Recherche alternance, passionnément

Les futurs ingénieurs. A peine descendus de l'avion, direction Rouen en car

On vous avait parlé de Loïc, le fils de ma femme Bignon, l’an passé (revoir ici), à l’occasion de sa première venue en France, l’an passé. C’était à l’occasion d’un énième refus de visa de la part des autorités consulaires de France au Bénin. Refus évidemment injustifié… Mais ça c’était finalement “bien” passé, après quand même mon intervention auprès de l’ambassadrice. A ce propos, j’ai été reçu, à ma demande, par le Consul de France au Bénin, au mois d’aout. Rencontre courtoise, mais je lui ai dis, diplomatiquement, tout ce que j’avais sur le cœur. En ces temps de “migrants”, je prendrai le temps de rédiger un article sur tout ça, en rappelant (entre autres) que, voici quelques années, Bignon avait été retenue à sa descente d’avion en provenance de Cotonou, puis envoyée vers le centre de rétention de CDG au motif qu’elle avait oublié un papier (complémentaire du visa qu’elle avait sur son passeport, mais obligatoire), dans sa valise.  Si je ne m’étais pas bien débrouillé, elle aurait passé à l’époque Noël (sinon Nouvel An) au CRA du Mesnil …

Mais revenons à Loïc. C’est un jeune homme que je connais bien et que je soutiens. Il a réussi, à 18 ans à peine après une Bac S (mention Assez Bien, presque Bien, dans des conditions  difficiles), sa prépa’ de deux ans (dispensée par le Collège Père Aupiais de Cotonou) en vue d’intégrer une des meilleurs écoles d’ingénieurs de France : l’ESIGELEC, à Rouen (Saint-Etienne du Rouvray, exactement).

Il est arrivé à CDG, avec ses camarades de promotion (une quarantaine), mardi 9 septembre au petit matin, avec le vol AF 805. J’étais là pour lui apporter un complément d’affaires pour son installation dans une résidence étudiante située non loin de l’école.  Situation un peu stressante pour tous ces étudiants dont une bonne partie venaient en France pour la première fois. Et les voici partis tous en car pour Rouen (foto).

La scolarité doit durer trois ans. Elle peut être suivie à l’école (voir le tronc commun ici), ou bien en formation alternée en entreprise( c’est ici). Celle-ci se passe alors selon le rythme d’un mois à l’école, un mois dans l’entreprise.

Et c’est là que je souhaite faire passer un message …

L’alternance est plébiscitée (enfin) maintenant en France pour son efficacité. Nous avons ensemble (Loïc, son père Siméon qui travaille au Bénin, sa mère donc qui est ici) choisi l’alternance non seulement pour son efficacité prouvée, mais aussi que celle-ci permet d’échapper aux frais de scolarité qui s’élèvent quand même à 6 450 € par an. Soit 42 309 F, soit 4.2309 millions de Francs CFA, la monnaie de l’Afrique de l’Ouest. Pour mémoire, le salaire minimum – quand il y a un salaire et …quand il est servi- au Bénin est de l’ordre de 40 000 FCFA, soit 60 € par mois (avec la moitié de la population au chômage, non indemnisé, bien sûr et la majorité de la population sans couverture maladie ou autre).

Et je ne vous parle pas du reste des couts liés à la scolarité …

L’alternance permettrait de joindre l’utile à … l’utile. Nous recherchons donc une entreprise (ou une collectivité, ça se fait aussi), liée à la gestion de l’énergie si possible, pour que Loïc puisse effectuer sa scolarité sous ce régime. L’entreprise pourra être située dans la région de Rouen ou en Ile-de-France. On cherche depuis juillet, mais pour l’instant on n’a pas encore trouvé. Il nous reste jusqu’à décembre, mais le plus tôt sera le mieux. Donc si vous, chers lecteurs (chefs d’entreprise, cadres, RH ou autres) ce mot vous parle, n’hésitez pas à nous faire signe. Revoyez les conditions (intéressantes, qu’offre l’ESIGELEC: prise en charge des frais) et, d’une manière générale, voyez le portail des aides gouvernementales (qui pourraient être plus simples…) pour l’alternance ici.

Je me porte garant du sérieux de Loïc, de ses capacités intellectuelles et de travail et de son envie de réussir . EV

Loïc, lors de sa visite à la journée de l'ESIGELEC, l'an passé

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