Le rapport parlementaire sur l’action de l’Etat en Seine-Saint-Denis : exceptionnel !

voyez la présentation du rapport lors de la réunion du 31 mai dernier. Ici le député Kokouendo

Je peux dire que j’en ai lu des rapports ! Mais jamais comme celui-ci. Quand j’avais entendu qu’un rapport parlementaire allait sortir sur “l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis”, je m’étais dit bof, encore un machin…  Je l’ai quand même lu et, au fur et à mesure des pages, j’ai été scotché par la qualité de son contenu. Au point que j’y croyais même pas.

Le 5 octobre 2017, le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale a décidé, à la demande du groupe “Les Républicains” une “évaluation de l’action de l’Etat dans l’exercice de trois de ses missions centrales en Seine-Saint-Denis” (éducation, sécurité, justice).  Il a été confié aux députés François Cornut- Gentille (Haute-Marne, LR) et Rodrigue Kokouendo (Seine-et-Marne, LAREM, un des députés du Grand Roissy).

Une première dans l’histoire parlementaire

cliquez pour avoir le rapport...

Comme l’indique l’introduction du rapport “c’est la première fois dans l’histoire parlementaire qu’une mission d’évaluation est réalisée sur un territoire donné”. Et encore : “Le choix de la Seine-Saint-Denis pour cette première évaluation parlementaire territorialisée s’est imposé comme une évidence.Le département de la Seine-Saint-Denis est le seul territoire de France que l’on désigne plus volontiers par son identifiant numérologique que par son véritable nom : le 9-3. Comme si deux chiffres pouvaient résumer la complexité de ce territoire. Ce département, contrasté et si souvent stigmatisé, fait office de véritable laboratoire d’étude au regard de son dynamisme et de toutes les problématiques qu’il concentre, et des nombreux efforts impulsés par les politiques publiques pour y remédier. L’objectif de ce rapport n’est pas de dépeindre une énième caricature des zones sombres du département, mais bien d’en montrer tous les paradoxes et l’incapacité de l’État à y adapter suffisamment et suffisamment vite ses politiques
publiques”.

Le constat fait par le rapport est … terrible . Encore une fois très bien fait et sans langue de bois (je connais un peu la Seine-Saint-Denis). Le rapport fait 73 pages, bien denses. Franchement, j’avais commencé par en faire un résumé pour vous, mais c’est compliqué pour être bien pédagogique et ça va me prendre plus de temps que je pensais. Je me promets de le faire (hum, quand je dis ça, en général…). Aussi je vous conseille au moins de le parcourir et mieux, de le lire entièrement (direct ici) et même de l’imprimer et le garder.

Réaction rapide (et positive) de François Asensi

cliquez pour voir la lettre

François Asensi n’a pas tardé à saluer ce rapport, comme vous pourrez le voir dans la lettre qu’il a publiée le 1er juin, dès la sortie du texte. C’est un fin connaisseur de la Seine-Saint-Denis (il est tombé dedans quand il était petit, et a aujourd’hui 74 ans, qu’il porte bien d’ailleurs). Il veut organiser, suite au rapport, des “Assises pour l’Égalité pour la Seine-Saint-Denis”. C’est bien (même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec son diagnostic.. Peut-être m’invitera t-il à ces Assises…). EV

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