’est ensuite rendue à Claye-Souilly, ville dont Y. Albarello est le maire, pour visiter une exposition consacrée, en ces temps de mariage princier, à la dynastie des Grimaldi.

EV

Des projets importants autour du Mesnil-Amelot. Cliquez dessus pour voir le doc en entier (PDF)

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