A l’audience solennelle de la Chambre régionale des comptes

A ce moment-là, c'est le procureur financier, M. Luc Héritier (debout, à gauche) qui parle

Jeudi dernier c’était l’audience solennelle de rentrée de la Chambre régionale des Comptes d’Ile-de-France (CRC) à Noisiel (77). J’aime beaucoup l’activité de la Chambre, qui communique très bien. C’est normal: la devise de la Cour des Comptes n’est-elle pas “s’assurer du bon emploi de l’argent public, en informer le citoyen“?  Je reçois régulièrement les rapports (tant de la CRC que ceux de la Cour des Comptes), et lis particulièrement ceux qui concernent notre secteur. Les rapports sont toujours bien écrits, clairs et je souris toujours quand je lis les passages qui font des remontrances ou montrent des fautes graves : c’est toujours formulé avec une sorte d’humour (en tout cas je le ressens comme ça), témoin ce passage tiré du récent rapport (2016) sur Garges-lès-Gonesse : Au-delà du nécessaire retour à la règle de droit, la commune trouverait avantage à se doter d’une véritable gestion prévisionnelle des ressources humaines qui permettrait de remédier aux dysfonctionnements observés, en matière de gestion des effectifs, mais aussi de répondre de manière appropriée aux aspirations des agents, en matière de formation par exemple, de veiller à l’amélioration de leurs conditions de travail, ou bien encore de mettre en œuvre une politique ciblée de prévention de l’absentéisme. C’est donc une vaste réflexion stratégique que doit conduire la commune en matière de gestion des ressources humaines, dans la mesure où la qualité et l’efficacité de cette dernière constitue la condition première d’une gestion efficiente.

Je tiens à profiter de cet article pour remercier vivement M. Laurent Catinaud, un des magistrats, chargé, en plus de son activité, de la communication de la Chambre pour ses conseils, sa disponibilité, son sens de la pédagogie, sa patience (et sa sympathie) lorsque je l’appelle pour mieux comprendre tel ou tel sujet. En plus, il est abonné et bon lecteur de RoissyMail !

Didier Migaud, Premier président de la Cour des Comptes

J’ai donc assisté, en compagnie de mon cousin Alain, venu d’Épinal passer 2 jours chez nous, à l’audience solennelle . Ça nous fera un cours d’instruction civique, l’ai-je prévenu… Et ça a été le cas. Nous sommes arrivés juste quand le procureur financier, M. Luc Héritier a commencé son discours (en premier, comme le veut la tradition). Je vous conseille de le consulter ici, tant il est instructif. Il y avait du monde et du beau monde: entre autres le préfet de Seine-et-Marne, M. Marx, M. Johanet, (procureur général de la Cour des Comptes) et Didier Migaud, premier président de cette même Cour, qui a pris la parole en dernier, après le discours de M. Gérard Terrien, président de la Chambre régionale (et conseiller-maître à la Cour des Comptes).

Le président Gérard Terrien et les autres magistrats (foto CRC)

Tout comme celui du procureur financier, je vous invite (faute de temps et de place pour en faire la synthèse) à lire son discours ici. Vous y verrez notamment le travail effectué en 2016, en hausse par rapport à 2015). Il s’est félicité par ailleurs de l’augmentation des retombées dans la presse sur l’activité de la Chambre :  En 2016, la chambre a poursuivi son travail de valorisation de ses travaux auprès du grand public en renforçant encore ses relations avec les médias et les journalistes avec l’objectif de mieux informer nos concitoyens. Ces efforts ont porté leurs fruits puisque le nombre de retombées presse a été de 870 en 2016, soit une augmentation de plus de 60% par rapport à l’année antérieure et un triplement si l’on se réfère au score enregistré en 2014.

Je vous invite aussi à consulter le rapport d’activité 2016 de la Chambre, ainsi que la plaquette qui montre les statistiques.

Un cocktail a eu lieu à la suite de l’audience. J’ai pu apercevoir notamment le maire d’Issy-lès-Moulineaux (92), André Santini et, surprise, François Molins, le procureur de Paris, bien connu médiatiquement pour ses points de presse sur les attentats. Un peu impressionné, j’ai pris mon courage à deux mains pour aller le saluer et le féliciter, en tant que citoyen, pour son courage et la qualité de son travail.

Juste après, on a filé à Roissy, où nous attendait Halima pour déjeuner (voir plus haut…).

Un dernier mot : en ces temps troublés, ça a fait du bien de rencontrer un grand corps de l’État, efficace, chargé de contrôler l’utilisation de l’argent public: nos sous ! EV


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