Le chantier du Contournement Est de Roissy débute… Enfin !

Après moult rebondissements au cours des deux dernières décennies, les ultimes travaux du projet du Contournement Est de Roissy (CER) ont enfin débuté en décembre 2019, pour s’achever fin 2023, voire 2024 par suite d’un retard de 3 mois causé par la période de confinement. Ce projet consiste à créer une autoroute à 2×2 voies, d’une longueur de 9 km, entre l’autoroute A1 et route nationale RN2, ainsi qu’une route départementale à 2 voies de 7 km, afin de renforcer l’accessibilité et l’attractivité du territoire. Déclarée d’utilité publique en 2003, cette opération, d’un montant global de 240 millions d’euros, est menée par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Equipement et de l’Aménagement d’Île-de-France (DiRIF), en lien avec ses partenaires : la région Île-de-France, les départements du Val d’Oise et de la Seine-et-Marne, la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France et le Groupe ADP.

Dans ce coût total de 240 millions d’euros, il y a le montant financé avant 2015 s’élevant à 48,9 millions d’euros. Le financement du Contrat de plan Etat-région (CPER), financé en 2015 à 2020, est de 126,5 millions d’euros. Sur cette somme, Aéroport de Paris (ADP) a financé 9 millions d’euros, 52,5 millions d’euros pour l’Etat, 52,5 millions d’euros pour la Région Île-de-France, 2 millions d’euros pour la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France, 5 millions d’euros pour le Conseil Départemental de Seine-et-Marne (CD77) et 5,5 millions d’euros pour le Conseil Départemental du Val d’Oise (CD95). La somme restant à financer, pendant les quatre prochaines années, est de 64,6 millions d’euros. Concernant le montant manquant au financement du projet, la DiRIF, injoignable, n’a pas donné suite à mes appels téléphoniques.

Connectant la Francilienne A104, à la hauteur de l’échangeur d’Epiais-lès-Louvres, jusqu’à l’échangeur de Compans, les 3 buts principaux du projet sont d’améliorer l’accès à l’aéroport Charles-de-Gaulle, en fluidifiant le trafic routier comptant à cet endroit plus de 60 000 véhicules par jour, favoriser le développement économique du territoire et assurer la continuité de la Francilienne. Le tronçon autoroutier épousera les contours Nord-Est de l’aéroport CDG, passant à côté des communes d’Epiais-lès-Louvres, de Mauregard et du Mesnil-Amelot.

Le projet de Contournement Est de Roissy entame sa dernière phase de travaux, les échangeurs A1/A104 d’Epiais-lès-Louvres et l’accès Est de l’aéroport au niveau du Mesnil-Amelot, ayant été réalisés entre 2013 et 2016. Comme évoqué lors d’un précédent article, le Mesnil-Amelot compte énormément sur ce projet pour le développement socio-économique du territoire (https://www.roissymail.fr/2020/06/14/extension-de-la-zone-hoteliere-du-mesnil-amelot/). L’échangeur du Mesnil-Amelot verra le jour fin 2022, le tronçon autoroutier A1 – Mesnil Amelot étant l’étape finale du projet avec une mise en service prévue pour fin 2023-2024.

Fin 2019, les premiers travaux préparatoires ont été lancés afin de décaper et défricher certaines emprises nécessaires à la réalisation des travaux. Le chantier du Contournement Est de Roissy se veut également être un projet pensé pour limiter son impact sur l’environnement, les habitants et les usagers. Ainsi, afin de garantir la continuité des déplacements, les travaux de nuit seront privilégiés. La circulation alternée sera organisée entre la nouvelle route départementale et la nouvelle autoroute. Des mesures de précautions en matière de protection de la biodiversité sont actuellement mises en place sous le contrôle d’un écologue, pour maintenir des espaces abritant des espèces protégées, pour y recréer des zones et des aménagements paysagers favorables au développement de la biodiversité.

A ce jour, pour ce projet qui comptera au total 8 ouvrages d’art, le pont en 2×2 voies passant au-dessus de la ligne à grande vitesse (LGV) est déjà visible, lorsque vous vous trouvez sur la départementale actuelle, le long des pistes au nord de l’aéroport CDG, situé entre les communes d’Epiais-Lès-Louvres et de Mauregard. Les engins de chantier, appartenant à l’entreprise de BTP Colas, sont en pleine activité. Une bonne nouvelle pour ce projet qui a eu du mal à se lancer, par manque de financement. WM

L’avis d’EV

Un dossier qui date de … 24 ans !

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