Que valent vraiment les bières « made in Val d’Oise » de la Brasserie d’Orville (Louvres) ?

Depuis plusieurs années, une vague de nouvelles brasseries ont vu le jour sur tout le territoire. Une vague surfée par des entrepreneurs plus ou moins passionnés par l’univers des boissons à base de malt. Un effet de mode qui a contribué, à son niveau, au changement des habitudes en matière de consommation et d’économie en France, avec une priorité d’achat envers les produits locaux et artisanaux. Certes, pourquoi pas acheter local, mais pas au détriment de la qualité. C’est ce défi que deux frères lupariens ont voulu relever avec la Brasserie d’Orville. L’histoire commence au printemps 2019, lorsque Julien et Thibault Baron décident de commercialiser une gamme de bières issue de la ferme familiale, située à Louvres en bas de la rue de Paris. L’orge, matière première pour la confection de la bière, est cultivée sur des champs à proximité de Louvres et de Saint-Witz. Le crédo des deux frères : « de la terre à la bouteille », en utilisant un circuit court de production.

Étonnamment, depuis sa création, la Brasserie d’Orville et ses bières ont été rapidement récompensées par de nombreux prix, comme la médaille d’or 2019 décernée par le Concours Général Agricole ou encore, la médaille d’or 2019 attribuée par le Trophée International de Frankfurt, pour ne citer qu’elles. Un enthousiasme ayant également conquis les professionnels du secteur, en jugeant des critiques sur le net. La Brasserie d’Orville c’est aussi une salle de dégustation et des soirées à thème organisées les samedis (soirée musicale, burger party, lancement de bière).

En plein troisième confinement, n’ayant pas l’opportunité de pouvoir profiter de ces soirées champêtres et festives, je me suis rabattu sur une dégustation à domicile afin de me forger une idée et, ainsi, la partager aux lectrices et lecteurs de Roissy Mail. Côté de l’habillage des bouteilles de 33cl, chacune arbore un dessin unique accompagné de son nom. Un design branché hipster, sortant des modèles classiques parfois trop aseptisés. On ressent que la Brasserie d’Orville cherche à se démarquer visuellement parlant, se voulant différent de la « bière de papa ». Du cool et de la fraîcheur, mais est-ce le cas en bouche ? Eh bien, oui ! J’ai agréablement été surpris par les bières blanches et les blondes, nommées Good Vibes, Serial Lager, Saison, ou encore White Nova qui est ma préférée, avec son astronaute sur l’étiquette (c’était peut-être un signe). Quant à la Black Betty, une bière noire brassée avec de la noix de coco et du lactose, je ne l’ai pas trop apprécié. Certainement trop puissante en goût avec ces deux ingrédients et ses 10% d’alcool, loin de mes attentes en matière de bière. Cependant, cette dégustation est une bonne surprise dans l’ensemble.

En ce qui concerne la Brasserie d’Orville, je n’y trouve qu’un seul point négatif. C’est difficile de les avoir au téléphone. Mais outre ce fait et les conditions sanitaires empêchant de découvrir la boutique, de mon avis purement objectif, j’en conclus que ce n’est pas une histoire de mode ou de marketing. Il y a une passion et de la qualité derrière le produit. Pour vous faire votre propre avis, l’intégralité des bières de la Brasserie d’Orville sont disponibles sur la boutique en ligne, accessible ici. Mais, vous pouvez également les retrouver au magasin Gamm Vert de Louvres, situé le long de la RD317, ainsi qu’auprès du Magasin Fermier d’Epiais-lès-Louvres, parmi une liste de produits locaux et bios, tels que des fromages, des légumes ou des viandes rouges et blanches. WM

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Louvres : les murs du Musée Archéa et de l’église Saint-Justin vandalisés

Les faits se sont déroulés dans la nuit du samedi 19 au dimanche 20 décembre 2020, autour de la rue de Paris dans le secteur de l’ancien centre de Louvres. A la stupéfaction des habitants et des élus locaux venus constater l’impensable, le vandalisme des murs du Musée intercommunal Archéa et de l‘église Saint-Justin, ainsi que nombreux murs d’habitations et d’une agence immobilière. Les tags ont été réalisés avec des bombes de peinture de différentes couleurs, indiquant certainement la présence de plusieurs auteurs au moment des faits.

Sur les murs du Musée, nous pouvons y voir plusieurs « mort aux juifs », des menaces et insultes envers le maire, la police, la justice ou des propos contre la culture, mais également le mot « hold-up », titre du reportage complotiste ayant fait parler de lui sur internet et dans les médias. Les murs de l’église, quant à eux, ont été vandalisés avec des inscriptions « pédophile » au niveau de la plaque commémorative à la mémoire de Jean-Baptiste Maldague, curé de Louvres de 1775 à 1794 et Premier Magistrat de la ville de Louvres, qui a été guillotiné sous la Terreur le 25 juillet 1794.

Dans un communiqué posté sur les réseaux sociaux, la mairie de Louvres se dit profondément stupéfaite par ces actes de détérioration et de haine. Dans la matinée du mardi 23 décembre, les employés municipaux de la voirie ont été dépêchés sur les lieux afin d’enlever toutes les traces de vandalisme, en commençant par le secteur de l’église. Plusieurs plaintes, dont celle de la ville de Louvres, ont été déposées. Une enquête pour dégradations en réunion de biens publics et privés avec propos à caractère racistes et antisémites a été ouverte par le parquet de Pontoise. WM

l’avis d’EV

Scandaleux  ! On voit d’où ça vient. J’espère qu’ils vont être trouvés.

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Cérémonie du 76ème anniversaire de la libération de Louvres

Vendredi 4 septembre 2020, à 19h devant la mairie de Louvres, s’est tenue la cérémonie du 76ème anniversaire de la libération de la ville, ainsi qu’un hommage aux quatre jeunes FFI (Forces Françaises de l’Intérieur), tués par les forces allemandes. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Eddy Thoreau, maire de Louvres, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Zivka Park, députée de la 9ème circonscription du Val d’Oise, Isabelle Rusin, maire d’Épiais-lès-Louvres et conseillère départementale en charge de la Commission d’Appels d’Offres, Anthony Arciero, conseiller départemental en charge de l’Emploi et du Grand Paris, de représentants des associations de la mémoire ainsi que des anciens combattants de Louvres et de Montreuil, du Conseil Municipal des Jeunes de Louvres, et d’une cinquante de personnes regroupant élus des deux villes et citoyens.

Au cours de la cérémonie, les stèles, se trouvant à l’entrée de Louvres et dans la rue de Paris, ont été honorées par un dépos de gerbes et par un appel aux morts. Dans un bref discours, Patrice Bessac a souligné le sacrifice de ces résistants, morts pour notre liberté et notre salut. Le cortège a fini sa marche jusqu’au cimetière, devant l’obélisque du monument aux morts. Les participants à la cérémonie étaient ensuite conviés à un vin d’honneur à la mairie, en visionnant un documentaire sur la libération de Louvres.

Retour sur cette période historique de la ville de Louvres. Le 29 août 1944, René Emile Remou, Roland Pommet et Paul René Boucherit, habitants de Montreuil (93), et Henri Duc, habitant de Vincennes (94), sont tous les quatre membres au groupe Panta du réseau Jade-Fitroy, une organisation clandestine de résistants opérant sur la région parisienne. Créé en 1940, le réseau Jade-Fitroy a connu de nombreux revers à la suite des arrestations de ses membres, au cours de l’occupation de la France par le 3ème Reich. Les deux fondateurs, Claude et Denise Lamirault, sont arrêtés en avril 1944, créant la désorganisation du réseau. Ce n’est qu’en juillet 1940, à l’initiative de l’industriel Georges Tournon, que le réseau Jade-Fitroy est reconstitué de manière autonome sous le nom de groupe Panta, qui est rattaché au BCRA et participe à la Libération de Paris en facilitant par une activité de renseignement l’entrée des troupes alliées dans la capitale. L’activité réelle de groupe de résistants ne reprend que le 20 août 1944. Georges Tournon envoie au-devant de la 2e DB, retrouvée à Rambouillet, Alain Bussard et Renée Lichtig porter les renseignements collectés sur les défenses allemandes dans Paris et les environs. Le groupe Panta facilite ainsi la progression des troupes de Leclerc vers la capitale. Dans cette dynamique, le 29 août 1944, quatre jeunes résistants sont envoyés à Louvres afin de contacter un groupe local. Malheureusement, une unité d’infanterie allemande, en repli, occupe la commune et les quatre résistants sont arrêtés, interrogés et puis exécutés. Ce drame se passa deux jours avant la libération de Louvres et de la Seine-et-Oise (ancien nom du Val d’Oise) par l’armée américaine. Leurs corps furent retrouvés aux abords de la ville, le 30 septembre 1944 par un luparien, M. Prudhomme.

Un témoin de la capture des résistants a été entendu par la gendarmerie et une déposition a été enregistrée le 28 juin 1945. Ce témoignage provient d’un habitant de Louvres, Georges Sainte-Beuve. Voilà sa déposition : « La veille de la Libération, le mardi 29 septembre, les allemands ont amené dans ma propriété quatre jeunes gens étrangers à la commune. Au bas de mon perron, à proximité de ma cuisine, ils ont subi un interrogatoire de 20 minutes. Etant enfermé dans ma cuisine et gardé par deux allemands depuis 7h du matin jusqu’à 7h du soir, je n’ai rien entendu de l’interrogatoire. Par les fenêtres de la cuisine, j’ai vu les Allemands emmener les quatre jeunes gens vers ma basse-cour. De là, ils sont montés en camion pour une destination inconnue. Quelques instants après, j’ai entendu des détonations, derrière les écoles voisines de ma propriété. J’ai appris leur sort et la découverte de leurs cadavres le lendemain par mon voisin. Je tiens à ajouter qu’à leur arrivée dans ma propriété, ces malheureux avaient les mains derrière la nuque, ils les ont gardées jusqu’à la montée dans le camion. »

Je remercie le Musée de la Résistance et le service de recherche des crimes de guerres qui m’ont aidé dans mes investigations afin de réaliser cet article en ce qui concerne cet évènement historique de la ville de Louvres. WM

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La Trésorerie de Louvres continue vraiment par me … fatiguer (pour rester poli)

Et ça continue !! J’ai reçu récemment un courrier de la Trésorerie de Louvres (un commandement de payer, carrément, sans même un avis au préalable) une taxe d’habitation pour l’appartement d’Epiais-lès-Louvres que j’ai quitté en 2016.  Et c’est, depuis, chaque année la même chose, alors qu’ils savent bien que j’ai quitté. Ils ne répondent jamais au tél! L’an denier, j’ai fini par leur envoyer un mail, auquel ils n’ont pas répondu, mais ça c’est arrêté. Cette année, j’ai décidé de ne pas envoyer de mail. Qu’ils continuent les poursuites, ils vont me trouver ! Voyez ci-dessous ce que j’avais fini, las, par écrire, l’année dernière… EV

Voyez ce que j’avais écris en cliquant ici.

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Une lettre de Guy Messager aux électeurs de Louvres

Guy Messager, ancien maire de Louvres, a repris encore une fois son bâton de pèlerin. Il a distribué tout récemment une “lettre ouverte” aux habitants de la ville. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y va pas avec le dos de la cuillère (lire la lettre ici ). Il habille sérieusement Eddy Thoreau (arrivé en tête au premier tout) pour l’hiver, en le qualifiant, à plusieurs reprises, de traitre ! Et lance ensuite un vibrant appel à voter pour Frédéric Navas. Ambiance… EV

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Municipales 2020 : entre-deux-tours à suspense pour la ville de Louvres

À la suite du premier tour de l’élection municipale qui s’est déroulé le 15 mars 2020, les habitants de Louvres ont eu la surprise de voir la percée du candidat Eddy Thoreau, avec sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers), ayant recueilli 45,51% des suffrages pour 960 votes en sa faveur. En seconde position, le candidat Frédéric Navas et sa liste « Union Républicaine pour la Défense des Intérêts Communaux » (Divers centre), obtient, quant à lui, 37,55% pour 792 votes. En troisième position, Brandy Boloko, « Louvres Demain – L’Union citoyenne », recueille 12,80% pour 270 votes, résultat honorable pour une première candidature aux élections municipales. En dernière position, on retrouve Patrick Gayraud de la liste « Lutte Ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » (Extrême gauche), obtenant 4,12% pour 87 votes. Le taux d’abstention à Louvres pour ce premier tour est de 66,01%, sûrement expliqué par la méfiance des citoyens avec le début de la vague de COVID-19 sévissant sur le territoire français et les quelques cas diagnostiqués à cette période, à Louvres. Les précédentes élections municipales en 2014 se chiffraient à 49,58% d’abstention, qualifiant dès le premier tour Jean-Marie Fossier avec 59,82% sous l’étiquette Modem. Le maire sortant n’a pas souhaité se représenter pour un deuxième mandat en 2020.

Depuis l’annonce du Gouvernement sur la date d’un second tour, les tracts et autres actes militants ont repris dans les boîtes aux lettres, ainsi que sur les réseaux sociaux, avec son lot de rebondissements. Brandy Moloko, troisième au premier tout et possiblement en position de faiseur de roi, a annoncé dans un tract distribué aux habitants de Louvres, son ralliement à Frédéric Navas. Ce dernier ne se retrouvant pas dans le programme d’Eddy Thoreau, montrant du doigt les incohérences du programme électoral et le manque de considération du candidat en tête du premier tour. Brandy Moloko préfère assurément jouer la carte de l’unité et de l’ouverture, étant plus enclin à faire une alliance avec Frédéric Navas, le qualifiant d’homme expérimenté avec une grande qualité d’écoute, le meilleur des choix à ses yeux pour Louvres. A cet effet, les deux listes ont fusionné sous la nouvelle liste « Unis pour Louvres ». Cette décision remet théoriquement les deux candidats qualifiés pour le second tour, exæquo.

Dans un tract sous forme de réponse, cette alliance est dénoncée par Eddy Thoreau, évoquant « une quête de pouvoir au mépris des valeurs, des idées et de leurs équipes respectives, qui profite aux intérêts de quelques-uns » et déclare qu’il n’y aura aucun compromis sur les valeurs que représentent sa candidature, dénonçant au passage des attaques répétées. Eddy Thoreau affirme, également, que son adversaire politique et sa liste sont soutenus par La République en Marche (LREM). Beaucoup y verront sûrement une tentative de manœuvre politicienne provenant du candidat Thoreau, anciennement sous la bannière du Parti Socialiste, lors des précédentes élections.

Frédéric Navas, adjoint au maire à l’Urbanisme et gérant de l’entreprise Soder Chauf Vannier à Louvres, représentant de la majorité sortante, devra compter sur le dicton « l’union fait la force » face à Eddy Thoreau, Conseiller municipal d’opposition et acteur dans le domaine associatif depuis 30 ans. Ce second tour des élections municipales promet une bonne dose de suspense, en ce qui concerne l’issue du scrutin. Les Lupariennes et Lupariens sont appelés, le dimanche 28 juin 2020, à voter pour départager les deux candidats devant les urnes et faire parler l’acte démocratique.

Retrouvez le livret de campagne d’Eddy Thoreau et de sa liste « Louvres en mouvement avec vous » (Divers) : https://pubhtml5.com/uisq/ctqe/ (curieusement publié sur un compte de communication de la Banque de France), ainsi que le nouveau tract de campagne de Frédéric Navas et de la liste d’alliance « Union Républicaine et Citoyenne – Unis pour Louvres » (Divers centre) : https://read.bookcreator.com/M92wHgJYSEfUieRO07seJg9pIlA3/do88UdqrTtuQcyj6-o3P7   WM

L’avis d’EV

Situation complexe, en effet, à Louvres, ville sympathique que j’aime et que je connais bien. Je me garderais bien de faire des pronostics. On sent un peu de fébrilité quand même, de la part de la majorité sortante, suite à l’arrivée en tête de M. Thoreau. Au point que Guy Messager, qui fut maire de la ville de 1982 à 2012, toujours élu au 1er tour  (il avait passé le relais en cours de mandat à Jean-Marie Fossier) a repris son bâton de pèlerin pour aider Frédéric Navas…

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Dénouement pour l’entreprise Tobler SAS à Louvres : liquidation !

La société historique spécialisée dans la confection de pièces de haute précision et de qualité à Louvres, Tobler SAS, appartenant au Groupe Altifort, était dans une situation difficile depuis que le Groupe avait été mis  en redressement judiciaire en juillet 2019. Tobler SAS fût placé à son tour en redressement judiciaire, avec une période d’observation de 6 mois au total, avant d’être également en cessation de paiement et en redressement judiciaire, si un repreneur sérieux ne se manifestait pas avant la date du 20 février 2020, comme évoqué dans le précédent article sur le sujet, consultable ici (https://www.roissymail.fr/2020/02/11/louvres-lentreprise-historique-tobler-sas-dans-la-tourmente/).

A la date butoir, un éventuel repreneur s’est manifesté, pouvant potentiellement sauver l’entreprise Tobler SAS et ses 54 employés. Le 23 mars 2020, le glas tombe et scelle la destinée de la société. Le Tribunal de Commerce rejette le dossier de cession et de ce fait, annonce la mise en liquidation judiciaire de Tobler SAS.

Me Frédéric Abitbol, du cabinet Abitbol & Rousselet, en charge du dossier afin de trouver un repreneur, passe le relais à Me Valérie Leloup-Thomas, SELAFA MJA (Mandataires Judiciaires Associés), pour procéder à la liquidation judiciaire de Tobler SAS. Vous pouvez retrouver l’historique et les détails de la procédure judiciaire concernant l’entreprise luparienne via ce lien (https://www.mjassocies.eu/procedures/procedure/?numProcedure=30631).

En difficulté au pire moment, certainement pas aidé par le confinement lié à la pandémie de Coronavirus et une crise économique mondiale se profilant pour les prochains mois, Tobler SAS n’est plus et c’est une partie de l’Histoire de Louvres qui s’en va avec la fermeture de cette entreprise. WM

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Ecoquartier Louvres – Puiseux-en-France : où en est le projet ? [Partie 2 : Les Frais-Lieux et Bois du Coudray]

Les Frais-Lieux

Dans cette seconde partie, l’article aborde le sujet des deux autres sites du projet de l’écoquartier, c’est-à-dire, le lotissement « Les Frais-Lieux », non loin du Quartier Gare à Louvres, et celui de Puiseux-en-France, nommé « Bois du Coudray / Derrière le Bois ». Selon les prévisions de Grand Paris Aménagement, maître d’ouvrage, les livraisons de logements déjà construits devraient débuter au printemps 2020. Le projet d’écoquartier a pour objectif d’être finalisé en 2028/2030, voire 2033, mettant fin à une série de plus d’une décennie de chantiers, au cœur des deux villes du Val d’Oise. Se voulant différents du Quartier Gare, plus orienté « urbain » avec ses appartements et ses boutiques, les Frais-Lieux et le Bois du Coudray proposent une autre facette du projet, bien plus orienté « nature » dans un cadre qui s’y prête amplement et dans la vision de ses créateurs, l’Atelier Castro Denissof associés.

Situés à une centaine de mètres du Quartier Gare, les Frais-Lieux sont, au moment où cet article est rédigé, encore en travaux. Des taules et des blocs de ciments empêchent l’accès aux véhicules, mais une voie piétonne « ouverte » permet, malgré tout, d’y observer l’avancée du chantier. On peut y voir plusieurs bâtiments résidentiels finis, ainsi qu’un espace de jeux, prêt à accueillir les nouveaux habitants. Les Frais-Lieux, c’est 2000 logements (appartements et maisons individuelles), agrémentés de 6 hectares d’espaces verts, et d’un parc de 3 hectares, au centre du quartier. Deux groupes scolaires et un gymnase verront également le jour, apportant l’éducation et la culture à proximité de ce lotissement. La construction d’une passerelle est prévue, passant au-dessus de la ligne du RER D.

Concernant les Frais-Lieux, les premières livraisons seront au printemps 2020, au nombre de 530 logements, sur les 2000 attendus. La réalisation de ce quartier est orchestrée par les acteurs du bâtiments, tels que le Groupe Gambetta, Paris Ouest, European Homes, Kaufman & Broad et Bouygues Immobiliers. Selon les promoteurs : « Les espaces publics seront soignés et végétalisés pour offrir un cadre de vie agréable et valoriser la biodiversité et le cycle naturel de l’eau. Pour un rythme de vie apaisé, les déplacements à pied et à vélo seront favorisés par des pistes cyclables et des trottoirs généreux ».

En ce qui concerne l’écoquartier Bois du Coudray / Derrière les Bois à Puiseux-en-France, l’avancée du projet se poursuit. Une première phase de constructions, débutée en 2017, accuse un retard de livraison d’une année. Les 71 logements du promoteur immobilier Groupe Arcade, 42 appartements et 8 maisons individuelles, doivent recevoir leurs premiers habitants pour mai-juin 2020. Cependant, le projet se concrétise dans le temps, après les nombreuses craintes  (revoir ici) du Maire de la ville, Yves Murru, de ne pas apercevoir les premiers coups de pelles sur son territoire, à l’instar de Louvres.

Contacté par Roissy Mail, le Maire sortant et candidat aux prochaines municipales de Puiseux-en-France, donne quelques informations complémentaires sur les futurs aménagements : « Je suis satisfait que l’écoquartier prenne forme. Pour le moment, au sujet de la zone Bois du Coudray, les études continuent. La reprise des travaux devrait être pour 2021/2022, pour s’achever vers 2030/2033. A terme, 500 à 600 logements, la nouvelle mairie et une zone commerciale seront construits ».

« La bonne nouvelle, c’est que notre ville sort de sa carence en habitations sociales et aux pénalités engendrées par cette dernière. Sur une année, ces pénalités peuvent avoisiner les 80 000 €, amputant le budget de la commune », dit-il, évoquant l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU). Adoptée le 13 décembre 2000, cette loi vise à récréer un équilibre social dans chaque territoire et à répondre à la pénurie de logements sociaux. Son article 55 oblige certaines communes à disposer d’un nombre minimum de logements sociaux, proportionnel à leur parc résidentiel. A défaut de conformité avec la loi, les communes reçoivent une amende annuelle.

En résumé, les Frais-Lieux et Bois du Coudray / Derrière le Bois sont encore à leurs prémices. A échéance 2033, un peu plus de 20 000 personnes habiteront dans ces nouveaux lotissements, Quartier Gare inclus. Roissy Mail aura à cœur de vous informer sur la progression du projet écoquartier Louvres – Puiseux-en-France, durant ces prochaines années. WM

Voir la page Frais-Lieux sur le site de l’écoquartier

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Ecoquartier Louvres – Puiseux-en-France : où en est le projet ? [Partie 1 : Quartier Gare]

Voici l’immeuble qui a remplacé les anciens moulins, qui avaient été détruits. Mais l’architecte a su faire un clin d’œil au passé…

Pour rappel des faits, le projet d’écoquartier concernant les deux villes membres de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France, Louvres et Puiseux-en-France, a été confié à l’Atelier Castro Denissof associés, avec en tant que représentants et chargés du projet, Roland Castro, architecte et auteur du livre « Du Grand Paris à Paris en grand », et Sophie Denissof, architecte et urbaniste. Ce projet prévoit la création de trois écoquartiers, deux à Louvres situés vers la gare (Le Quartier Gare et Les Frais-Lieux), et un à Puiseux-en-France, au niveau de la sortie de la ville direction Marly-la-Ville (Le Bois du Coudray / Derrière les Bois). L’encadrement du projet, quant à lui, a été attribué à Grand Paris Aménagement, organisant les chantiers et assistant les constructeurs, ainsi que les promoteurs et divers prestataires, comme Nexity-Apollonia, ICADE, Bouygues Immobiliers, Kaufman & Broad, Paris Ouest, Groupe Gambetta, Groupe Arcade, ou encore European Homes. D’ici 2028, autour des 3400 logements seront construits sur les deux villes.

C’est en 2004 que débutent les études préalables du projet sous l’égide de l’EPA Plaine de France, impulsé comme une priorité de l’Etat, jugeant indispensable de développer l’offre du logement sur le territoire.  Après les contrats de développement territorial (CDT), créés par la loi Grand Paris du 3 juin 2010, le projet passe sous le pilotage de la société Grand Paris Aménagement. Les choses s’accélèrent lorsque Emmanuel Valls, Premier Ministre de l’époque, s’empare du dossier. Il publie un message sur son compte Twitter, le 13 octobre 2014, disant : « Mieux loger les Franciliens grâce à un grand plan et à la mobilisation du foncier #GRANDPARIS ». De ce fait, afin d’accompagner la réalisation de ce grand plan, l’Opération d’Intérêt National « multisites » (OIN) est créée, ainsi qu’une caisse de financement, entrant dans le cadre de la loi de finances 2015.

Cliquez pour voir le site web de l’écoquartier

Courant 2015, le chantier de l’écoquartier Louvres – Puiseux-en-France débute, commençant par la partie du futur Quartier Gare. La portion de territoire, qui comprend celle de l’ancien moulin et des silos à grains, devait initialement comprendre la réhabilitation du complexe agricole en logements. Mais le groupe d’anciens bâtiments fût complètement détruit, pour laisser place à une construction neuve reprenant le plus fidèlement possible l’ancienne architecture. Prévu pour courant 2017 à la livraison, le Quartier Gare a accusé un retard de deux ans. Il fût finalement inauguré le 26 juin 2019 par Jean-Marie Fossier, Maire de Louvres, et Sophie Denissof. Cependant, 20% du site, représentant un lot de bâtiments côté ZAC, ne sera livré que pendant l’année 2020. Le Quartier Gare se veut offrir un nouveau souffle de vie et économique, à une zone longtemps en friche et inexploitée.

A terme, au cours de l’année 2020, le Quartier Gare comprendra un ensemble d’habitations de 1010 logements (32 % sociaux, 23 % intermédiaires et 45 % en accession), de commerces déjà en activité (restaurants, boulangerie, supermarché, opticien…), une crèche de 60 places, ouverte depuis 2018, et un square public et ludique, zone verte du quartier. De nombreux aménagements urbains ont également été réalisés aux abords de l’écoquartier, comme des parkings et un plaza, trônant au centre du lotissement.

Faisant écho à l’article du Parisien, datant du 10 février 2020, Roissy Mail a enquêté sur les soupçons de malfaçons qui serait à l’origine d’une certaine exaspération, venant des nouveaux habitants du Quartier Gare, en colère de vivre dans des logements neufs où les chaudières ne fonctionnent pas, des fuites apparaissent et dont les ascenseurs tombent fréquemment en panne. Contacté, Frédéric Navas, Maire-Adjoint chargé de l’Urbanisme et des Travaux, et candidat aux prochaines municipales à Louvres, a bien voulu donner plus d’informations sur le sujet.

« C’est une regrettable situation. La mairie suit le dossier avec une grande attention et reste à l’écoute auprès des familles. Nous soutenons à 100% les habitants impactés par ces soucis », déclare Frédéric Navas, compréhensif envers l’agacement des nouveaux arrivants.

« Mais restons positifs ! Ces problèmes ne sont pas ignorés. Cela ne concerne que deux immeubles, heureusement. Le Groupe 3F, propriétaires des logements sociaux, a le dossier en main et une procédure d’investigation est déjà en cours, ce qui permettra d’établir les responsabilités de l’entreprise ayant effectué les travaux d’installation. Ce projet d’écoquartier reste une grande réussite. Très peu de bruit, un cadre de vie agréable et ça a nettement redynamiser une zone de Louvres qui était vétuste. Ce n’est que positif pour la ville et ses habitants », ajoute-t-il.

Après plus de recherches à propos des multiples coupures d’électricité et des pannes d’ascenseurs, il s’est avéré que le problème n’était pas localisé qu’au Quartier Gare, mais à l’ensemble de la ville et des communes voisines, cas relevant de la responsabilité des sociétés de distribution énergétique EDF et ENEDIS. Concernant l’affaire des autres malfaçons, à ce jour, le Groupe 3F et l’Atelier Castro Denissof associés, bien que contactés par Roissy Mail, n’ont pas répondu favorablement aux demandes de renseignements, afin d’y recueillir leurs déclarations et d’amples informations. WM

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