Unanimité au Conseil de la Communauté Plaines et Monts de France. Toujours une seule ombre au tableau

Les conseillers communautaires et le bureau composé de 15 vice-présidents, lundi dernier

Il y avait conseil communautaire de la CC Plaines et Monts de France (77) lundi 23 dernier. Beaucoup de dossiers techniques (il s’agit d’avancer sur la fusion des 3 anciennes CC) ont été adoptés à l’unanimité, sans problèmes. Auparavant, les délégations (et leurs champs, voir plus bas)  accordées par le président Rigault avaient été précisées et adoptées. Vous pourrez voir le tableau et le communiqué ici. (et mes avis en PS, en bas)

Pauvre “UDI” ! (ou plutôt pauvre Prugneau !)

Laurent Prugneau, pendant son intervention pathétique

Au début de la réunion (qui a toujours été apaisée), le jeune Laurent Prugneau, vice-président (UDI-Mitry) a fait voulu faire une longue intervention, cousue de fil blanc (et à mille lieues de l’état d’esprit centriste, c’est moi qui le dit) et plutôt … soviétique (je connais aussi …), en fait une soupe incompréhensible et hors sujet. Un brin excédé le président Rigault lui a demandé de faire court, vu le nombre de pages que le néo politicien tenait dans les mains. Lui (de mémoire) : “oh on veut me censurer?”. Le président Rigault : “non, mais vu le nombre de pages… c’est trop long”. Rigault, en tant que président de séance, a bien fait de le menacer de lui couper le micro. Las, le “néo” se tait et la séance continue.

Explications : en fait Prugneau (qui avait conduit une liste UDI, puis UDI-UMP au second tour à Mitry, (à 400 voix près il aurait pu emporter ce vieux bastoin communiste) ) avait été élu vice-président lors de la première séance de la CC (revoir ici et ici) suite à la non élection d’Yves Albarello, “vaincu” par son ex-allié Bernard Rigault. Alba était sorti, un peu énervé (mais finalement calmé) et s’était réfugié avec ses amis et moi à la pizzeria d’à coté (foto ci-dessous).

Du coup, en son absence, les petits maires à lui, qui évidemment n’avaient rien compris (comme d’hab) et, croyant bien faire pour leur “patron” , se sont opposés au compromis que Rigault avait (intelligemment, il faut le dire) concocté. Et donc ces petits maires, eux (j’ai des noms si vous voulez), habitués à servir un maître, avaient jugé utile, pendant qu’ont buvait un coup avec Alba et ses potes (foto) avaient, profitant de leur surreprésentation numérique d’élire Prugneau comme 5ème vice-président, histoire de venger  Alba. Juste après, sentant le bazar, le président Rigault (en accord avec le maire du Mesnil et ses amis), avait suspendu la séance. L’intelligence politique  (ou plutôt pragmatique, pour être gentil) des petits maires, ayant refait surface, un bureau consensuel avait pu être envisagé quelques jours après, ce qui impliquait la démission de Prugneau.

Mais Prugneau, ravi d’avoir été élu, faisait de la résistance.  Bernard Rigault, ayant compris (enfin…) la force de l’esprit centriste, a proposé à Prugneau de démissionner, en lui démontrant que, si elle avait été “démocratique”, son élection n’avait pas été légitime, compte-tenu des circonstances (c’est moi qui devine…). Et qu’il ferait bien de laisser la place, en démissionnant,  à un représentant de la majorité maintenue de Mitry, ce qui semble normal. En lui proposant même un poste de conseiller communautaire délégué (dans ces cas il y a indemnité). Et ce Prugneau de refuser mordicus, toujours excité par son résultat aux municipales.

Résultat des courses : Prugneau est toujours vice-président, mais sans délégation (voir le tableau plus haut), comme l’avait prévenu Rigault. Autrement dit, la vice-présidence de Prugneau  ne sert à rien et je crois savoir que Mitry, via son maire Corinne Dupont, sera associée activement et très légalement aux décisions de la  CC. Et ça, c’est bien.

M. Veillon ! M. Veillon !

Pour finir, et pour la petite histoire, voici quelques jours, je sortais un matin de mon domicile de l’avenue Taillade (Paris 20), à pied, pour faire aller acheter un paquet de cigarettes (ce qui n’est pas bien) et j’entends derrière moi “M. Veillon, M.Veillon !”. Je me retourne, surpris (personne ne me connait ou presque dans ce quartier sympathique où j’habite depuis 1990) et j’aperçois une motard casqué sur une belle grosse moto. Le motard se décasque, mais je ne le reconnais pas. Il se présente: c’était Prugneau. Je n’ai pas son nom dans ma tête, et encore moins son visage, mais quand il me dit “c’est moi le vice président sans délégation”, je capte. Du coup on parle un peu. Je m’excuse une fois de plus pour l’erreur sur son nom dans un de mes articles (il m’avait envoyé un SMS) : Prunier au lieu de Prugneau. Je lui demande qu’est-ce qu’il fait dans “mes terres” et il m’apprend qu’il a une entreprise de peinture et qu’il a des chantiers dans le coin. Il est souriant comme, je me souviens alors, il m’avait, à plusieurs reprises, les yeux doux lors d’un tout premier conseil communautaire après les municipales. Yeux doux (certainement dus à ce qu’il doit savoir de mes opinions politiques, plus libérales que centristes d’ailleurs), auxquels je n’avais pas répondu. Du coup je lui reparle de son élection comme vice-président, en lui conseillant de démissionner, afin de permettre une vraie dynamique au sein du bureau de la CC. Étonné, il me rappelle son score aux municipales, me raconte ensuite, malicieusement, que c’est de la faute d’Albarello (qui avait soutenu une liste UMP au premier tour, menée par mon pauvre ami Laloue, distancée par celle de Prugneau) qu’il n’est pas devenu maire de Mitry. Je ne rentre pas là-dedans. Les urnes ont parlé, je lui rappelle. Lui :  oui, mais j’ai été élu démocratiquement vice-président de la CC. Moi: oui, mais vous savez dans quelles circonstances, et vous n’aurez pas de délégation, à quoi bon? Du coup il remet son casque intégral et file…

Lundi soir, je lui ai demandé de m’envoyer son discours (qu’il n’a pas pu prononcer jusqu’au bout). Il me dit OK et je l’attends toujours (sans aucune impatience). Eh bien je vous dis, M. Prugneau, votre attitude est certainement plus “politicienne” que celles que vous avez “dénoncées” dans la partie audible de votre discours. Ce n’est pas, et je m’y connais, une attitude “centriste”. Je vous conseille à nouveau de démissionner pour laisser la place à un représentant majoritairement élu à Mitry.

Vous êtes visiblement un jeune  chef d’entreprise dynamique, vous avez une bonne gueule, vous roulez en moto. A ce que j’en sais, le président Rigault vous a proposé une délégation en tant que conseiller communautaire. Acceptez-là : on a besoin de jeunes élus qui connaissent le monde de l’entreprise, dans cette CC ! Vous pourrez ainsi participer activement. Et, s’agissant de Mitry (dont je salue votre performance, qui m’a étonnée), vous aurez le temps de retourner aux prochaines… EV

PS : s’agissant des champs et des intitulés des délégations, le président Rigault aurait pu être, je pense plus imaginatif, ou du moins plus pédagogique, ou mieux, synthétique. Ainsi la commission attribuée au 1er vice président (Alain Aubry, maire du Mesnil) est intitulé “Aménagement” , mais il n’est pas fait mention explicite du développement économique, pourtant inclus). De même, séparer l’emploi (attribué à Michel Dutruge, maire de Dammartin) du développement économique, n’est pas, avec l’expérience que j’en ai, efficace, le responsable de “l’emploi”seul étant marginalisé. Enfin, toujours sur ces mêmes sujets, on peut se demander quel est le champs de la délégation “sécurité des zones artisanales et industrielles” (dévolu à Joël Marion, maire de Compans).

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