Dénouement pour l’entreprise Tobler SAS à Louvres : liquidation !

La société historique spécialisée dans la confection de pièces de haute précision et de qualité à Louvres, Tobler SAS, appartenant au Groupe Altifort, était dans une situation difficile depuis que le Groupe avait été mis  en redressement judiciaire en juillet 2019. Tobler SAS fût placé à son tour en redressement judiciaire, avec une période d’observation de 6 mois au total, avant d’être également en cessation de paiement et en redressement judiciaire, si un repreneur sérieux ne se manifestait pas avant la date du 20 février 2020, comme évoqué dans le précédent article sur le sujet, consultable ici (https://www.roissymail.fr/2020/02/11/louvres-lentreprise-historique-tobler-sas-dans-la-tourmente/).

A la date butoir, un éventuel repreneur s’est manifesté, pouvant potentiellement sauver l’entreprise Tobler SAS et ses 54 employés. Le 23 mars 2020, le glas tombe et scelle la destinée de la société. Le Tribunal de Commerce rejette le dossier de cession et de ce fait, annonce la mise en liquidation judiciaire de Tobler SAS.

Me Frédéric Abitbol, du cabinet Abitbol & Rousselet, en charge du dossier afin de trouver un repreneur, passe le relais à Me Valérie Leloup-Thomas, SELAFA MJA (Mandataires Judiciaires Associés), pour procéder à la liquidation judiciaire de Tobler SAS. Vous pouvez retrouver l’historique et les détails de la procédure judiciaire concernant l’entreprise luparienne via ce lien (https://www.mjassocies.eu/procedures/procedure/?numProcedure=30631).

En difficulté au pire moment, certainement pas aidé par le confinement lié à la pandémie de Coronavirus et une crise économique mondiale se profilant pour les prochains mois, Tobler SAS n’est plus et c’est une partie de l’Histoire de Louvres qui s’en va avec la fermeture de cette entreprise. WM

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Ecoquartier Louvres – Puiseux-en-France : où en est le projet ? [Partie 2 : Les Frais-Lieux et Bois du Coudray]

Les Frais-Lieux

Dans cette seconde partie, l’article aborde le sujet des deux autres sites du projet de l’écoquartier, c’est-à-dire, le lotissement « Les Frais-Lieux », non loin du Quartier Gare à Louvres, et celui de Puiseux-en-France, nommé « Bois du Coudray / Derrière le Bois ». Selon les prévisions de Grand Paris Aménagement, maître d’ouvrage, les livraisons de logements déjà construits devraient débuter au printemps 2020. Le projet d’écoquartier a pour objectif d’être finalisé en 2028/2030, voire 2033, mettant fin à une série de plus d’une décennie de chantiers, au cœur des deux villes du Val d’Oise. Se voulant différents du Quartier Gare, plus orienté « urbain » avec ses appartements et ses boutiques, les Frais-Lieux et le Bois du Coudray proposent une autre facette du projet, bien plus orienté « nature » dans un cadre qui s’y prête amplement et dans la vision de ses créateurs, l’Atelier Castro Denissof associés.

Situés à une centaine de mètres du Quartier Gare, les Frais-Lieux sont, au moment où cet article est rédigé, encore en travaux. Des taules et des blocs de ciments empêchent l’accès aux véhicules, mais une voie piétonne « ouverte » permet, malgré tout, d’y observer l’avancée du chantier. On peut y voir plusieurs bâtiments résidentiels finis, ainsi qu’un espace de jeux, prêt à accueillir les nouveaux habitants. Les Frais-Lieux, c’est 2000 logements (appartements et maisons individuelles), agrémentés de 6 hectares d’espaces verts, et d’un parc de 3 hectares, au centre du quartier. Deux groupes scolaires et un gymnase verront également le jour, apportant l’éducation et la culture à proximité de ce lotissement. La construction d’une passerelle est prévue, passant au-dessus de la ligne du RER D.

Concernant les Frais-Lieux, les premières livraisons seront au printemps 2020, au nombre de 530 logements, sur les 2000 attendus. La réalisation de ce quartier est orchestrée par les acteurs du bâtiments, tels que le Groupe Gambetta, Paris Ouest, European Homes, Kaufman & Broad et Bouygues Immobiliers. Selon les promoteurs : « Les espaces publics seront soignés et végétalisés pour offrir un cadre de vie agréable et valoriser la biodiversité et le cycle naturel de l’eau. Pour un rythme de vie apaisé, les déplacements à pied et à vélo seront favorisés par des pistes cyclables et des trottoirs généreux ».

En ce qui concerne l’écoquartier Bois du Coudray / Derrière les Bois à Puiseux-en-France, l’avancée du projet se poursuit. Une première phase de constructions, débutée en 2017, accuse un retard de livraison d’une année. Les 71 logements du promoteur immobilier Groupe Arcade, 42 appartements et 8 maisons individuelles, doivent recevoir leurs premiers habitants pour mai-juin 2020. Cependant, le projet se concrétise dans le temps, après les nombreuses craintes  (revoir ici) du Maire de la ville, Yves Murru, de ne pas apercevoir les premiers coups de pelles sur son territoire, à l’instar de Louvres.

Contacté par Roissy Mail, le Maire sortant et candidat aux prochaines municipales de Puiseux-en-France, donne quelques informations complémentaires sur les futurs aménagements : « Je suis satisfait que l’écoquartier prenne forme. Pour le moment, au sujet de la zone Bois du Coudray, les études continuent. La reprise des travaux devrait être pour 2021/2022, pour s’achever vers 2030/2033. A terme, 500 à 600 logements, la nouvelle mairie et une zone commerciale seront construits ».

« La bonne nouvelle, c’est que notre ville sort de sa carence en habitations sociales et aux pénalités engendrées par cette dernière. Sur une année, ces pénalités peuvent avoisiner les 80 000 €, amputant le budget de la commune », dit-il, évoquant l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU). Adoptée le 13 décembre 2000, cette loi vise à récréer un équilibre social dans chaque territoire et à répondre à la pénurie de logements sociaux. Son article 55 oblige certaines communes à disposer d’un nombre minimum de logements sociaux, proportionnel à leur parc résidentiel. A défaut de conformité avec la loi, les communes reçoivent une amende annuelle.

En résumé, les Frais-Lieux et Bois du Coudray / Derrière le Bois sont encore à leurs prémices. A échéance 2033, un peu plus de 20 000 personnes habiteront dans ces nouveaux lotissements, Quartier Gare inclus. Roissy Mail aura à cœur de vous informer sur la progression du projet écoquartier Louvres – Puiseux-en-France, durant ces prochaines années. WM

Voir la page Frais-Lieux sur le site de l’écoquartier

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Ecoquartier Louvres – Puiseux-en-France : où en est le projet ? [Partie 1 : Quartier Gare]

Voici l’immeuble qui a remplacé les anciens moulins, qui avaient été détruits. Mais l’architecte a su faire un clin d’œil au passé…

Pour rappel des faits, le projet d’écoquartier concernant les deux villes membres de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France, Louvres et Puiseux-en-France, a été confié à l’Atelier Castro Denissof associés, avec en tant que représentants et chargés du projet, Roland Castro, architecte et auteur du livre « Du Grand Paris à Paris en grand », et Sophie Denissof, architecte et urbaniste. Ce projet prévoit la création de trois écoquartiers, deux à Louvres situés vers la gare (Le Quartier Gare et Les Frais-Lieux), et un à Puiseux-en-France, au niveau de la sortie de la ville direction Marly-la-Ville (Le Bois du Coudray / Derrière les Bois). L’encadrement du projet, quant à lui, a été attribué à Grand Paris Aménagement, organisant les chantiers et assistant les constructeurs, ainsi que les promoteurs et divers prestataires, comme Nexity-Apollonia, ICADE, Bouygues Immobiliers, Kaufman & Broad, Paris Ouest, Groupe Gambetta, Groupe Arcade, ou encore European Homes. D’ici 2028, autour des 3400 logements seront construits sur les deux villes.

C’est en 2004 que débutent les études préalables du projet sous l’égide de l’EPA Plaine de France, impulsé comme une priorité de l’Etat, jugeant indispensable de développer l’offre du logement sur le territoire.  Après les contrats de développement territorial (CDT), créés par la loi Grand Paris du 3 juin 2010, le projet passe sous le pilotage de la société Grand Paris Aménagement. Les choses s’accélèrent lorsque Emmanuel Valls, Premier Ministre de l’époque, s’empare du dossier. Il publie un message sur son compte Twitter, le 13 octobre 2014, disant : « Mieux loger les Franciliens grâce à un grand plan et à la mobilisation du foncier #GRANDPARIS ». De ce fait, afin d’accompagner la réalisation de ce grand plan, l’Opération d’Intérêt National « multisites » (OIN) est créée, ainsi qu’une caisse de financement, entrant dans le cadre de la loi de finances 2015.

Cliquez pour voir le site web de l’écoquartier

Courant 2015, le chantier de l’écoquartier Louvres – Puiseux-en-France débute, commençant par la partie du futur Quartier Gare. La portion de territoire, qui comprend celle de l’ancien moulin et des silos à grains, devait initialement comprendre la réhabilitation du complexe agricole en logements. Mais le groupe d’anciens bâtiments fût complètement détruit, pour laisser place à une construction neuve reprenant le plus fidèlement possible l’ancienne architecture. Prévu pour courant 2017 à la livraison, le Quartier Gare a accusé un retard de deux ans. Il fût finalement inauguré le 26 juin 2019 par Jean-Marie Fossier, Maire de Louvres, et Sophie Denissof. Cependant, 20% du site, représentant un lot de bâtiments côté ZAC, ne sera livré que pendant l’année 2020. Le Quartier Gare se veut offrir un nouveau souffle de vie et économique, à une zone longtemps en friche et inexploitée.

A terme, au cours de l’année 2020, le Quartier Gare comprendra un ensemble d’habitations de 1010 logements (32 % sociaux, 23 % intermédiaires et 45 % en accession), de commerces déjà en activité (restaurants, boulangerie, supermarché, opticien…), une crèche de 60 places, ouverte depuis 2018, et un square public et ludique, zone verte du quartier. De nombreux aménagements urbains ont également été réalisés aux abords de l’écoquartier, comme des parkings et un plaza, trônant au centre du lotissement.

Faisant écho à l’article du Parisien, datant du 10 février 2020, Roissy Mail a enquêté sur les soupçons de malfaçons qui serait à l’origine d’une certaine exaspération, venant des nouveaux habitants du Quartier Gare, en colère de vivre dans des logements neufs où les chaudières ne fonctionnent pas, des fuites apparaissent et dont les ascenseurs tombent fréquemment en panne. Contacté, Frédéric Navas, Maire-Adjoint chargé de l’Urbanisme et des Travaux, et candidat aux prochaines municipales à Louvres, a bien voulu donner plus d’informations sur le sujet.

« C’est une regrettable situation. La mairie suit le dossier avec une grande attention et reste à l’écoute auprès des familles. Nous soutenons à 100% les habitants impactés par ces soucis », déclare Frédéric Navas, compréhensif envers l’agacement des nouveaux arrivants.

« Mais restons positifs ! Ces problèmes ne sont pas ignorés. Cela ne concerne que deux immeubles, heureusement. Le Groupe 3F, propriétaires des logements sociaux, a le dossier en main et une procédure d’investigation est déjà en cours, ce qui permettra d’établir les responsabilités de l’entreprise ayant effectué les travaux d’installation. Ce projet d’écoquartier reste une grande réussite. Très peu de bruit, un cadre de vie agréable et ça a nettement redynamiser une zone de Louvres qui était vétuste. Ce n’est que positif pour la ville et ses habitants », ajoute-t-il.

Après plus de recherches à propos des multiples coupures d’électricité et des pannes d’ascenseurs, il s’est avéré que le problème n’était pas localisé qu’au Quartier Gare, mais à l’ensemble de la ville et des communes voisines, cas relevant de la responsabilité des sociétés de distribution énergétique EDF et ENEDIS. Concernant l’affaire des autres malfaçons, à ce jour, le Groupe 3F et l’Atelier Castro Denissof associés, bien que contactés par Roissy Mail, n’ont pas répondu favorablement aux demandes de renseignements, afin d’y recueillir leurs déclarations et d’amples informations. WM

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Louvres : l’entreprise historique Tobler SAS dans la tourmente

Créée en 1945 par Mr. Tobler en Suisse, la société Tobler est spécialisée dans la confection de pièces de haute précision et de qualité, telles que les serrages inters et exters (mandrins et entraîneurs frontaux). En 1960, une unité de production s’est établit à Louvres, pour des raisons stratégiques et afin de se rapprocher de ses clients français. L’entreprise a su se développer et satisfaire ses clients à l’échelle international, partageant un savoir-faire reconnu dans différents domaines (automobile, aéronautique, agricole, médical, etc…). Frappé par la crise et les changements économiques dans les années 2000, comme beaucoup d’autres entreprises du secteur, la société Tobler a toujours su s’adapter et obtenir des soutiens de la part de groupes internationaux, tels que Mori Seiki (présente à Roissy-en-France) , entreprise japonaise, de 2008 à 2017. En 2017, suite à une perte de marché, un second souffle arrive provenant du Groupe Altifort qui rachète l’entreprise. Lors de cette acquisition, une baisse des effectifs est entamée par le non-remplacement des départs en retraite. Tobler SAS qui comptait en 180 employés dans les années 70, puis 140 dans les années 90, se retrouve à ce jour à 54 employés, pour un chiffre d’affaire trimestriel approchant les 1 million d’euros au carnet de commandes.

  En juillet 2019, le Groupe Altifort, basé à Ham dans la Somme, est en cessation de paiement et placé en redressement judiciaire, affectant l’industrie française. Une extension trop rapide et le marché de l’automobile en souffrance seraient les causes de cette situation, mettant en péril toutes les entreprises appartenant au Groupe. Ainsi, la société Tobler se retrouve également dans la tourmente, mise à son tour en redressement judiciaire en septembre 2019. L’administrateur judiciaire désigné par le Tribunal est le cabinet Abitbol & Rousselet. Concernant le Groupe Altifor, il a définitivement mis la clef sous porte, radié du registre du commerce fin 2019.

  Ce jeudi 6 février, les salariés et membres du CSE (comité social et économique) de Tobler ont convié les journalistes et élus de la ville de Louvres à une conférence de presse, afin d’alerter le plus grand nombre de personnes sur leur situation. A la table, Anne-Marie Chevallier, Responsable ADV, Steve Guichard, Responsable bureau d’étude, Alain Gandegan, Secrétaire CSE, Michèle Vauquier, Secrétaire adjointe CSE, Isabelle Santerre, bureau d’étude, Jean-Yves Lambor, Responsable production, José Da Costa, Responsable des salariés, et David Thiessart, suppléant CSE. Frédéric Navas, Adjoint au Maire chargé de l’Urbanisme et des travaux et candidat aux prochaines élections municipales, et Florian Lehadouey, Directeur de Cabinet du Maire, ont fait le déplacement pour affirmer le soutien de la commune, suite aux difficultés rencontrées par l’entreprise. Youssef Hassani, Directeur actuel de Tobler, était, quant à lui, absent de la conférence de presse car en voyage d’affaire au Maroc.

  « C’est un drame social qui se prépare. La mairie apporte sont soutien total à l’entreprise Tobler. Ce qui m’inquiète, c’est la disparition d’une entreprise locale historique et de son savoir-faire. Une fierté locale est en danger », déclare Frédéric Navas.

  Les employés, réunis autour de la table, défendent leur entreprise en mettant en avant le «Made in France» et l’artisanat industriel, mais aussi la reconnaissance de leurs clients dans le monde. Plongés dans l’incertitude, ils s’inquiètent de leur avenir, avouant que depuis quelques mois, c’est avec la boule au ventre qu’ils continuent de travailler afin d’honorer le carnet de commande, ne pouvant utiliser la trésorerie de la société. « Nous montrons les meilleures volontés et continuons de faire tourner le site, afin de séduire un éventuel repreneur. Mais pour le moment, le seul qui s’est présenté n’a pas les finances à disposition », dit Anne-Marie Chevallier.

   « Aujourd’hui, nous attendons un repreneur qui nous permettrait de sauver nos emplois. Cela devient urgent car nous repassons devant le Tribunal de Commerce de Paris pour statuer sur notre avenir. S’il n’y a pas de repreneur, ce sera la liquidation de la société Tobler. Le 20 février 2020, c’est la fin de la candidature à la reprise. Nous passons ce message afin de demander l’aide de l’Etat, pour qu’il nous aide à trouver un repreneur, et ainsi continuer notre activité et garder nos emplois », ajoute-t-elle. WM

 

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Le paradis des lupariens à travers les siècles… et les générations

Qu’il fait bon vivre à Louvres, commune à fort potentiel en voie de développement, proposant de la culture et un cadre de vie propice à l’épanouissement. Certains diront qu’il y a tout pour être heureux, ne manquant de rien au niveau des divers services à porter de mains, dans cette commune de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France. C’est en grande partie vrai et cela est représentatif dans la diversité des différents types de commerces, présents à Louvres. Dans cette approche de la pluralité des offres proposées aux lupariens, mais également aux habitants des villes voisines, l’Eden Club, établissement libertin bar-sauna, élu pour la 8ème année consécutive « club recommandé » par le guide du routard libertin, s’inscrit totalement dans cette approche. Evoqué il y a quelques années en arrière dans Bénéfice.net, le début du XXIème siècle a été marqué par une explosion du business des clubs libertins en France, garantissant un avenir radieux aux antres du Marquis de Sade. Qu’en est-il en 2020 ? Pour répondre à la question, l’Eden Club a entrouvert sa porte pour Roissy Mail…

Installé dans un bâtiment classé au patrimoine historique datant du XIIIème siècle, ce lieu a été, du XIVème au XIXème siècle, un Hôtel Dieu, ancêtre de nos hôpitaux actuels. L’architecture y est atypique, avec des gravures murales et des boiseries d’époque, à l’entrée. Gérants de l’établissement depuis fin 2014, Marilyn et Richard sont les seconds propriétaires de l’Eden Club. Selon Richard : « la bulle des clubs libertins a explosé entre 2010 et 2015. Et depuis les attentats de Charlie Hebdo, l’ambiance générale a légèrement changé. Les gens veulent toujours faire la fête et se divertir, mais en faisant plus attention à leur sécurité. Comme beaucoup dans le secteur commerçant, nous devons nous adapter à la clientèle, bien qu’en amélioration de l’infrastructure, qu’en création de nouveaux concepts de soirée».

Pour l’Eden Club, la mutation est passée par de multiples travaux d’aménagement et de rénovation. Ainsi depuis la reprise de l’affaire, de nombreuses douches et sanitaires y ont été installés, un fumoir, un billard et un aménagement de l’espace principal, avec barres de pole dance et un bar. Côté « Zone Coquine », une refonte esthétique complète a été faite, entre mobiliers neufs et jeux de lumière tamisée rouge, donnant un aspect chaleureux et cosy, saupoudré d’érotisme.

« Nous avons remarqué que les soirées à thème plaisent aux gens, comme les soirées tatouages éphémères ou Halloween. Il y a aussi la soirée du réveillon qui a fait fureur cette année. Nous avons déjà des réservations pour la prochaine. Nous essayons de faire au mieux, pour nous rapprocher des attentes des clients. Les affaires se portent bien dans ce sens. Notre chiffre d’affaire a augmenté de 40% pour 2019. Sur Paris, ça serait plus difficile, il y a bien trop de concurrence dans ce secteur d’activité. Nous sommes heureux d’être ici », déclare le co-gérant de l’Eden Club.

« Notre clientèle n’est pas exclusivement composée d’habitués. Il y a flux assez constant de nouveaux clients. C’est 50/50.. Sur la tranche d’âge venant à l’Eden, on peut faire une approximation de 35 – 55 ans », ajoute-t-il.

Prochainement, l’établissement pourra compter sur un parking de 39 places, situé à quelques pas de ce dernier. Un carré VIP, dans la salle principale, sera créé courant 2020.

Nul sait de quoi sera fait le futur, et encore moins ce qui se trouvera dans cet ancien Hôtel Dieu, dans plusieurs siècles… Mais ce lieu, d’après son histoire, continuera sûrement à donner le meilleur accueil à ses hôtes, que ce soit des soins par le passé ou de l’amour dans le présent. C’est ça aussi l’esprit républicain, la liberté d’apprécier, ou pas, les clubs libertins. Quoi qu’il arrive, cet établissement s’est fait sa place au cours du temps et les curieux pourront toujours s’informer sur les horaires d’ouverture, les tarifs et le programme des soirées sur le site web de l’Eden Club : http://www.club-sauna-eden.com

WM

L’avis d’EV

Je me souviens bien de l’ouverture de l’Eden, en 2000. A cette époque, je reçois un coup de fil du créateur, Serge, qui veut passer de la pub dans Bénéfice.net. Un peu hésitant, il m’explique qu’il vient d’ouvrir une sorte de club sauna réservé aux adultes… J’abrège ses souffrances en lui disant  que j’avais compris (je connaissais la musique depuis longtemps…).  Il est passé ensuite à mon bureau, avec sa femme Catherine (sexy…). Il a voulu passer une petite pub “hard”. Je lui ai dit que ce n’était pas possible, du coup il a fait pub “soft”…

Je suis allé plusieurs fois, avec mes copines de l’époque, à plusieurs soirées. Sympas (et parfois épiques…).

J’en avais parlé ensuite dans un dossier sur “le sexe à Roissy”, dans le Bénéfice.net numéro 22 (décembre 2005). Revoyez ce grand moment, c’est a partir de la page 32. Et voyez aussi le numéro suivant (23), à partir de la page 29, qui décrit les réactions. Tout cela devrait vous faire rire.

Autre rigolerie : une année, j’assistais aux voeux de Guy Messager, maire de Louvres. Dans le film préliminaire à son discours, on a vu, pendant un moment, deux moines frapper à la porte de l’Hôtel-Dieu, histoire de parler du passé de la commune. Dans l’assistance beaucoup connaissaient au moins l’existence de l’Eden. On avait bien rigolé..

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L’Institut Paul Ricoeur, l’établissement scolaire du Val d’Oise ouvert sur le monde

Fondé en septembre 2006, à Louvres, l’Institut Paul Ricoeur s’est vu réussir son implantation, au fil des années. Il fut créé à l’initiative de la Direction Diocésaine du Val d’Oise, répondant à la sollicitation des élus de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France et de son président, Patrick Renaud. L’établissement privé catholique à visée internationale, sous contrat avec l’Etat, regroupe une maternelle, une école élémentaire, un collège et un lycée, s’assurant d’un meilleur suivi durant la scolarité des élèves. L’établissement compte, à ce jour, 1000 élèves encadrés par une soixantaine de professeurs, s’articulant autour de l’éducation et un enseignement humaniste, de la foi et de la culture, dans le respect et la diffusion des valeurs catholiques.

Concernant les chiffres du taux de réussite aux examens, l’Institut Paul Ricoeur peut se targuer d’obtenir de très bons résultats avec 95% d’admis au BAC 2019 et 100% de réussite au DNB 2019, pour les collégiens. La méthode d’éducation de l’établissement privé semble porter ses fruits, tout en transmettant les valeurs apprécié par le défunt philosophe chrétien, Paul Ricoeur. C’est-à-dire, une ouverture sur le monde et la société, au-delà de toutes les appartenances religieuses ou politiques, et sans considération des origines sociales. Cette ouverture passe, en grande partie, par l’apprentissage des langues étrangères. L’établissement en fait une de ses priorités éducatives par l’enseignement de l’anglais, dès la maternelle. La vocation première de s’ouvrir sur le monde.

M. Lesage

Lors d’un entretien accordé pour Roissy Mail, Guillaume Lesage, chef d’établissement de l’Institut Paul Ricoeur depuis 2018, déclare : « Nous sommes conscients des enjeux de demain, concernant l’éducation. Un monde où les peuples arrivent à communiquer entre eux, partageant connaissances et cultures. L’Institut Paul Ricoeur comble, avant tout, une véritable carence de l’enseignement public sur l’apprentissage des langues étrangères, et surtout de l’anglais ».

Nous proposons un cadre propice pour que les élèves soient dans les meilleures conditions. L’anglais est usuel dans notre enseignement, alors qu’il se trouve être plus didacticiel dans le public. Les élèves apprennent et utilisent la langue de Shakespeare dans la majorité des matières, via au moins un exercice dans chaque discipline. Notre établissement est une « cité scolaire » à visée international, soucieux des besoins du marché du travail et offrant le maximum de chance de réussite à ses élèves, afin qu’ils soient compétitifs à l’international, en tant que citoyens du monde », ajoute-t-il.

L’anglais, l’allemand, l’espagnol et le mandarin sont au programme, ainsi que des voyages linguistiques en Angleterre, en Irlande, en Ecosse et en Chine, prévus au cours la scolarité. Sans oublier la Certification Cambridge, validant les acquis en anglais, en 4ème. L’institut Paul Ricoeur propose, également, l’obtention du BIA (Brevet d’Initiation Aéronautique), permettant l’apprentissage théorique du vol et donnant la possibilité aux titulaires du diplôme d’intégrer une école de pilotage, comme la prestigieuse école des cadets Air France.

En ce qui concerne la rentrée 2020, côté lycée, l’établissement devient numérique. Les futurs lycéens utiliseront des tablettes, attitrées à leur nom, outil scolaire centralisant le savoir et limitant les charges journalières à porter. Ce nouveau procédé d’enseignement a été testé durant la session 2019-2020 et validé pour la prochaine rentrée, par les professeurs… et adopté totalement par les élèves.

Pour plus d’informations sur l’Institut Paul Ricoeur et son actualité, vous pouvez consulter le site officiel http://www.institut-paul-ricoeur.fr. Les inscriptions scolaires sont disponibles pour la session 2020-2021. Comptez entre 130 à 150 euros par mois, selon la classe (hors frais de cantine).WM

 L’avis d’EV

J’ai vu l’évolution de l’Institut depuis sa naissance. 1000 élèves maintenant ! Et, sourire s’agissant du nom de l’établissement, Paul Ricoeur (voyez son wikipedia)

C’était un philosophe … protestant ! Mort en 2005, soit juste avant l’ouverture de l’Institut M. Lesage m’a appris qu’à l’époque le diocèse avait hésité entre Paul Ricoeur et Jean-Paul 2 pour le nom. N’empêche, il ne doit pas y en avoir beaucoup, des écoles catholiques qui ont un nom d’un protestant.

 

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Frédéric Navas se déclare candidat aux municipales 2020 à Louvres.

Frédéric Navas au milieu, bien entouré par Guy Messager (ancien maire) et Jean-Marie Fossier (maire sortant)

Ce vendredi 22 novembre 2019, lors d’un café-presse au bistrot « Le Margeride », Frédéric Navas, Maire-Adjoint aux Travaux et à l’Urbanisme depuis 2014, porte sa candidature aux élections municipales du printemps 2020, sous le slogan « Parce que j’aime Louvres ». En tant que tête de la liste d’Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux, Frédéric Navas veut s’inscrire dans l’héritage et la continuité des décisions politiques ayant façonné la ville de Louvres, depuis les dernières décennies.

Selon lui : « Louvres possède un fort potentiel d’attractivité, où il fait bon vivre. L’éducation, les sports et la culture y ont une place très importante dans notre ville, mais aussi pour de nombreuses autres villes et villages environnants. Le développement de Louvres ne doit pas se faire au détriment d’une baisse de la qualité de vie. Et c’est pour cela, qu’avant toute chose, la liste d’Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux s’inscrit au-delà d’une étiquette politique. Nous voulons rassembler un maximum de gens autour d’un projet d’intérêt commun. »

Jean-Marie Fossier, actuel Maire sortant, et Guy Messager, Maire honoraire, rejoignent la liste du candidat Navas. Les deux hommes défendent le bilan positif de ce dernier mandat. Pour Jean-Marie Fossier : « L’éco-quartier et les aménagements urbains effectués sont des réussites, selon moi. Nous misons sur un développement durable et une offre culturelle, permettant à Louvres d’être un pôle d’attractivité sur le long terme. »

La liste définitive sera officiellement présentée courant mi-février, avec le bilan de l’ancien mandat. En attendant, Frédéric Navas et son équipe lancent un appel à tous les citoyens de Louvres, afin de les rejoindre dans l’aventure des municipales 2020. « Notre liste n’est pas encore complète. J’en appelle à ceux qui aiment Louvres, à nous rejoindre au plus vite. Ensemble, nous continuerons à être une référence dans le futur, sans renier le passé historique de notre ville. » WM


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Jean-Marie Fossier ne se représentera pas . Frédéric Navas conduira la liste en 2020

Jean-Marie Fossier, maire de Louvres depuis 2012 (revoir ici) a récemment envoyé une lettre (la voir ici) à ses administrés pour les informer qu’il ne représentera pas en 2020. Et pour leur dire que ce sera Frédéric Navas, un de ses adjoints, qui conduira la liste l’an prochain.

Jean-Marie Fossier , alors adjoint, avait succédé à Guy Messager (qui fut maire pendant 30 ans) qui lui avait passé le relais en cours de mandat.

Frédéric Navas

J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec M. Navas (55 ans), que je ne connaissais pas (mais lui connait RoissyMail… Elu au conseil municipal depuis 2001, Il est actuellement adjoint à l’urbanisme et aux travaux (qui ne manquent pas à Louvres). Je vous conseille de voir son parcours ici: c’est impressionnant. EV

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Shiva a installé une agence à Louvres

L'agence de Louvres

Vous allez adorer rentrer chez-vous”  c’est le slogan sympa de de Shiva, cette entreprise (créée en 2002) spécialisée dans le travail à domicile (ménage, repassage). Une agence Shiva s’est ouverte fin novembre dernier à Louvres (rue des Acacias). L’inauguration aura lieu le 11 avril. L’agence compte déjà 60 clients (Louvres et environs) et une dizaine d’employés de maison.

“La garantie d’un service de proximité, gage de création de nouveaux emplois en local, est pour moi l’un des points forts de Shiva. En qualité de multi-franchisée, je suis fier de participer activement à la vie économique locale et de soutenir l’emploi de plus de 400 intervenant(e)s. J’espère que les clients Shiva mesurent eux aussi ce bénéfice pour la région », a déclaré, dans un communiqué, M. Jean-Christophe Puissant, multi-franchisé de la marque. EV

voir le site de Shiva

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Louvres 2004 : les voeux les plus courts de l’Histoire

relire ce grand moment des vœux de Guy Messager fin 2004

Les vœux de Jean-Pierre Blazy me refaisaient penser à ce grand moment. Mais je ne me souvenais plus  c’était quand. J’ai donc appelé Guy Messager, qui fut maire (centriste) de Louvres de 1982 à 2012. Oh! ça doit faire  15 ans me répond-il.. Il n’était pas loin…

J’avais appris à mieux le connaitre lors d’un voyage du Conseil général du Val d’Oise au Japon, en octobre 2001 (revoir ici). Comme on était les deux seuls fumeurs du groupe (il a arrêté depuis…) on a parlé souvent au pied des immeubles…

Et j’étais invité à ses vœux, bien sûr . Et à chaque fois, c’était comme à Gonesse (ou presque…), long film, discours fleuve . Chaque année, je lui disais, tu sais Guy, au bout d’un certain temps, les gens n’écoutent plus …. Puis une autre année: tu devrais poster deux agents de la mairie à la sortie de tes vœux et qu’ils demandent aux gens ce que ‘ils ont retenu de ton discours…

Cette année là donc, je vais à ses vœux, le 22 décembre 2004. J’arrive juste… A peine le temps de prendre une foto, le maire prend la parole…   Voici le compte-rendu que je fais sur RoissyMail (ancienne version), le lendemain    : A 19 H 30, le maire et son équipe montent sur l’estrade. Guy Messager, sourire en coin, demande à l’assistance de chronométrer, mais personne fait attention à ce détail. Puis il dit, en substance, après avoir souhaité la bienvenue à tous: « On m’a demandé de faire un discours court. Eh bien je ne ferai pas de discours court » (à ce moment, les sceptiques jubilent) je ferai un discours ultra court! On vous a distribué un livret sur l’activité de la municipalité en 2004: je vous en souhaite une bonne lecture et vous invite à passer sans plus tarder au buffet! ».

Tout le monde était soufflé, et c’est tout sourire que les quelques 400 invités ont applaudi. EV

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