M. Besancenot, ambassadeur de France au Bénin (devenu Prince) rend “grâce à Dieu”

L'ambassadeur-prince avec le roi d'Abomey, Béhanzin (foto tirée du site de l'Ambassade)

Hervé Besancenot aura été pendant 4 ans l’ambassadeur de France au Bénin. Et ce pays de l’Afrique de l’Ouest en aura gardé un excellent souvenir. Preuve en est, le diplomate a été décoré de l’Ordre national du Bénin, le 14 juillet dernier. Mieux, le roi d’Abomey, la capitale du de l’ancien royaume fon du Danhomé, Behanzin, (descendant du fameux Behanzin, défait en 1992 par les troupes du colonel Dodds) l’a intronisé Prince et surnommé “Hontovivé”, ce qui signifie “ami sincère” dans la langue fongbé.

Vous pourrez voir plusieurs fotos de cette cérémonie sur le site de l’Ambassade de France au

Hervé Besancenot aura été 4 ans ambassadeur de France au Bénin. Ici lors de la fête de la Francophonie, à Cotonou en 2009 (ci-dessous)

Bénin. Et, sur un site d’information locale, l’Araignée (à lire ici), le discours du nouveau Prince d’Abomey qu’il termine en rendant “grâce à Dieu pour tout ses bienfaits“, allant même jusqu’à citer “cette jolie phrase de la messe de ce jour, tirée du livre de Michée : “Homme, le Seigneur t’a fait savoir ce qui est bien, ce qu’il réclame de toi : rien d’autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec ton Dieu”.

Les laïcards vont tressaillir !  On excusera ici l’écart de langage de l’ambassadeur, surement dû à l’émotion mais aussi à la bondieuserie ambiante qui prévaut au Bénin depuis la fin de la dictature marxiste léniniste du colonel Mathieu Kerekou (lui même atteint par la grâce après sa chute et pendant sa réélection (démocratique) pour deux mandats, de 1996 à 2006).  Dieu est partout au Bénin, et il est quasiment impossible d’entendre plus de deux phrases sans que son Nom soit appelé. Les églises sont bondées, les sectes pullulent…  C’est comme ça…  Mais enfin, quand même, l’ambassadeur est le représentant de notre République laïque et il aurait pu se retenir… Le sodabi de trop, peut-être ? Non, j’rigole…

EV

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