Crispations à Goussainville: le budget n’a pas été adopté. Ca devrait s’arranger avant le 19

Badr Slassi, 1er adjoint, à l'origine de la fronde

Décidément, les choses sont toujours compliquées à Goussainville (95).

C’est de notoriété publique, les relations entre le maire Alain Louis (qui a quitté le PS juste avant les dernières municipales) et son premier adjoint Badr Slassi (ex PS, mais qui s’est… “radicalisé” en juin dernier, revoir ici) ne sont pas au beau fixe. Déjà, l’élection des délégués au Conseil communautaire de Roissy Pays de France avait réservé quelques surprises… Toujours est-il que, mercredi dernier, le budget de la ville n’a pas été adopté, le premier adjoint, ses amis conseillers municipaux, l’opposition de droite (menée par Elisabeth Hermanville,  en pleine forme), et du FN (un conseiller, M. Crédeville Jr) faisant bloc contre le maire. Celui-ci a réagi le lendemain par un communiqué, dans lequel il dénonce des “manœuvres politiques-politiciennes” (sic), alors que selon lui, le budget est “équilibré et sincère” (ce qui ne fut pas toujours le cas, voir ci-dessous les observations de la Chambre régionale des comptes, pour la période 2008/2013, paru en mai dernier).

En fait, pour comprendre, il s’agit plus, plus qu’autre chose, d’un conflit de génération entre le maire et son premier adjoint. Celui-ci (37 ans) a été en grande partie l’artisan de la victoire de la liste “Louis” aux dernières municipales (revoir ici, un grand moment, où l’on me voit poser, notamment, avec Christophe Crédeville et Karim Ouchikh -ex PS passé au FN- ce qui permet  à Luc Broussy (PS) de s’exciter régulièrement sur Facebook en me traitant de facho, mais aussi de raciste).

lors de la victoire de la liste Alain Louis (au centre) en 2014. Badr Slassi est à droite, (avec la cravate)

Discussion avec Badr Slassi

Badr Slassi, il ne s’en cache pas, a de l’ambition en politique, et c’est une bonne chose en soi. Parfois controversé, il n’en a pas moins du talent. J’avais vu ça, c’est un excellent orateur et débatteur. J’ai eu une très bonne (et longue) discussion avec lui, hier, au téléphone. Très, très bonne même. Je l’avais appelé pour comprendre ce qui s’était passé et lui recommander de trouver un accord avec le maire pour le budget. C’est que, si celui-ci n’était pas adopté avant le 19 avril, le préfet, comme il en a l’obligation légale, saisira la Chambre régionale des comptes et Goussainville sera mise sous tutelle de L’État, ce qui est toujours un signe d’échec des élus locaux, dans leur ensemble.

Le premier adjoint a rencontré ce matin le maire, en vue d’un accord. Et ils devaient se voir à nouveau cet après-midi. Les choses devraient donc s’arranger. Au grand dam de Luc Broussy, qui a dû avoir un début d’érection face à la situation, au point de pondre un communiqué (le voir ici) , avec J-P Blazy, député (PS) du secteur, dont il est le suppléant.

Je reparlerai avec Badr Slassi, pour mieux le connaitre et vous le faire connaitre. On a évoqué, dans la discussion d’hier, ces histoires de communautarisme, et d’implication dans la vie politique des jeunes (et moins jeunes…) issus de l’immigration (il est d’origine marocaine). on a été d’accord sur le constat… Mais c’est une autre histoire (encore que…). EV

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