« Pour une poignée de Rhodium »

Peu de gens connaissent l’existence de ce métal hors du commun, et pourtant, ce dernier est le plus cher au monde. Le rhodium, à ne pas confondre avec le radium, métal alcalino-terreux radioactif découvert par Pierre et Marie Curie en 1898, est découvert par William Hyde Wollaston en 1803 en même temps que le palladium, à partir de minerais provenant d’un gîte de platine natif originaire d’Amérique du Sud. Cependant, le rhodium, bien qu’ayant des propriétés similaires, n’appartient pas au sous-groupe du platine, mais au sous-groupe de l’iridium. De jours, l’Afrique du Sud est le producteur principal de rhodium avec 83% du marché mondial, mais il se trouve également en infime quantité où se situe du platine, tels que l’Oural en Russie et l’Ontario au Canada.

carte établie par la Commission européenne

Le rhodium, qui n’existe pas en gisement minier à l’état brut, est le métal le plus cher de la planète, en étant 100 fois plus rare que l’or. Ce métal est extrait laborieusement des gangues minérales où il se marie au palladium, à l’argent ou au platine, augmentant les coûts de production et se reportant inexorablement à l’achat. Depuis 1803, l’engouement pour ce métal rare n’a cessé de croître. Actuellement, le rhodium est estimé à 810 € le gramme (810 000 €/kg), selon le cours en bourse. Sur la dernière décennie, c’est le métal qui a connu la plus grosse courbe boursière haussière. En 2007, le cours avait également atteint les précédents sommets à plus de 150 €/gr, avant de chuter brutalement.

Ses applications sont variées, passant par le secteur de la chimie jusqu’à son utilité dans les pots catalyseurs en filtrant les particules de CO2 afin de rendre les véhicules moins polluants. Mais le rhodium est également un métal fortement convoité par le secteur de la joaillerie. Ainsi, c’est devenu fréquent de le retrouver dans les bijoux ou en lingots, à l’instar de l’or. L’augmentation de la valeur du rhodium, de ces dernières années, est dû à un achat massif de la Chine pour son secteur automobile, rendant le métal encore plus rare. Et cela n’est qu’un début, car comme le palladium, l’iridium ou encore le germanium pour ne citer qu’eux, le rhodium fait partie de ces éléments rares disponibles en quantité limitée, et pourtant tant convoités à l’échelle de la planète, accentuant la demande et diminuant l’offre, au fil du temps. WM

L’avis d’EV

Ben j’aurai appris des choses! j’en étais resté au géranium !

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