Retour d’expérience sur l’autoédition chez Amazon

Qui n’a jamais eu l’envie de se lancer dans l’écriture d’une saga littéraire, d’un essai philosophique, de ses mémoires ou de simplement d’une histoire réelle ou fictionnelle ? Par transmission ou par défi personnel, cela reste, très souvent, dans le carton des projets à remettre plus tard. Pouvant créer des interrogations et des appréhensions, ce monde semble inaccessible pour la plus grande partie des gens. Pour permettre aux plus grands nombres la possibilité de publier des livres et faire connaître ses œuvres au plus grand nombre sur toute la planète, Amazon lança en novembre 2007 le service en ligne Kindle Direct Publishing (KDP). Ce service gratuit d’autoédition rencontra rapidement un succès outre-Atlantique, permettant aux auteurs novices ou expérimentés de publier facilement sans passer par la case de « l’édition classique ». Pour rappel, le schéma habituel se déroule par l’envoi de manuscrits à des éditeurs, passage en lecture, commission d’édition, puis réponse donnée. Ceux qui ont déjà essayé ne pourront que confirmer, ce procédé peut prendre un temps considérable, se comptant en plusieurs années d’attente, voire en décennie avant de pouvoir signer dans une maison d’édition. De ce fait, le KDP apporte un service qui peut s’avérer être une solution, au premier abord. Avec mon retour d’expérience, Kindle Direct Publishing dispose de beaucoup de qualités, mais également de quelques mauvais points.

Mon aventure littéraire commence en 2018, à une époque où j’avais moins de cheveux, avec l’envie de tenter la création d’une trilogie littéraire d’anticipation aventure, mettant à profit mes connaissances acquises au cours de mon diplôme universitaire, saupoudré d’une proposition visionnaire sur notre futur, cherchant à aborder les enjeux de demain tels que l’exploration spatiale, la politique, l’écologie et la technologie, tout en alliant les visions de deux de mes auteurs préférés que sont Jules Verne et Carl Sagan. Cette idée avait muri au retour d’un séjour à New York en 2017 et ne m’avait plus quitté. Ayant du temps devant moi pour entreprendre ce projet, je réunis mes notes, croquis et autres post-it, en m’imposant le défi de sortir la trilogie sur une année entière, à dater de la sortie du premier tome. Enfermé dans ma bulle créative, j’écris en 3 mois le premier tome sous Word, en respectant la mise en page et le format appréciés (police « Time New Roman » à la taille 11). L’équivalent de 130 pages, aux dimensions un peu plus grosses que celles du format poche, voit le jour… Puis, j’enchaîne les deux autres tomes avec plus de facilité. Ainsi naquit la trilogie Astrvm Imperivm.

En bref résumé de cette trilogie, l’histoire se déroule en 2769 dans un monde où la technologie est au service d’une humanité s’étant unie autour d’un empire des nations, ayant dépassé sa condition d’Homo Sapiens vers une doctrine universelle la faisant évoluer sur un modèle de civilisation de type 1, nommé Homo Astralis. La Terre est, en ces temps, pacifiée. Une voie commune pour le bien de l’intérêt général. Cet empire des nations unies a comme objectifs prioritaires la protection de l’environnement, le maintien de l’ordre et de la paix, et la conquête du Système Solaire, permettant de multiplier la présence de l’humanité afin d’en assurer la pérennité de l’espèce. Le tome 1 commence à l’intérieur du Propsector-26, vaisseau spatial de prospection minière, en compagnie de trois employés se trouvant en orbite de Saturne. Tout se passe dans le meilleur des mondes jusqu’à ce que d’obscurs événements ne viennent perturbés la mission de prospection et l’ordre établi.

Au-delà de la science-fiction, cette trilogie m’a permis d’aborder des thèmes comme la psychologie humaine durant les longs voyages spatiaux, les différentes cultures, la philosophie, les enjeux du millénaire, la politique, la robotique et l’intelligence artificielle. Cet œuvre m’a également permis de conceptualiser des stations orbitales et des vaisseaux spatiaux fonctionnels. Dans l’Astrvm Imperivm, vous ne trouverez pas d’extraterrestres ou d’appareils se déplaçant à la vitesse-lumière comme dans Star Wars ou Star Trek. Bien que la technologie soit plus avancée comparé à notre époque, l’œuvre s’inscrit dans une proposition réaliste et réalisable. La trilogie est disponible en anglais depuis cette année.

Pour conclure sur le support d’édition, Amazon KDP fonctionne très bien et n’oublie pas ses auteurs, en versant les royalties à 40% ou 70% directement sur votre compte bancaire, mensuellement. Ergonomique et simple d’utilisation, en broché ou eBook, avec accès à la vente directe sur la plateforme Amazon, le KDP a ses atouts pour convaincre les écrivains indépendants, sans oublier qu’à tous moments, vous pouvez signer chez un éditeur et reprendre les droits de vente exclusifs. Rien ne vous engage sur le long terme. Côté des points négatifs à revoir, l’établissement d’un réseau de distribution librairie, orchestré par Amazon à l’instar de ce qui se fait déjà pour le marché américain (librairies, bibliothèques, supermarchés WallMart…), serait une excellente chose à l’avenir, facilitant au maximum la partie communication des auteurs. D’un point de vue personnel, KDP est une bonne expérience, très enrichissante. Cela m’a permis de mettre un pied dans ce monde inconnu et d’en apprendre sur l’écriture ainsi que l’édition. A l’heure où un Amazon bashing s’installe en France, il est intéressant de constater la création de concepts identiques venant de certains éditeurs français, en plus que ces derniers utilisent la plateforme pour vendre leurs livres depuis quelques années, au même titre que quelques librairies ayant un compte Amazon. Un double jeu plein de contradictions qui est rarement cité par les médias. KDP et Amazon sont une chance pour les auteurs, parfait pour les débutants mais également pour les confirmés, outrepassant les problèmes engendrés par les fermetures récurrentes de librairies, en ces temps de pandémie. De manière générale avec un avis tranché, je conseille vivement à ceux qui franchiront le cap de rejoindre les plus de 100 000 auteurs en France, loin des préjugés envers Amazon, l’autoédition avec Kindle Direct Publishing (https://kdp.amazon.com/en_US/).

Découvrez la trilogie Astrvm Imperivm sur le site dédié https://www.astrvmimperivm.com et l’intégralité de mes livres ici. WM

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