L’adieu à Pascal

André Toulouse s'inclinant après avoir remis la médaille de la Ville à Pascal

La belle église de Roissy-en-France était pleine à craquer pour les funérailles de Pascal Trudelle. Amis, clients, fournisseurs, membres des nombreuses et dynamiques associations de Roissy, tous, et certains étaient venus de loin ont tenu à accompagner notre Pascal dans sa dernière demeure et témoigner de leur sympathie à sa famille. Un enterrement est toujours une épreuve supplémentaire, mais aussi un moment indispensable  de recueillement et l’occasion de rendre hommage au cher disparu.

Renata a pu exprimer, d'une manière très émouvante, l'amour qu'elle porte à son mari

Et les hommages n’ont pas manqué. La messe fut dite par le Père Rémi, nouveau prêtre de la paroisse de Louvres (dont Roissy fait partie) depuis 3 mois . Le prêtre, qui n’avait pas connu Pascal, a su néanmoins trouver les mots pour rendre compte des qualités humaines de notre ami. Mais, comme on pouvait s’y attendre, c’est le maire de Roissy, André Toulouse, qui a prononcé un éloge appuyé et ému, rappelant son engagement dans la commune (il fut un temps conseiller municipal) mais surtout dans le mouvement associatif : parents d’élèves, caisse des écoles, association de commerçants, dont il était le président, office de tourisme…  Il a rappelé que l’an passé encore, lors de ses vœux pour 2011 (à revoir ici) il avait loué le courage Pascal qui, la veille de son opération avait néanmoins tenu à courir en vélo, avec trois compagnons, sur la distance Fort-Mahon -Roissy, en pleine neige, pour récolter des fonds pour le Téléthon.

Pascal décoré de la Médaille de la Ville

Puis, dans un grand moment d’émotion, il a déposé sur le cercueil la Médaille de la Ville, décernée à Pascal à titre posthume, non sans préciser que cette médaille n’était que très rarement attribuée.

M. Omont, 5ème adjoint a ensuite pris la parole pour témoigner de l’excellent travail qu’il faisait avec Pascal dans le cadre de sa délégation (tourisme, commerce local…). Il a évoqué aussi, et sans détours, les mauvais moments passés par Pascal dans un service de  l’hôpital de Gonesse, mauvais moments dont nous témoignons ici.

Enfin, son épouse Renata a trouvé le courage, dans une grande émotion, pour  dire tout publiquement  tout  l’amour qu’elle porte à son mari et le drame de sa disparition.

Belle foto de Pascal (au centre, au premier plan), lors du Forum des associations de Roissy

Je me joins avec grand plaisir à tous ces bons mots et ces éloges. Vous pourrez lire le portrait que j’avais fait de Pascal dans Bénéfice.net n° 21 en 2005. Vous y verrez le parcours professionnel de cet originaire d’Aulnay-sous-Bois, qui force le respect. Gros travailleur (on pouvait le voir souvent, tard le soir, si ce n’est la nuit, dans les anciens locaux de RoissyCopy, faire lui même des travaux urgents pour dépanner des clients), c’était aussi un bon vivant, amateur de bonne chère. Mais ces dernières années, il avait décidé de vivre plus sainement: ce grand fumeur avait réussi, d’une manière admirable, à arrêter définitivement la cigarette. Il s’était mis au vélo et engloutissait les km dès qu’il avait un moment : il avait une forme physique olympique.

C’était aussi un type plein d’humour (qu’est ce qu’on a pu rigoler ensemble !) , chaleureux : à chaque fois qu’on se voyait, c’était un plaisir immédiat. On s’embrassait…

Ça va être dur de faire son deuil. Il faudra le faire, bien sûr, malheureusement. Mais quelle perte !

A bientôt, Pascal, mon ami

EV

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7 réflexions au sujet de “L’adieu à Pascal”

  1. Bonjour, c’est la semaine dernière lors de la visite de Salvatore Sté Axantis que nous avons pris connaissance avec tristesse du décès de Pascal. Malgré la discussion que j’avais eu chez Amada avec Monsieur Veillon en septembre dernier, je n’ai pas pris le temps de téléphoner, car après de longues années de silence, c’est toujours très difficile de faire le premier pas…
    Je m’étais promis promis de le faire, puis le temps a passé. Nous avions chacun nos raisons pour ne pas se parler (pas toujours fondées, même pas du tout fondées d’ailleurs) et le temps passant, on ne se souvient même plus pourquoi on ne se parle plus : Quelle connerie.
    Mon cousin Pascal qui avait aussi 51 ans, est décédé le 9 février dernier de cette même saloperie et je comprends toute la tristesse éprouvée par sa femme et sa fille qui restent bien seules dans ce malheur.
    Sincères condoléances de Patrice et Lydia TAUZY
    Imprimerie Rivaton et Cie anciennement Copie Nord 2

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    • Bonjour. Je me souviens bien de cette discussion chez Amada où m’aviez bien dit, prenant des nouvelles de Pascal, que vous vouliez l’appeler. Il faut qu’on pense tous à ne pas remettre à plus tard ce genre de décision. La mort de Pascal et certainement d’autres nous le rappelle tristement. Merci pour votre mot sympathique. Il aurait apprécié, j’en suis sûr. Au plaisir…

  2. Au revoir mon cousin ! puisses -tu
    être en paix là ou tu es. Comme la
    Evelyne a raison, quelle dure et
    terrible nouvelle à apprendre et
    accepter.Tu avais un beau parcours
    pascal.Moi je garde de beaux et très joyeux souvenirs partagés. Chez mamie et pépère, tonton René et tata Jeannette, en famille.Tendres pensées à ta femme et à ta fille

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  3. Bonjour, c’est avec tristesse que j’apprends le décès de Pascal. Je cherchais un article sur un autre de mes cousins et le titre de votre article m’a interpellée et laissée interdite. Nous nous étions revus après de longues années et avions passé une excellente soirée. Nous nous étions promis de nous revoir régulièrement, puis le temps a passé. Nous avions chacun nos activités. Tout comme moi je suppose qu’il y pensait toujours un peu , de loin en loin. Malheureusement on remet toujours à plus tard, on se dit que l’on a le temps, mais la vie en décide autrement. Je ne peux que regretter ce laisser aller, cette “paresse”. Toutes mes pensées vont à son épouse et à sa fille. Je sais que c’est un bien maigre soutien dans une telle épreuve, mais qu’elles sachent que le silence n’est pas forcément de l’indifférence.
    Evelyne BORDIER née TRUDELLE

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    • Bonjour,

      Je ferai part de votre mot, que je comprends bien personnellement, à Renata, actuellement en arrêt.
      Vous avez bien raison, et Pascal, je crois, aurait pensé la même chose il faut qu’on prenne tous le temps…

  4. J’ai envoyé un message à ses collègues, ne pouvant être présent aux obsèques. J’avais eu Pascal comme fournisseur et l’avais beaucoup apprécié. Même dans une soirée mémorable avec Eric après un bon repas chez HELMUT ! Philippe LALOUE, Conseiller municipal de Mitry.

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