A l’écran !

Bon, allez ! je devrais terminer RoissyMail 1032 (c’est le rapport parlementaire -excellent- sur l’action de l’Etat dans le 93 qui me prend la tête) au lieu de raconter des bêtises. Mais là, ça me détend…  Il s’agit de M. Philippe Ecran, vice-président de la CCI 95, lors d’une réunion récente de leur réseau d’entreprise “Coaxion“, à Goussainville.  Facile… EV

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9ème circonscription du Val d’Oise : Abdelaziz Hamida y va ! En indépendant

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Il fait partie de ceux qui ont permis la victoire de la liste d’Alain Louis (ex PS, DVG) aux dernières municipales de Goussainville. J’avais sa connaissance à ce moment là. C’est un jeune homme (né en 1975), agréable, modéré. Il vient d’annoncer sa décision de se présenter aux prochaines législatives en candidat indépendant, dans la 9ème circonscription du Val d’Oise (Goussainville, Gonesse, Louvres, Roissy, Fosses etc.). “Enfant du pays”, comme il aime à rappeler dans sa déclaration (4 pages,à lire ici), son père, maçon, est arrivé du Maroc pendant les années 60. C’est la décision (qu’il regrette) de Jean-Pierre Blazy (qu’il qualifie de “grand leader local) de ne pas briguer un nouveau mandat qui l’a décidé à se présenter.

Vendredi soir, il a inauguré sa permanence avenue Salengro, à Goussainville (foto ci-dessous).

Ça fait donc un candidat de plus. Après Anthony Arciero (LR),Thierry Chiabodo (PCF-FG), un EELV, une UDI, un FN (qui devrait faire un tabac), sûrement un Macronien  et… Luc Broussy (PS). Ce dernier est l’actuel suppléant de J-P Blazy, qui lui a refusé son soutien à cause de son choix de prendre Cédric Sabouret, conseiller départemental et “bête noire” du maire de Gonesse, comme suppléant.

La partie ne va pas être facile pour ce Broussy, déjà battu aux municipales de Goussainville et aux dernières départementales, où Anthony Arciero et Isabelle Rusin lui ont ravi son siège. D’autant que la candidature d’Hamida va marcher un peu sur le peu de plates-bandes qui lui reste. Je continue à pronostiquer la victoire d’Arciero… Voir les résultats de 2012. EV

Lors de l'inauguration de la permanence, vendredi 27
voyez la déclaration

Et voici un rajout, piqué sur son FB. Dommage qu’on entende pas le discours (et, à ce que j’en vois, y’ avait que du jus de fruit…)

cliquez pour voir la vidéo sur Youtube

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La bataille de Badr… Son interview. Et il aime bien Macron. Et veut être libre

Badr Slassi

Ca ne s’arrange pas (ou ça s’arrange, suivant les points de vue)  au conseil municipal de Goussainville. Le maire Alain Louis (ex PS, DVG) avait déjà retiré sa délégation à Badr Slassi, 1er adjoint (revoir ici), pourtant artisan actif de sa victoire (pas évidente) aux municipales de 2014.

Il y a Conseil municipal ce soir et, parmi les points à l’ordre du jour, et comme la loi le prévoit, le Conseil doit se prononcer sur la destitution de Badr de sa fonction d’adjoint, suite au retrait de délégation. Visiblement, le maire a la majorité pour le faire. Mais Badr Slassi a pris les devants : il a officiellement démissionné jeudi dernier, tout en restant conseiller municipal.  Voici l’interview qu’il nous a accordée.  Il dénonce un  non respect du maire sur un accord “secret”, signé entre lui et Alain Louis en 2013 : voyez la 1ère page ici et la seconde là. Ce n’est pas banal ! Le maire s’engage à démissionner à son profit le 1er septembre 2014 !!!

Lisez l’interview, qui date d’hier !  (et un abonnement gratuit d’un an à Roissymail pour le premier lecteur qui me donne la raison du titre de cet article !)

RoissyMail :    Vous aviez été, je l’ai vu, un des artisans (directeur de campagne) de la victoire de la liste conduite par Alain Louis, qui a gagné les dernières élections municipales (2014)à Goussainville. Puis vous avez été élu par la majorité du Conseil municipal, sur proposition du maire, 1er adjoint. Puis, moins de deux ans après, vous entrainez  un nombre suffisant de conseillers pour que le budget 2016 ne soit pas adopté. Il y avait donc, avec vous, une « minorité de blocage »… Ce qui a permis l’intervention du préfet et de la Chambre régionale des comptes (CRC) qui, globalement, n’ont rien trouvé à redire audit budget et l’ont validé…  Pouvez-vous expliquer ces péripéties ?

Badr Slassi : Tout le monde reconnaît et dit que si Alain Louis est maire de Goussainville c’est à moi qu’il le doit. Surtout ceux qui, comme vous, ont suivi la campagne municipale de très près. D’ailleurs lui aussi le sait puisque, après de multiples trahisons humaines et politiques, il m’a demandé en février 2013 de le soutenir contre Luc Broussy. Ce que j’ai fais mais en contrepartie j’ai exigé de sa part qu’il signe un accord politique. Chose que nous avons rédigé et signé ensemble devant témoins.

Donc la rupture de confiance entre nous date de janvier 2015 quand il n’a pas voulu respecter son écrit. Le vote sur le budget n’est que la conséquence de cette trahison puisque j’en avais assez de masquer les incompétences de gestion et des  politique d’ Alain Louis. Nous avons donc mis en lumière la gestion désastreuse de la ville que même le 1er rapport de la CRC dénonçait en 2013-2014. Rapport que j’ai découvert en même temps que l’opposition. C’est dire la confiance qui existait entre Alain Louis et moi. La CRC après le rejet du budget a validé le budget mais à quel prix ? Elle nous a donné raison sur les emprunts, le budget de fonctionnement qu’elle a demandé à être rééquilibré. Nous avions donc raison sur toute la ligne.

RM:  Le maire vous a récemment retiré votre délégation, ce qui veut dire que les choses ne se sont pas arrangées. Vous m’avez appelé ce matin pour me dire  que vous démissionniez de votre fonction de 1èr adjoint. Or il est prévu, à l’ordre du jour du prochain Conseil (ce mercredi 9), arrêté par le maire, un projet de délibération visant, comme la loi le prévoit, à mettre fin à cette fonction d’adjoint.  Auriez-vous perdu votre « minorité de blocage » ?

BS: La minorité de blocage dont vous parlez, je ne l’ai pas activée car rester 1er Adjoint d’Alain Louis ne m’intéresse plus et j’avais même dit à certains collègues en juillet dernier que je démissionnerai de cette fonction avant décembre 2016. J’ai juste un mois d’avance. J’ai donc demandé aux élus qui m’ont contacté de voter pour cette délibération car je souhaite reprendre ma liberté. J’en ai assez de tenir la main d’Alain Louis pour éviter qu’il ne commette de lourdes erreurs politiques et de gestion. Cela fait 10 ans que je le fais. Je n’en ai plus envie. Je deviens simple conseiller municipale de la majorité municipale et cela me va très bien aussi. Je n’aurai plus besoin d’être, comme je le suis depuis 2009, le maire Bis. Les Goussainvillois le pensent depuis longtemps. Mais maintenant, j’entre dans une période de clarification politique entre Alain Louis et moi.

RM : Vous m’avez dit aussi, ce matin , qu’une chose vous chagrinait dans le dernier article (revoir ici )que j’avais publié à propos de la situation au Conseil municipal. Je me cite (s’agissant de vous) : « même s’il n’a pas laissé de bons souvenirs là où il est passé (Fontenay-en-Parisis, Taverny…) ». J’avais écris ça, peut-être d’une manière rapide, car effectivement, beaucoup de mes correspondants (de bonne foi, à priori, et de tous bords politiques). Voici pour vous une bonne occasion de faire une mise au point ici ?

BS :  On raconte beaucoup de choses sur mon compte car je n’ai jamais été soumis à personne. Donc je dérange. Taverny ? J’y ai passé mes 6 plus belles années professionnelles. J’ai démissionné en juin 2011 car Alain Louis voulait quitter son poste de maire. Mais il a changé d’avis en juillet 2011. Je me suis donc retrouvé sans emploi. Maurice Boscavert (ancien maire de Taverny,95 ndlr) ne voulait pas que je m’en aille mais je suis quand même parti et j’ai recruté mon successeur à sa demande. Fontenay-en-Parisis ? J’ai déposé une main courante à la gendarmerie de Louvres en mai 2013 pour dénoncer les agissements et comportements des élus contre moi car ils en voulaient surtout à Michele Greneau (ancienne maire PS de Fontenay, ndlr) . C’était un très bon maire mais je crois que les ambitions de certains élus de l’époque leur ont fait perdre les pédales. Je n’avais pas à supporter leurs invectives donc j’ai demandé à Michelle Greneau de quitter mes fonctions en août 2013. Je sais qui raconte cela mais là aussi et très bientôt je ferai cesser cela par une action en justice si nécessaire.

RM  : Vous resterez Conseiller municipal. Vous êtes jeune, vous avez du talent, notamment oratoire, que comptez-vous faire désormais, en politique ?

BS : Oh je ne suis pas malheureux au contraire ! J’ai une vie professionnelle riche et passionnante qui me permet de voyager en Europe et dans le monde. Et politiquement, je suis secrétaire national du PRG (parti radical de gauche, ndlr). J’aime bien aussi Emmanuel Macron et sa démarche politique. Donc dans les mois qui viennent je vais avoir l’occasion d’être impliqué à l’échelle nationale dans l’élection présidentielle. Cela sera passionnant et j’ai hâte. Pour Goussainville, je reste vigilant et je ne manquerai pas de dire en majorité municipale ou en Conseil municipal, ce que je pense. Et ça, c’était mon souhait le plus cher : être libre.

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Le maire Alain Louis a retiré la délégation à son 1er adjoint, Badr Slassi

Badr Slassi (à gauche) ne pénétrera plus dans les locaux de la police municipale. Cliquez pour voir la vidéo de VO News

Décidément, les choses ne s’arrangent pas, depuis des lustres, au Conseil municipal de Goussainville. Tout fin septembre (voir foto ci-dessous), le maire (ex PS) Alain Louis a retiré la délégation (et donc son indemnité) de son 1er adjoint, Badr Slassi, qui était chargé de la sécurité et de l’administration générale. Badr Slassi avait été le directeur de campagne de la liste d’Alain Louis, aux dernières élections municipales (2014), avec un certain talent, je dois le reconnaitre, revoir ici), même s’il n’a pas laissé de bons souvenirs là où il est passé (Fontenay-sous-Bois, Taverny…). Les choses se sont néanmoins vite envenimées entre eux, notamment sur le vote du budget communal 2016 (revoir ici), que Badr Slassi avait contribué, avec ses amis conseillers, à faire rejeter, sans qu’on sache très bien pourquoi. Ledit budget avait finalement été validé par le préfet et la Chambre régionale des Comptes.

Le prix du communautarisme

J’ai parlé récemment, avec Badr Slassi, au tél. Je n’ai pas tout compris (et moi, quand on m’explique et que je ne comprends pas…) et l’ai encouragé à réagir publiquement. Le maire ( que j’ai eu aussi au tél) quant à lui, reste droit dans ses bottes.

Vraiment tout cela est dommage pour Goussainville, qui est une commune intéressante. Vous voulez que je vous dise ? La vie municipale de cette ville paie le prix fort de ses pratiques communautaristes, passées ou présentes, exacerbées dans le passé proche par un homme du PS : Luc Broussy (qui veut succéder à J-P Blazy, député PS du secteur : MDR c’est la victoire assurée d’Antony Arciero (candidat investi LR) . EV

L'arrété de retrait de délégation
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La Chambre des Comptes a rendu son avis sur le budget de Goussainville

oups! ce coup-ci c'est bien là...

On s’en souviendra, le budget de la ville de Goussainville n’avait pas été adopté, suite à une crise au sein du Conseil municipal (revoir ici) . Le 10 mai, le préfet du Val d’Oise avait transmis ce budget non-adopté à la Chambre régionale des comptes, comme veux la procédure légale en pareil cas. La Chambre a rendu son avis le 2 juin (le voir en cliquant ci-dessus). Goussainville s’en tire bien….  Voyez la synthèse de l’avis, donné par la Chambre :

Après le rejet du projet de budget primitif 2016 de la commune de Goussainville (30 000 habitants dans le Val d’Oise) par une majorité de conseillers municipaux, le 13 avril 2016, le préfet du Val-d’Oise a, conformément à la Loi, saisi la chambre régionale des comptes d’Île-de-France afin qu’elle lui propose, dans un avis public, de régler le budget.

Dans cet avis du 2 juin 2016, la chambre régionale des comptes a procédé à divers ajustements au regard du projet initialement proposé par le maire de Goussainville. Au vu des éléments instruits, elle a proposé de mieux ajuster les crédits en matière de masse salariale, augmentés au regard du projet initial, et de réduire les charges générales de fonctionnement de la commune. De même, après avoir recensé les justificatifs budgétaires, elle a proposé de réduire les recettes de dotations, et diverses dépenses d’investissement. Elle a, enfin, proposé de ne pas reprendre certaines recettes prévisionnelles de cessions, non justifiées.

Du fait de la reprise des résultats de l’exercice 2015, le projet proposé par la chambre régionale des comptes est en situation d’excédent, tant en ce qui concerne la section de fonctionnement que la section d’investissement.

La chambre n’a pas apporté de modification au projet de budget annexe « Assainissement » de la commune.

Conformément au code général des collectivités territoriales, il appartient désormais au préfet du Val-d’Oise de régler le budget de la commune, soit de façon conforme à l’avis de la chambre, soit en précisant les motifs qui le conduiraient à s’en écarter.

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Marronniers au Vieux Pays de Goussainville. Le budget est examiné par la Chambre des Comptes

Cliquez pour voir le reportage de BFM TV

Ça faisait longtemps ! Encore  un marronnier sur le Vieux Pays de Goussainville (95). Cette fois, c’est BFM TV qui s’y colle, dans un reportage diffusé le 6 mai. On y voit Philippe Vielliard, un “personnage” du Grand Roissy (et lecteur sourcilleux de RoissyMail), observateur attentif de notre région aéroportuaire,  affirmer notamment qu’il y a moins de bruit qu’avant.

Vu à la télé

Il est marrant Philippe. Un jour, voici 15 ans, il m’avait avoué qu’il était devenu accroc aux passages à la télé. C’est que, comme souvent, il est scotché dans les listes de contact des rédactions : dès qu’il y a un sujet sur l’aéroport, le bruit (ou donc le Vieux Pays) on l’appelle et paf ! Monsieur Philippe passe à la télé. Il m’a confié hier que c’était sa 46ème émission !

revoyez ces images impressionnantes du Vieux Pays

Le budget de la ville entre les mains de la Chambre des Comptes

Rien à voir avec ce qui précède, mais bonne occasion de glisser un mot sur le budget de la Ville. Celui-ci, après avoir été refusé par une majorité du Conseil municipal (revoir ici), a été transmis (le 10 mai) par le préfet du Val d’Oise à la Chambre régionale des Comptes , pour avis. Celui-ci devrait être rendu mi-juin. En attendant, la ville règle les dépenses courantes. EV

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Goussainville : à lire absolument !

cliquez pour avoir l'article, très bien fait

Les crises “politiques” se succèdent à Goussainville depuis quasiment trente ans. Dissensions, tensions, chroniques judiciaires, arrivisme, corruption, clientélisme, alliances et contre-alliances  inattendues, petits meurtres entre amis… . Merci à une (très) chère correspondante de m’avoir informé de l’existence de cet article, écrit à la veille des dernières municipales, par deux étudiants journalistes (du CFJ). Lisez-le à tout prix : un vrai polar ! Bien utile pour comprendre la crise actuelle. EV

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Pas d’accord sur le budget de Goussainville. Vers l’aggravation de la crise?

Contrairement à ce que j’avais espéré (revoir ici), il n’y a pas eu d’accord entre le maire de Goussainville, Alain Louis et son 1er adjoint, Badr Slassi sur le budget primitif de la ville (qui n’avait pas été adopté, une partie de la “majorité” municipale ayant voté contre avec l’opposition de droite). Cliquez ici ou sur les fotos  pour voir le reportage vidéo de VO News (Angélique Boilet et Florent Béline) diffusé hier,  où les eux protagonistes expliquent (ou plutôt campent sur) leurs positions. Et, contrairement à ce que j’avais écrit, la date butoir du 19 avril n’en était pas une.

Voici ce qui va se passer : comme le maire campe sur ses positions et ne représentera pas le budget au Conseil (faute d’accord, donc), le préfet du 95 (en partance…), Yannick Blanc va transmettre ledit budget à la Chambre régionale des Comptes (CRC) pour qu’elle émette un avis sur la sincérité et l’équilibre des chiffres présentés. Ça devrait prendre 3 semaines, peut-être moins. Une fois l’avis rendu au préfet, celui-ci pourra rendre le budget exécutoire, sans qu’il soit besoin d’un  nouveau vote du Conseil municipal. C’est la procédure légale…

Vers une crise grave ?

Elisabeth Hermanville pourrait bien tirer les marrons du feu

On peut imaginer facilement que ceux qui se sont opposés au budget vont crier au déni de démocratie. Et que va t-il se passer après ? On peut imaginer tout aussi facilement un blocage du Conseil municipal. Et dans ce cas, il y aura une demande de dissolution du Conseil auprès du gouvernement, et donc des nouvelles élections. Assurément, ça ferait l’affaire d’Élisabeth Hermanville (droite), en pleine forme, (elle été maire  dans le passé) qui avait failli être élue aux dernière municipales (à 500 voix près). Et, dans une moindre mesure, de Luc Broussy (PS) qui fait semblant de soutenir Alain Louis dans la crise actuelle. Pas besoin d’être grand clerc pour prédire qu’en cas de nouvelles élections, la gauche, dans son ensemble, serait discréditée. Pauvre Goussainville ! EV Voyez le ici PV du Conseil municipal du 13 avril, qui avait rejeté le budget primitif par 23 voix contre 15). A partir de la page 13 est évoqué le budget. On y voit les interventions des uns et des autres: c’est pas triste !  (rajout du 24/03).


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Crispations à Goussainville: le budget n’a pas été adopté. Ca devrait s’arranger avant le 19

Badr Slassi, 1er adjoint, à l'origine de la fronde

Décidément, les choses sont toujours compliquées à Goussainville (95).

C’est de notoriété publique, les relations entre le maire Alain Louis (qui a quitté le PS juste avant les dernières municipales) et son premier adjoint Badr Slassi (ex PS, mais qui s’est… “radicalisé” en juin dernier, revoir ici) ne sont pas au beau fixe. Déjà, l’élection des délégués au Conseil communautaire de Roissy Pays de France avait réservé quelques surprises… Toujours est-il que, mercredi dernier, le budget de la ville n’a pas été adopté, le premier adjoint, ses amis conseillers municipaux, l’opposition de droite (menée par Elisabeth Hermanville,  en pleine forme), et du FN (un conseiller, M. Crédeville Jr) faisant bloc contre le maire. Celui-ci a réagi le lendemain par un communiqué, dans lequel il dénonce des “manœuvres politiques-politiciennes” (sic), alors que selon lui, le budget est “équilibré et sincère” (ce qui ne fut pas toujours le cas, voir ci-dessous les observations de la Chambre régionale des comptes, pour la période 2008/2013, paru en mai dernier).

En fait, pour comprendre, il s’agit plus, plus qu’autre chose, d’un conflit de génération entre le maire et son premier adjoint. Celui-ci (37 ans) a été en grande partie l’artisan de la victoire de la liste “Louis” aux dernières municipales (revoir ici, un grand moment, où l’on me voit poser, notamment, avec Christophe Crédeville et Karim Ouchikh -ex PS passé au FN- ce qui permet  à Luc Broussy (PS) de s’exciter régulièrement sur Facebook en me traitant de facho, mais aussi de raciste).

lors de la victoire de la liste Alain Louis (au centre) en 2014. Badr Slassi est à droite, (avec la cravate)

Discussion avec Badr Slassi

Badr Slassi, il ne s’en cache pas, a de l’ambition en politique, et c’est une bonne chose en soi. Parfois controversé, il n’en a pas moins du talent. J’avais vu ça, c’est un excellent orateur et débatteur. J’ai eu une très bonne (et longue) discussion avec lui, hier, au téléphone. Très, très bonne même. Je l’avais appelé pour comprendre ce qui s’était passé et lui recommander de trouver un accord avec le maire pour le budget. C’est que, si celui-ci n’était pas adopté avant le 19 avril, le préfet, comme il en a l’obligation légale, saisira la Chambre régionale des comptes et Goussainville sera mise sous tutelle de L’État, ce qui est toujours un signe d’échec des élus locaux, dans leur ensemble.

Le premier adjoint a rencontré ce matin le maire, en vue d’un accord. Et ils devaient se voir à nouveau cet après-midi. Les choses devraient donc s’arranger. Au grand dam de Luc Broussy, qui a dû avoir un début d’érection face à la situation, au point de pondre un communiqué (le voir ici) , avec J-P Blazy, député (PS) du secteur, dont il est le suppléant.

Je reparlerai avec Badr Slassi, pour mieux le connaitre et vous le faire connaitre. On a évoqué, dans la discussion d’hier, ces histoires de communautarisme, et d’implication dans la vie politique des jeunes (et moins jeunes…) issus de l’immigration (il est d’origine marocaine). on a été d’accord sur le constat… Mais c’est une autre histoire (encore que…). EV

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