Mouvement des gilets jaunes + attentat islamiste = malaise . Les mots, toujours…

je l'avais pu passer celle-la... cliquez pour l'article BFM

J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pensais sur les raisons du mouvement des gilets jaunes (revoir ici). Il a été aussi massif qu’imprévu. Et aussi imprévu que fourre-tout…

Les chaines TV, qu’elle soient en continu ou autres ont couvert, à mon avis, ce mouvement d’une manière excessive. C’était tous les jours, tout le temps (à croire qu’il ne se passait rien d’autre, en France et dans le monde. Je n’ai jamais vu ça. Et les “interviews” des gilets… Partout, sur les fameux  ronds-points, les manifs et les plateaux TV. Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu ! Un prénom suffit … Questions à la con de journalistes et les quidams se lâchent… Ils se donnaient le mot  et j’aurai donc appris, à plusieurs reprises, que le 15 du mois les frigos sont vides et que certains ne mangent même plus à partir de cette date, pas moins… . Les perles, et pas des moindres ont été légion, non stop !

Je veux une maison à moi

J’en citerai une (pas la pire): reportage dans une petite ville. “Interview” d’une jeune femme (la trentaine+). Elle travaille à temps partiel dans le service espaces verts de la commune, après avoir cessé de travailler 7 ans pour élever sa fille, explique-t-elle (mais ne dit pas avec quoi elle vivait). Sa situation est grave, redit elle au micro, en terminant en apothéose : ” de toute façon je veux une maison à moi !…”

Avant ce mouvement, je me suis aperçu du délitement progressif de la cote du Président de la République (autour de moi, beaucoup, de tous bords, ont voté, comme moi, pour lui, aux deux tours. Certains avec beaucoup d’espoir et d’enthousiasme, (pas moi…). C’est dû en bonne partie, à ses “petites phrases”. Comme celles, par exemple, diffusée volontairement, s’agissant de l’efficacité de la “politique sociale “: on dépense un pognon de dingue, ou y’a qu’ à traverser la rue… Sauf celle “qu’ils viennent me chercher…”, symptomatique de son côté égocentrique incontestable, ces petites phrases, je les ai non seulement comprises, mais appréciées.  Dire les choses telles qu’elles sont, ça fait bien longtemps que les politiques, de tous bords ne le font plus. Les petites phrases d’E. Macron sont toutes allées dans le sens qu’il faut, chacun à son niveau, faire des efforts. Un langage que mes parents et grands-parents (pauvres…) m’ont toujours tenu. Un langage auquel “les gens” ne sont plus habitués depuis des lustres. Dès qu’il y a un problème (ou soit-disant), ce n’est que promesses et déclarations dans le sens du poil. Les gens sont contents…

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Tout ce mois en jaune m’a mis mal à l’aise. Et, cerise sur la gâteau, l’attentat (je l’attendais…)  de cet islamiste à Strasbourg (5 morts à ce jour).  Mal à l’aise au point d’avoir du mal à écrire. Ça m’a fait penser  à après le 13 novembre. A l’époque, François Charritat, alors directeur de l’aéroport du Bourget avait ressenti le même malaise.Relisez en cliquant plus haut.

Pour revenir sur l’attentat de Strasbourg, quand viendra le temps où on emploiera les bons mots, où l’on nommera les choses?  Non, ce n’est pas du “terrorisme”, c’est du terrorisme islamiste. Non, ils ne sont pas “radicalisés”, mais sont devenus des islamistes. “Radicalisé” ça ne veut rien dire (et j’ai une amicale pensée pour les membres du Parti radical). EV

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