Des photos en pagaille (bis)

Finalement je continue à partager une sélection de mes anciennes fotos papier (pro) (revoir ici ce que j’avais écris) ). Ça plait…

En haut c’est M. Simon Duval, l’inventeur de l’andouillette à la ficelle (qui était servie dans les meilleurs et grands restaurants). La foto a été prise à la fameuse (à l’époque) Foire aux produits régionaux de Tremblay -en-France, où il tenait un stand, en octobre 2003. J’avais visité son petit atelier de Drancy (93). Rires, je me souviens qu’il avait deux employés arabes, qui remplissaient les andouillettes à la main. Ils m’avaient demandé de ne pas prendre leurs visages en foto… Je n’ai pas réussi à savoir si l’atelier, qui avait été repris par son fils, existe toujours. Je ne crois pas… Mais le papa avait déclaré en 2003 au Parisien (voir l’article ici), que malgré la notoriété de son andouillette, il n’avait pas fait fortune…

Celle du bas, c’est Americo, que j’avais accompagné à Rungis, en 2001, devant “ses” cotes de bœuf. Ah Americo !!! Je l’ai très bien connu et je peux dire que c’est grâce à moi si son restaurant a connu un grand succès.

Voilà. Un jour il vient me voir à la mairie de Tremblay (je m’occupais du développement économique), avec sa fille. Ils avait repris un petit bar restaurant,situé au fin fond du quartier du Vert-Galant, à l’écart de tout, en zone pavillonnaire. Et ça ne marchait pas du tout. Aussi, ils souhaitaient transformer la salle du resto en…. épicerie. Et de demander à la mairie si s’était possible. J’ai dit oui de suite, mais je voulais aller voir sur place. J’y suis donc allé. Du coup j’y mangé. Purée, c’était délicieux ! J’y ai ensuite amené mon patron, le maire-adjoint aux affaires économiques, l’excellent (et regretté ) Simon Dawidowicz. Mème chose, il a été bluffé par la qualité du repas…

Bon, quelques temps après, ils installent leur.. épicerie. Rayons et tout… Mais peu de choix. Ils installent dehors des présentoirs “fruits et légumes” (qu’Americo allait acheter à Rungis). Mais ça ne prend pas. Obligés même de jeter une partie des fruits et légumes, qui ne se vendent pas.

Comme j’allais de plus en plus souvent y manger (il  continuait le resto, mais avec seulement quelques tables dans la partie bar (attenante à l’épicerie), qui continuait, je voyais le déclin inexorable de l’épicerie. Plus d’approvisionnement, rayons de bouteilles de lait en pagaille…  Entre temps, j’avais parlé autour de moi (des hommes d’affaires) de la qualité du resto. Et ils commencent à venir, de plus en plus nombreux ! Et revenir, avec d’autres… Au point que problème de place ! Du coup Americo pousse quelques rayons de l’épicerie et remet des tables… Et les gens arrivent de plus en plus, et le coté “perdu” du lieu ne les dérangent pas (certains viennent de Paris Nord 2 et même plus loin).

Devant ce succès, Americo se décide a enlever tous les rayons de “l’épicerie”. Et voici le resto redevenu comme avant !!! Ça a cartonné pendant des années ! Resto plein le midi et il valait mieux réserver ! Mème le soir les gens venaient (les Tremblaysiens, qui l’avaient boudé le resto au début, le découvrent…) et parfois des banquets. Un de ses plats les plus appréciés : sa cote de bœuf. Divine, prédécoupée en tranche, reconstituée, toujours servie chaude (ce qui ‘est pas le cas dans la plupart des restos) … Et le  goût ! Je n’en ai plus jamais mangé d’aussi bonnes.

Il a fini par prendre sa retraite et vendre le resto. Je suis passé au “nouveau” y’a 5 ou 6 ans. Rien à voir (c’est surtout le bar qui marche). Il est parti dans son village d’origine au centre du Portugal. Il était passé me voir (sa fille est restée en France) une fois dans mon bureau d’Epiais. Joie des retrouvailles ! Le problème, c’est que je n’ai plus ses coordonnées, ni celles de sa fille… Quelqu’un ? EV

 

Americo devant “ses” cotes de bœuf, à Rungis

 

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