Installation des Conseils municipaux : celui d’Epiais-les-Louvres hier soir

Les Conseils municipaux élus au 1er tour s’installent. Hier soir, c’était celui d’Epiais-lès-Louvres (ma commune préférée..), dans la “Maison du Peuple”, comme je l’appelle. Bien sûr Isabelle Rusin a été réélue maire (elle l’est depuis 2008) par ses colistiers (tous de son bord, revoir les résultats ici), alors qu’une coalition hétéroclite s’était présentée contre elle).

Comme le veut la tradition, c’est le doyen du Conseil, M. Clément, qui a remis l’écharpe à Isabelle. M. Clément, 92 ans (et agriculteur, toujours en activité !) est élu de la commune depuis… 1959 !!! . Revoyez ce que j’avais écris sur lui en 2007 ici).

Demain soir, c’est au tour de Roissy-en-France. On y sera ! EV

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Dénouement pour l’entreprise Tobler SAS à Louvres : liquidation !

La société historique spécialisée dans la confection de pièces de haute précision et de qualité à Louvres, Tobler SAS, appartenant au Groupe Altifort, était dans une situation difficile depuis que le Groupe avait été mis  en redressement judiciaire en juillet 2019. Tobler SAS fût placé à son tour en redressement judiciaire, avec une période d’observation de 6 mois au total, avant d’être également en cessation de paiement et en redressement judiciaire, si un repreneur sérieux ne se manifestait pas avant la date du 20 février 2020, comme évoqué dans le précédent article sur le sujet, consultable ici (https://www.roissymail.fr/2020/02/11/louvres-lentreprise-historique-tobler-sas-dans-la-tourmente/).

A la date butoir, un éventuel repreneur s’est manifesté, pouvant potentiellement sauver l’entreprise Tobler SAS et ses 54 employés. Le 23 mars 2020, le glas tombe et scelle la destinée de la société. Le Tribunal de Commerce rejette le dossier de cession et de ce fait, annonce la mise en liquidation judiciaire de Tobler SAS.

Me Frédéric Abitbol, du cabinet Abitbol & Rousselet, en charge du dossier afin de trouver un repreneur, passe le relais à Me Valérie Leloup-Thomas, SELAFA MJA (Mandataires Judiciaires Associés), pour procéder à la liquidation judiciaire de Tobler SAS. Vous pouvez retrouver l’historique et les détails de la procédure judiciaire concernant l’entreprise luparienne via ce lien (https://www.mjassocies.eu/procedures/procedure/?numProcedure=30631).

En difficulté au pire moment, certainement pas aidé par le confinement lié à la pandémie de Coronavirus et une crise économique mondiale se profilant pour les prochains mois, Tobler SAS n’est plus et c’est une partie de l’Histoire de Louvres qui s’en va avec la fermeture de cette entreprise. WM

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Virus : RoissyCopy fabrique des séparations alternatives, en ces temps de rupture de plexiglas

Afin de vous accompagner dans la réouverture de vos commerces et bureaux et de vous protéger au mieux, Roissycopy vous propose une séparation (type hygiaphone). Dû à la rupture de plexiglas, nous avons adapté sur cette fabrication des matériaux plus souples disponibles et en stock, entièrement réalisé chez nous.
Pour les tarifs et les dimensions n’hésitez pas à nous contacter par mail: Pc@roissycopy.com. Ou par tel  : 06 46 48 45 18

C’est le message que j’avais vu passer  (avec cette foto) sur le Facebook de mes amis de RoissyCopy J’ai donc appris qu’il y avait rupture de stock, partout, de plexiglas, ce que m’a confirmé Patrick, le patron de RoissyCopy. Ce n’est pas étonnant, quand on voit le nombre de commerces qui ont mit en place ces fameuses séparations (voir cet article).

Belle initiative donc, que je relaye ici, bravo à eux ! EV

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Éloge de Wikipedia

Cliquez pour voir le wiki de Wikipédia

Je me sers, comme beaucoup, et de plus en plus, de Wikipédia, surtout pour RoissyMail. Je trouve cet outil formidable et fiable. Mais je ne m’étais jamais posé la question d’où est-ce qu’il venait. Pas malin… Du coup j’ai cherché sur Google et j’ai trouvé le … wiki de Wikipédia. J’ai donc appris qu’il avait été créé  en 2001 par deux Américains (je m’en doutais…). Il n’y a pas de publicité. Chaque année ou presque, je reçois un mail très poli me demandant si je veux contribuer. Ce que je fait tout de suite. Les dernières fois, j’avais donné 10 euros, mais la prochaine fois ce sera 20. Bravo Wiki! EV

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Confinement ou déconfinement (et même télétravail): prenez le temps de picorer nos anciennes publications?

Pour les ouvrir, cliquez cette image et puis ensuite sur le numéro que vous voulez consulter

Vous pouvez me croire, c’est toujours instructif. Même-moi, j’avais oublié des choses par exemple le numéro 19 (octobre 2004) sur les relations économiques Chine-France, très instructif de nos jours. Pour rappel j’ai créé Bénéfice. net en 1998 (30 000 ex au début puis 25 000). C’était après la création de la 1ère carte du “pole de Roissy”  (en 1997), puis j’ai cessé sa diffusion en 2012 après la montée en puissance de Roissymail, créée en 2004. Le papier devenait inutile, mais ça a été une belle aventure, très gratifiante, à tous points de vues.  A ce propos, je vous conseille aussi de consulter les archives de Roissymail (actuel) mais aussi de sa première version (jusqu’au numéro 499). C’est ici ou colonne de gauche, tout en bas)…  EV

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Coronavirus : quels sont les types de masques, où les trouver et à quel prix ?

Je n’y comprenais rien dans ces histoires interminables de masque. J’ai demandé à Guillaume d’éclairer ma lanterne (et peut-être la vôtre). C’est lui qui a réalisé ce visuel. Pas mal, non?  EV

  En vue du déconfinement du lundi 11 mai, les gestes barrières ne sont surtout pas à exclure afin d’éviter une reprise des contaminations. Bien sûr le lavage des mains et une distance de sécurité de minimum 1m est toujours d’actualité, ainsi que l’obligation du port du masque dans les transports en commun, les marchés et supermarchés, et tout autres lieux susceptibles de rassembler plusieurs personnes. Cependant, un manque d’informations se fait sentir concernant les masques. Quels types de masques ? Quel est la différence entre « masques professionnels » et « masques grand public » ? Où s’en procurer ? Quels sont leurs prix ? Beaucoup de questions auxquelles je vais m’efforcer de répondre, simplement et clairement, afin d’éclairer les lanternes.

  Premièrement, les classifications et la différence des types de masques, mais aussi les lieux d’achat. Réalisé par mes soins, cette fiche instructive montre les différences entre les masques professionnels, réservés au personnel médical, et les masques grand public, trouvables dans les pharmacies, les buralistes et les supermarchés depuis le 4 mai. Les masques grand public, type chirurgical, étaient déjà disponibles en pharmacie, en flux très tendu et avec des récurrentes ruptures de stock, depuis une semaine. Les lieux de vente cités ci-dessus, proposent à la vente dorénavant deux types de masques grand public, l’incontournable masque chirurgical à une unique utilisation et le masque en tissu pouvant être porté plusieurs fois, jusqu’à 10 lavages avant péremption. L’internet foisonne également de masques, de tous les types, mais les prix peuvent varier avec d’importantes variations de prix, selon les vendeurs et les plateformes e-commerce. Pour rappel, les masques sont de taille standard et doivent disposer, pour les types FFP2 et FFP3, d’une homologation inscrite sur le masque conforme à la norme française et européenne “NF EN (mention se trouvant également sur les boîtes de masques chirurgicaux).

   Concernant les prix, l’État a plafonné la vente de masque à 95 centimes/l’unité, mais certaines pharmacies en Île-de-France ont enfreint à la règle avec des masques vendus à plus d’ 1 euro, comme l’évoque l’article de chez Les Echos (https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/a-paris-la-chasse-aux-masques-tourne-a-lavantage-des-pharmaciens-1200341). Les grandes surfaces et les buralistes, quant à eux, entrent dans le bal des approvisionneurs de masques. Avantage aux supermarchés, qui avec de très grosses commandes, peuvent vendre le masque unitaire entre 50 à 70 centimes. Différents packs sont proposés à la clientèle, par 10, 20 et 50. Retrouvez le détail des points de vente et les prix, selon les enseignes, dans un article fort intéressant du Parisien sur le sujet (http://www.leparisien.fr/economie/prix-quantite-enseigne-par-enseigne-comment-acheter-son-masque-au-supermarche-01-05-2020-8309406.php).

  Durant ses deux mois de confinement, nous avons été témoins de nombreuses affaires mettant en cause des employés du corps médical (médecins, pharmaciens ou aides-soignants), ayant succombé à l’appel de l’enrichissement personnel, par la vente au marché noir à des prix exorbitants de masques et de matériel médical. Ce marché noir sera-t-il endigué avec la multiplication de l’offre ? Ce n’est pas si sûr, car les commandes arrivent au compte-goutte et les ruptures de stock arrivent rapidement, quand les livraisons ne sont simplement reportées de plusieurs jours, comme me l’ont confié au téléphone quelques pharmacies du Grand Roissy. A l’instar de la viande et du blé en 39-45, profitant des périodes historiques difficiles, le marché noir a, assurément, encore de beaux jours devant lui. WM

 

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A Mitry-Mory, les écoles ne rouvriront pas le 11 mai, sur décision de la maire. Idem au Mesnil-Amelot, à Othis etc.

 

Décidément, la réouverture des écoles annoncée par le gouvernement fait du bruit, partout. Dans notre région du Grand Roissy la maire de Mitry-Mory, Charlotte Blandiot-Faride à été la première a annoncer qu’elle ne rouvrirait pas les écoles de la ville le 11 mai (voir son communiqué ici).

Puis le maire du Mesnil-Amelot, Alain Aubry a fait de même, dans une interview vidéo accordée à Magjournal77 (voir ici et la vidéo ci-dessous , où il explique très bien):

A Othis, le maire Bernard Corneille a pris aussi cette décision (voir ici aussi sur Magjournal77) . Idem pour le maire de Saint-Mard, Daniel Dometz, Dammartin… Je pense qu’il y en aura beaucoup d’autres, chez nous et partout en France. J’ai parcouru le fameux document de 63 pages du ministère  de l’Education nationale (le voir ici), c’est un véritable casse-tête ! Je pense même, qu’au train où vont les choses, le gouvernement reviendra sur sa décision avant le 11… EV

PS: ce jour à 16h : https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/les-maires-d-ile-de-france-ne-porteront-pas-la-responsabilite-de-l-etat-dans-une-reouverture-des-ecoles-a-marche-forcee-846772.html

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Avions et aéroports : une réponse de Jean-Pierre Blazy

Suite à mon dernier article, nous avons reçu cette réponse de M. Blazy (que vous pourrez aussi voir en PDF ici). Puisqu’il m’interpelle, je prendrai le temps de lui répondre ici.  EV

 Droit de réponse à M. Eric Veillon, directeur de la publication de Roissymail

« Avions et aéroports : Blazy décidément incorrigible ! »

(Eric Veillon, Roissymail, 25/04/20)

par  Jean-Pierre Blazy

Maire de Gonesse

Président de Ville et Aéroport

Gonesse, le 30 avril 2020

Monsieur,

Je tiens à réagir à l’article ci-dessus publié récemment dans Roissymail et je souhaiterais que vous puissiez en faire part à vos lecteurs. Votre article fait suite à la diffusion de la newsletter 72 de l’association nationale d’élus Ville et Aéroport, que je préside, et qui portait notamment sur les demandes de contreparties de 250 ONG aux gouvernements dans le cadre des plans d’aides accordés aux acteurs du transport aérien, en particulier les compagnies aériennes.

M.Veillon vous savez que je ne suis pas contre l’avion, contre le transport aérien. En tant qu’élu local d’une commune située dans l’axe des pistes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle depuis 1995, j’ai toujours défendu l’idée que le transport aérien est un secteur qui doit être mieux réglementé et selon une approche équilibrée entre l’économie, le social et l’environnement. Ce sont les trois piliers du développement durable qu’il faut traiter ensemble. C’était déjà le cas avant la crise sanitaire du Covid-19 et ça l’est encore plus aujourd’hui et demain.

Après la phase de confinement et une fois que la pandémie sera passée, Ville et Aéroport continuera d’être force de propositions auprès des pouvoirs publics afin que des engagements sur le volet écologique comme sur le volet social soient demandés aux compagnies aériennes. En effet, nul ne peut imaginer que les choses reprendront comme avant. Les élus des collectivités riveraines d’aéroports font, encore plus qu’hier, de l’environnement et de la santé des populations une priorité. L’étude épidémiologique DEBATS pilotée par l’ACNUSA et qui sera publiée cette année le démontrera. La cartographie de Bruitparif l’a déjà fait début 2019. Les zones aéroportuaires en Ile-de-France sont celles ou le nombre de mois de vie en bonne santé perdus est le plus élevé.

Dès lors, le transport aérien français et mondial ne peut plus s’exonérer de ces urgences sanitaires et environnementales. Il doit prendre sa part. Cela passe par le respect de l’Accord de Paris et la réduction des pollutions sonores et atmosphériques. Après cette crise sanitaire sans précédent, le modèle économique du Hub comme à Paris-Charles-de-Gaulle trouve ses limites. On ne peut plus favoriser la concentration des flux aériens et des personnes en un même point. Cela s’avère désastreux sur le plan environnemental et sanitaire. C’est donc tout le système aéroportuaire français qu’il faudrait repenser dans le cadre d’un schéma aéroportuaire national dans lequel les grandes orientations de l’Etat seraient inscrites. Vous conviendrez M. Veillon que je défendais cette idée avant le Covid-19 et qu’il est désormais temps d’avoir un Etat stratège et régulateur sur ce sujet.

Je ne suis pas le seul à le dire. Les garants de la CNDP dans les conclusions de leur bilan post concertation sur le projet de Terminal 4 de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (juin 2019) ont repris cette idée d’un état stratège et régulateur et leurs recommandations reprenaient largement celles formulées par Ville et Aéroport.

Cette idée fait son chemin. D’ailleurs le gouvernement par la voix de ses ministres de l’économie, et de l’écologie ensuite a lui-même demandé à Air France des engagements écologiques précis dans le cadre d’un plan d’aides de 7 milliards d’euros accordé par l’Etat. Mme Borne a ainsi précisé lundi dernier sur Europe 1 qu’il s’agissait pour la compagnie de « réduire les émissions de CO2 du passager, réduire de 50% les émissions de CO2 sur les vols domestiques d’ici 2024, l’utilisation de biocarburant… ». « Cela passe aussi par une réflexion sur le réseau d’Air France dans le pays, en particulier lorsqu’il y a des alternatives ferroviaires de moins de 2h30 », a-t-elle ajouté.

Oui, mais… M. Veillon vous savez comme moi que contrairement aux autres secteurs, le secteur aérien n’a pas de véritable plan de réduction de ses émissions pour les 15 prochaines années. De plus il table sur des technologies qui n’existent pas encore. La compensation des émissions carbonées et l’achat de droits à polluer sont des leurres inacceptables qui montrent les limites d’un système qui ne s’est pas engagé dans la réduction des émissions.

Je considère comme d’autres qu’une fiscalité écologique doit s’appliquer au transport aérien. Je pense à la taxation du kérosène au même niveau que les carburants automobiles, à un prix de billet révisé incluant mieux l’impact environnemental estimé par la Commission européenne à 33 milliards d’euros par an pour les 33 principaux aéroports européens. Il faut également abandonner l’idée de développer toujours plus les infrastructures existantes (ex : projets d’extension de certains grands aéroports français avec la construction de nouvelles pistes ou de terminaux supplémentaires). La promotion du ferroviaire (TGV et train de nuit) est à encourager pour les trajets de courte et moyenne distance (jusqu’à 3 heures). Cela réduirait le nombre de vols. Enfin, sur la question des vols de nuit l’instauration de couvre-feux spécifiques à chaque plateforme et s’appliquant aux vols commerciaux doit être négociée.

Sur la question de l’impact du trafic aérien sur l’environnement sonore et la pollution de l’air des progrès importants sont attendus. A la faveur de la crise sanitaire du Covid-19 nos concitoyens ont pu mesurer la différence entre un environnement pollué et un environnement apaisé. Au niveau européen, le bruit est encadré par une directive et un règlement mais sans aucun objectif pour les Etats membres. Il faut que cela change. Tout comme certaines associations, Ville et Aéroport demande qu’un indice événementiel type NA65 fondé sur la répétitivité de l’émergence du bruit aérien (cause principale de la gêne ressentie par les populations riveraines) soit pris en compte en ajout des indices de mesure du bruit utilisés aujourd’hui tels que le Lden. Il s’agit pour Paris-CDG d’abandonner l’IGMP, indice insincère qui ne rend pas compte de la gêne ressentie. L’Etat devrait fixer en concertation avec les acteurs du transport aérien des objectifs de réduction de bruit chiffrés pour toutes les catégories d’aéronefs. Bien sûr il faut interdire les avions les plus bruyants mais il faut aussi réglementer le trafic en définissant pour chaque plateforme un plafonnement sur la base du nombre de mouvements annuels.

Sur le volet pollution atmosphérique, il y a également à faire pour améliorer la situation et c’est urgent. L’ADEME elle-même dans son rapport de 2018 formule des propositions pertinentes. Il faut notamment que soient prises en compte des opérations au sol incluant également les approches et départs d’aéronefs, soit le cycle « LTO » (atterrissages et décollages sous l’altitude de 915 mètres). Il serait opportun qu’Airparif fasse une expertise sur la contribution de l’aérien aux particules PM10 et PM2,5.

Maintenant je souhaite vous poser une question M. Veillon : dans les années qui viennent, reviendra-t-on à la « normale », c’est-à-dire à une croissance du marché aérien selon les critères du seul libéralisme économique ? Si c’est le cas, ce retour au rythme de croisière d’avant-crise porterait selon moi le risque de nouvelles crises pandémiques mondiales. En prendre conscience pourrait donc amener à une rupture, exactement comme les attentats du 11 septembre 2001 l’ont été dans la réorganisation de la sécurité aérienne.

Puisque vous vous attachez à rappeler l’histoire, dois-je vous rappeler M. Veillon que l’aviation civile a réussi à s’affranchir de la lutte contre la pollution en 1997 à Kyoto ? Le lobbying de l’IATA avait été efficace puisque les « soutes internationales » avaient été exclues des calculs des émissions de gaz à effet de serre. L’argument avait été de dire qu’on ne saurait attribuer des quotas nationaux d’émission aux compagnies puisque celles-ci ont des activités principalement internationales : faudrait-il taxer le pays siège de la compagnie, celui de l’aéroport de départ ou d’arrivée, ou encore l’espace aérien du pays survolé ? Depuis 1997, au gré des COP successives, les « soutes internationales » ont ainsi continué à se défendre avec succès. Mais cette exception apparaît de moins en moins tenable alors que la prise de conscience du risque climatique s’accroît.

J’entends bien que les compensations carbone sont revendiquées par certaines compagnies aériennes mais celles-ci ne peuvent constituer qu’un pis-aller, car l’ampleur qu’il faut leur donner et les effets que l’on en attend sont difficiles à mesurer en toute objectivité.

M. Veillon je ne suis pas un anti-avion vous l’aurez compris. Vous me qualifiez d’ « incorrigible » mais la correction voudrait que malgré nos possibles désaccords sur le sujet, vous finissiez par le reconnaître. En tant qu’élu local depuis 1995, j’ai toujours eu le souci de mieux protéger les populations riveraines d’aéroports. Cela passe avant tout par une réglementation du secteur. Je ne sais pas si l’avion propre et silencieux existera un jour mais dans l’immédiat il est de notre responsabilité de plafonner l’activité tout en poursuivant les progrès techniques permettant de limiter la consommation par passager transporté/kilomètre parcouru.

Bien cordialement, Jean-Pierre BLAZY

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