Concertation Grand Paris Express à Gonesse : pénible, pénible…

Cliquez pour voir la présentation (bien faite)

Ce qualificatif ne vaut pas, bien sûr, pour la Société du Grand Paris qui fait le job et a bien organisé la réunion de concertation sur la ligne 17 nord du GPE, mardi 25 à Gonesse. Bonne présentation du GPE en général et de notre ligne en particulier. A la tribune, outre le garant de la CPDP, M. Silhol, préfet honoraire, il y avait les directeurs de la SGP: Philippe Yvin, président du Directoire , Xavier Duclairoir, responsable du projet ligne 17  et Nadir Bentouta, directeur des relations institutionnelles.Un powerpoint a été présenté (le voir en haut).

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J’ai compté, au début de la réunion 180 personnes dans la salle, dont, au premier rang les élus du secteur, parmi eux : J-P Blazy bien sûr, mais aussi Didier Vaillant, président de Val de France, lham Moustachir, vice-présidente de VDF, mais aussi Philippe Sueur, vice-président du Conseil général, en charge des transports et le sous-préfet de Sarcelles, M. Malherbe. La salle était composée  d’un grand nombre de sympathisants de la mairie, favorables au projet, et bien sûr, de mes P’tits Loup, dont l’un, particulièrement excité a hurlé dès le début de la réunion. Comme d’habitude dans ce genre de “concertation”, les rares interventions ne portaient pas sur le projet en particulier, mais servaient à certains de tribune plus ou moins politique, à l’instar de Cédric Sabouret conseiller municipal (PS) de Gonesse, conseiller général du canton, rival déclaré de J-P Blazy,et dont je n’ai absolument rien compris de ce que qu’il dit. C’est étonnant de la part de cet administrateur du Sénat, pourtant cultivé… . Mes P’tits Loup (les zécolos, pour les nouveaux lecteurs, revoir ici) ont quasiment monopolisé la parole. En fait de parole, c’étaient les logorrhées verbales habituelles dont il est absolument impossible de rendre compte. Pas moyen de savoir s’ils étaient pour ou contre le GPE … De mémoire ils étaient contre (ils avaient manifesté à cinq personnes à Aulnay, lors du premier forage de la SGP, revoir ici).

C’était vraiment pénible.

Barreau ferré de Gonesse ? MDR !

Le Monsieur du STIF n'aurait pas dû répondre, si c'était pour ne rien dire

A noter, au cours du “débat”, une intervention d’un Monsieur du STIF , qui “répondait” à une interpellation de Philippe Sueur sur le fameux “barreau ferré de Gonesse”. Comme on pouvait s’y attendre, ce fut une réponse langue de bois: il a parlé de nouvelles études bla bla (faudrait qu’on puisse faire le total des études, et leur coût, qui ont été faites sur le sujet depuis plus de 10 ans…) et bien sûr il n’a rien dit de concret car, comme je m’évertue à le dire depuis des années, le barreau de Gonesse  ne se fera pas. A voir la mine de J-P Blazy (foto) quand Mister  STIF parlait, je parie que le député le sait aussi…

Referendum?

Je vais là-aussi me répéter : ce genre de “concertation” (obligatoire dès qu’un projet d’infrastructure dépasse les 300 millions) ne sert à rien,  coute la peau des fesses et, à la limite (non, pas à la limite), est démagogique. On l’a bien vu lors des innombrables “concertations” sur Roissy Picardie et je me souviens bien de celles concernant le CDG Express fin… 2001, notamment celle de Villepinte où les représentants du projet ont bien failli se faire lyncher. M. Duclairoir, qui y était, pourra s’en souvenir. Voyez ici le compte-rendu que j’en avais fait (page 8). Et encore, je m’étais retenu…. Il doit y avoir moyen de concerter autrement… Mais je ne sais si on prend ce chemin: il me semble avoir entendu François Hollande évoquer des referendum locaux sur les grands projets…. Si c’est vrai, ça promet… Macron au secours !

Là où ça va être encore plus “sportif” (tendance boxe thaï) ça va être la “concertation” (voir ici) pour Europa City. La date n’est pas encore fixée, mais on parle du printemps prochain. A coté de J-P Blazy, l’autre soir, se trouvait Mme Claude Brévan, qui présidera la future CPDP. Une manière de s’entrainer ? On lui souhaite bon courage ! (ainsi qu’à Christophe Dalstein, responsable d’Europa City, présent dans la salle ce soir-là,  à qui j’ai conseillé une cure de vitamines, et un entrainement au close combat). EV

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2 réflexions au sujet de “Concertation Grand Paris Express à Gonesse : pénible, pénible…”

  1. Qu’est-ce qui était pénible ?
    Une réunion dite de “concertation” où les institutionnels partisans du projet ont parlé pendant deux heures. Et où les “consultés” avaient 3 minutes pour “poser des questions”, comme si les “sachants” étaient tous sur le podium et aux manettes et dans la salle se trouvaient les ignorants, notamment les associations qui étaient assignées à recevoir des informations et interdites d’exprimer un point de vue critique. Vous n’avez rien compris ? Qu’on nous donne deux heures et je vous assure que nous avons les talents pédagogiques pour nous faire comprendre. Personnellement, étant la madame Emploi du Collectif, y a plus de 40 ans que je travaille sur le bassin de Roissy et on ne peut pas résumer une question aussi complexe dans la temporalité d’un mouchoir de poche. J’ai voulu parler d’emplois qui est justement un des plus gros enjeux de l’amélioration des transports en Ile-de-France. Mais un discours alternatif est inaudible dans ce genre d’instance. J’ai été la seule à souligner ( et peut-être à remarquer…) que le pôle de Roissy sur lequel se porte la quasi-exclusivité des espoirs de développement du territoire a perdu 6800 emplois de 2008 à 2011, source INSEE. J’ai parlé de “crise du transport aérien”, de nécessité de diversifier la palette des types d’emplois offerts sur le territoire. N’importe quel agriculteur sait que dans un contexte climatique incertain, il ne faut pas partiquer de la monoculture, source de fragilité.
    J’aurais aimé aussi rappeler que les flux entre pôles de développement économique qui ne sont pas adossés à une ville ne représentent que 3% des besoins de transports (source IAU et EGT). Relier le Bourget au Triangle de Gonesse, au Parc des Expositions, à l’aéroport de Roissy ne correspond pas aux besoins des habitants : il faut relier les zones d’habitat aux zones d’emplois. Ou mieux, quitter le modèle démodé du zonage de la Charte d’Athènes et développer la “ville sur la ville” : les emplois dans les pôles urbains.
    Comment expliquer ceci en 3 mn ? Je vous renvoie à notre site http://www.cptg.fr qui est très renseigné sur ces sujets. Les associatifs ont aussi des compétences et des expertises et ne sont pas tous les demeurés que vous vous plaisez à décrire. Il y a dans notre collectif des spécialistes du commerce, de la démocratie locale (!), de l’aménagement du territoire, de l’économie et de l’urbanisme.Et il n’y a chez nous aucun écolo qui souhaite revenir à la bougie, comme vous le plaisez à caricaturer.
    Jacqueline Lorthiois, socio-économiste et urbaniste, auteur d’une dizaine d’études sur le bassin d’emplois de Roissy, dont la première remonte à 1977.

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