Les Centres Hospitaliers de Saint-Denis et Gonesse sonnent l’alerte

Dans une vidéo publiée sur YouTube, le 25 mars 2021, les Centres Hospitaliers du territoire Plaine de France mettent en garde la population et alertent les pouvoirs publics face à l’inquiétante augmentation des cas de malades au COVID-19, au sein de leurs établissements. Autre fait important, faisant écho à l’actualité sanitaire sur l’ensemble du pays, les entrants en service de réanimation sont, pour la plupart, plus jeune que lors des précédentes vagues. Au moment de la première vague en mars 2020, la moyenne d’âge se situait entre 72-75 ans. A ce jour, cette moyenne se situe à 53 ans, avec une recrudescence de patients âgés de 30 à 40 ans. Cette troisième vague comptabilise 50% d’infectés au variant britannique. Entre saturation des services hospitaliers et la fatigue des équipes médicales accumulée depuis un an, une situation qui devient de plus en plus difficile à gérer pour les hôpitaux du territoire Plaine de France. Les deux messages à retenir de cette vidéo sont : continuez de respecter les mesures sanitaires (masques, distanciation…) et faîtes-vous vacciner dès que vous le pouvez.

« On a vu une certaine descente au mois de décembre des nombres de cas COVID, mais depuis janvier, nous sommes remontés de façon extrêmement importante et le nombre de cas ne redescend pas. On est largement au-dessus du nombre de cas qu’on avait au moiS de décembre, alors qu’au mois de décembre, nous n’étions déjà pas redescendus bien bas », déclare le Docteur Mathias Wargon, chef du service des urgences adultes SMUR au Centre Hospitalier de Saint-Denis.

Pour visionner l’intégralité de la vidéo, cliquez sur le lien ici. WM

L’avis d’EV

super la vidéo ! Merci à Romain Eskenazi, chargé de la com’ des deux hôpitaux

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Abandon du projet T4. Triangle de Gonesse : mes P’tits loup toujours pas morts

infographie Le Parisien

Compte-tenu de la situation, il n’était pas étonnant de voir le projet de T4 renvoyé aux calendes grecques.Du pain béni pour Barbara Pompili, sous-ministre de l’écologie (qui n’a pas grand chose à mettre dans sa besace verte) qui a annoncé non la suspension du projet mais son arrêt définitif.

Le calendrier initial

De leurs cotés, mes P’tits Loup (une poignée) avaient décrété récemment une ZAD (“zone à défendre”) et occupé une petite partie du Triangle de Gonesse pour réclamer l’abandon de la future gare de la ligne 17 du Grand Paris Express. Le tribunal de Pontoise a ordonné leur expulsion vendredi dernier. Ils ont annoncé leur intention de faire de la résistance… Ils n’ont vraiment rien à faire, ces égoïstes. EV

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Le “rapport” de M. Rol-Tanguy sur le Triangle de Gonesse est paru. Un rapport “creux et sans intérêt” selon de nombreux élus

Cliquez ci-dessus pour avoir le “rapport”

Bien sûr, et j’en fais le pari, il ne trouvera rien pour le triangle de Gonesse. Et la gare de Gonesse de la ligne 17 risque fort d’être annulée.” Voici ce que j’avais écrit, en novembre 2019 dans un article (à revoir ici), juste après la nomination, par le gouvernement, de Francis Rol-Tanguy pour trouver une solution sur le devenir du Triangle de Gonesse, suite à l’annulation, par le même gouvernement, du projet EuropaCity.

Cliquez pour avoir l’article

Son “rapport” a été finalement rendu en juillet dernier mais c’est seulement récemment qu’on en a entendu parler et transmis aux élus locaux. Je l’ai appris seulement le 23 novembre dernier, dans l’excellent article (ci-dessus) d’Anne Collin, du Parisien 95 . Je cherche donc à me procurer ledit rapport. Eh bien pas moyen ! Tous les élus que j’ai interrogé m’ont dit qu’ils l’avaient reçu de la préfecture du Val d’Oise , “à titre confidentiel” et donc ne pouvaient me l’envoyer ! Purée j’y croyais pas. J’ai appelé, péniblement, la préfecture qui me dit carrément qu’il n’y a pas de rapport ! C’était très… soviétique …

J’en ai vu des situations ubuesques ou kafkaïennes, mais là, c’était le pompon ! Vous pensez bien que j’ai fini par le trouver ce rapport fantôme (rires, en fait plusieurs élus on finit par me l’envoyer, en disant, surtout ne dites pas que ça vient de moi !).

En fait, comme je l’avais prévu (et écrit donc), il n’y a rien dans ce rapport de 27 pages , que du bla-bla. Pas moyen d’en faire même un résumé, tellement c’est pénible, intellectuellement. ll évoque même une ligne “17 bis” du Grand Paris Express, dont personne n’a jamais entendu parler (manière de préparer les esprits à la suppression de la future gare du Triangle?).

Et c’est pas fini ! Incroyable, suite au “rapport”, le Premier Ministre a écrit, le 12 novembre, au préfet du Val d’Oise, une lettre de 3 pages lui demandant (carrément) ” l’élaboration d’un plan d’action ambitieux pour mettre en œuvre un projet de développement durable, à la fois économique et humain, sur ce territoire de l’Est du Val d’Oise, associant l’État, les opérateurs et les collectivités concernées”… Et tout le reste à l’avenant…

Une lettre de J-P Blazy

De son côté, Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse (le principal intéressé donc) a écrit le 17 novembre une lettre (sans langue de bois !)de 3 pages au préfet du Val d’Oise (la voir ici) dans laquelle il  critique vertement le “rapport”… Il en a marre (y’a de quoi, ça fait plus de 20 ans ) !

Personnellement j’en ai vu des phénomènes bureaucratiques et des lâchetés politiques, mais là, c’est vraiment le top !  EV

PS : oups, j’ai appris hier que la CA Roissy Pays de France prépare une réponse au préfet, réponse de … 47 pages. Hâte (enfin…) de la voir, mais je l’imagine déjà ...

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Toujours pas de date prévue pour le recours de Cédric Sabouret sur les municipales à Gonesse

Cédric Sabouret

Étonnant quand même !  Le 2eme tour des élections municipales s’est tenu le 28 juin dernier. A Gonesse, le résultat (à voir ici  a été plus que serré : 42 voix d’écart en faveur de la liste du maire sortant, J-P Blazy, juste devant celle de Cédric Sabouret . Celui-ci a déposé rapidement un recours auprès du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. J’attends le résultat depuis… J’ai appelé le tribunal (3ème chambre, sur 11 au total) et on m’a répondu (c’est toujours ça) qu’aucune date n’était prévue et que l’examen du recours se ferait vraisemblablement … au début de l’année prochaine. Carrément ! Eh ben c’est pas terrible…  EV

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4ème Fête des Terres de Gonesse sous le signe de la lutte

Le samedi 19 septembre 2020, sur le territoire agricole du Triangle de Gonesse à proximité de la Patte d’Oie, s’est tenue la 4ème édition de la Fête des Terres de Gonesse, ayant rassemblé autour de 500 participants. Stand de restaurations, de t-shirts et d’associations, des animations comme une tombola et surtout de nombreux débats et groupes de réflexion, se voulant participatifs et inclusifs. Mais aussi, une exposition des créations artistiques du groupe « Les Génies » et une manifestation en vélo de Bastille à Gonesse. Cet évènement a été organisé conjointement par le Collectif Pour le Triangle de Gonesse (CPTG), le Collectif RN2GR et l’association Non au Terminal 4. Le thème principal de cet évènement concernait principalement la suppression de grands projets inutiles tels que le Terminal 4 de CDG, la gare du Triangle de Gonesse de la ligne 17 et le projet de centre commercial de la Gare du Nord.

Galvanisés par l’annonce du 7 novembre 2019 de l’abandon du méga centre commercial et de loisirs EuropaCity, par Emmanuel Macron, les divers collectifs et associations écologiques ont déclaré que cela avait été une première victoire dans la lutte pour la préservation des Terres du Triangle de Gonesse. Ces derniers mettent en avant le modèle proposé par l’association CARMA (Coopération pour une Agriculture agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir) piloté par Robert Spizzichino, jugeant comme une alternative à tous les projets jugés inutiles. Rappelons qu’à ce jour, ni le projet de la gare de Gonesse, désormais en plein champ, ni le projet de ZAC (Zone d’Aménagement Concerté), validé par le Conseil d’État en juin 2020, ne sont abandonnés, donnant aux associations écologiques un cheval de bataille pour continuer la lutte. Vous pouvez revoir l’article de Roissy Mail sur la réunion publique du CARMA qui s’est déroulée le 22 janvier 2020, avec la présence de Francis Rol-Tanguy en tant que médiateur gouvernemental sur la question des territoires du Grand Roissy et du Triangle de Gonesse, en cliquant sur ce lien : https://www.roissymail.fr/2020/02/09/debat-autour-de-lavenir-du-triangle-de-gonesse-a-villiers-le-bel/.

En fin de journée, les représentants associatifs et politiques se sont succédés sur l’estrade principale afin d’exposer leurs souhaits et leurs convictions. Karima Delli, députée européenne Europe Ecologie Les Verts (EELV) et présidente de la Commission des Transports et du Tourisme, Clémentine Autain, représentante pour La France Insoumise (LFI), Julien Bayou, conseiller régional d’Île-de-France et secrétaire national Europe Ecologie Les Verts (EELV), Matilde Panot, députée du Val-de-Marne (LFI), Aurélie Trouvé, altermondialiste et ancienne coprésidente d’Attac France, Didier Mignot, ex-maire du Blanc Mesnil et conseiller régional (PCF), Carine Pelegrin membre du conseil exécutif Génération Ecologie, Tayeb Khouira, syndicat SUD Aérien, Fabien Gay, sénateur de la Seine-Saint-Denis (PCF), Eugénie Ponthier, adjointe au maire d’Epinay-sur-Seine déléguée à l’écologie urbaine, conseillère territoriale et fondatrice du Collectif des maires contre le Terminal 4, Françoise Brochot, présidente de l’ADVOCNAR, Jérôme Partos, trésorier de l’association France Nature Environnement Île-de-France, Jean-François Julliard, directeur général de l’association Greenpeace France, ainsi les représentants du collectif International Extinction Rébellion ont fait le déplacement pour l’évènement.

Les intervenants se sont succédés afin de motiver les troupes et ont, également, rendu hommage à Bernard Loup, président du CPTG, pour sa détermination et le combat qu’il mène depuis des années pour une alternative écologique contre les projets de bétonisation comme EuropaCity ou la ZAC. Lors de cette manifestation, une maquette de la future gare a été symboliquement détruite à la masse, sous les acclamations de la foule (https://twitter.com/FneIDF/status/1307314435292368897/ ).

« C’est une révolution verte ! Il faut la faire et c’est vous qui pouvez faire changer les choses. C’est un sujet pour lequel on doit se battre. C’est un sujet pour lequel je me bats au Parlement Européen. Non au dumping fiscal et oui à la taxe kérosène. Non au tout béton. Nous devons revenir à la nature », déclare Karima Delli.

Pour Jean-François Julliard : « Notre action a réussi à titiller le Gouvernement. Mais la bataille n’est pas finie. L’Etat biaise les règles du jeu. Pour le T4, nous pouvons gagner mais nous avons en face des adversaires habiles. Revoyant leur copie sur le projet à cause de la crise de l’aérien, attendez-vous à ce qu’ils nous proposent une extension réduite ou un T3 bis. Ne soyez pas dupes ! Ne laissez rien passer ! Nous voulons, avant toutes choses, une convention citoyenne en matière d’écologie ».

Dans un article du 20 septembre 2020, publié par Le Parisien (article complet disponible ici : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/triangle-de-gonesse-que-l-etat-tranche-son-avenir-20-09-2020-8388291.php), le quotidien évoque les trois solutions à l’étude, chapeautées par Francis Rol-Tanguy, nommé par le Président de la République en tant que médiateur. Le premier scénario serait des terres du Triangle du Gonesse intégralement agricoles. Le second serait un mixte entre agriculture et urbanisation, comme le préconise certains élus locaux comme Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, où l’urbain et la nature pourraient cohabiter. Le troisième scénario, qui risque certainement de faire grincer les dents des écologistes, serait un prochain entièrement urbanisé, se rapprochant du projet initial EuropaCity. Une chose est sûre, les prochaines décisions sur l’avenir du Triangle de Gonesse promet encore de nombreux rebondissements.

En attendant, les collectifs et associations qui étaient réunis, ce samedi 19 septembre, appellent unanimement à une manifestation, placée sous le signe de l’écologie et de la désobéissance civile sur l’aéroport Charles-de-Gaulle, le samedi 3 octobre 2020. WM

l’avis d’EV

Quel déferlement ! Manquaient plus que les maires de Bordeaux et de Lyon ! Quant à Françis Rol Tanguy, il ne prend pas de risques, comme je l’avais prévu. 

 

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Cérémonie de commémoration des 20 ans du crash du Concorde à Gonesse

20 ans déjà, que le Concorde du vol Air France 4590, à destination de New York, s’est écrasé sur le site de la Patte-d’Oie à Gonesse, avec en cause principale une lamelle métallique laissée sur la piste par l’avion qui précédait le Concorde, emportant les vies de 113 personnes et ayant révélé un défaut de conception de l’appareil supersonique. Le jour de ce dramatique accident aérien, le 25 juillet 2000, 100 passagers (en grande partie de nationalité allemande), neuf membres d’équipage, ainsi que trois employés de l’hôtel Hotelissimo et un touriste, périrent dans le crash. Afin de célébrer la mémoire de ces disparus, le samedi 25 juillet 2020, s’est tenue une cérémonie de commémoration sur le site du crash, à l’endroit où a été érigée une stèle en automne 2006. En présence d’une cinquantaine de personnes ayant fait le déplacement, dont de nombreux élus locaux, maires et députés, mais également d’associations comme le Conseil municipal de la Jeunesse et le Conseil des Sages de Gonesse, la cérémonie a débuté par un dépôt de gerbes de fleurs au pied du monument, avant qu’une minute de silence en mémoire des victimes soit observée.

Zivka Park, députée (LAREM) de la 9ème circonscription du Val d’Oise, a ensuite prononcé un discours chargé d’émotions : « Si nous sommes réunis aujourd’hui, c’est pour honorer la mémoire des 113 personnes qui ont péri un 25 juillet 2000. Je n’avais, à cette date-là, que 15 ans. Mais je m’en rappelle encore très bien. Je n’étais pas en France et j’ai pu lire dans la presse, dans les médias, cette terrible tragédie. Parce que si elle a fait quelque chose, c’est nous marquer tous ».

« Quand je lis sur le monument, le Concorde s’est écrasé et a brisé la vie de 113 personnes. En réalité, elle a tué 113 personnes mais a brisé les vies des familles de toutes ces gens qui sont décédés, et je pense qu’aujourd’hui nous devons également leur rendre hommage. Nous devons ne pas oublier ce genre de tragédie et rester vigilants sur la sécurité dans le domaine de l’aérien », ajoute-elle, avec un ton solennel.

Lui succédant au pupitre, Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse, dit : « il y a 20 ans, à 16h44, s’écrasait le Concorde du vol Air France 4590, provoquant la mort de 113 personnes. Cette catastrophe s’est produite 90 secondes après le décollage de l’appareil, alors que le pilote tentait un atterrissage d’urgence au Bourget, comme l’indique les enregistrements radio et les boîtes noires. Aujourd’hui 20 après, nous sommes ici réunis pour rendre hommage aux victimes de cette catastrophe aérienne. Cette tragédie a marqué l’histoire de Gonesse et de ses habitants, plus largement l’ensemble du territoire de Roissy ».

« Notre traumatisme est toujours vivace, pour ceux qui en ont été les témoins, cette journée du 25 juillet 2000 est dans toutes les mémoires et Gonesse n’a pas oublié. Le choc, la vision de mort et de désolation reviennent en chacun d’entre nous, dés que l’on évoque cette accident », déclare le maire de Gonesse.

« Concorde était un bel avion, un prototype jamais construit en série, mais il n’a jamais su surmonter son handicap afin d’être exploité de façon commerciale et de façon sécure », dit-il en réclamant plus de sécurité pour l’aviation civile, afin de tirer les conséquences d’un tel drame. Vous pouvez voir l’intégralité des discours de Zivka Park et de Jean-Pierre Blazy, en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=1lOXuZmKvJQ.

Comme l’a dit le maire de Gonesse dans sa prise de parole, le traumatisme est encore présent pour les habitants, mais aussi pour celles et ceux qui ont échappé à la mort de justesse ainsi que pour les témoins du crash. On peut comprendre qu’une majorité d’entre eux ne soient pas venus pour cette cérémonie du tristement 20ème anniversaire de la tragédie. Cependant, je vous conseille vivement de lire deux articles du Parisien, récemment publiés, au sujet de Lucyna Duriez, qui travaillait dans un hôtel voisin : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-lucyna-54-ans-survivante-depuis-vingt-ans-24-07-2020-8358345.php, et de Michèle Fricheteau, responsable de l’Hôtelissimo au moment de l’accident : https://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/crash-du-concorde-michele-se-sent-toujours-coupable-d-avoir-survecu-24-07-2020-8358354.php. Dans ces deux poignants entretiens, les deux femmes évoquent les souvenirs de cette journée du 25 juillet 2000 où elles ont côtoyé la mort de très près, entre effroi et tristesse. Elles abordent également leurs traumatismes et le fardeau de survivre à ce genre de tragédie. WM

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Duel à gauche pour la conquête de la mairie de Gonesse

A quelques jours du second tour, qui se déroulera ce dimanche 28 juin 2020, les gonessiennes et gonessiens devront retourner aux urnes pour départager les deux candidats encore en lice pour briguer la mairie de leur ville. Sans beaucoup de surprise, le candidat Jean-Pierre Blazy, maire sortant, se représentant à sa succession avec la liste « Gonesse 2020 -Vivre l’Avenir » (Divers gauche) se qualifie au second tour avec 39,21% des suffrages. Juste derrière lui, à 200 votes près, Cédric Sabouret, Conseiller Départemental du Val d’Oise et Conseiller municipal, se présentant avec la liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche), recueille 35% des votes.

Lors du premier tour, quatre candidats ont été éliminés. A la troisième position, Claude Tibi et sa liste « Agir pour Gonesse » (Divers centre) ayant recueilli 9,07%. En quatrième place, Ilhan Yildiz avec sa liste « Gonesse en Grand, Gonesse Ensemble ! » sous la bannière La République en Marche (LREM) obtient  8,13% d’intentions de vote. Ce faible engouement pour le candidat LREM peut se traduire par la défiance des citoyens envers la politique du Gouvernement, mais aussi par la dislocation du parti politique en interne. Arezki Mahdi, pour sa première participation, s’offre la cinquième place. Ce natif de Gonesse, entrepreneur, pro-EuropaCity, recueille 5,31% avec sa liste citoyenne « Agir Ensemble » (Divers). Le candidat d’Europe-Ecologie-Les Verts, Mazouni Daho, referme le classement de l’issue du premier tour à Gonesse. Lui et sa liste « Un Nouvel Elan pour Gonesse » (EELV) ne recueillent que 3,25% des votes.

Le taux d’abstention, pour le premier tour des municipales 2020, a été de 60,63% contre 50,35% en 2014. Les deux candidats qualifiés sont à armes égales, et ont été très actifs sur les réseaux sociaux durant l’entre-deux-tours, s’attaquant sur divers points de discorde ou en essayant de galvaniser leurs électeurs avec des déclarations engagées. Une chose est sûre, pour eux, la bataille se trouve à gauche. Au cours de la manifestation du personnel hospitalier, le 16 juin 2020, devant le Centre Hospitalier de Gonesse, Jean-Pierre Blazy et Cédric Sabouret ont fait le déplacement pour montrer leur soutien à la défense du service public et leur reconnaissance envers les membres du personnel. Enchaînant vidéo et live Facebook, les deux adversaires politiques, idéologiquement pas si différents, ont mené une campagne très active. Mais dans une recherche perpétuelle de la moindre voix à capter, à quelques jours du second tour, la tentation de jouer la carte du communautarisme n’est pas à exclure, et ainsi creuser l’égard.

Dans une configuration inattendue, et certainement un jeu d’alliances avec les éliminés du premier tour, il est très difficile de prédire un vainqueur à cet instant. Les deux hommes devront convaincre les derniers indécis jusqu’à la mise du bulletin dans l’urne, bien que la campagne ne finisse officiellement dans la soirée de vendredi. Le suspense sera à son paroxysme ce dimanche soir, à quelques minutes de l’annonce des résultats, qui dévoileront le nom du prochain maire de Gonesse.

Retrouvez la page Facebook de campagne de Jean-Pierre Blazy et sa liste « Gonesse 2020 – Vivre l’Avenir » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/Gonesse2020-185979228876115/ et celle de Cédric Sabouret et sa liste « Un Nouveau Souffle pour Gonesse » (Divers gauche) : https://www.facebook.com/pourgonesse/  WM

Précisions d’EV

En fait, Cédric Sabouret est conseiller municipal (PS) depuis 2008, élu sur la liste de JP Blazy (PS aussi, mais il ne paye plus ses cotisations). JP Blazy est maire de la ville depuis 1995 et, visiblement, n’a pas envie de décrocher. Je suis la campagne sur leurs facebook et avec mes correspondants sur place. C’est pas triste ! S’agissant du “communautarisme” Blazy y va à fond la caisse ! J’ai vu une lettre de sa part aux électeurs Assyro-chaldéens !!!  Et aussi un tract, en langue pakistanaise, publié si j’ai bien compris par un “chef d’entreprise” pakistanais qui appelle à voter pour le maire…  Je sens JP Blazy hyper fébrile, et ça me déçoit un peu. Bon, on va voir dimanche soir…

 

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Avions et aéroports : une réponse de Jean-Pierre Blazy

Suite à mon dernier article, nous avons reçu cette réponse de M. Blazy (que vous pourrez aussi voir en PDF ici). Puisqu’il m’interpelle, je prendrai le temps de lui répondre ici.  EV

 Droit de réponse à M. Eric Veillon, directeur de la publication de Roissymail

« Avions et aéroports : Blazy décidément incorrigible ! »

(Eric Veillon, Roissymail, 25/04/20)

par  Jean-Pierre Blazy

Maire de Gonesse

Président de Ville et Aéroport

Gonesse, le 30 avril 2020

Monsieur,

Je tiens à réagir à l’article ci-dessus publié récemment dans Roissymail et je souhaiterais que vous puissiez en faire part à vos lecteurs. Votre article fait suite à la diffusion de la newsletter 72 de l’association nationale d’élus Ville et Aéroport, que je préside, et qui portait notamment sur les demandes de contreparties de 250 ONG aux gouvernements dans le cadre des plans d’aides accordés aux acteurs du transport aérien, en particulier les compagnies aériennes.

M.Veillon vous savez que je ne suis pas contre l’avion, contre le transport aérien. En tant qu’élu local d’une commune située dans l’axe des pistes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle depuis 1995, j’ai toujours défendu l’idée que le transport aérien est un secteur qui doit être mieux réglementé et selon une approche équilibrée entre l’économie, le social et l’environnement. Ce sont les trois piliers du développement durable qu’il faut traiter ensemble. C’était déjà le cas avant la crise sanitaire du Covid-19 et ça l’est encore plus aujourd’hui et demain.

Après la phase de confinement et une fois que la pandémie sera passée, Ville et Aéroport continuera d’être force de propositions auprès des pouvoirs publics afin que des engagements sur le volet écologique comme sur le volet social soient demandés aux compagnies aériennes. En effet, nul ne peut imaginer que les choses reprendront comme avant. Les élus des collectivités riveraines d’aéroports font, encore plus qu’hier, de l’environnement et de la santé des populations une priorité. L’étude épidémiologique DEBATS pilotée par l’ACNUSA et qui sera publiée cette année le démontrera. La cartographie de Bruitparif l’a déjà fait début 2019. Les zones aéroportuaires en Ile-de-France sont celles ou le nombre de mois de vie en bonne santé perdus est le plus élevé.

Dès lors, le transport aérien français et mondial ne peut plus s’exonérer de ces urgences sanitaires et environnementales. Il doit prendre sa part. Cela passe par le respect de l’Accord de Paris et la réduction des pollutions sonores et atmosphériques. Après cette crise sanitaire sans précédent, le modèle économique du Hub comme à Paris-Charles-de-Gaulle trouve ses limites. On ne peut plus favoriser la concentration des flux aériens et des personnes en un même point. Cela s’avère désastreux sur le plan environnemental et sanitaire. C’est donc tout le système aéroportuaire français qu’il faudrait repenser dans le cadre d’un schéma aéroportuaire national dans lequel les grandes orientations de l’Etat seraient inscrites. Vous conviendrez M. Veillon que je défendais cette idée avant le Covid-19 et qu’il est désormais temps d’avoir un Etat stratège et régulateur sur ce sujet.

Je ne suis pas le seul à le dire. Les garants de la CNDP dans les conclusions de leur bilan post concertation sur le projet de Terminal 4 de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle (juin 2019) ont repris cette idée d’un état stratège et régulateur et leurs recommandations reprenaient largement celles formulées par Ville et Aéroport.

Cette idée fait son chemin. D’ailleurs le gouvernement par la voix de ses ministres de l’économie, et de l’écologie ensuite a lui-même demandé à Air France des engagements écologiques précis dans le cadre d’un plan d’aides de 7 milliards d’euros accordé par l’Etat. Mme Borne a ainsi précisé lundi dernier sur Europe 1 qu’il s’agissait pour la compagnie de « réduire les émissions de CO2 du passager, réduire de 50% les émissions de CO2 sur les vols domestiques d’ici 2024, l’utilisation de biocarburant… ». « Cela passe aussi par une réflexion sur le réseau d’Air France dans le pays, en particulier lorsqu’il y a des alternatives ferroviaires de moins de 2h30 », a-t-elle ajouté.

Oui, mais… M. Veillon vous savez comme moi que contrairement aux autres secteurs, le secteur aérien n’a pas de véritable plan de réduction de ses émissions pour les 15 prochaines années. De plus il table sur des technologies qui n’existent pas encore. La compensation des émissions carbonées et l’achat de droits à polluer sont des leurres inacceptables qui montrent les limites d’un système qui ne s’est pas engagé dans la réduction des émissions.

Je considère comme d’autres qu’une fiscalité écologique doit s’appliquer au transport aérien. Je pense à la taxation du kérosène au même niveau que les carburants automobiles, à un prix de billet révisé incluant mieux l’impact environnemental estimé par la Commission européenne à 33 milliards d’euros par an pour les 33 principaux aéroports européens. Il faut également abandonner l’idée de développer toujours plus les infrastructures existantes (ex : projets d’extension de certains grands aéroports français avec la construction de nouvelles pistes ou de terminaux supplémentaires). La promotion du ferroviaire (TGV et train de nuit) est à encourager pour les trajets de courte et moyenne distance (jusqu’à 3 heures). Cela réduirait le nombre de vols. Enfin, sur la question des vols de nuit l’instauration de couvre-feux spécifiques à chaque plateforme et s’appliquant aux vols commerciaux doit être négociée.

Sur la question de l’impact du trafic aérien sur l’environnement sonore et la pollution de l’air des progrès importants sont attendus. A la faveur de la crise sanitaire du Covid-19 nos concitoyens ont pu mesurer la différence entre un environnement pollué et un environnement apaisé. Au niveau européen, le bruit est encadré par une directive et un règlement mais sans aucun objectif pour les Etats membres. Il faut que cela change. Tout comme certaines associations, Ville et Aéroport demande qu’un indice événementiel type NA65 fondé sur la répétitivité de l’émergence du bruit aérien (cause principale de la gêne ressentie par les populations riveraines) soit pris en compte en ajout des indices de mesure du bruit utilisés aujourd’hui tels que le Lden. Il s’agit pour Paris-CDG d’abandonner l’IGMP, indice insincère qui ne rend pas compte de la gêne ressentie. L’Etat devrait fixer en concertation avec les acteurs du transport aérien des objectifs de réduction de bruit chiffrés pour toutes les catégories d’aéronefs. Bien sûr il faut interdire les avions les plus bruyants mais il faut aussi réglementer le trafic en définissant pour chaque plateforme un plafonnement sur la base du nombre de mouvements annuels.

Sur le volet pollution atmosphérique, il y a également à faire pour améliorer la situation et c’est urgent. L’ADEME elle-même dans son rapport de 2018 formule des propositions pertinentes. Il faut notamment que soient prises en compte des opérations au sol incluant également les approches et départs d’aéronefs, soit le cycle « LTO » (atterrissages et décollages sous l’altitude de 915 mètres). Il serait opportun qu’Airparif fasse une expertise sur la contribution de l’aérien aux particules PM10 et PM2,5.

Maintenant je souhaite vous poser une question M. Veillon : dans les années qui viennent, reviendra-t-on à la « normale », c’est-à-dire à une croissance du marché aérien selon les critères du seul libéralisme économique ? Si c’est le cas, ce retour au rythme de croisière d’avant-crise porterait selon moi le risque de nouvelles crises pandémiques mondiales. En prendre conscience pourrait donc amener à une rupture, exactement comme les attentats du 11 septembre 2001 l’ont été dans la réorganisation de la sécurité aérienne.

Puisque vous vous attachez à rappeler l’histoire, dois-je vous rappeler M. Veillon que l’aviation civile a réussi à s’affranchir de la lutte contre la pollution en 1997 à Kyoto ? Le lobbying de l’IATA avait été efficace puisque les « soutes internationales » avaient été exclues des calculs des émissions de gaz à effet de serre. L’argument avait été de dire qu’on ne saurait attribuer des quotas nationaux d’émission aux compagnies puisque celles-ci ont des activités principalement internationales : faudrait-il taxer le pays siège de la compagnie, celui de l’aéroport de départ ou d’arrivée, ou encore l’espace aérien du pays survolé ? Depuis 1997, au gré des COP successives, les « soutes internationales » ont ainsi continué à se défendre avec succès. Mais cette exception apparaît de moins en moins tenable alors que la prise de conscience du risque climatique s’accroît.

J’entends bien que les compensations carbone sont revendiquées par certaines compagnies aériennes mais celles-ci ne peuvent constituer qu’un pis-aller, car l’ampleur qu’il faut leur donner et les effets que l’on en attend sont difficiles à mesurer en toute objectivité.

M. Veillon je ne suis pas un anti-avion vous l’aurez compris. Vous me qualifiez d’ « incorrigible » mais la correction voudrait que malgré nos possibles désaccords sur le sujet, vous finissiez par le reconnaître. En tant qu’élu local depuis 1995, j’ai toujours eu le souci de mieux protéger les populations riveraines d’aéroports. Cela passe avant tout par une réglementation du secteur. Je ne sais pas si l’avion propre et silencieux existera un jour mais dans l’immédiat il est de notre responsabilité de plafonner l’activité tout en poursuivant les progrès techniques permettant de limiter la consommation par passager transporté/kilomètre parcouru.

Bien cordialement, Jean-Pierre BLAZY

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Avions et aéroports : Blazy décidément incorrigible !

 

 

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J’en reviens encore pas… L’association “Ville et Aéroport“créée et présidée par Jean-Pierre Blazy, maire (PS) de Gonesse fait la promotion, dans le communiqué ci-dessus, d’une lettre ouverte accompagnée d’une pétition “internationale” publiée par une incroyable organisation “anti-avions” nommée Stay Grounded (“restez à terre”). Vous pourrez voir ici la version française de cette pétition qui profite de la situation pour réclamer une baisse drastique du transport aérien, critique les soutiens financiers des États au secteur aérien. Extraits :

Priorité aux employés 
Au lieu de voler au secours des cadres dirigeants et des actionnaires, toute aide financière devrait faire bénéficier les travailleur.euse.s de solides protections en matière de travail et de santé et assurer un revenu de base suffisant au personnel de bord, au sol, dans les services de restauration ainsi qu’aux pilotes et à tou.te.s les autres travailleur.euse.s touché.e.s.

Et celui-ci : Le sauvetage financier des compagnies ne doit pas permettre au secteur aérien de reprendre ses activités habituelles une fois la crise du Covid-19 terminée. L’argent public doit être utilisé en priorité pour les travailleur.euse.s et le climat. 

Et encore cette perle : Les gouvernements doivent soutenir une transition juste : modifier les réseaux de transport de façon systémique, garantir l’accès à des alternatives abordables (telles que le transport ferroviaire) et permettre aux travailleur.euse.s de quitter les emplois dépendant des combustibles fossiles pour des emplois décents et compatibles avec le climat.  

L’utilisation systématique et exacerbée de l’écriture “inclusive” (travailleur.euse.s touché.e.s, je la connaissais pas celle-là)  et deux, trois incantations klimatiks montrent bien l’origine “idéologique” des aut.eur.e.s …

Tous ces gens-là veulent moins de transport aérien (les voyages en avion doivent donc être réduits… ). Ce sont des égoïstes. La libéralisation du transport aérien (initiée par les USA pour rappel et que la France avait voulu, en vain heureusement, combattre…), fut une démocratisation formidable,  qui a permis à leurs générations et à leurs enfants de pouvoir voyager dans le monde entier. Aujourd’hui ils dénient ce droit aux générations futures.

Mais je reviens à J-P Blazy. Franchement, il est incorrigible. On se souviendra qu’il avait été élu député (PS) en 1997, en ayant fait campagne (comme toute la gauche) “contre” la construction” des deux nouvelles pistes de CDG. Pas de chance, la gauche, gagnante imprévue des législatives, s’est précipitée, notamment par l’intermédiaire du nouveau ministre (PCF), Jean-Claude Gayssot,  pour autoriser lesdites pistes (comme je m’en étais douté à l’époque).

Depuis, se souvenant de son élection basée “contre l’aéroport”, il n’avait cessé de se dresser contre le transport aérien. Contre Fedex, contre ceci, contre cela… Une des plus belles de ses trouvailles étant “le fret à Vatry” (qu’il a renoncé à prôner, un peu grâce à moi, revoyez ce grand moment de 2012 ici) . Il s’était néanmoins un peu calmé à partir de cette date, car il soutenait ardemment le projet Europa City. Celui-ci étant enterré par le gouvernement, les vieux démons de Blazy resurgissent. Incorrigible, je vous dit… EV

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Ambiance à Gonesse : Ilham Moustachir a lâché Jean-Pierre Blazy !

Ça a été une surprise, pour moi et certainement pour beaucoup. Dans un communiqué daté du 23 février, plutôt salé (à voir ici ), Ilham Moustachir  (élue au Conseil municipal de Gonesse depuis 2008), a annoncé qu’elle ne serait pas sur la liste et , à la fin elle souligne ” je ne soutiens donc plus la candidature de J.P Blazy et je ne voterai pas pour lui”. Carrément… Et elle n’y va pas avec le dos de la cuillère  ! Ce qui est étonnant car, j’en témoigne, autant elle a toujours eu son indépendance, elle a toujours soutenu Blazy mordicus. Je l’ai bien connue et toujours apprécié son travail, notamment au niveau de l’aide à l’emploi.

Quelle conséquence aura son attitude sur le résultat de l’élection municipale? Cédric Sabouret (PS), challenger de Blazy, (PS…) mène une campagne dynamique, comme le montre notamment l’affluence (foto ci-dessous à son dernier meeting (400 personnes contre 200 à celui du maire). Mais rien n’est joué, et je me garderais bien, ici comme ailleurs, de faire un pronostic… EV

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