Gatignon fait la manche (et le buzz) devant l’Assemblée : “t’as pas 5 millions ?” Les SDF crient à la concurrence déloyale

Ce matin, avec Stéphane Gatignon, maire de Sevran, devant son tipi Queshua, face à l'Assemblée nationale

Le buzz, j'vous dit... LCI ce matin, et y'avait la queue des médias

Ah ça, pour un buzz médiatique, il a réussi son coup, le Stéphane. Radio, télés, web, son initiative (“grève” de la faim devant l’A.N) a été (est encore) passée en boucle dans les médias. Vous avez vu ça, il a eu la visite de Claude Bartolone, président de l’Assemblée et just ancien président du Conseil général de Seine-Saint-Denis. Et depuis, tout le monde vient lui faire des bisous sous sa tente, Robert Hue, Bruno Leroux aujourd’hui. Trop fort!

Le maire de Sevran  (ex PCF repenti, ex “filleul” de François Asensi,  désormais conseiller régional EELV -ecolo-) dort depuis trois jours sous une tente (et avec la bienveillance des forces de l’ordre, du coup, le SDF du coin crient à la discrimination) a voulu mettre un coup de pied dans la fourmilière du projet de loi de finance pour 2013 et se faire le chantre des communes pauvres et singulièrement de la sienne, pour laquelle il réclame au moins 5 millions d’euros.

Bon, l’initiative a été suffisamment originale pour que je me déplace pour aller le voir ce matin (c’est Bignon qui prend la foto). On a causé et je l’ai entendu. Vous pourrez voir le site de la ville de Sevran ici  sur la quelle il y a des docs sur la situation financière de sa ville, visiblement aux abois. Mais vous verrez avec plus d’intérêt je crois ce doc édité par la commune de Sevran.

“La CA Terres de France nous a fait perdre 1.3 million d’euros depuis 2010…”

Dans ce document ( voir absolument ici) le maire de Sevran , ex fils spirituel d’Asensi, député (FG, ex PCF), maire de Tremblay et président de la CA Terres de France affirme, chiffres à l’appui, que l’entrée de Sevran dans la CA lui a fait perdre des sous:  1.3 million d’euros, ce qui n’est pas rien…

Bon, on imagine qu’Asensi va réagir (je viens de l’avoir au tél, il va le faire…).

Et moi, je donnerai mon avis … Une piste: Stéphane Gatignon (né dans le sérail, fils de communiste), a oublié que ses prédécesseurs ont privilégié ce que sont devenus, dans l’ex “banlieue rouge”, des “ghettos” (HLM en pagaille, pas d’entreprises) volontairement mis en place par le “parti” pour pouvoir disposer d’élus (et de ressources…) confortablement, j’en sais quelque chose… Et je crois que le p’tit Stéphane, qui n’a guère œuvré pour le développement économique dans sa ville, ne sais plus bien où il habite (d’où la tente?).

Il va rester là jusqu’à mardi, jour du vote…

Bon, de quoi débattre… En tout cas, bravo pour le buzz, Stéphane…

EV

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SEVRAN : les vendeurs de shit au bord du gaz

Le shit, c’est notre culture, et ici c’est notre territoire et c’est pas prêt de changer (…) On ne se laissera pas prendre notre marché”.

Gatignon? Trop fort !

Voici une des réponses apportées par un dealer de Sevran à son maire, dans un article peu banal publié avant-hier sur Rue 89, à lire absolument ici. Le maire en question, c’est le désormais célèbre  Stéphane Gatignon (EELV) qui souhaite, dans le livre (“En finir avec les dealers”) qu’il vient de publier, légaliser le cannabis. On peut lire aussi ses arguments dans une interview dans Libération.fr à l’occasion de la sortie de son livre.  Vous pouvez aussi voir la vidéo ci-dessous, tirée de l’article de Rue 89, qui n’est pas mal !

Gatignon face aux dealers par rue89

Le livre de Stéphane Gatignon, écrit avec Serge Supersac, un ancien policier

Le débat sur la légalisation, déjà ancien, semble rebondir. On apprend dans l’article que Daniel Vaillant, l’ancien minisitre de l’Intérieur de Lionel Jospin, prépare un rapport sur le sujet pour le PS.  L’idée, en gros de Gatignon est de légaliser pour casser les trafics et “intégrer” les petits dealers.

Mon avis: bizarre…

Les arguments de Gatignon sont apparemment alléchants. Les dealers, si l’on a bien compris, pourraient ainsi ouvrir ds coffee-shop, à l’image de ce qui existe aux Pays-Bas et ainsi devenir d’honorables commerçants, tels les buralistes. Mouais…  Mais, quand on lit dans l’enquête de Rue 89 que les “guetteurs” ou les “bicraveurs” (dealers, j’aurai appris un mot…) se font parfois 3500 euros par mois ou que les “rechargeurs” (fournisseurs des dealers) se font 10 000 euros dans le même temps, je n’y crois guère. Au passage, ces chiffres incroyables en disent long : gageons que les dealers des cités de l’Est du Val d’Oise n’attendent pas en trépignant la construction du “barreau de Gonesse” pour  se lever de bonne heure et pouvoir aller travailler à CDG …  Que faire pour casser les trafics et rétablir la sécurité dans ces quartiers?  De Pasqua, qui voulait supprimer les zones de “non droit” au “Karcher” de Sarkozy, il faut bien se rendre compte de l’impuissance de l’État.

Que faire ? Personnellement,  j’y ai réfléchi et franchement, je ne sais pas. Vous avez une idée, vous?

EV

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Hulot a médiatisé Sevran. Asensi fâché

Cohue, hier, dans la salle des fêtes de Sevran

Sevran se souviendra, quoi qu’il arrive, de ce 13 avril 2011. Pratiquement tous les médias français (et certains étrangers) étaient là pour l’évènement : la déclaration de candidature de Nicolas Hulot à l’élection présidentielle de 2012.

Le célèbre animateur de télévision avait choisi Sevran, une ville pauvre. Deux raisons à cela: la présence, à la tête de la ville de Stéphane Gatignon, ex PCF, ex protégé de François Asensi, devenu conseiller régional écologiste (EELV). Et la pauvreté de la commune de Sevran, qui a permis de symboliser le côté “social” du nouveau candidat, qui en a sûrement besoin.

Ce qui n’a pas plu à tout le monde: sur le chemin de la salle des fêtes, où se tenait le discours (qui était déjà en ligne sur le site 2012HULOT) on pouvait voir des affichettes (anonymes),collé un peu partout du genre : “on ne veut pas être une caution sociale”…

Dès 10h, une foule de journalistes attendait le nouveau messie écolo. A 11 heures tapantes, comme prévu, il est arrivé avec Stéphane Gatignon. Déchaînement de la meute des  photographes et des cameramen (et women: j’ai remarqué depuis un moment que le profession se féminise), crépitement des flashes…  Votre serviteur était là, tout fier avec son nouvel appareil foto, un Canon EOS 60 D, mais qui semblait tout ridicule comparé aux énormes objectifs des vrais photographes…   “Nicolas!” par ici , “Nicolas!”  par là… L’animateur a l’habitude, ça se voit…

Pendant une bonne demi heure, il a lu sa déclaration, très “gaullienne” (“j’ai décidé d’être candidat…”) sans


(intégrale) Présidentielle 2012 : Candidature de… par 2012Hulot

que l’on sache s’il va participer aux “primaires” du parti EELV ou pas (plutôt pas, selon moi) . Une tonalité nouvelle, en fait plutôt “centriste”, mâtinée d’attaques contre les “délires ultra-libéraux”, ce qui ne mange pas de pain et qui m’a fait sourire… Mais bon, c’est à lire ou à écouter sur cette vidéo retransmise par Dailymotion.

En plus, les caméras derriere...

Stéphane Gatignon avait pris la parole juste avant, rapidement, évoquant Sevran,  “ville-monde” à cause de ses nombreuses communautés étrangères, ville “exemplaire” à cause de la “qualité de son tri selectif” (sic). Discret, on voyait pourtant qu’il ne boudait pas son plaisir. Déjà qu’il a été pas mal médiatisé avec les récents mitraillages dans sa ville et avec la sortie de son livre “La fin des dealers”, dans lequel il se prononce pour la légalisation du cannabis, ce qui lui a valu 2 pages dans le Parisien la semaine dernière et d’autres couvertures médiatiques comme ici sur RMC.

Asensi fâché. Gatignon futur ministre?

Tout cela n’a pas arrangé les choses dans les relations désormais plus qu’exécrables entre Stéphane Gatignon et son ex mentor François Asensi (voir RM 565 et 568) . Juste avant la venue de Hulot à Sevran, Asensi (député de la 11ème circonscription : Tremblay, Villepinte, Sevran) s’est fendu d’un communiqué rageur (à voir sur le site du PCF 93 ou repris ici). Dans celui-ci, Gatignon est accusé, pas moins, “d’instrumentaliser la ville au service de ses ambitions personnelles”, entre autres amabilités comme celle d’avoir “rejoint l’aile droite d’EELV”.Quant à “l’animateur de TF1”, accusé de s’acheter une “conscience sociale” à Sevran, il ne trouve aucune grâce auprès du maire de Tremblay.

De son point de vue, Asensi n’a pas tort de se fâcher : c’est lui qui a “fait” Stéphane Gatignon et voici que celui-ci s’émancipe ! D’autant qu’on peut parier que, si la gauche ou le centre gagnent les prochaines présidentielles, le jeune ancien militant communiste (je vous ferai un jour le résumé de son premier livre, écrit sous forme d’entretien avec la journaliste Sylvia Zappi, ça vaut le coup !) a toutes les chances de devenir ministre.

Va falloir être zen, le jour là, François…

EV

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Stéphane Gatignon: « l’intercommunalité a besoin d’un mode d’emploi »

Le maire de Sevran Stéphane Gatignon réclame une remise à plat du fonctionnement de l'intercommunalité Terres de France.

Le maire (EELV) de Sevran Stéphane Gatignon ne mâche pas ses mots. Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), il avait ouvertement critiqué le fonctionnement de l’intercommunalité et reproché à ce dernier de faire preuve « d’agressivité » à son égard. Dans une interview accordée à RoissyMail, Stéphane Gatignon demande une remise à plat de l’intercommunalité et n’épargne pas, une fois encore, François Asensi.

Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), vous lui reprochiez de ne pas souhaiter renouveler l’attribution à votre ville d’une aide d’un million d’euros au titre d’un fonds de concours. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour l’instant, cette aide n’est toujours pas renouvelée. Il a été décidé en fin d’année par le fait du président, par « le fait du Prince » qu’il n’y aurait plus ce million d’euros. Et ça ce n’est pas possible et pas sérieux. J’ai été élu en 2001 pour ça. Dans un tract, il était écrit : « Sevran est à la croisée des chemins, ses ressources sont faibles et ses finances difficiles, François Asensi, député de Sevran, maire de Tremblay-en-France propos à Stéphane Gatignon de partager avec Sevran les richesses du pôle aéroportuaire. » Aujourd’hui on me dit non. Ca veut dire quoi ? Il faut que la solidarité financière existe dans l’intercommunalité.

Que représente ce million d’euros en moins ?

Cela se traduirait par une hausse des impôts de 5%. Un million d’euros, ce n’est pas grand-chose mais pour nous c’est énorme. On est à 10.000 euros près ici. La ville est en grande difficulté. On se bat. En 2001, quand j’ai été élu, la même personne qui a fait les études financière sur l’intercommunalité était venue pour faire l’étude de la ville, et a dit : « En 2005 vous serez mis sous tutelle, vous ne vous en sortirez jamais. » Aujourd’hui, on a la tête au fond de l’eau mais on respire encore. Chaque année, on a 30 millions d’euros de moins qu’une ville de même strate pour fonctionner. Alors que le budget de Tremblay est supérieur de 42 % à celui d’une ville équivalente. Le premier achat que j’ai fait ici en 2001, c’était d’acheter des cornes de brume parce qu’il n’y avait plus d’alarme incendie dans les écoles de cette ville. On vit dans un autre monde ici.

Vous dites que la communauté d’agglomération « n’avance plus ». Pourquoi ?

Il y a un problème. Il faut revenir au cœur et redéfinir ce qui est et ce qui doit être la base de l’intercommunalité. Il faut un mode d’emploi, des règles. Comment on travaille aujourd’hui ? On nous sort tout un tas de projets qui ne sont pas fous mais qui ne sont pas sérieux, à partir du moment où l’on n’a pas défini l’intérêt communautaire. C’est le premier travail à faire. On ne peut pas plaquer des trucs comme ça. Je vous cite un exemple : le projet de « colisée » à Tremblay, une grande salle pouvant accueillir des rencontres sportives, des salles de spectacle, avec des restaurants et des centres de conférences à l’image de ce qui se fait à l’Arena de Londres. On n’a pas de structure de ce genre-là en France mis à part à la limite le Stade de France. Le Parc des Princes est mort, Bercy c’est daté, etc. Qu’il y ait une telle structure qui s’implante sur le territoire, près de l’aéroport de Roissy, cela ne me choque pas. Cela me paraît même logique. Mais c’est dans l’intérêt national, pas dans l’intérêt communautaire.

Le dernier document stratégique de cohérence territoriale du secteur date à peu près de 1999-2000, il a été réalisé par le SEAPFA (Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye). Même si elle n’était pas aboutie, il y avait une vraie réflexion. Si mes souvenirs sont bons, il y avait un projet de grand gymnase à Sevran. Je ne dis pas qu’il faut mettre l’Arena à Sevran. Mais avant de définir un objet, il faut définir à quoi cela sert et après définir un lieu. Un projet comme celui-là, cela se travaille, cela ne se décrète pas. Autre exemple : des propositions d’élargissement de la compétence sportive ont été faites pour aider les sportifs de haut niveau. Quel intérêt a-t-on à aider les sportifs de haut niveau aujourd’hui dans une interco ?

Vous formulez des critiques mais pourquoi avoir quitté votre poste de vice-président  de l’intercommunalité alors que vous auriez pu rester pour essayer de faire évoluer les choses ?

Je l’ai fait parce que j’avais un cumul de mandats. Aujourd’hui, je suis maire et conseiller régional, je ne peux pas faire plus. J’ai aussi quitté mon mandat de conseiller général. Après, ce sont des élus qui me remplacent. Nous travaillons en équipe. Celui qui m’a remplacé à l’intercommunalité, c’est le premier adjoint. Celle-ci ne peut pas se construire uniquement par les trois maires ou uniquement par le président. Elle doit se construire collectivement,

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Crise à la CA Terres de France: Gatignon tue le père !

Stéphane Gatignon, maire de Sevran, conseiller régional (foto parisbanlieueblog)

Roissymail suit mal en ce moment les affaires publiques en Seine-Saint-Denis et c’est bien dommage !  On avait bien entendu (Le Parisien 93 en avait parlé) des rumeurs de crises au sein de la CA Terres de France (Tremblay-Villepinte-Sevran) ou plutôt entre son président, le député maire de Tremblay François Asensi et le maire (ex PCF) de Sevran et conseiller régional (EELV).


Stephane Gatignon : portrait politique par EuropeEcologie

Si vous lisez la lettre que ce dernier a publiée sur son blog , on peut dire que ce fils de militant communiste a oublié la langue de bois! ” Écœurement, agressivité, population en otage, violence et haine…” voici quelques gentillesses adressées par le jeune maire de Sevran à l’encontre de son mentor, François Asensi, accusé de ne pas vouloir partager les ressources fiscales de la riche CA (en fait de la riche Tremblay).

Bagarre autour d’1 million d’euros

Waouh ! Je ne sais pas encore ce qui

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Sevran: le pôle gare des Beaudottes s’offre une seconde jeunesse

Une perspective représentant le futur mail piéton avec son jardin (© Agence Richez).

Le chantier de réaménagement du pôle gare du quartier des Beaudottes, à Sevran (Seine-Saint-Denis), a débuté ces derniers jours. Les travaux, qui doivent durer de deux ans, comprennent la création d’un jardin paysager, l’aménagement d’un mail piéton et de pistes cyclables, et la reconfiguration des circulations automobiles. Et ce, dans le but de sécuriser le passage des quelque 27.000 usagers de la station du RER B et de la gare routière ainsi que les allers et venues des clients du centre commercial. L’EPA Plaine-de-France est le maître d’ouvrage pour le compte du Seapfa (Syndicat d’équipement et d’aménagement du Pays de France et de l’Aulnoye) concernant la partie aménagement des espaces publics. L’agence d’architecture Richez et associés est chargée de la maîtrise d’œuvre.

La ville de Sevran conduit en parallèle un projet  ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine) visant à restructurer les espaces extérieurs, résidentialiser, réhabiliter les habitations et  implanter des équipements (école et centre social notamment) dans les cités quartier des Beaudottes construites à la fin des années soixante-dix.

De son côté, la SNCF va rénover le bâtiment-voyageurs de la gare et requalifier son accès sud.

L.L.

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