Perquisitions massives à CDG. 100 gendarmes supplémentaires dans le Val d’Oise

Le préfet Riffaut assistant à une perquisition dans des vestiaires

L’état de siège est bien en action localement. A CDG, sur ordre du préfet de Seine-Saint-Denis (voir le NB ci-dessous), la gendarmerie du transport aérien a procédé à des perquisitions  administratives (permises par l’état de siège, donc sans décision de justice) côté piste et en zone de fret notamment  à Servair 1 en particulier.

Le préfet délégué a adressé ses félicitations à l’ensemble des personnels ayant participé à cette opération qui a permis de découvrir des éléments de prosélytisme avancé et des signaux faibles de radicalisation. Par ailleurs, de nombreux objets (denrées, outils, ustensiles) dérobés au sein de l’entreprise ont été découvert de manière incidente et ont été remis au responsable sureté. Une plainte devrait être déposée par l’entreprise” (extrait du communiqué de presse du 19 nov).

Les perquisitions continuent à ce jour.

Des rumeurs fermement démenties

Le préfet délégué a également réagit fermement, le 20 novembre pour dénoncer des rumeurs (attentat imminent à CDG, fichés “S” à Air France…), relayées notamment par une télé nationale et en appeler au sens de la responsabilité de tous. Vous pourrez voir toutes les informations de la préfecture déléguée sur sa page Faceboook

Du côté département du Val d’Oise, c’est aussi la mobilisation. 100 gendarmes supplémentaires ont été déployés. Le préfet Blanc a publié un communiqué le 18 novembre, à l’issue d’une réunion d’information pour les maires du département, dans lequel il précise qu’il ” a ordonné aux forces de sécurité de procéder à la perquisition administrative des domiciles d’individu en lien avec la mouvance islamiste radicale. Des assignations à résidence ont également été notifiées aux personnes dont l’activité peut constituer un danger pour l’ordre public” . Il a en même temps rappelé les pouvoirs exceptionnels que l’état de siège donne aux préfets (voir le communiqué en entier ici) .Voyez aussi toutes les infos, notamment à ce sujet, de la préfecture du Val d’Oise 95 ici. Voyez aussi le papier de Frédéric Naizot, du Parisien 95 (17 nov) qui détaille plus les interventions.

NB : rappel utile

L’ensemble de la plateforme de CDG (qui s’étend sur les 77, 93, 95) est placé, depuis son ouverture en 1974, sous “juridiction” de la Seine-Denis, que ce soit en matière de justice ou d’administration. Ainsi, c’est la préfecture de Seine-Saint-Denis (située à Bobigny) qui est en charge de la plateforme. Les problèmes liés à la sûreté et à la sécurité augmentant, l’Etat a mis en place, en 2003, un sous-préfet (basé à CDG), dépendant du préfet de Seine-Saint-Denis, chargé de coordonner les actions diverses dans ce secteur, et notamment de la délivrance des badges nécessaires pour travailler en zone “sous douane”. La structure du sous préfet s’est peu à peu étoffée, eu égard aux besoins et le poste du sous préfet est devenu préfet (actuellement M. Riffaut). C’est pour cela qu’on parle des “services du préfet délégué à la sûreté et à la sécurité” pour les aéroports de CDG et du Bourget. EV

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