Cérémonie de commémoration des 20 ans du crash du Concorde à Gonesse

20 ans déjà, que le Concorde du vol Air France 4590, à destination de New York, s’est écrasé sur le site de la Patte-d’Oie à Gonesse, avec en cause principale une lamelle métallique laissée sur la piste par l’avion qui précédait le Concorde, emportant les vies de 113 personnes et ayant révélé un défaut de conception de l’appareil supersonique. Le jour de ce dramatique accident aérien, le 25 juillet 2000, 100 passagers (en grande partie de nationalité allemande), neuf membres d’équipage, ainsi que trois employés de l’hôtel Hotelissimo et un touriste, périrent dans le crash. Afin de célébrer la mémoire de ces disparus, le samedi 25 juillet 2020, s’est tenue une cérémonie de commémoration sur le site du crash, à l’endroit où a été érigée une stèle en automne 2006. En présence d’une cinquantaine de personnes ayant fait le déplacement, dont de nombreux élus locaux, maires et députés, mais également d’associations comme le Conseil municipal de la Jeunesse et le Conseil des Sages de Gonesse, la cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument, avant qu’une minute de silence en mémoire des victimes soit observée.

Zivka Park, députée (LAREM) de la 9ème circonscription du Val d’Oise, a ensuite prononcé un discours chargé d’émotions : « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour honorer la mémoire des 113 personnes qui ont péri un 25 juillet 2000. Je n’avais, à cette date-là, que 15 ans. Mais je m’en rappelle encore très bien. Je n’étais pas en France et j’ai pu lire dans la presse, dans les médias, cette terrible tragédie. Parce que si elle a fait quelque chose, c’est nous marquer tous ».

« Quand je lis sur le monument, le Concorde s’est écrasé et a brisé la vie de 113 personnes. En réalité, elle a tué 113 personnes mais a brisé les vies des familles de toutes ces gens qui sont décédés, et je pense qu’aujourd’hui nous devons également leur rendre hommage. Nous devons ne pas oublier ce genre de tragédie et rester vigilants sur la sécurité dans le domaine de l’aérien », ajoute-elle, avec un ton solennel.

Lui succédant au pupitre, Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, dit : « il y a 20 ans, à 16h44, s’écrasait le Concorde du vol Air France 4590, provoquant la mort de 113 personnes. Cette catastrophe s’est produite 90 secondes après le décollage de l’appareil, alors que le pilote tentait un atterrissage d’urgence au Bourget, comme l’indique les enregistrements radio et les boîtes noires. Aujourd’hui 20 après, nous sommes ici réunis pour rendre hommage aux victimes de cette catastrophe aérienne. Cette tragédie a marqué l’histoire de Gonesse et de ses habitants, plus largement l’ensemble du territoire de Roissy ».

« Notre traumatisme est toujours vivace, pour ceux qui en ont été les témoins, cette journée du 25 juillet 2000 est dans toutes les mémoires et Gonesse n’a pas oublié. Le choc, la vision de mort et de désolation reviennent en chacun d’entre nous, dés que l’on évoque cette accident », déclare le maire de Gonesse.

« Concorde était un bel avion, un prototype jamais construit en série, mais il n’a jamais su surmonter son handicap afin d’être exploité de façon commerciale et de façon sécure », dit-il en réclamant plus de sécurité pour l’aviation civile, afin de tirer les conséquences d’un tel drame. Vous pouvez voir l’intégralité des discours de Zivka Park et de Jean-Pierre Blazy, en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=1lOXuZmKvJQ.

Comme l’a dit le maire de Gonesse dans sa prise de parole, le traumatisme est encore présent pour les habitants, mais aussi pour celles et ceux qui ont échappé à la mort de justesse ainsi que pour les témoins du crash. On peut comprendre qu’une majorité d’entre eux ne soient pas venus pour cette cérémonie du tristement 20ème anniversaire de la tragédie. Cependant, je vous conseille vivement de lire deux articles du Parisien, récemment publiés, au sujet de Lucyna Duriez, qui travaillait dans un hôtel voisin : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-lucyna-54-ans-survivante-depuis-vingt-ans-24-07-2020-8358345.php, et de Michèle Fricheteau, responsable de l’Hôtelissimo au moment de l’accident : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-michele-se-sent-toujours-coupable-d-avoir-survecu-24-07-2020-8358354.php. Dans ces deux poignants entretiens, les deux femmes évoquent les souvenirs de cette journée du 25 juillet 2000 où elles ont côtoyé la mort de très près, entre effroi et tristesse. Elles abordent également leurs traumatismes et le fardeau de survivre à ce genre de tragédie. WM

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Duel à gauche pour la conquête de la mairie de Gonesse

A quelques jours du second tour, qui se déroulera ce dimanche 28 juin 2020, les gonessiennes et gonessiens devront retourner aux urnes pour départager les deux candidats encore en lice pour briguer la mairie de leur ville. Sans beaucoup de surprise, le candidat Jean-Pierre Blazy, maire sortant, se représentant à sa succession avec la liste « Gonesse 2020 -Vivre l’Avenir » (Divers gauche) se qualifie au second tour avec 39,21% des suffrages. Juste derrière lui, à 200 votes près, Cédric Sabouret, Conseiller Départemental du Val d’Oise et Conseiller municipal, se présentant avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche), recueille 35% des votes.

Lors du premier tour, quatre candidats ont été éliminés. A la troisième position, Claude Tibi et sa liste « Agir pour Gonesse » (Divers centre) ayant recueilli 9,07%. En quatrième place, Ilhan Yildiz avec sa liste « Gonesse en Grand, Gonesse Ensemble ! » sous la bannière La République en Marche (LREM) obtient  8,13% d’intentions de vote. Ce faible engouement pour le candidat LREM peut se traduire par la défiance des citoyens envers la politique du Gouvernement, mais aussi par la dislocation du parti politique en interne. Arezki Mahdi, pour sa première participation, s’offre la cinquième place. Ce natif de Gonesse, entrepreneur, pro-EuropaCity, recueille 5,31% avec sa liste citoyenne « Agir Ensemble » (Divers). Le candidat d’Europe-Ecologie-Les Verts, Mazouni Daho, referme le classement de l’issue du premier tour à Gonesse. Lui et sa liste « Un Nouvel Elan pour Gonesse » (EELV) ne recueillent que 3,25% des votes.

Le taux d’abstention, pour le premier tour des municipales 2020, a été de 60,63% contre 50,35% en 2014. Les deux candidats qualifiés sont à armes égales, et ont été très actifs sur les réseaux sociaux durant l’entre-deux-tours, s’attaquant sur divers points de discorde ou en essayant de galvaniser leurs électeurs avec des déclarations engagées. Une chose est sûre, pour eux, la bataille se trouve à gauche. Au cours de la manifestation du personnel hospitalier, le 16 juin 2020, devant le Centre Hospitalier de Gonesse, Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret ont fait le déplacement pour montrer leur soutien à la défense du service public et leur reconnaissance envers les membres du personnel. Enchaînant vidéo et live Facebook, les deux adversaires politiques, idéologiquement pas si différents, ont mené une campagne très active. Mais dans une recherche perpétuelle de la moindre voix à capter, à quelques jours du second tour, la tentation de jouer la carte du communautarisme n’est pas à exclure, et ainsi creuser l’égard.

Dans une configuration inattendue, et certainement un jeu d’alliances avec les éliminés du premier tour, il est très difficile de prédire un vainqueur à cet instant. Les deux hommes devront convaincre les derniers indécis jusqu’à la mise du bulletin dans l’urne, bien que la campagne ne finisse officiellement dans la soirée de vendredi. Le suspense sera à son paroxysme ce dimanche soir, à quelques minutes de l’annonce des résultats, qui dévoileront le nom du prochain maire de Gonesse.

Retrouvez la page Facebook de campagne de Jean-Pierre Blazy et sa liste « Gonesse 2020 – Vivre l’Avenir » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/Gonesse2020-185979228876115/ et celle de Cédric Sabouret et sa liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/pourgonesse/  WM

Précisions d’EV

En fait, Cédric Sabouret est conseiller municipal (PS) depuis 2008, élu sur la liste de JP Blazy (PS aussi, mais il ne paye plus ses cotisations). JP Blazy est maire de la ville depuis 1995 et, visiblement, n’a pas envie de décrocher. Je suis la campagne sur leurs facebook et avec mes correspondants sur place. C’est pas triste ! S’agissant du “communautarisme” Blazy y va à fond la caisse ! J’ai vu une lettre de sa part aux électeurs Assyro-chaldéens !!!  Et aussi un tract, en langue pakistanaise, publié si j’ai bien compris par un “chef d’entreprise” pakistanais qui appelle à voter pour le maire…  Je sens JP Blazy hyper fébrile, et ça me déçoit un peu. Bon, on va voir dimanche soir…

 

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Avions et aéroports : une réponse de Jean-Pierre Blazy

Suite à mon dernier article, nous avons reçu cette réponse de M. Blazy (que vous pourrez aussi voir en PDF ici). Puisqu’il m’interpelle, je prendrai le temps de lui répondre ici.  EV

 Droit de réponse à M. Eric Veillon, directeur de la publication de Roissymail

« Avions et aéroports : Blazy décidément incorrigible ! »

(Eric Veillon, Roissymail, 25/04/20)

par  Jean-Pierre Blazy

Maire de Gonesse

Président de Ville et Aéroport

Gonesse, le 30 avril 2020

Monsieur,

Je tiens à réagir à l’article ci-dessus publié récemment dans Roissymail et je souhaiterais que vous puissiez en faire part à vos lecteurs. Votre article fait suite à la diffusion de la newsletter 72 de l’association nationale d’élus Ville et Aéroport, que je préside, et qui portait notamment sur les demandes de contreparties de 250 ONG aux gouvernements dans le cadre des plans d’aides accordés aux acteurs du transport aérien, en particulier les compagnies aériennes.

M.Veillon vous savez que je ne suis pas contre l’avion, contre le transport aérien. En tant qu’élu local d’une commune située dans l’axe des pistes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle depuis 1995, j’ai toujours défendu l’idée que le transport aérien est un secteur qui doit être mieux réglementé et selon une approche équilibrée entre l’économie, le social et l’environnement. Ce sont les trois piliers du développement durable qu’il faut traiter ensemble. C’était déjà le cas avant la crise sanitaire du Covid-19 et ça l’est encore plus aujourd’hui et demain.

Après la phase de confinement et une fois que la pandémie sera passée, Ville et Aéroport continuera d’être force de propositions auprès des pouvoirs publics afin que des engagements sur le volet écologique comme sur le volet social soient demandés aux compagnies aériennes. En effet, nul ne peut imaginer que les choses reprendront comme avant. Les élus des collectivités riveraines d’aéroports font, encore plus qu’hier, de l’environnement et de la santé des populations une priorité. L’étude épidémiologique DEBATS pilotée par l’ACNUSA et qui sera publiée cette année le démontrera. La cartographie de Bruitparif l’a déjà fait début 2019. Les zones aéroportuaires en Ile-de-France sont celles ou le nombre de mois de vie en bonne santé perdus est le plus élevé.

Dès lors, le transport aérien français et mondial ne peut plus s’exonérer de ces urgences sanitaires et environnementales. Il doit prendre sa part. Cela passe par le respect de l’Accord de Paris et la réduction des pollutions sonores et atmosphériques. Après cette crise sanitaire sans précédent, le modèle économique du Hub comme à Paris-Charles-de-Gaulle trouve ses limites. On ne peut plus favoriser la concentration des flux aériens et des personnes en un même point. Cela s’avère désastreux sur le plan environnemental et sanitaire. C’est donc tout le système aéroportuaire français qu’il faudrait repenser dans le cadre d’un schéma aéroportuaire national dans lequel les grandes orientations de l’Etat seraient inscrites. Vous conviendrez M. Veillon que je défendais cette idée avant le Covid-19 et qu’il est désormais temps d’avoir un Etat stratège et régulateur sur ce sujet.

Je ne suis pas le seul à le dire. Les garants de la CNDP dans les conclusions de leur bilan post concertation sur le projet de Terminal 4 de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (juin 2019) ont repris cette idée d’un état stratège et régulateur et leurs recommandations reprenaient largement celles formulées par Ville et Aéroport.

Cette idée fait son chemin. D’ailleurs le gouvernement par la voix de ses ministres de l’économie, et de l’écologie ensuite a lui-même demandé à Air France des engagements écologiques précis dans le cadre d’un plan d’aides de 7 milliards d’euros accordé par l’Etat. Mme Borne a ainsi précisé lundi dernier sur Europe 1 qu’il s’agissait pour la compagnie de « réduire les émissions de CO2 du passager, réduire de 50% les émissions de CO2 sur les vols domestiques d’ici 2024, l’utilisation de biocarburant… ». « Cela passe aussi par une réflexion sur le réseau d’Air France dans le pays, en particulier lorsqu’il y a des alternatives ferroviaires de moins de 2h30 », a-t-elle ajouté.

Oui, mais… M. Veillon vous savez comme moi que contrairement aux autres secteurs, le secteur aérien n’a pas de véritable plan de réduction de ses émissions pour les 15 prochaines années. De plus il table sur des technologies qui n’existent pas encore. La compensation des émissions carbonées et l’achat de droits à polluer sont des leurres inacceptables qui montrent les limites d’un système qui ne s’est pas engagé dans la réduction des émissions.

Je considère comme d’autres qu’une fiscalité écologique doit s’appliquer au transport aérien. Je pense à la taxation du kérosène au même niveau que les carburants automobiles, à un prix de billet révisé incluant mieux l’impact environnemental estimé par la Commission européenne à 33 milliards d’euros par an pour les 33 principaux aéroports européens. Il faut également abandonner l’idée de développer toujours plus les infrastructures existantes (ex : projets d’extension de certains grands aéroports français avec la construction de nouvelles pistes ou de terminaux supplémentaires). La promotion du ferroviaire (TGV et train de nuit) est à encourager pour les trajets de courte et moyenne distance (jusqu’à 3 heures). Cela réduirait le nombre de vols. Enfin, sur la question des vols de nuit l’instauration de couvre-feux spécifiques à chaque plateforme et s’appliquant aux vols commerciaux doit être négociée.

Sur la question de l’impact du trafic aérien sur l’environnement sonore et la pollution de l’air des progrès importants sont attendus. A la faveur de la crise sanitaire du Covid-19 nos concitoyens ont pu mesurer la différence entre un environnement pollué et un environnement apaisé. Au niveau européen, le bruit est encadré par une directive et un règlement mais sans aucun objectif pour les Etats membres. Il faut que cela change. Tout comme certaines associations, Ville et Aéroport demande qu’un indice événementiel type NA65 fondé sur la répétitivité de l’émergence du bruit aérien (cause principale de la gêne ressentie par les populations riveraines) soit pris en compte en ajout des indices de mesure du bruit utilisés aujourd’hui tels que le Lden. Il s’agit pour Paris-CDG d’abandonner l’IGMP, indice insincère qui ne rend pas compte de la gêne ressentie. L’Etat devrait fixer en concertation avec les acteurs du transport aérien des objectifs de réduction de bruit chiffrés pour toutes les catégories d’aéronefs. Bien sûr il faut interdire les avions les plus bruyants mais il faut aussi réglementer le trafic en définissant pour chaque plateforme un plafonnement sur la base du nombre de mouvements annuels.

Sur le volet pollution atmosphérique, il y a également à faire pour améliorer la situation et c’est urgent. L’ADEME elle-même dans son rapport de 2018 formule des propositions pertinentes. Il faut notamment que soient prises en compte des opérations au sol incluant également les approches et départs d’aéronefs, soit le cycle « LTO » (atterrissages et décollages sous l’altitude de 915 mètres). Il serait opportun qu’Airparif fasse une expertise sur la contribution de l’aérien aux particules PM10 et PM2,5.

Maintenant je souhaite vous poser une question M. Veillon : dans les années qui viennent, reviendra-t-on à la « normale », c’est-à-dire à une croissance du marché aérien selon les critères du seul libéralisme économique ? Si c’est le cas, ce retour au rythme de croisière d’avant-crise porterait selon moi le risque de nouvelles crises pandémiques mondiales. En prendre conscience pourrait donc amener à une rupture, exactement comme les attentats du 11 septembre 2001 l’ont été dans la réorganisation de la sécurité aérienne.

Puisque vous vous attachez à rappeler l’histoire, dois-je vous rappeler M. Veillon que l’aviation civile a réussi à s’affranchir de la lutte contre la pollution en 1997 à Kyoto ? Le lobbying de l’IATA avait été efficace puisque les « soutes internationales » avaient été exclues des calculs des émissions de gaz à effet de serre. L’argument avait été de dire qu’on ne saurait attribuer des quotas nationaux d’émission aux compagnies puisque celles-ci ont des activités principalement internationales : faudrait-il taxer le pays siège de la compagnie, celui de l’aéroport de départ ou d’arrivée, ou encore l’espace aérien du pays survolé ? Depuis 1997, au gré des COP successives, les « soutes internationales » ont ainsi continué à se défendre avec succès. Mais cette exception apparaît de moins en moins tenable alors que la prise de conscience du risque climatique s’accroît.

J’entends bien que les compensations carbone sont revendiquées par certaines compagnies aériennes mais celles-ci ne peuvent constituer qu’un pis-aller, car l’ampleur qu’il faut leur donner et les effets que l’on en attend sont difficiles à mesurer en toute objectivité.

M. Veillon je ne suis pas un anti-avion vous l’aurez compris. Vous me qualifiez d’ « incorrigible » mais la correction voudrait que malgré nos possibles désaccords sur le sujet, vous finissiez par le reconnaître. En tant qu’élu local depuis 1995, j’ai toujours eu le souci de mieux protéger les populations riveraines d’aéroports. Cela passe avant tout par une réglementation du secteur. Je ne sais pas si l’avion propre et silencieux existera un jour mais dans l’immédiat il est de notre responsabilité de plafonner l’activité tout en poursuivant les progrès techniques permettant de limiter la consommation par passager transporté/kilomètre parcouru.

Bien cordialement, Jean-Pierre BLAZY

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Avions et aéroports : Blazy décidément incorrigible !

 

 

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J’en reviens encore pas… L’association “Ville et Aéroport“créée et présidée par Jean-Pierre Blazy, maire (PS) de Gonesse fait la promotion, dans le communiqué ci-dessus, d’une lettre ouverte accompagnée d’une pétition “internationale” publiée par une incroyable organisation “anti-avions” nommée Stay Grounded (“restez à terre”). Vous pourrez voir ici la version française de cette pétition qui profite de la situation pour réclamer une baisse drastique du transport aérien, critique les soutiens financiers des États au secteur aérien. Extraits :

Priorité aux employés 
Au lieu de voler au secours des cadres dirigeants et des actionnaires, toute aide financière devrait faire bénéficier les travailleur.euse.s de solides protections en matière de travail et de santé et assurer un revenu de base suffisant au personnel de bord, au sol, dans les services de restauration ainsi qu’aux pilotes et à tou.te.s les autres travailleur.euse.s touché.e.s.

Et celui-ci : Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée. L’argent public doit être utilisé en priorité pour les travailleur.euse.s et le climat. 

Et encore cette perle : Les gouvernements doivent soutenir une transition juste : modifier les réseaux de transport de façon systémique, garantir l’accès à des alternatives abordables (telles que le transport ferroviaire) et permettre aux travailleur.euse.s de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat.  

L’utilisation systématique et exacerbée de l’écriture “inclusive” (travailleur.euse.s touché.e.s, je la connaissais pas celle-là)  et deux, trois incantations klimatiks montrent bien l’origine “idéologique” des aut.eur.e.s …

Tous ces gens-là veulent moins de transport aérien (les voyages en avion doivent donc être réduits… ). Ce sont des égoïstes. La libéralisation du transport aérien (initiée par les USA pour rappel et que la France avait voulu, en vain heureusement, combattre…), fut une démocratisation formidable,  qui a permis à leurs générations et à leurs enfants de pouvoir voyager dans le monde entier. Aujourd’hui ils dénient ce droit aux générations futures.

Mais je reviens à J-P Blazy. Franchement, il est incorrigible. On se souviendra qu’il avait été élu député (PS) en 1997, en ayant fait campagne (comme toute la gauche) “contre” la construction” des deux nouvelles pistes de CDG. Pas de chance, la gauche, gagnante imprévue des législatives, s’est précipitée, notamment par l’intermédiaire du nouveau ministre (PCF), Jean-Claude Gayssot,  pour autoriser lesdites pistes (comme je m’en étais douté à l’époque).

Depuis, se souvenant de son élection basée “contre l’aéroport”, il n’avait cessé de se dresser contre le transport aérien. Contre Fedex, contre ceci, contre cela… Une des plus belles de ses trouvailles étant “le fret à Vatry” (qu’il a renoncé à prôner, un peu grâce à moi, revoyez ce grand moment de 2012 ici) . Il s’était néanmoins un peu calmé à partir de cette date, car il soutenait ardemment le projet Europa City. Celui-ci étant enterré par le gouvernement, les vieux démons de Blazy resurgissent. Incorrigible, je vous dit… EV

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Ambiance à Gonesse : Ilham Moustachir a lâché Jean-Pierre Blazy !

Ça a été une surprise, pour moi et certainement pour beaucoup. Dans un communiqué daté du 23 février, plutôt salé (à voir ici ), Ilham Moustachir  (élue au Conseil municipal de Gonesse depuis 2008), a annoncé qu’elle ne serait pas sur la liste et , à la fin elle souligne ” je ne soutiens donc plus la candidature de J.P Blazy et je ne voterai pas pour lui”. Carrément… Et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère  ! Ce qui est étonnant car, j’en témoigne, autant elle a toujours eu son indépendance, elle a toujours soutenu Blazy mordicus. Je l’ai bien connue et toujours apprécié son travail, notamment au niveau de l’aide à l’emploi.

Quelle conséquence aura son attitude sur le résultat de l’élection municipale? Cédric Sabouret (PS), challenger de Blazy, (PS…) mène une campagne dynamique, comme le montre notamment l’affluence (foto ci-dessous à son dernier meeting (400 personnes contre 200 à celui du maire). Mais rien n’est joué, et je me garderais bien, ici comme ailleurs, de faire un pronostic… EV

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T4 et vols de nuit : joli lapsus linguae (écrit), de Jean-Pierre Blazy. Mais… Il n’a pas tort…

Voyez le site spécial d’ADP sut le projet T4

Décidément, le projet de Terminal 4 n’en finit pas de faire parler de lui.  Et tant la situation préélectorale que la fièvre verte n’arrangent pas les choses.  Récemment, une lettre, signée par une soixantaine d’élus de la région parisienne (dont Anne Hidalgo ! et le maire d’Andilly qui l’a signée en tant que président de l’Union des maires du Val d’Oise…) a été envoyée au président Macron (la voir ici) pour lui demander de retirer le projet T4. Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse ne l’a pas signée, mais a répondu (voir sa lettre ici) aux signataires en leur disant qu’il attendait des mesures d’accompagnement du gouvernement, faute de quoi il s’opposerait aussi au T4.

Le lendemain (le 24 janvier) il a publié un communiqué résumant cette lettre (le voir ici). D’une manière étrange, dans le 3ème paragraphe, il est écrit: “la Communauté d’agglomération Roissy Pays de France propose dans la position qu’elle a voté dès le 31 janvier 2019 l’application de mesures de restriction opérationnelles avec l’interdiction de tout mouvement commercial entre 23 heures et 5 heures sur la plate-forme...”.

Or la Communauté n’a jamais voté ça. Il faut croire que J-P Blazy s’est laissé emporter.

Il a, depuis, publié un nouveau communiqué (le voir ici) , le 11 février, dans lequel cette fois il s’oppose au T4…

Cela étant, je comprends bien l’énervement de J-P Blazy, que je connais depuis longtemps. Il avait toujours été anti-aéroport. Ça a commencé alors que, candidat à la députation pour la première fois dans la 9ème circonscription du Val d’Oise (suite à la” dissolution Chirac”en 1997), il s’était opposé violemment CDG. La gauche (PS et PCF), à l’époque (qui n’avait rien à se mettre sous la dent), hurlait contre le projet de deux nouvelles pistes. Mais la gauche, contre toute attente, avait gagné les législatives. Blazy fut donc élu sur ces bases, ainsi qu’une candidate (PS, son nom va me revenir) sur la circonscription voisine de Seine-et-Marne, du genre, votez pour nous, y’aura pas de bruit….

J’entends à la radio que JC Gayssot (PCF) est nommé ministre des transports et D. Voynet (Les Verts) , ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire.  Je me souviens bien de cet instant. J’étais en train de préparer la première carte du Pôle de Roissy et donc de commercialiser les espaces publicitaires. Je me dit m…. S’ils ne font pas les pistes, s’en est fini du dynamisme du pôle. Or les annonceurs achètent les espaces publicitaires pour “coller”leur image à ce dynamisme… Je réfléchis 10 mn… Et je me dis: non, ils vont les faire, ces pistes, malgré leur promesse électorale. Et c’est ce qui s’est passé, rapidement…

Jean-Pierre Blazy, après ça, n’a eu de cesse de critiquer l’aéroport. Entre autres, contre Fedex, et avait développé pendant des années une idée saugrenue : mettre “le fret à Vatry” ! Idée qu’il a fini par abandonner en 2012, sous les critiques de votre serviteur (revoyez ce grand moment ici). 

Et, depuis qu’il a soutenu le projet EuropaCity, ses ardeurs anti aéroport se sont calmées.

Il faut croire que l’abandon brutal d’EuropaCity (au bout de 10 ans de préparation) ait réveillé ses vieux démons.  Mais je ne lui donne pas tort : le gouvernement ne peut rayer d’un trait de plume EuropaCity, au nom de  “l’écologie, et même temps soutenir la projet de T4, qui aura forcément un impact important en matière d’environnement.

J’ai parlé de tout ça avec J-P Blazy, la semaine dernière.  EV

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Débat autour de l’avenir du Triangle de Gonesse à Villiers-le-Bel

Le mercredi 22 janvier 2020, dans une des salles du complexe Boris Vian situé à Villiers-le-Bel , s’est tenu le premier débat concernant l’avenir du Triangle de Gonesse et du territoire de la Plaine de France d’une superficie de 670 hectares, après l’abandon du projet Europa City. Le débat a été proposé et organisé par l’Association CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), présidé par Robert Spizzichino, et animé par différentes personnalités du monde associatif écologique local, assistés par quelques experts en urbanisme. Dans ces intervenants, il y avait Bernard Loup, Président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, Maud Granger, Administratrice en lien avec l’Association ABIOSOL et AMAP Île-de-France, Fatima Addhamou, Présidente de l’Association RER, Laurent Chatelain, Gérant de la société Agriculture d’Avenir, et Béatrice Mariolle, architecte-urbaniste. Le débat s’est déroulé devant une salle comble, en présence de Francis Rol-Tanguy, à qui le gouvernement a confié une mission de médiation pour le Triangle de Gonesse et le territoire du Grand Roissy.

En guise de préambule, Robert Spizzichino déclare :  « Ce débat est le premier d’une série de rencontres organisées par l’association, à travers le Grand Roissy. Ces échanges permettront d’aborder un certain nombre de questions qui nous préoccupent tous. Comment développer l’accès à des aliments locaux, de qualité ? Comment répondre aux besoins d’emplois en créant des activités nouvelles utiles ? ».

Pendant près d’une heure, les intervenants associatifs apporte leurs propositions à ce que pourrait, éventuellement, devenir les terres du Triangle de Gonesse. Selon Bernard Loup : « L’urbanisation abusive peu causer de nombreux désagréments. Le potentiel de la qualité des sols, en matière de culture, est un atout majeur pour résoudre le problème écologique du territoire, et ainsi préserver la biodiversité domestique ».

Pour Laurent Chatelain, qui se félicite grandement de l’annulation du projet Europa City, des solutions existent : « C’est une opportunité en ces temps de transition écologique. Il faut renouer avec nos traditions anciennes au sujet de l’agriculture. La permaculture, par exemple, crée des emplois, permettant par la même occasion un retour à des variétés locales. Arrêtons de dire que nos propositions ne peuvent répondre à la demande d’emplois. Notre activité est aussi créatrice d’emplois ».

Les intervenants s’accordent sur un point crucial. Ils lancent, à l’unisson, un appel en direction de tous les acteurs du dossier à se réunir autour de la table, c’est de la responsabilité de l’État. Il y a un changement sociétal concernant l’écologie. Le Triangle de Gonesse peut devenir un modèle, à ce fait.

A mi- débat, Robert Spizzichino a dévoilé les trois axes principaux du CARMA pour ces prochaines années. « Le premier axe est l’autonomie du territoire Pays de France, par l’aménagement et en ligne avec la transition énergétique. La création d’un Pôle d’Excellence Agricole-Santé, afin d’y apporter l’enseignement nécessaire dans ce domaine. Par la suite, un campus des métiers de la transition écologique verra le jour dans un second temps. Et bien sûr, le Triangle de Gonesse avec la création d’un projet d’urbanisme, espace faisant le lien entre 7 communes riveraines. Nous devons fédérer autour de ce projet, les citoyens et les agriculteurs associés, afin de faire évoluer l’agriculture, de travailler sur les nouvelles façons de penser l’écologie et sur les variétés de production, par l’aménagement écologique du territoire », annonce le Président de CARMA.

Pour Fatima Addhamou, il faut permettre aux gens de pouvoir manger mieux, garantit par des productions locales et en respect avec la nature. Mais surtout, lutter contre le gaspillage alimentaire.

Le débat se voulant participatif, l’assistance a pu interagir avec les différents intervenants. De ces échanges, il en ressort, en grande partie, un soutien et une confiance envers les propositions qui ont été annoncées. Quand certain.es ajoutent des idées au projet, comme une coopérative agricole ou des espaces de promenade bordant les hypothétiques futurs champs de chanvre, d’autres se rêvent à supprimer la prochaine ligne 17, voire l’aéroport du Bourget. Le débat est recadré par Maurice Maquin, 2e Adjoint délégué aux Travaux et au Développement durable à la mairie de Villiers-le-Bel. « Il ne faut se disperser ou s’emballer. Il faut faire les choses clairement, dans le sens d’un business plan à économie durable, créatrice d’emplois », rappelle-t-il.

« Le Triangle de Gonesse se situe sur l’axe de deux pistes, une du Bourget et l’autre de Roissy Charles de Gaulle. Ne croyez-vous pas que les terres agricoles ne soient fortement polluées ? », demande une des personnes de l’assistance. Le CARMA, de son côté, assure que analyses de sol ont été pratiquées et que les résultats seront rendus publics, prochainement.

Francis Rol-Tanguy au micro

Après moultes discussions, divergences et avis sur le projet, Francis Rol-Tanguy, observant le débat depuis le début sans intervenir, rejoint la scène et déclare : « Pour commencer, je tiens à dire que l’abandon d’Europa City est une bonne nouvelle. Malgré que je sois en retraite, je pense que les problèmes sociaux méritent que l’on s’y attarde. Voilà la raison de ma présence ici, recueillir vos doléances et établir le lien avec le Gouvernement. C’est un travail d’équipe, où nous devons avoir une vision élargie du futur projet. Mais je veux rappeler que malgré ma position, je ne suis pas là pour me substituer aux acteurs territoriaux ».

« Concernant la ligne 17, il faut mettre les choses au clair. La future gare métro du Triangle ne peut pas être annulés aussi facilement. Ce projet est un projet d’Etat, qui ne peut que se résoudre que par le législatif. La procédure serait très longue, avec des passages devant les hémicycles. Il y a très peu de chance pour que ça fonctionne », prévient Rol-Tanguy, revenant sur une des propositions du public.

« Pour ma part, je souhaite que le Triangle de Gonesse devienne une zone agricole et horticole, une zone verte. Nous sommes ouverts à toutes discussions, même ceux qui sont contre ce projet », ajoute-t-il.

Pendant une vingtaines de minutes, le débat participatif reprend, laissant l’opportunité aux éventuels contestataires d’évoquer un avis contraire, ainsi apportant de la diversité de pensée au débat. Prenant le micro, un habitant d’une commune voisine déclare : « J’ai des doutes sur la nature de l’abandon d’Europa City. Ca a été un moteur d’énergies et d’initiatives pour beaucoup de gens, pendant plus d’une décennie. Europa City avait créé un rêve, un espoir auprès des habitants pour l’emploi et pour leur futur. Comment le CARMA peut apporter le même espoir et la même énergie ? Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, il faut bien réfléchir ».

Un autre, agriculteur sur les terres du Triangle de Gonesse, dit : « C’est bien beau tout ça, mais je crois qu’il faut que la conscience écologique se propage au plus grand nombre. A propos de la pollution, étant le premier concerné, je peux vous dire que les abords de champs, proche des axes routiers, sont pollués par divers détritus, comme des bouteilles et sacs plastiques ».

Cette soirée de débat arrivant à sa fin, Robert Spizzichino conclut : « Toutes les propositions et les avis des débats sont enregistrées. Ce qui permettra au CARMA de réévaluer et réajuster le projet, selon les besoins et les réalités du moment. Personne ne sera mis de côté ». Puis, comme un défi lancé à l’ensemble de la salle, le Président du CARMA déclare : « Nous avons 4 ans pour nous mettre à niveau et organiser le projet, afin de répondre à l’appel d’offre des farines de blé qui serviront à alimenter le parc olympique en pain. Ça serait une belle victoire que la Plaine de France soit sélectionné ». La soirée s’est terminée dans une atmosphère conviviale, autour de l’inévitable galette des rois, réalisées par Fatima Addhamou et l’Association RER. WM

l’avis d’EV

On sait ce que je pense de l’abandon scandaleux, d’un trait de plume, par le président Macron, du projet Europa City. Après 10 ans de préparation, soutenu toujours par l’État. Tout ça pour sacrifier à l’écologisme ambiant, mais aucun zécologiste ne votera pour lui pour autant. Grave faute politique, selon moi. J’ai bien lu le compte-rendu de WM ci-dessus, et ça  m’a fait “sourire”, notamment la déclaration de Francis Rol-Tanguy, que les gouvernements successifs ont envoyé au charbon pour des causes perdues (modernisation du fret ferroviaire-il s’était fait boulé par la CGT- et la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, revoyez ici ce grand moment-), entre autres. Je me demande pourquoi il accepte tout ça (c’est un type sympa, que j’avais eu l’occasion de rencontrer voici une bonne dizaine d’années), d’autant qu’il est en retraite… Mais bon, une chose est sûre, c’est qu’il ne pourra rien faire pour le triangle de Gonesse. Autre rire, ce qu’a dit Robert Spizzichino, retraité aussi, sympa aussi (c’est terrible, les retraités, qu’est-ce qu’ils s’ennuient! ils ont assurément des problèmes avec leur karma).

Je me réjouis par contre de cette initiative, que j’avais appelé de mes vieux (oups! lapsus, de mes vœux)  ici, des collectivités concernées, et que je soutiens entièrement. Lisez en cliquant ci-dessous, et c’est à suivre.

 

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Macron a dit non à Europa City !

cliquez pour le communiqué

Je ne trouve toujours pas les mots ! Hier a été annoncé, à issue du “3ème Conseil de défense écologique” (sic), présidé par E. Macron, que le projet Europa City ne serait pas autorisé (voir le communiqué d’E. Borne, diffusé hier). Cette annonce a provoqué la consternation et la stupéfaction dans le Val d’Oise. A l’heure (11h10)où je publie ce mot se tient une conférence de presse à la mairie de Gonesse avec JP Blazy, Patrick Renaud, président de la CA Roissy Pays de France,et Marie-Christine Cavecchi, présidente du Conseil départemental du Val d’Oise. Roissymail y est. Compte-rendu et fotos tout à l’heure.  EV

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Encore des incertitudes pour Europa City. La piste de ski définitivement abandonnée

Décidément, ça n’en finit pas.  Après que le gouvernement ait souhaité que le projet (qui date de plus de 10 ans) soit revu, les dirigeants d’Europa City ont annoncé, lors d’une conférence de presse tenue à Paris le 4 octobre (il y avait beaucoup de journalistes) une modification dans le sens “plus vert”, pour faire court. Étaient également présents de nombreux élus du Val d’Oise (dont deux sénateurs, la présidente du Conseil départemental, Patrick Renaud, et bien sûr Jean-Pierre Blazy). Tous ont pris la parole pour défendre avec ardeur Europa City. Benoit Chang, directeur d’Alliage et Territoires (c’est le nom de la structure qui prépare Europa City) a présenté le projet verdi “un modèle d’aménagement durable, sobre, résilient, solidaire avec son territoire” (!) . Vous pourrez le voir ici.

Les oreilles d’Unibail-Rodamco ont dû siffler

Patrick Renaud, Président de la CA Roissy Pays de France

S’agissant des opposants au projet, plusieurs orateurs ont nommément cité Unibail-Rodamco, propriétaire du Cente commercial Aéroville (qui avait déjà fait un recours en justice contre le projet Europa City) coupable à leurs yeux de financer un des deux groupes nommé europasdutout. J’ai toujours été étonné de cette opposition d’Unibail alors, et j’ai bien vécu ça, qu’ils avaient été victimes et moult recours qui ont retardé Aéroville de plusieurs années. Et on se rappellera la sortie de ce … nul de Benjamin Grivaux, alors ministre, que j’avais dénoncé à l’époque. Vous pouvez revoir ça ici. Quel scandale !

Plus de piste de ski…

Il a été annoncé que la piste de ski artificielle, initialement prévue, est abandonnée. C’était devenu un symbole pour la poignée d’opposants au projet  mes P’tits Loup, qui continuent à s’ennuyer dans leurs retraites dorées (et qui s’opposent ). Je regrette, personnellement cette annulation. La piste de ski aurait pu permettre à de nombreuses personnes, qui ne peuvent pas “aller au  ski” faute de moyens (ça coute cher), de s’initier et de pratiquer ce sport-loisir. J’ai eu l’occasion de voir celle de Dubaï, elle est magnifique ! Si on devrait suivre les  zarguments “écolo” de mes P’tits Loup, il faudrait alors fermer toutes les patinoires (et même les piscines !).

Que fera le gouvernement (et donc E. Macron)?

J-P Blazy et Marie-Christine Cavecci

Après avoir consulté tout le monde, il était question qu’Elizabeth Borne, ministre de l’écologie  rende un rapport le 10 octobre. On a appris qu’il n’y en aura pas, finalement. Franchement tout ce temps…  Auparavant, le 10 septembre, Zivka Park, députée (LAREM) du secteur, Marie-Christine Cavecci, présidente du Conseil départemental du Val d’Oise, Patrick Renaud, président de la CA Roissy Pays de France et Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, aviant envoyé une lettre au Président de la République, que je vous invite à voir ici. Et aussi, le Conseil départemental du Val d’Oise a voté, le 27 septembre, à la quasi unanimité, une délibération en faveur d’Europa City et du Triangle de Gonesse en général. C’est à voir ici.

N’empêche, les promoteurs d’Europa City (Ceetrus -ex Auchan immobilier et le groupe chinois de -hôtellerie loisirs – Wanda) , sont bien patients…  Ils ne désarment pas. Un investissement privé de 3 milliards quand même…  Moi à leur place, j’aurais dit depuis longtemps: vous n’en voulez pas? je m’en vais…

Mais bon, ils tiennent (ils viennent de renouveler leur pub sur RoissyMail, c ‘est un signe) et regardez cette interview, diffusée sur BFM Business le 14 octobre, de Morgane Scoarnec, directrice de la programmation d’Europa City, c’est très instructif. EV

cliquez pour voir l'interview
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