L’ECT Talk 2021 sous le signe de l’écologie urbaine

Ce jeudi 28 janvier 2021 à 9h, s’est tenue la conférence ECT Talk édition 2021 via l’application Teams, accessible à tous. Une conférence virtuelle avec en thème principal « Les enjeux du vert en ville », où quand le vert en ville participe à construire la ville positive de demain, avec au programme le climat, les agricultures, la biodiversité, sport, économie et initiatives citoyennes. Cette conférence a été organisée et animée par Laurent Mogno, Président Directeur général du Groupe ECT, Laura Flessel, ancienne Ministre des sports, championne olympique et Présidente-Fondatrice de Sport’S, Jean-Pierre Gueneau, Directeur des espaces verts de la ville de Créteil, Maud Ridoux, Directrice des programmes de mobilisation citoyenne pour MakeSense, et Jean-Patrick Scheepers, Fondateur de Peas & Love et Président de la Fédération européenne agriculture urbaine et verticale.

Laura Flessel, Maud Ridoux et Laurent Mogno

 Pendant un peu plus d’une heure, les intervenants ont échangé sur leurs propositions et leurs expériences en matière d’écologie urbaine. Dans le discours d’introduction, Laurent Mogno déclare : « En tant que Groupe ECT, il nous semble naturel que nous sommes à la croisée des chemins en ce qui concernent l’écologie en milieu urbain. Nous sommes un aménageur, qui par le biais des excavations de chantiers, donne naissance à des espaces verts, des parcs et des forêts. Mais cette pratique n’est pas récente. Pour vous le rappeler, le parc Natura 2000 ou encore les Buttes-Chaumont sont issus de ce procédé. Une véritable économie circulaire ».

Laurent Mogno

 « Selon de récents sondages, 60% des personnes interrogées veulent plus de vert en ville, 80% passent au moins une fois par mois du temps dans un parc ou en forêt afin d’y faire du sport ou simplement s’y promener, et 9 personnes sur 10 estiment que les espaces verts représentent le bien-être. Il y a encore bien des difficultés à concilier développement et urbanisation, mais nous refusons le syndrome Not in my backyard », ajoute-t-il.

Pour Jean-Pierre Gueneau : « La crise et le dérèglement climatique qui sont constatés depuis des années, sont à la faveur du COVID-19. C’est une chance à saisir pour changer notre façon de penser l’écologie et l’urbanisation. Il y a un impératif climatique, il y péril dans la demeure. En effet, nous n’inventons pas ce concept du vert en ville. En France, la politique Haussmannienne avait déjà une approche dans ce sens avec la création de parcs en milieu urbain. Nous avons eu un retour du concept dans les années 30 avec les parcs et jardins des HDM, poursuivi dans les années 60 et 70 avec les HLM. Puis, de nos jours, nous pouvons prendre pour exemple les grands projets comme Bordeaux Métropole, Lyon Métropole et Reims Métropole qui ont réussi à allier l’économie, l’usage, l’écologie et le respect du paysage. Nous devons intégrer la notion de renaturer ».

« C’est un modèle très ancien, qui existait en -3 500 av. JC jusqu’à un apogée à Constantinople durant l’Empire Byzantin. C’est un come-back très ancien », l’a rappelé également Jean-Patrick Scheepers. « La question est : est-ce que les espaces verts urbain doivent nourrir la ville ? De nos jours, il y a deux tendances qui s’en dégagent, l’alimentation et les projets qui ont du sens. Mais nous faisons face à un frein très puissant par l’absence d’un modèle d’affaire. Nous rencontrons des difficultés à faire gagner le vert, car le rôle de culture urbaine reste mal compris. Il faut, en plus du respect et de la reconnaissance de la nature, trouver un intérêt de financement auprès du premier créateur d’espaces verts en France, le secteur immobilier. Dans le domaine, l’Europe a un réveil et la France est la pointe de la culture urbaine », dit-il.

En accord avec les propos de Jean-Patrick Scheepers, Maud Ridoux déclare : « Exactement, nous devons repenser la valeur sociale, par rapport à l’économie et à l’usage. Comment penser un nouvel usage ? Chez MakeSense, nous sommes convaincus que cela s’adresse à tous les individus. Il faut mettre les acteurs au cœur du projet pour que cela profite à la communauté, au bien commun. Nous avons créé des ateliers pour associer la collectivité comme avec le Lab3S. La réussite d’une ville plus verte passe par notre contribution comme un processus, avec transparence, bienveillance, confiance et dialogue. Il faut une volonté de s’adapter et d’évoluer ».

Pour finir, Laura Flessel expose sa vision et son expérience en ce qui concerne la relation entre le sport et la nature, apportant un regard complémentaire sur les enjeux du vert en ville. « Le sport est associé à la santé. Il y a une augmentation de l’activité physique hors infrastructure. Nous devons demander aux citadins ce qu’ils veulent, et nous devons nous adapter. Il faut se donner les moyens de bousculer la norme, en utilisant les points forts de chacun. Une restauration est nécessaire en apportant la nature, non à l’extérieur, mais à l’intérieur des centres urbains. Le sport est intergénérationnel, une activité servant au bien-être des concitoyens. Le sport, c’est la santé, basculant du curatif au préventif ». WM

L’avis d’EV

ECT est vraiment une belle entreprise. Son siège social est situé à Villeneuve-devant-Dammartin (77 et une pensée pour son ancien maire, que j’adorais, Gilles Chauffour, mort prématurément en 2019), dans le château en plein centre du village. Je la connais depuis longtemps (revoyez l’article que j’avais fait en 2017). Elle s’est bien développée depuis et compte maintenant 190 salariés. Voyez son site web, très bien fait et où l’on peut voir sur youtube le talk en question (cliquez sur l’onglet “actualités”) que WM a suivi en direct.

 

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