La ville de Vémars (re) dit « non » au projet LGV-TER Roissy-Picardie

Décidemment, nous n’avons pas fini d’entendre parler du projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie. Entre engouement pour les habitants des Hauts-de-France et mécontentement des habitants du Nord-Est du Val d’Oise, le sujet déchaîne les passions. Comme Roissy Mail l’a évoqué dans un précédent article, disponible ici, l’enquête publique a commencé depuis ce début d’année. À la suite de cet évènement, la ville de Vémars réitère son opposition au projet via un communiqué publié le 15 mars 2021.

« Les Vémaroises et Vémarois seront les premiers touchés par ce tracé. J’ai toujours milité et me suis fermement opposé à ce projet, et ce, depuis 2013. Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais déterminés à dire NON à ce projet nuisible, couteux et inutile. », déclare Frédéric Didier, Maire de Vémars, en ouverture du communiqué. En effet, la grogne des habitants de Vémars, concernant la future liaison ferroviaire Roissy-Picardie, ne désempli pas, et cela peut se comprendre. La commune n’est pas épargnée par les trains, en comptant le tracé du LGV Nord, ainsi que l’interconnexion reliant la gare de Roissy CDG, aux abords de la commune. Bien que le bruit de ces derniers fût atténué dans le temps par la construction de talus anti-bruit, le futur tracé Roissy-Picardie, tel qu’il est présenté à ce jour, est la goutte qui fait déborder le vase.

Les arguments évoqués, par Frédéric Didier, sont sans équivoque. « Des nouvelles nuisances sonores inacceptables, une destruction de l’environnement vémarois, une perte de confort et de valeur pour les habitations, et une destruction de bois et terres agricoles. Sans oublier, une injustice sociale pour les populations du Nord-Est du Val d’Oise qui n’ont qu’un bus pour aller sur la plateforme aéroportuaire », selon lui. Dans ce projet ferroviaire, toujours tel qu’il est présenté actuellement, Vémars, ne voulant pas être le dindon de la farce, ne profitera pas d’une gare qui pourrait permettre aux habitants de la commune de pouvoir se rendre directement sur la plateforme aéroportuaire, tout en subissant les contraintes énumérées par Frédéric Didier, ci-dessus.

« Ce tracé signifie pour Vémars des rails en aérien à 12 m de hauteur minimum qui passeront à 400 m de la crèche et de la salle des fêtes, à 500 m du stade, et qui enjamberont une départementale et l’Autoroute A1. C’est une soixantaine de passages de TGV et des TER de 5h du matin à 23h, à 160 km, 365 jours de l’année ! Un ouvrage, immense, disproportionné, défigurant bois et terres agricoles ! De plus, cette enquête publique en pleine période de crise sanitaire concerne un investissement de plus de 370 millions d’euros d’argent public, qui aurait pu être mieux employé pour l’enseignement, la santé, le social, le bien-vivre. », ajoute-t-il.

Enfin, afin de faire entendre leurs voix, Frédéric Didier lance un appel à la mobilisation avec une pétition « prise de position contre la ligne LGV Roissy-Picardie », proposé à tous les habitants de Vémars. Un registre rassemblant toutes les prises de position sera remis officiellement au Commissaire Enquêteur lors de l’audience du 6 avril 2021, qui aura lieu à la Salle des fêtes de la ville. WM  

 

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