Nord Seine-et-Marne: ça ne s’arrange pas !

Mais que fait Yves Albarello?

Dure, la situation politique et celle des élus du Nord Seine-et-Marne. Alors qu’il s’agit pour eux de se mettre en ordre de bataille pour élaborer un CDT (Contrat de développement territorial) autour de la future gare “Grand Paris” du Mesnil-Amelot (ce qui n’est pas acquis).

La presse locale a reçu hier matin un communiqué du député Albarello, que vous pourrez lire ici. En fait, il s’agissait, pour les communes du Nord Seine-et-Marne concernées (les 3 cantons de Dammartin, Mitry-Mory, Claye-Souilly) de mettre en place un outil, un “véhicule”, pour travailler sur ledit CDT (qui n’est pas encore acquis…). Une “association” d’élus… On aurait pu penser que ce soit Alain Aubry, maire (UMP) du Mesnil, élu président de ladite association qui diffuse ce communiqué… Mais c’est symptomatique de la situation politique de la droite ” nord 77 “.

Cette droite locale avait donc imaginé une structure associative, “associant” toutes les communes et la réunion “constitutive” s’est tenue mercredi dernier, en la mairie du Mesnil. Mais, et la simple lecture du communiqué le laissait penser, l’affaire a tourné court ! Les élus des principales villes (toutes de gauche, comme Dammartin, Othis, Villeparisis, Mitry-Mory,) se sont vues refuser un poste dans la direction de la future “assoc” lors de l’Assemblée constitutive…

Résultat des courses:  les élus de gauche ne siègeront pas dans cette structure et Bernard Corneille, maire d’Othis et conseiller général du canton de Dammartin, a l’intention de saisir le préfet de Seine-et-Marne pour mettre en place une structure représentative pour faire avancer le schmilblick… Un communiqué de presse est en préparation, dit-on à gauche…

Notre avis : mais que fait Albarello ? Le silence du maire du Mesnil…

On a du mal à suivre, depuis un moment, la stratégie de l’excellent député maire (UMP) de Claye-Souilly (c’est un chou-chou avéré de RoissyMail car il est dynamique, sympathique et qu’il se remue). Sur l’interco? Rien… Sur le CDT : pourquoi écarter, même s’ils ne sont pas de son bord, les maires des principales communes des 3 cantons et se réfugier derrière les “petites communes rurales” où, mathématiquement, le député compte une majorité de soutien ? Reprendre la main, artificiellement, sur le territoire de la nouvelle circonscription ?  En l’absence d’explications publiques claires, tant du député que de son ami UMP le maire du Mesnil, élu président de la future ex association, il y a de quoi se poser des questions !

Moi, j’ai un avis (j’suis bête, c’est mon titre…) : la droite locale, hormis le dynamisme d’Albarello, n’a ni stratégie territoriale cohérente, ni personnel politique pour en porter une éventuelle. Et a toujours en travers de la gorge la victoire d’une coalition de gauche à la CC Plaine de France qui, personne ne peut dire le contraire, a fait preuve depuis les dernières municipales d’une série d’actions et de déblocages de dossiers qui pourrissaient depuis des lustres sous l’ancienne majorité de “droite” , si mal présidée par feu le maire de Mauregard, Jean Huraux. Et a mal digéré la chute de l’ancien maire de Saint-Mard, ancien conseiller général (RPR, puis UMP), ancien député (lors de sa suppléance de Copé, devenu ministre) et actuellement suppléant de Copé, qui n’est plus député de la circonscription et qui, hormis ses blagues et ses poignées de main, n’a rien fait (ni dit, surtout lorsqu’il siégeait à l’Assemblée nationale, j’en ai déjà témoigné) de concret pour le territoire.

Bref, comme souvent pour la droite, celle, vieillissante,  du Nord Seine-et-Marne (je les connais tous !) souffre d’une carence conceptuelle.  Et cela vaut pour la “relève” : tant le maire du Mesnil (qui ne dit rien publiquement) que celui (de l’appel manqué) de Marchemoret.  “Les chiens aboient, la caravane passe”, disent-ils tous en chœur, à l’instar de leur patron parlementaire. Mais derrière ces rodomontades, pour l’instant, il n’y a rien…

Si Albarello pense pouvoir ainsi commencer sa campagne  pour les législatives, je pense que c’est mal parti (bon, c’est vrai, y’a personne en face…). En tout cas, c’est mal parti pour le CDT, car la réussite de celui-ci, comme ça se fait partout ailleurs, est conditionnée par le consensus politique et territorial…

EV

Partagez cet article

Laisser un commentaire