Patrice Bonhaume : « Je reviens à Roissy avec un enthousiasme non dissimulé ! »

Patrice Bonhaume, nouveau patron de la PAF, dans son bureau, hier (il est comme moi, il a du mal à être relax quand on le prend en foto)

Fin juillet, j’ai reçu ce mail aussi inattendu que sympathique :

Bonjour M. VEILLON,

Je voulais vous remercier de votre fidélité manifestée au travers de votre liste d’adressage, car, depuis le 1er août 2009 que j’ai quitté la Direction de la Police aux Frontières de Roissy-CDG et Le Bourget, je n’ai cessé de recevoir votre lettre d’information qui m’a permis de conserver un lien professionnel mais aussi affectif avec notre communauté aéroportuaire.

Je m’en réjouis d’autant puisque depuis le 7 juillet dernier, je suis à nouveau affecté au sein de ce service, cette fois ci en qualité non plus de directeur adjoint mais de directeur…

Il venait, vous l’aurez compris, de Patrice Bonhaume, que j’avais connu et apprécié lorsqu’il était directeur adjoint de la PAF, quand Nadine Joly était directrice. Il est ensuite parti pour être sous-directeur du service national de la police ferroviaire (qui dépend de la Direction centrale de la PAF). Voyez la video de lui que j’ai trouvée sur le net ici, où il explique ce service.

Ce fut une bonne nouvelle et je l’ai tout de suite félicité car je connais l’importance de ce poste.

J’ai souhaité le voir et il m’a reçu fort chaleureusement hier, dans son bureau de CDG. On a parlé à bâtons rompus. Un peu de lui : il a 54 ans, c’est un Breton. Il a commencé à travailler à 14 ans comme soudeur dans la chaudronnerie de son père jusqu’à 17 ans. Il a repris ses études ensuite et a passé le concours d’inspecteur de police. Il a ensuite fait toute sa carrière en région parisienne, aux RG, à l’anti-terrorisme, et a fait 17 ans de sécurité publique, notamment à Gonesse. Puis donc à la PAF (qui lui a offert, me dit-il avec malice, “une belle terre d’asile”. Ça lui fait en tout 30 ans de police. Joli parcours…

« Je reviens à Roissy avec un enthousiasme non dissimulé ! » me lance-t-il, tout sourire. « Je me réjouis de pouvoir continuer des partenariats de grande qualité avec les opérateurs : ADP, les compagnies aériennes… ». Puis on en vient à évoquer les missions de la PAF et, du coup, l’enjeu principal du moment et de l’avenir : les modalités de contrôle et le problème des effectifs. La PAF compte actuellement 1640 fonctionnaires, soit un peu moins qu’en 2007 alors que le trafic aérien a beaucoup augmenté pendant ce temps, et que ce va continuer. Il ne croit pas, en ces temps de restrictions budgétaires, en l’augmentation des effectifs. Mais il m’explique que la nouvelle méthode de la « reconnaissance faciale », s’il elle était adoptée en France comme dans d’autres pays  (voir ici ) (l’aéroport de Bruxelles va le tester en 2015, voir ici) permettrait une simplification des contrôles de passagers et donc une meilleure fluidité (le système PARAFE est insuffisant…). Ceci d’autant que bientôt le passeport biométrique sera généralisé.

Je lui ai donné la nouvelle carte du Grand Roissy et on a parlé des projets sur et autour de l’aéroport. On s’est promis de se revoir plus tranquillement à la rentrée. Ça tombe bien, j’ai plein de questions de société à lui poser: un type comme ça, avec son expérience …

Bienvenue à nouveau à Roissy, M. le Commissaire divisionnaire ! Non… M. le Contrôleur général  (c’est au dessus, dans la hiérarchie policière). merci au policier attentif qui vient de me corriger. 

(« On revient toujours à Roissy… Et RoissyMail ? C’est bien ! »).

EV

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