La ville de Vémars (re) dit « non » au projet LGV-TER Roissy-Picardie

Décidemment, nous n’avons pas fini d’entendre parler du projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie. Entre engouement pour les habitants des Hauts-de-France et mécontentement des habitants du Nord-Est du Val d’Oise, le sujet déchaîne les passions. Comme Roissy Mail l’a évoqué dans un précédent article, disponible ici, l’enquête publique a commencé depuis ce début d’année. À la suite de cet évènement, la ville de Vémars réitère son opposition au projet via un communiqué publié le 15 mars 2021.

« Les Vémaroises et Vémarois seront les premiers touchés par ce tracé. J’ai toujours milité et me suis fermement opposé à ce projet, et ce, depuis 2013. Aujourd’hui, nous sommes plus que jamais déterminés à dire NON à ce projet nuisible, couteux et inutile. », déclare Frédéric Didier, Maire de Vémars, en ouverture du communiqué. En effet, la grogne des habitants de Vémars, concernant la future liaison ferroviaire Roissy-Picardie, ne désempli pas, et cela peut se comprendre. La commune n’est pas épargnée par les trains, en comptant le tracé du LGV Nord, ainsi que l’interconnexion reliant la gare de Roissy CDG, aux abords de la commune. Bien que le bruit de ces derniers fût atténué dans le temps par la construction de talus anti-bruit, le futur tracé Roissy-Picardie, tel qu’il est présenté à ce jour, est la goutte qui fait déborder le vase.

Les arguments évoqués, par Frédéric Didier, sont sans équivoque. « Des nouvelles nuisances sonores inacceptables, une destruction de l’environnement vémarois, une perte de confort et de valeur pour les habitations, et une destruction de bois et terres agricoles. Sans oublier, une injustice sociale pour les populations du Nord-Est du Val d’Oise qui n’ont qu’un bus pour aller sur la plateforme aéroportuaire », selon lui. Dans ce projet ferroviaire, toujours tel qu’il est présenté actuellement, Vémars, ne voulant pas être le dindon de la farce, ne profitera pas d’une gare qui pourrait permettre aux habitants de la commune de pouvoir se rendre directement sur la plateforme aéroportuaire, tout en subissant les contraintes énumérées par Frédéric Didier, ci-dessus.

« Ce tracé signifie pour Vémars des rails en aérien à 12 m de hauteur minimum qui passeront à 400 m de la crèche et de la salle des fêtes, à 500 m du stade, et qui enjamberont une départementale et l’Autoroute A1. C’est une soixantaine de passages de TGV et des TER de 5h du matin à 23h, à 160 km, 365 jours de l’année ! Un ouvrage, immense, disproportionné, défigurant bois et terres agricoles ! De plus, cette enquête publique en pleine période de crise sanitaire concerne un investissement de plus de 370 millions d’euros d’argent public, qui aurait pu être mieux employé pour l’enseignement, la santé, le social, le bien-vivre. », ajoute-t-il.

Enfin, afin de faire entendre leurs voix, Frédéric Didier lance un appel à la mobilisation avec une pétition « prise de position contre la ligne LGV Roissy-Picardie », proposé à tous les habitants de Vémars. Un registre rassemblant toutes les prises de position sera remis officiellement au Commissaire Enquêteur lors de l’audience du 6 avril 2021, qui aura lieu à la Salle des fêtes de la ville. WM  

 

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Un nouveau groupe scolaire va sortir de terre à Vémars pour 2022-2023

Vémars est, depuis quelques années, en plein développement, passant d’approximativement 2 500 habitants à 3 300 sur la prochaine décennie. Afin d’accompagner ce développement, la ville de Vémars a décidé de se doter d’un nouveau groupe scolaire, se voulant intégrer à l’évolution de la commune. Ce lundi 18 janvier 2021, le chantier du futur groupe scolaire a débuté avec l’implantation des premiers engins et cabanons. Ce projet, qui se déroulera en 2 phases, ne regroupera pas un, mais deux établissements scolaires d’une capacité totale de 19 classes, une école maternelle de 7 classes et une école élémentaire de 12 classes. La surface accordée au projet est d’un hectare et prendra place près du complexe sportif qui se trouve rue Marcel Gauthier. La première phase de construction concerne l’école maternelle. Cette dernière doit accueillir ses premiers élèves pour la rentrée de septembre 2022. L’école élémentaire, quant à elle, ouvrira ses portes pour la rentrée de septembre 2023. Afin de fluidifier et sécuriser les abords du groupe scolaire, 71 places de parking vont être créés, comprenant 31 places en dépose-minute et 30 places de stationnement.

Le traitement paysager, point fort de ce projet, vise à conserver ou créer autant que possible des espaces verts, soit en zones de pleine terre, soit par la mise en œuvre de jardins sur dalle ou de toitures végétalisées. Des carrés potagers seront implantés au niveau de la maternelle et de l’élémentaire. Dans les aménagements respectant l’écologie et la biodiversité, nous pourrons y trouver des hôtels à insectes, des nichoirs et des abris à hérissons.

Après 4 ans d’études de 2014 à 2018 et après avoir passé un appel d’offre pour l’élaboration de ce projet, 134 dossiers d’architecture ont été réceptionnés. La commission du jury a fini par choisir le dossier proposé par le cabinet d’architectes Atelier Malisan. Le coût de ce nouveau groupe scolaire est de 8,3 millions d’euros hors taxe, 5,3 millions d’euros pour l’école maternelle et 3 millions d’euros pour l’école élémentaire. La part de subventions s’élève à 2,8 millions d’euros, financé à hauteur de 1 200 000 € par le Département du Val d’Oise, 800 000 € par la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France (CARPF), 700 000 € par la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL) et 100 000 € par la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR). Le reste est financé avec un emprunt à taux négatif, pris en charge par la ville de Vémars, préservant sa trésorerie.

« C’est une bonne nouvelle pour Vémars et ses habitants. Ce groupe scolaire est très attendu par les Vémaroises et Vémarois. D’une part parce que les bâtiments de nos écoles, maternelle et élémentaire, sont vétustes, représentant également un problème de sécurité concernant le trafic routier pour les enfants et les parents, lors des entrées et sorties de classe. Et d’une autre part, d’un point de vue personnel, car ce projet est une promesse de campagne. Le chantier aurait pu commencer plus tôt, mais le coronavirus en a décidé autrement, reportant de 8 mois le début des travaux », déclare Frédéric Didier, Maire de Vémars depuis 2001, lors de l’entretien téléphonique.

« Nous voulons une dynamique sociale et commerciale, ce futur groupe scolaire s’intégrant entre la récente zone résidentielle et commerciale, et la zone pavillonnaire déjà existante. Nous misons sur la mixité de ce quartier, structuré autour du complexe sportif et du groupe scolaire. Le choix de la ville de Vémars pour l’Atelier Malisan correspond complètement à notre vision d’une ville respectant la sensibilité paysagère et écologique, avec une intégration par l’architecture et l’environnement. Un développement cohérent, sans dégrader le cadre de vie qui fait de Vémars, une ville où il fait bon vivre », ajoute-t-il.

D’ici 2030, à l’instar de nombreuses villes membres de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France, Vémars va continuer son développement avec la construction d’une piste cyclable, d’une halle au marché et d’une agence bancaire. WM

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La ville de Vémars rend un vibrant hommage à François Mauriac pour le 50e anniversaire de sa disparition

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine qui se sont déroulées le week-end du 19 – 20 septembre 2020, la commune de Vémars a rendu un vibrant hommage à l’écrivain, prix Nobel de littérature et membre de l’Académie Française au fauteuil n°22 en 1933, François Mauriac, qui s’est éteint le 1 septembre 1970 à Paris. Ayant vécu une grande partie de sa vie à Vémars, l’écrivain, qui était tombé amoureux de la ville, repose au cimetière de la commune à quelques pas de la mairie, où repose également la Famille Mauriac. Une vingtaine de personnes avaient fait le déplacement, élus et citoyens, afin de commémorer la mémoire de l’Académicien. Notons la présence de Zykva Park, députée de la 9ème Circonscription du Val d’Oise, ainsi que de Germain Buchet, ancien maire de Saint-Witz pendant 34 ans.

A gauche, Frédéric Didier, maire de Vémars

Au programme de cette cérémonie, un discours d’ouverture donné par Frédéric Didier, maire de Vémars, suivi par la lecture d’un extrait de la préface de Jean Mauriac, fils de l’écrivain, pour l’ouvrage « François Mauriac & Vémars » écrit par Jean Golinelli. Ensuite, un extrait du sombre roman « Fleuve de Feu » écrit par François Mauriac et un de ses derniers bloc-notes de l’été 1970 ont été lus par Micheline Wittmer, de l’association Mauriac en Île-de-France. En bonus, Jacqueline Van Burk, habitante de Vémars, a eu la gentillesse de prêter un livre appartenant à son défunt mari qu’il avait reçu de l’écrivain pour sa communion, avec une dédicace et quelques mots bienveillants manuscrits.

Frédéric Didier, dans son discours, a déclaré : « Nous célébrons aujourd’hui le plus illustre Vémarois. Il s’est attaché à cette ville et à cette maison. Cela a été pour lui une véritable histoire d’amour, aussi bien pour Vémars qu’envers sa femme. Je tiens à remercier le Centre François Mauriac de Malagar, l’association Mauriac en Île-de-France, le lycée professionnel Fernand Buisson d’Ermont, Jacqueline Saley, Véronique Buchet, conseillère déléguée à la communication et tous les employés de la mairie, sans qui rien n’aurait été possible. Je tiens également à avoir une pensée pour Jean Mauriac, qui nous a quitté le 24 août 2020 ».

Lors de cet évènement, on pouvait y voir l’exposition Photos Collection Jeanne Mauriac, ainsi que des vidéos archives de l’INA inédite, dont certaines images tournées à Vémars. Au Musée François Mauriac, situé au rez-de-chaussée de la mairie, a été reconstitué son cabinet de travail, présentant des documents uniques de l’écrivain. Autre exclusivité, la première exposition à Vémars son costume d’Académicien, prêté par le Centre François Mauriac de Malagar. Les participants ont ensuite été conviés à se rendre au cimetière afin d’honorer la sépulture de la Famille Mauriac. Retrouvez ici une interview de l’écrivain, abordant l’après-guerre et le Général De Gaulle : https://www.youtube.com/watch?v=daLngv5C8qo, ainsi que sa fiche Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mauriac.

Le Musée est ouvert toute l’année du lundi au vendredi, de 9h30 à 11h30 et de 15h à 18h, le samedi de 9h à 12h. Adresse : Musée de François Mauriac, 5 rue Léon Bouchard – 95470 Vémars Tél : 01.34.68.34.10

« Du jardin d’où François Mauriac découvrait le petit cimetière voisin, ancré de pleine argile, où il décida, en août 1958, de « faire creuser sa tombe », où il repose pour l’éternité auprès de sa femme, presque à l’ombre des arbres de « sa » forêt, et où le rejoindront un jour ses enfants », avait écrit  son fils Jean Mauriac, décédé le 24/08/2020 et inhumé à Vémars. WM

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Le projet de lignes TGV et TER « Roissy-Picardie » se fera

Roissy Mail suit le dossier depuis 2010 (https://www.roissymail.fr/2010/07/16/le-projet-de-schema-national-dinfrastructures-de-transport-a-ete-publie/) et avait, également, suivi de très près les réunions de concertation préalable du projet ferroviaire Roissy-Picardie qui avaient eu lieu : le 10 décembre 2019 à Roissy-en-France (https://www.roissymail.fr/2019/12/13/le-projet-de-liaison-tgv-roissy-picardie-ne-convainc-toujours-pas-les-elus-de-la-communaute-d%e2%80%99agglomeration-de-roissy-pays-de-france/), le 28 janvier 2020 à Fosses (https://www.roissymail.fr/2020/02/10/concertation-sur-le-projet-de-liaison-ferroviaire-roissy-picardie-tres-animee-a-fosses/) et le 4 février 2020 à Vémars (https://www.roissymail.fr/2020/02/10/derniere-reunion-de-concertation-sur-le-projet-roissy-picardie-a-vemars-sous-haute-tension/).

La nouvelle est tombée à l’issue d’une décision ministérielle prise le 28 août 2020 par Barbara Pompili, Ministre de la Transition Ecologique, et par Jean-Baptiste Djebbari, Ministre délégué de la Transition Ecologique chargé des Transports. Le projet ferroviaire Roissy-Picardie verra bien le jour.

Par suite de cette décision, SNCF Réseau a reçu le feu vert pour finaliser le dossier d’enquête d’utilité publique afin de le présenter au cours de l’année 2021. Ce projet se veut contribuer à renforcer l’attractivité et le développement des territoires de l’Amiénois, du sud des Hauts-de-France et du nord-est du Val d’Oise. Il s’inscrit dans les investissements prioritaires par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) et la loi d’orientation des mobilités (LOM), mais également dans la politique de développement durable. La ligne Roissy-Picardie devrait être mis en service après une première phase de travaux à l’horizon 2025.

« Cette ligne ferroviaire est une très bonne nouvelle pour le territoire Picard. Roissy est un bassin d’emploi majeur et grâce à cette avancée attendue de longue date, le quotidien des nombreux habitants qui y travaillent, sera durablement facilité », a déclaré Barbara Pompili dans le communiqué de presse du ministère de la Transition Écologique, consultable ici (https://www.ecologie.gouv.fr/ligne-nouvelle-roissy-picardie-0) .

Nul doute que la joie des Picards peut se comprendre, ( 30% environ des travailleurs de la plateforme aéroportuaire sont Picards), mais les habitants de Vémars et de Villeron ne voient guère cette décision d’un bon œil. « Je suis en colère. Le combat ne fait que commencer et nous allons tout mettre en œuvre pour nous faire entendre, sur les plans administratifs et judiciaires », déclare Frédéric Didier, maire de Vémars. Dans l’état du projet, le tronçon double voies de 6,5 km de la future ligne Roissy-Picardie doit s’implanter à proximité de la ville et scinder le territoire entre Vémars et Villeron.

De son côté, Pascal Doll, maire d’Arnouville-lès-Gonesse et président de la Communauté d’Agglomération Roissy Pays de France (CARPF), se veut un peu plus mesuré dans ses propos, tout en restant ferme, mais laissant sa porte ouverte au dialogue envers les protagonistes du projet afin qu’ils modifient leur copie : « Il y a un tracé qui doit passer entre les communes de Vémars et de Villeron, où des gens ont acheté des pavillons et personne ne leur a dit qu’une ligne ferroviaire grande vitesse serait construite à cet endroit. Il y a des gens qui sont installés et qui ont le droit à un confort de vie minimum. Je serai très attentif que les dispositions prises par les décideurs et les exécuteurs de ce projet, pour que toutes les normes liées aux bruits et à la gène soient parfaitement respectées et que les aménagements paysagés de ce secteur, soient particulièrement affinés. On nous a dit qu’en matière de financement, tout n’était pas bouclé. Alors ce que j’aimerais bien, c’est que l’on boucle tout ça et qu’on nous dise ; voilà à quoi ressemble le projet, esthétiquement et financièrement, et qu’il soit plus équitable pour les Val d’Oisiens avec une passerelle permettant l’utilisation de la ligne par ces derniers », a déclaré le président de la CARPF, lors d’une interview donnée par nos confrères de chez Val d’Oise News 95. L’interview vidéo complète de Pascal Doll, réalisée il y a quelques semaines à l’issue de sa nomination en tant que président de la CARPF, est disponible ici (https://95.telif.tv/2020/09/14/la-liaison-roissy-picardie-definitivement-validee-par-le-gouvernement/). WM

l’AVIS d’EV

Je ne  serai pas aussi affirmatif que WM quand il écrit que le projet se fera, ayant suivi de près ce dossier fleuve qui traine depuis, un jour autorisé, un jour annulé etc. Mais bon, on verra…

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Dernière réunion de concertation sur le projet Roissy-Picardie à Vémars sous haute tension

le maire de Vémars, Frédéric DIDIER est farouchement opposé au projet, depuis le début

Le mardi 4 février 2020 s’est tenu le dernier débat sur la concertation préalable au sujet du projet de la liaison ferroviaire Roissy-Picardie, dans la salle des fêtes de la ville de Vémars. La soirée s’est déroulée en présence de Laurence Rosset, Responsable de la concertation pour le compte de la SNCF, André Bayle, Chef de la mission SNCF Roissy-Picardie, Armand Thomas, Responsable foncier et urbanisme, Luc Buisson, Responsable juridique et environnement. Cette réunion était encadrée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), avec en présence Sylvie Denis-Dintilhac et Michel Riou, et animée, comme pour toutes les soirées de concertation précédentes, par Emilie Walker, de l’Agence Eker. Cette ultime soirée d’information et de concertation fait suite à celles organisées en décembre 2019 à Roissy-en-France et à Fosses la semaine dernière (voir les anciens articles ici). Afin d’apporter plus de détails au futur projet, de nouveaux intervenants se sont ajoutés au débat comme Mikaël Beck, Directeur grands projets ARCADIS, Pierre-Alexis Romarie, Chef de projet acousticien ARCADIS, et Franck Spinelli, Directeur Agence Nord-Ouest ECOSPHERE.

La soirée promettait des remous, la futur ligne TGV TER impactant directement les riverains des communes de Vémars ainsi que de Villeron, et ce sentiment fût avéré dès le début de la séance. La salle pouvait compter sur la présence de plus d’une centaine de personnes, avec des habitants du territoire et de nombreux élus locaux ayant fait le déplacement. S’affichant ouvertement contre le projet, Frédéric Didier, Maire de Vémars, donne la température dans son discours d’ouverture : « Je tiens d’abord à dire, que bien le sujet soit grave, nous devons garder le respect lors du débat et respecter le droit républicain de la liberté de parole, en restant respectueux de chacun. Pour commencer, nous ne sommes pas dupes, cette concertation est un leurre. Nous avons à faire au rouleau compresseur de la SNCF, qui petit à petit, impose un projet que nous avons déjà rejeté, il y a une décennie. Rappelons que la loi, votée le 24 décembre 2019, a relancé le projet Roissy-Picardie. Je suis, pour ma part, fermement opposé à ce dernier ».

Comme pour chaque réunion, les intervenants de la SNCF se succède afin d’expliquer le projet, mais très vite un dialogue de sourd s’engage entre l’assistance et représentant de la SNCF Réseau. « On s’en fout ! », hurle une personne dans le public. « Revenez nous voir quand le RER D fonctionnera correctement ! », scande un autre, au fond de la salle. La majeure partie du public est hostile au futur tracé ferroviaire, qui devrait voir le jour aux portes des villes de Vémars et Villeron. Les préoccupations principales des riverains sont concernant les nuisances sonores et la défiguration du paysage.

cliquez pour voir la vidéo tournée par nos soins. Ça a chauffé !

« Il y a 5 ans, j’ai quitté Paris pour le calme et le cadre agréable qu’offre Vémars. Et là, on nous annonce le Terminal T4 et le Roissy-Picardie. Ce n’est pas possible ! », dit une femme. La question du foncier fait irruption, par le biais d’un autre habitant : « J’ai acheté récemment. C’est un patrimoine qui va être dévalorisé par votre projet. Prévoyez-vous un fond afin de dédommager ceux qui seront directement impactés ? », demande-t-il.

La population locale ne sent pas entendue et reproche aux représentant de la SNCF de sortir un discours trop orienté sur le côté « marketing » du projet, plus proche de l’acceptation que de la concertation. Diverses associations écologiques de l’Oise, ayant fait également le déplacement, s’inquiète pour la biodiversité du territoire et accusent la SNCF, ainsi que les prestataires comme ARCADIS, de mettre en route un projet jugé inutile et non-viable, néfaste pour la nature.

Se défendant de ces accusations, André Bayle dit : « Le projet a été relancé par l’Etat. Il y a aussi des réalités économiques auxquelles nous ne devons pas ignorer. Les Haut-de-France n’ont pas accès à Roissy par les transports et la ligne Roissy-Picardie peut répondre à ce besoin. Ce sont des enjeux de différents niveaux ». Le public se met fortement en colère, reprochant un hors sujet de l’interlocuteur et qu’ils ne sont pas concernés par les propos tenus. Ils ne veulent être les dindons de la farce, héritant que des côtés négatifs du projet.

« Si ! Il y a une solution ! C’est une ZAD ! », crie un homme, excédé par le manque de réponses rassurantes envers les riverains inquiets.

« On vous demande de revenir lorsque l’on aura un RER D convenable. Ensuite on pourra parler du barreau Roissy-Picardie », déclare Anthony Arciero, élu à Survilliers et Conseiller départemental du Val-d’Oise. A de nombreuses reprises, l’ancien projet du barreau de Gonesse est évoqué, alternative que les Vémarois et Villeronnais trouvent plus efficient, sans sacrifier une partie de leur territoire.

Durant plus de deux heures, le débat fût bien difficile entre les représentants du projet et l’assistance, ne trouvant aucun terrain d’entente et n’apaisant nullement la colère généralisée et les inquiétudes. En guise de conclusion à cette réunion, après les messages de défiances venant des habitants, Frédéric Didier dit : « Cette colère, elle n’est pas dirigée contre vous mais contre ceux qui devraient être à votre place, les membres du gouvernement. C’est Madame la Ministre qui devrait être là, devant nous aujourd’hui. Mais entendez bien cette conversation ! Et faites-la remonter à ceux et celles qui ne viennent jamais nous voir. Et dites leur bien : nous, on n’en veut pas ! Nous sommes bien déterminés à utiliser tous les moyens et recours à notre disposition, pour mettre fin à ce projet tel qu’il se trouve être actuellement ! ». WM

L’avis d’EV

Scénario habituel… Quand on pense que les premières “concertations” s’étaient déroulées il y a… 10 ans. J’avais assisté à plusieurs d’entre elles, c’était déjà pas triste. Je redis, encore, que ce genre de “concertation” ne sert à rien, sinon à donner l’impression à ceux qui y participent, qu’ils peuvent s’y opposer. Et c’est la CNDP, toujours grassement rémunérée pour organiser ce genre de truc, qui pousse à la roue (on se souviendra des réunions épique sur EuropaCity). Je serai toutefois d’accord avec certains opposants (parfois excités comme des puces): le problème du RER D, qui dysfonctionne (comme le B) depuis des lustres. Ni l’Etat, ni la Ratp, ni la SNCF n’ont rien fait depuis tout ce temps. Et je peux vous dire que c’est la galère pour les usagers qui sont obligés de prendre ce satané RER.

Bon… SNCF Réseau a remis en ligne le site (qui avait disparu) du projet. C’est à voir en cliquant ci-dessous.

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Vémars n’accepte plus les cirques détenant des animaux sauvages

La mairie de Vémars

Appris ça fortuitement  et j’en ai été bien content. L’an passé, la commune de Vémars (95) a adopté une délibération (la voir ici), lors du conseil municipal du 8 juillet, visant à renoncer à recevoir des cirques détenant des animaux sauvages sur son territoire. Et bien étayé juridiquement ! J’ignorais que c’était possible. C’est à mon avis une très  bonne chose. Je ne suis pas spécialement “animalier” mais je suis bien sûr contre la maltraitance des animaux (et merci au passage aux associations qui ont dénoncé récemment les scandales dans certains abattoirs).

Quant aux animaux sauvages, j’estime (depuis longtemps) qu’au 21ème siècle, il ne devrait même plus y avoir de zoos ou de “réserves” comme celle de Thoiry. De nos jours, il y a des documentaires animaliers extrêmement bien faits, et les voyages sont devenus accessibles pour ceux qui veulent voir des animaux sauvages “de près”.

Un lion en cage!!

J’invite nos municipalités à prendre exemple sur Vémars, et je félicite au passage son conseil municipal et son maire, Frédéric Didier. EV

Foto : rencontre incroyable (2008) avec ces girafes, non loin de Niamey (Niger) sur le chemin du retour vers le Bénin. C’est mieux que des cages, non ?


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Frédéric Didier, maire de Vémars, avait quitté le PS. D’où vient la tête de Maure?

Frédéric Didier, maire de Vémars

J’ai eu une bonne discussion, la semaine dernière, avec Frédéric Didier, maire de Vémars (95, membre de la CA Roissy Pays de France), depuis 2001. Je l’appelais pour deux choses : le devenir de la zone d’activité commerciale en projet : “shopping village” (18 500 M2), qui figurait sur la dernière carte du Grand Roissy (édition 2014). Je n’avais pas bien suivi le dossier depuis cette date, validée à l’époque. Mais il m’a confirmé que le projet, adopté en CDAC en 2010, avait été retoqué en CNAC, suite à un recours de mes P’tits Loup (ou de leurs frères de meute). Exit donc le projet “village”, mais le maire m’a indiqué que la zone est toujours éligible à d’autres activités tertiaires, des contacts sont déjà en cours. La nouvelle carte du “Grand Roissy-Le Bourget” en tient déjà compte.

Je lui ai demandé ensuite si la commune voulait renouveler (c’est payant…) la présence de  son blason sur la carte, pour la 3ème fois, ce qu’il a accepté avec enthousiasme. J’en étais heureux, vous pensez bien. De nombreuses communes font de même, ce qui a l’intérêt de mieux attirer l’attention sur leurs territoires et identités et  de montrer leur appartenance enthousiaste au Grand Roissy, valorisant ainsi la carte (à tous points de vue, et je m’en réjouis).

On a parlé un peu de politique et, chemin faisant, il m’a appris qu’il avait quitté le PS depuis plus d’un an. Je l’ignorais (il est plutôt discret), mais cela ne m’a pas étonné.

Je rappellerai les services de la commune pour satisfaire une de mes curiosités : la présence, sur le blason de la commune , d’une tête de Maure. Accointances avec la Corse?  EV

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Avec la venue d’Eurotranspharma, le Parc Prologis de Vémars est loué à 100%

Vue d'un partie du hub de Moussy-le-Neuf

Et bien ça y est ! Après SCMP début juin (revoir ici), c’est au tour de Eurotranspharma de s’installer sur le parc logistique “Prologis” de Vémars (95) sur 6104 m2 Le parc est désormais loué à 100% .  Eurotranspharma est présent depuis longtemps à Moussy-le Neuf (77, à côté de Vémars) via CSP. Voyez le communiqué :

PARIS, le 30 juin 2015 – Prologis, Inc, leader international en immobilier logistique, annonce aujourd’hui la location d’un bâtiment d’activité d’une surface de 6 104 mètres carrés pour le compte d’EUROTRANSPHARMA, premier transporteur français 100% dédié aux produits de santé. Situé sur le Parc Prologis Vémars dans le Val d’Oise (95), le bâtiment se compose d’une cellule de 4 985 mètres carrés d’entrepôt et 1 119 mètres carrés de bureaux. EUROTRANSPHARMA y installera sa plateforme logistique européenne et francilienne dédiée à son activité de répartition.

Dans le cadre du développement de son activité commerciale et en complément de sa plateforme logistique actuelle située à Moussy-le-Neuf (77), EUROTRANSPHARMA utilisera ce bâtiment pour ses activités logistiques: picking, gestion et livraison de références de produits de santé et produits frigorifiques pour l’approvisionnement quotidien des pharmacies et laboratoires en Europe et en Ile-de-France.

Stéphane Baudry, Président d’EUROTRANSPHARMA a déclaré : « Dans le cadre de notre développement, nous recherchions un bâtiment capable d’accompagner notre activité logistique contraignante : gestion de l’arrivée des produits de nos clients France et Europe, picking et livraison à J+1 de produits en températures dirigées tout en garantissant une excellente traçabilité. Nous avons été séduits par la qualité de l’offre et des services de Prologis, capable de répondre à nos attentes. »

« Nous sommes ravis d’accueillir EUROTRANSPHARMA dans notre Parc de Vémars et dans notre portefeuille client », a déclaré François Rispe, Directeur Général Prologis, Europe du Sud. « Leur confiance démontre la pertinence de notre offre sur Vémars mais aussi notre capacité à répondre aux exigences d’une logistique laboratoires pharma complexe dédiée à des produits de santé destinés à la distribution européenne et francilienne. »

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Prologis accueille le groupe SMCP sur son site de Vémars

le site qu'a choisi SMCP (foto L. Molinier)

Le groupe de prêt-à-porter SMCP (déjà présent à Marly-la-Ville 95) a choisi le site de Prologis à Vémars (95) pour implanter son nouveau centre logistique sur plus de 18 000 M2. Ce centre aura vocation à travailler pour l’export, vers l’Asie. Voyez le communiqué de Prologis ici et ce qu’en dit l’article de Bruno Mouly sur wk logisitique . SMCP , créé en 1984 est un groupe intéressant et… qui embauche ! Voyez ce qu’en dit wikipedia. EV

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Liaison Roissy-Picardie : les élus du SIEVO ont manifesté mardi

Une bonne partie des élus de l’est du Val d’Oise a manifesté une fois de plus son opposition au projet de ligne de chemin de fer “Roissy-Picardie”. Mardi dernier ils étaient une cinquantaine à se rassembler sur le site de la zone d’activité de Vémars, à l’endroit où va passer la ligne.

Au fronton de la mairie de Vémars (foto mairie)

Voyez le reportage de VO News ci-dessous où l’on voit notamment le maire de Vémars , Frédéric Didier, vent debout contre le projet, Patrick Renaud (qui développe un nouvel argument : la SNCF aurait besoin de cette ligne pour pouvoir “retourner” les TGV à Amiens…) et J-P Blazy qui veut en appeler au Premier Ministre.

On sait ce que je pense de tout ça…EV

Frédéric Didier, maire de Vémars, interviewé par VO News. Cliquez pour voir le reportage.

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Les élus de l’Est du Val d’Oise toujours mobilisés contre la liaison Roissy Picardie

Les élus du Sievo sont appelés, dans une lettre signée De Patrick Renaud (président de la CA Roissy Porte de France), J-P Blazy et François Pupponi (députés) à manifester leur opposition au projet de liaison ferrée “Roissy Picardie“, le 16 décembre. A Vémars, une des communes impactées par la future ligne de chemin de fer.

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Centrex (L’Oréal) va quitter Marly-la-Ville pour Vémars

Le futur bâtiment de l'Oréal à Vémars (architecte: Stéphane Goulard )

Dans un communiqué (à lire ici), Prologis annonce la construction d’un entrepôt pour l’Oréal, dans son complexe logistique des “Portes de Vémars”(revoir ici) , dans cette commune du Val d’Oise. C’est l’agence d’architecture Stéphane Goulard, déjà concepteur des “Portes” qui a conçu le bâtiment qui devrait ouvrir ses portes en mai 2014. En fait il s’agira du transfert de l’entrepôt historique de Marly-la-Ville, dénommé Centrex.

Le maire de Marly déçu…

Difficile d’avoir plus d’infos pour le moment (on les cherche), de tous côtés. Mais une chose est sûre, c’est que le maire de Marly-la-Ville, l’excellent André Specq, nous a fait part de sa déception de ne pas avoir plus que ça d’explications, tant sur le projet de transfert, que sur le devenir du futur ancien entrepôt. Même si le nouveau restera dans la CA Portes de France puisque les deux communes en font partie.

C’est en effet regrettable.

L’Oréal est un grand acteur industriel et logistique sur le Grand Roissy, avec sa belle usine et son centre d’Aulnay, Chimex à Le Thillay, la base logistique de la division coiffure à Mitry-Mory, et l’établissement ‘parfum” de Villepinte (dont j’ai oublié le nom…).

EV

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Le tracé de la ligne Picardie-Roissy validée par le ministre des Transports. L’option “centre-nord” retenue

Doc RFF. Cliquez pour voir..
Le ministre Cuvilliez et Claude Gewerc, les bras dans les bras

Le président (PS) du Conseil régional de Picardie, Claude Gewerc a de quoi être heureux (voir ici).  Le 30 avril dernier, le ministre des Transports, Frédéric Cuvilliez, avait fait le déplacement spécial à Amiens pour annoncer la bonne nouvelle: le gouvernement valide le tracé de la ligne Picardie-Roissy (voyez le communiqué du ministre ici) .

Ce projet vise à d’une part relier la Picardie au réseau national  TGV et d’autre part à faciliter le transport des nombreux Picards (13  à 15 000)  qui travaillent sur le secteur de Roissy. Pour ce faire, était prévu la construction de ce qu’on appelle le “barreau picard”, une nouvelle voie ferrée qui relierait la ligne Amien-Creil-Paris à la gare TGV de CDG. Voyez-ça ici:

Il y eu un long débat public  (dans le cadre d’une CPDP), des réunions publiques un peu partout, dont RoissyMail avait rendu compte (voyez celle-ci). Si le projet était soutenu par tous les partis politiques (Verts compris!) de la Picardie, il s’en est passé autrement dans le Val d’Oise où la CC Roissy Porte de France principalement s’était opposée au projet. Pour des raisons qu’on a encore beaucoup de mal à comprendre,sinon a chercher du côté NYMBY.

En incidente, la question était de savoir par où passerait ce barreau, situé sur le territoire de Roissy Terres de France. 3 option au départ (Nord, Centre, Sud) ramenée à deux par les propositions de RFF, chargé du projet: centre et sud (voir ici) .

Finalement, c’est une option “centre-nord” (6.5 km) entre Villeron et Vémars, qui a été validée par le gouvernement mardi dernier.  Vous pourrez voir toutes les explications sur le site adhoc de RFF, très bien fait.

Blazy pas content…

J-P Blazy en revanche, n’est pas content. Il a publié un communiqué rageur hier (à voir ici). Le maire de Gonesse (et député de la 9ème circonscription, celle où passe le barreau) proteste contre la décision du ministre, au motif notamment que le projet “va créer de nouvelles coupures dans les exploitations agricoles” ! Il déplore aussi un… manque de concertation et critique vertement RFF, accusé d’avoir fait perdre … 3 ans au barreau de Gonesse. Faites-vous votre avis en lisant donc le communiqué.

Quant au notre (d’avis), on se réjouit de cette décision gouvernementale. Les Picards , déjà bien en peine sur le plan économique, ont bien le droit d’avoir un accès et au réseau TGV et au pôle d’emploi de Roissy. En plus, la ville de Creil, qui en a bien besoin, va pouvoir se développer avec sa plate forme de correspondance. Mais le Val d’Oise (et donc le Grand Roissy) y a aussi intérêt: Fosses, Louvres sont concernés. Et la gare TGV-RER de CDG s’en trouvera renforcée.

Et arrêtons d’être égoïstes…

EV

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Canton de Gonesse : les deux jeunes candidats dans les villages

Les socialistes à Vémars, hier soir. Au centre, le candidat Cédric Sabouret, conseiller municipal de Gonesse

Hier soir 19h30, dans notre fief d’Epiais-lès-Louvres (site toujours pas à jour!) c’était Geoffroy Didier, le jeune (33 ans) candidat UMP pour la fonction de conseiller général du canton de Gonesse qui tenait une réunion (avec “buffet”), dans la salle communale de la Grange. Une heure plus tard, c’était le moins jeune (36 ans) qui recevait à Vémars, non loin de là.

La réunion de Geoffroy Didier à Epiais

Je suis allé faire un tour aux deux, (y’avait personne…) commençant par Épiais. Notre Isabelle maire était là, ainsi que Tina, mes voisins Nicole et son Yannick de mari, Jean-Michel Duru et Laetitia Emery, conseillers municipaux et une vieille militante UMP de Roissy.

J’ai posé des questions au jeune Geoffroy, qui affirmait “connaitre assez bien Épiais” (sourires dans la salle) pour qu’il se présente, parce qu’il avait commencé par les généralités habituelles. “Je suis avocat de formation (sic) pour défendre les gens (re sic). j’ai rencontré un jour Paternotte, raconte-t-il, il m’a dit, y’a des choses à faire sur le territoire de Gonesse… Du coup j’ai eu envie de m’investir ici. Je suis jeune, j’ai envie de me battre… “.

le tract aussi incroyable que ridicule du jeune candidat UMP

Puis, mélangeant tout, il a attaqué le Front national (“parfois tentation, jamais solution “) car la mauvaise droite à vraiment la trouille de se prendre une veste aux cantonales. Et il a admis que, comme il n’était plus au cabinet de Brice Hortefeux (remercié du gouvernement), il était demandeur d’emploi, mais qu’il n’a “pas eu le temps d’aller s’inscrire à Pôle Emploi”.(sic) Il vit de ses indemnités de conseiller régional.

Puis il est passé à une grande idée, en matière de sécurité: faire en sorte que les personnes âgées puissent appeler la police ou la gendarmerie en cas de problèmes…  Le tout sur la sécurité, avec un belle gaffe sur la vidéo surveillance: il ne pouvait pas savoir que ni notre maire, ni je pense que la majorité des Epiaisiens de veulent  de cameras dans nos deux  rues !

Je suis parti sur ces entrefaites, non sans penser à la polémique qu’il a déclenché récemment sur le soit-disant danger islamiste, contre “la burqa et les minarets dans le Val d’Oise ” et je n’avais pas vu alors la réaction de Luc Broussy , que je trouve bien (à part la condamnation de Chantal Brunel, mais je reviendrai sur ce sujet sensible).

Et ben c’était pas terrible. Je ne suis pas de gauche, plutôt centre droit (que veulent dire les étiquettes de nos jours) et j’accorde beaucoup d’importance aux qualités humaines et à la vertu, en matière d’engagement politique. Avec son parrainage “Paternotte” et ses outrances sécuritaires, c’est clair, je ne voterai pas pour lui. Voyez tout de même son blog ici.

Suis allé après à Vémars, à la réunion de Cédric Sabouret, où il n’y avait qu’une poignée de militants. J’ai bu un demi verre de whisky le plus infect que j’ai pu boire dans ma vie (!!). Salué le maire de Vémars, Frédéric Didier (PS). Discuté un peu avec Blazy, qui s’est réconcilié avec moi (il est même venu me voir à Epiais !) qui ne pense qu’à une chose : récupérer son siège de député… Même pas en rêve, je lui ai répondu…  Il était pas content.

Avec Sabouret, c’est autre chose, on est dans la bonne manière de faire de la politique. Aux antipodes du populisme voué à l’échec de son concurrent.  Le matin même, on a eu quelques échanges mail à propos d’un point de son programme (à voir ici) sur le barreau picard. Je pense qu’il s’est trompé. On doit se revoir pour en parler en détail. Mais c’est un jeune homme ouvert, compétent (il est administrateur au Sénat, et je peux vous dire que le concours est de haut niveau et difficile). On a besoin ici d’élus de ce type. Son blog est ici .

Je ne sais pas encore si je voterai pour lui (je vote à Epiais), mais y’a pas loin, même si je ne suis guère en phase avec le PS… Mais y’a pas le choix, la droite valdoisienne a été vraiment nulle (affaire Soumaré et autres) ces dernières années et j’en ai marre de voter blanc.

Suis retourné à Épiais où le buffet de Geoffroy Didier se terminait. Un verre de vin rouge (hips !) et on a fini avec Tina et Isabelle, notre maire, dans mon bureau, pour voir comment on pourrait faire en sorte de 100 % des inscrits (63) de ce tout petit village votent dimanche prochain.

Ça serait bien, mais ça va être dur !

EV

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Nouvelles ZAE : Materis Peintures s’installe aux “Portes de Vemars”

Un des bâtiments de Prologis, aux "Portes de Vémars".

C’est une information de businessimmo : Matéris Paints, vient de prendre à bail, pour 9 ans, 18 500 m2 d’entrepôt (avec une option pour 6000) pour ses activités logistiques dans le Parc de Vémars (95), propriété de Prologis Europe, dont le siège est à RoissyCDG.

La filiale du groupe chimique Matéris, (dont l’actionnaire est le groupe Wendel ) est le n°2 en France du secteur des peintures pour le bâtiment ( avec des marques bien connues comme  Tollens, Zolpan…).

Encore un succès pour le Parc logistique “Portes de Vémars”, après l’annonce toute récente de l’installation de Norbert Dentressangle (voir ici). dont on pourra revoir avec intérêt l’admirable vidéo de présentation en 3D qui avait été faite par l’agence “Troisième design” (qu’on vous avait déjà montré en 2009, dans un RM dont je ne peux vous dire actuellement le N° car nous avons des soucis pour la mise en ligne des “anciens n° de RM comme certains d’entre vous l’ont constaté. On s’occupe de ça);

Annonceurs, on vous trouvera toujours un peu de place pour votre pub dans le tout prochain numéro de RoissyMail Le Mag et singulièrement dans le dossier “Actualités des nouvelles ZAE du Grand Roissy” (voyez les conditions ici), mais là, faut vraiment faire vite… Rejoignez les grands noms (et les “petits”…) qui se montreront dans ce dossier qui sera très lu !

Pour Les Portes de Vémars, c’est Daniel Compiègne (IMC Promotion -Senlis) qui a fait le lotissement, et c’est GSE qui construit (180 000 m2 à terme)

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