L’EPA Plaine de France lance une démarche stratégique pour le maintien des terres agricoles

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Pendant que les groupuscules soit disant écolo s’agitent pour des raisons politiciennes (les élections régionales ne sont pas loin), les gens sérieux travaillent. L’EPA Plaine de France pilote depuis 2009 une démarche collective visant à concilier développement économique et “sanctuarisation” des vastes espaces agricole du Grand Roissy. Sur 9500 ha recensés (auxquels il aurait été bon de rajouter le sud de l’Oise), un schéma agricole vise à en préserver 8000 pour les 30 prochaines années (carte) Retrouvez le détail de cette démarche dans le communiqué de l’EPA ici . Une réunion avec tous les acteurs concernés (aménageurs, collectivités, chambres d’agriculture…) se tiendra le 25 septembre.

C’est une bonne initiative, d’autant que l’activité agricole n’est pas assez considérée dans le Grand Roissy, bien qu’elle représente un poids économique important (faut dire aussi, je suis bien placé pour le savoir, les paysans ne communiquent guère;..). EV

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Rencontre avec J.M Fossier : la récolte de blé a été supérieure à la moyenne décénnale.

Jean-Marie Fossier, agriculteur, maire de Louvres, lors de notre entretien chez lui. Sur le cahier, la fameuse carte de l'azote sur l'une de ses parcelles

C’est une bonne nouvelle ! Alors que les conditions météo ont été exécrables tout au long de l’année (froid incessant puis quelques jours de quasi canicule), il y avait de quoi s’inquiéter pour les récoltes et particulièrement celle du blé, la vedette de la plaine de France. Quelques jours avant (voir ici) le début de la moisson, les agriculteurs avaient souhaité un peu de pluie… Mais rien n’est venu. Mais, miracle de la nature, la moisson a été bonne, plus que bonne, tant en qualité qu’en quantité.

C’est ce que m’a confirmé avant hier Jean-Marie Fossier, agriculteur à  Louvres (et maire de la commune depuis qu’il a remplacé Guy Messager, revoir ici). Je suis allé le voir dans sa belle ferme, au centre de Louvres, près de l’église.  Et on a parlé “agricole”. Il connait énormément  de choses, évidemment,  sur le sujet et m’en a fait profité au point que j’étais vraiment ravi en sortant de cet entretien d’une heure. Il est disponible, souriant, pédagogue: un vrai plaisir (Guy Messager ne s’est pas trompé).

Cahier de Plaine…?

En attendant la récolte des betteraves (et celle du maïs, qui a une bonne gueule, en ce moment)

Avant de rentrer dans le détail des moissons, j’aperçois, sur son bureau, un recueil intitulé “Cahier de Plaine”. Bigre ! Hum… C’est quoi, ça M. le Maire ? lui demandais-je.  Du coup, il va me chercher d’autres cahiers: cahiers des semis, cahier de pleins de trucs.. 5 ou 6 au total. Dans chaque cahier sont consignés toutes les opérations, les certificats et expertises multiples, des croquis, des plans, des vues satellite…

Il m’ a expliqué notamment, documents à l’appui, les incroyables avancées technologiques avec notamment l’utilisation du GPS. Un exemple : le dosage de l’azote sur les parcelles. Le satellite montre avec précision les endroits qui sont suffisamment ou insuffisamment azotés. Ainsi pas de gaspillage… Ou encore la prévention des maladies. J.M Fossier ouvre un site sur son ordi et me montre : ainsi en cas de chaleur (propice aux maladies des plantes), le site donne des conseils en temps réel, du genre : “attendre”, puis si ça dure : “traiter”. Et plein d’autres trucs comme ça. Incroyables, pour moi du moins.

On a parlé aussi de l’équipement  GPS des  tracteurs qui moissonnent. Bourrés d’électronique: ainsi le moissonneur peut -il voir sur son écran, en tant réel, le poids récolté, mètre après mètre. Et c’est le GPS qui fait tout, le conducteur ne tient même pas le volant, il ne fait que surveiller, dans sa cabine climatisée. J’ai demandé, l’an prochain, de pouvoir  suivre la moisson dans un tracteur. C’est OK !  Ça va être un grand moment.

Les pigeons (et les lapins) foutent le bazar !

Puis, on voit quelques chiffres sur les récoltes. M Fossier, lui,  cultive uniquement du blé, du colza et du maïs.

Le blé, stocké dans le nouveau silo de Louvres

Blé: agréable surprise donc, la moisson se situe au dessus de la moyenne des 10 dernières années. Rendement : 9 tonnes/ha en moyenne. Prix de la tonne: autour de 175 €, ce qui n’est pas mal, si j’ai bien compris. S’agissant du la vente du blé, J-M Fossier m’explique la complexité des cours, les ventes à terme, les couvertures, les évènements mondiaux, tout joue à la hausse ou à la baisse. C’est exactement comme à la Bourse (voyez ça par exemple) . Les agriculteurs peuvent vendre eux même (sur internet) leur récolte, ou confier ça à la coopérative, ce que fait J-M Fossier : vendre du blé c’est un métier, m’explique t-il. Je veux bien le croire.

Colza : la récolte est décevante. Pour une moyenne habituelle de 3.7 tonnes, on en est à 3.2 cette année. La faute à la prolifération des lapins et des pigeons ! M. Fossier m’explique rapidement le phénomène, que j’ignorais complètement. “Ça vaudrait un article !” me dit-il. Je ferai ça volontiers. Le prix de la tonne de colza : environ 380 €

L’orge de printemps. C’est une plante un peu plus originale, m’explique-il. Cet orge est destiné aux malteries, pour la fabrication de la bière. Mais il faut que l’orge contiennent moins de 10% de protéines. Cette année la production a été de 6.5 T en moyenne et se vend autour de 200 € la tonne.

C'est ça, les féveroles

– les féveroles. J’apprends que ces légumineuses (ici destinées à l’alimentation animale…)  sont très prisées des Égyptiens et que la France en exporte beaucoup la-bas. Cette année, la récolte est très mauvaise : 3 T/ha au lieu de 4.5 ordinairement. Prix : 250 € la tonne.

Les silos, monuments de la plaine agricole

On évoque ensuite quelques points comme l’éco-quartier de Louvres-Puiseux (qui traine un peu, je pense). A ce propos, il m’apprend (on en apprend tous les jours…) que la ville de Louvres et l‘EPA Plaine de France organisent, le 6 septembre, une conférence intitulée “Les Silos, monuments de la plaine agricole“. Voyez le programme ici. J’irai, bien sûr.  Pour mémoire, les anciens silos de Louvres (près de la gare) vont être démolis (sauf un qui sera transformé en immeuble d’habitation, revoyez-ça ici).

Du coup, je suis allé hier faire un tour (à  l’improviste) dans les nouveaux silos de Louvres (dans la ZA du Roncé -la “Tour Eiffel”-), qui appartiennent à la grande coopérative AGORA (dont M. Fossier est le vice président et Fabrice Plasmans, agriculteur à Chennevières-lès-Louvres et à Villeron, le trésorier). Cela appartenait avant à la CAPA France, avant la fusion qui a donné naissance à Agora.

Juste au moment où j'étais sur le toit des silos, avec Nicolas Wagon (le bien nommé pour le coup) un train de céréales passait...

J’ai été très bien reçu par Nicolas Wagon, qui m’a reconnu tout de suite (j’étais sur le cul) ! Je l’avais vu effectivement en 1998 (!) , lorsque j’avais visité les anciens silos pour un article sur les “Paysans de Roissy”, dans Bénéfice.net n°2 ( quelle mémoire il a ! et il est en foto sur l’article). Voyez cet article ici (le pdf est mal positionné, je réglé ça au plus tôt, mais c’est lisible). Il est toujours d’actualité, s’agissant de la problématique de l’urbanisation. Il y a un entretien, toujours actuel, avec M. Boisseau, agriculteur à Gonesse et alors président de la CAPA, qui parlait avec sagesse… Malheureusement, il n’est plus de ce monde.

M. Wagon a bien voulu me faire monter dans les silos (11 000 tonnes de blé de capacité) d’où j’ai pu prendre quelques bonnes fotos.

Les nouveaux silos de Louvres. Je suis monté sur le toit (malgré le vertige...)

L’agriculture, grande activité économique, sur la nouvelle carte du Grand Roissy ?

C’est un peu de leur faute (la légendaire discrétion paysanne…), mais on n’a peu parlé, ces dernières années, de l’agriculture dans cette région de “Roissy”, sauf pour des raisons démagogiques, (à l’image de mes P’tit Loup) . Et pourtant, quel poids économique, quel poids spatial ! (dans le Val d’Oise, 49% des terres sont arables ), voyez ça et les autres départements franciliens ici, sur le site de la Chambre interdépartementale d’agriculture, fort bien fait).

Personnellement, je pense qu’ils gagneraient a être davantage présents dans les débats territoriaux, à mieux faire connaitre leurs activité.  Une première fut la participation, es-qualité, de M. Fossier, justement, aux 2èmes Rencontres du Grand Roissy (à revoir ici). S’ils ne pèsent pas lourd en termes d’emplois, ils pèsent lourd sur le plan de l’activité économique, des investissements de tous ordres, de l’exportation, de la préservation des paysages, du patrimoine  (et de nos racines à tous …).

C’est pourquoi j’ai eu l’idée (j’aurais dû l’avoir avant) de leur proposer d’être présents sur la prochaine carte du Grand Roissy 2030 (un peu en retard par rapport à mes prévisions, mais presque terminée, c’est un gros boulot) : ça serait une première et ça serait super, je pense, pour tout le monde. La proposition a été bien accueillie, maintenant la balle est dans leur camp…

N’oubliez pas:  ils nous nourrissent, et c’est pas rien !

EV

Bonus: belle vue, impressionnante, du site de Cosson, tout à côté des silos. Remarquez les anciens, à l'horizon, à droite.
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C’est la moisson !!!

Jeudi dernier, sur un champ de Mauregard, vers 13h30, une grosse machine semblait attendre le top départ. C’est que l’orge était prêt à être moissonné. Le temps de revenir en fin d’après-midi pour la foto, le champ était ratiboisé…

La moisson du blé attendra, dans le coin du moins, quelques jours pour être optimale. Les agriculteurs aimeraient bien juste un peu de pluie avant (aussi pour la floraison du maïs). Mais la météo ne semble pas décidée.

Bon courage aux moissonneurs!

EV

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La moisson à la peine….

La moisson à Epiais-lès-Louvres, sur le champ de M. Clément... (DR)

La moisson de blé a commencé un peu en retard, le 17 juillet, dans notre secteur de Roissy et, la semaine dernière, il a fallu arrêter, alors qu’à peine la moitié de la récolte était engrangée. La faute à la météo qui joue avec les nerfs des agriculteurs depuis des mois. Selon M. Fossier (Louvres), la qualité et la qualité des blés devraient se situer dans la moyenne des 5 dernières années, ce qui n’est pas mal.

Rappelons que l’agriculture est un secteur important de l’activité économique du Grand Roissy. Cette foto me semble particulièrement symbolique de la … rurbanité !

EV

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En pleine récolte de betteraves sucrières

Impressionnantes machines à récolter les betteraves

La récolte de betteraves sucrières a commencé. On peut apercevoir, dans notre région (comme ici, hier à Epiais-lès-Louvres, sur le terrain cultivé par M. Delmotte, agriculteur et expert à Chennevières-lès-Louvres) des engins impressionnants extraire les racines. Ici c’est une “Holmer“, de fabrication allemande (voir le site de la firme en Allemagne ici).

M. Delmotte (fidèle lecteur de RoissyMail) me confiait que la récolte était “normale” : 90 à 100 tonnes par hectare, ce qui donne 14 à 16 tonnes de sucre. Il m’a aussi appris que les capacités de production avaient été diminuées en Europe de 20% ces dernières années, afin, si j’ai bien compris, d’encourager les productions des pays du Sud, dans le cadre des accords de Cotonou sur le sucre et de l’OMC.

Les betteraves d’ici sont acheminées à la sucrerie de Chevrières (Oise) qui appartient au grand groupe agro-industriel coopératif Tereos (3.5 milliards d’euro en 2010). Rappelons qu’avant,y’avait des sucreries un peu partout dans la région de Roissy. On en voit les vestiges…  La France est le 1er producteur mondial de betteraves (29 millions de t, soit 13% de la production mondiale.  Merci Napoléon 1er !

Pour en savoir plus sur la betterave, le sucre et les autres dérivés, voyez le site-portail de “la betterave” ici, y’a tout.

Et la betterave a même son salon pro, “Betteravenir“, qui va se tenir la semaine prochaine à Chéry-lès-Pouilly (Aisne).

Le sucre? c’est bien !

EV

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Hausse du cours du blé : le prix de la baguette risque d’augmenter

La boulangerie du Mesnil-Amelot, qui livre tous les matins le pain à Epiais-lès-Louvres, a augmenté de 5 centimes le prix de la baguette en raison de la hausse du cours du blé.

La canicule ayant touché la Russie l’été dernier a engendré une envolée du cours du blé qui a frôlé, début août, les 240 euros la tonne, son niveau record depuis 2007. Depuis, il a légèrement baissé mais restait toujours supérieur à 220 euros mercredi. Conséquence : dans les boulangeries du Grand Roissy, le prix du pain risque d’augmenter.

Au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), on a déjà sauté le pas. La baguette coûte désormais 0,90 euros après avoir subi une hausse de 5 centimes début octobre. «Nous n’avons pas pu faire autrement, notre meunier ayant augmenté de 10 euros le prix du quintal», explique la gérante de la boulangerie-pâtisserie située près de la mairie.

A Roissy-en-France (Val-d’Oise), Isabelle Gautier n’a pas modifié le prix de la baguette mais n’exclut pas cette éventualité. «Pour l’instant, on garde le même tarif (0,85 euros) mais on ne sait pas combien de temps on va pouvoir continuer comme ça», explique la gérante de la boulangerie-pâtisserie portant son nom.

«On peut tenir comme cela encore trois ou quatre mois mais si, après cette période, le cours du blé n’a toujours pas baissé, on sera obligé d’augmenter les prix», argumente quant à lui Adel Akoui, patron de la boulangerie éponyme à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

Cette évolution paraît logique. Fin septembre, le groupe Axiane, l’une des principales meuneries françaises, qui fournit notamment la farine aux boulangeries Banette, avait prévenu ses clients qu’il allait répercuter sur eux la hausse des cours du blé. Et tablait sur une hausse du prix de la baguette d’«au maximum  2 centimes d’euros TTC», selon une dépêche de l’Agence France Presse, publiée le 22 septembre.

A la boulangerie Pelissier de Dammartin-en-Goële, on envisage justement une augmentation de cet ordre. «Mais ce n’est pas uniquement lié au du cours du blé, souligne Clément, un employé. Tous les ans, les coûts en général augmentent donc le prix de la baguette évolue en conséquence.» Toutefois, certains commerçants ne comptent pas toucher à cette «fierté française», notamment à la boulangerie Abouly d’Othis (Seine-et-Marne) ou à la boulangerie Leroy de Tremblay-en-France.

Xavier Delmotte, agriculteur à Gonesse et Chennevières-lès-Louvres (Val-d’Oise) et gérant de la société Ceres, préfère relativiser : «Pour nous, c’est une bonne chose que le prix du blé augmente mais ce n’est pas un évènement durable. Il suffit que la production mondiale reprenne normalement et le cours risque de baisser.»

Ludovic Luppino

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Le recensement agricole a débuté

Toutes les exploitations agricoles sont concernées par le recensement, «que l’agriculture constitue l’activité principale de l’exploitant, ou son activité complémentaire».

La nouvelle campagne de recensement agricole a débuté lundi et se déroulera jusqu’au 28 février 2011. Organisée tous les dix ans par les services statistiques du ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, elle a pour but de répondre au besoin d’information des différents acteurs du secteur (agriculteurs, pouvoirs publics et organisations professionnelles) et contribue à définir ses orientations. L’enquête

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Comment préserver les espaces agricoles dans la Plaine de France ?

Cliquez sur image pour voir ou télécharger l'étude

En ces temps de moisson, il est bon de signaler l’existence d’une étude du cabinet Blezat Consulting commanditée par l’État et l’EPA Plaine de France sur “le devenir de l’agriculture en Plaine de France”. C’est d’autant plus notable que, à notre connaissance, personne ne s’est vraiment penché sur la question de l’espace rural dans la région aéroportuaire. Celle-ci se développe rapidement et le besoin d’espace se fait sentir pour la réalisation de logements (même des nouveaux quartiers comme à Louvres) ou de zone d’activités. L’étude note, dans un diagnostique réalisé préalablement , que 30% de la zone agricole étudiée seraient menacés par des projets d’urbanisation (ce qui me semble un peu fort, on essaiera de se procurer les détails de ce chiffre, mais bon si cela inclue le Triangle de Gonesse, c’est bien possible).

L’étude note le “peu d’intérêt apparent” des élus sur la question agricole  et préconise des actions à court/moyen terme avec, par exemple, la mise en place d’un collège “élus-agriculteurs” et le soutien de la DDEA et de l’EPA.

A suivre…

NB : ce qui est marrant, parfois, s’agissant des agriculteurs c’est qu’ils pleurent souvent quand ils sont expropriés, mais que, c’est moins connu, ils (allez, certains…) sont les premiers à mettre en vente des parcelles, histoire de mettre un peu de beurre dans les épinards (à condition bien sûr qu’elles soient constructibles).

La maison de Guylaine, à Epiais-lès-Louvres, avance bien.

Deux exemples:

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Les silos de Louvres vont bientôt déménager

L'activité des six silos (ci-dessus le plus ancien) va être transférée dans la zone d'activités du Roncé et à Attainville.

Lorsque l’on se dirige vers Louvres (Val-d’Oise), on les aperçoit de loin. Les silos du groupement agricole Agora (anciennement Capa France*) font partie intégrante du patrimoine de la commune depuis la construction du premier d’entre eux dans les années 50. Mais plus pour très longtemps, car les six greniers à grains d’une capacité totale de 28.000 tonnes et où sont stockés orge, maïs, blé, pois, colza, feverole,  s’apprêtent à déménager.

L’activité de la coopérative va en effet être transférée  dans deux lieux: à Attainville (Val-d’Oise), où les silos existants vont être agrandis pour atteindre une capacité supplémentaire de 15.000 tonnes et,  dans la zone d’activités du Roncé à Louvres où un centre de collecte d’un peu moins de 11.000 tonnes va être construit. Le permis de construire de cette nouvelle installation a été délivré le 15 juillet et validé par la préfecture six jours plus tard. La conception a été confiée à l’atelier d’architecture Jean Monjaux et le chantier sera coordonné par la société Acoore.

Dans la ZA du Roncé, également appelée zone d’activités de la Tour Eiffel, les travaux doivent débuter en septembre sur un terrain de 30.000 m2 situé près du futur siège social de l’entreprise Cosson, à la limite de Marly-la-Ville (Val-d’Oise). Si tout va bien, les nouveaux bâtiments, constitués de cellules de stokage, de bureaux, de boisseaux de chargement et de fosses de réception, devraient être livrés le 1er juillet prochain peu avant la période de la moisson. A noter qu’un nouveau magasin Gamm’Vert sera aménagé à proximité avec une ouverture prévue en mars.

Ces futurs équipements agricoles

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Quelle moisson après la sécheresse et les orages ?

Eric Violet dans l'un des silos de Louvres où la récolte de l'orge a débuté.

C’est le début de la moisson. Cette année, la météo tantôt changeante et imprévisible rend difficile les prévisions de récolte. A la ferme de Vaulerent (ou Vollerand), à Villeron (Val-d’Oise), Eric Plasmans se garde bien de fournir des estimations. «C’est dur à dire car en six jours tout peut changer», affirme le gérant de cette exploitation agricole connue pour sa grange à dîme édifiée par des moines cisterciens aux 13e siècle. Chaque année, l’agriculteur âgé de 51 ans récolte en moyenne 2.000 tonnes de blé, 14.000 tonnes de betteraves et 5.000 tonnes de pommes de terre. Le tout sur quelque 500 hectares de terrain de Villeron à Vémars en passant par Chennevières-lès-Louvres. Des cultures pas épargnées par la sécheresse printanière et les orages en 2010.

«Fin mars, lors de la période des semis de betteraves, les conditions étaient excellentes. Et puis, il y a eu un énorme orage fin mars-début avril, sans oublier la sécheresse de mi-avril à mi-juin. A ce moment-là, tous les ingrédients étaient réunis pour que nous ayons une très mauvaise récolte», explique Eric Plasmans.

«Puis, à partir du 20 juin, il s’est mis à pleuvoir, poursuit-il. On a eu pas mal d’eau et on se disait alors que la récolte devrait être bonne. Et on a eu un orage très fort mercredi qui a fait pas mal de dégâts.»

Dans la coopérative agricole de Louvres, connue sous le nom de Capa France mais reprise depuis le 1er juillet par le groupement Agora, les prévisions sont moins bonnes que l’an passé. «Entre 10 et 15% de récoltes en moins en raison de la sécheresse», explique Eric Violet le chef de centre. Dans les silos de la coopérative, reconnaissables de loin, le stockage des céréales a débuté avec l’orge de mouture, destiné à l’alimentation des animaux.

En 2009, sur ses deux sites de Louvres et d’Attainville, la coopérative du Pays de France avait récolté 104.000 tonnes de céréales et légumes (blé, colza, féverole, pois, maïs, orge de brasserie et de mouture) pour un chiffre d’affaires de 28 millions d’euros.

Eric Plasmans, devant la magnifique grange à dîme du XIIIe siècle à la ferme de Vaulerent.

Dans d’autres départements de France, des représentants du monde agricole sont inquiets. Le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) du Loiret, Michel Masson, s’attend cette année à une baisse de 30 à 40 % du rendement des céréales. Les conséquences économiques pourraient être graves, d’autant plus que «les revenus pour l’année 2009-2010 ont diminué de 50 %», précise le vice-président de la FDSEA, Cédric Benoist, interrogé dans le journal La République du Centre.

«Toutes céréales confondues, on devrait se situer à 10 % de moins que l’an dernier. Soit un recul de 7 à 8 qt/ha», a affirmé pour sa part Jean-Pierre Prévost, un membre de la FDSEA de l’Orne, sur le site internet Pleinchamp.com,

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