Intercommunalité, Grand Roissy: Corinne Dupont parle !

Le choix de Mitry-Mory de demander l’adhésion à la CC Plaine de France fait causer dans le landernau politique nord-seine-et-marnais. Après les positions de Philippe Laloue, conseiller municipal d’opposition (UMP) dont nous avions rendu compte ici (et qui nous a apporté des “précisions” pas très précises à lire ici), nous avons demandé à Corinne Dupont, maire (PCF) de Mitry-Mory d’éclairer nos lecteurs sur les positions de sa ville sur les sujets du moment, s’agissant de l’interco et du “Grand Roissy-Grand Paris. C’est une interview rare, que je souhaitais obtenir depuis longtemps, mais “Mitry” aime la discrétion. Merci à elle. Voici de quoi clarifier les positions.

EV

RoissyMail : Mitry-Mory (et j’allais dire « Mitry-Compans »(1) est une ville importante(2) de la région aéroportuaire. Elle fait partie des rares grandes communes du secteur qui ne font pas partie d’une « interco » (au sens EPCI avec fiscalité propre (3). Votre conseil municipal a récemment pris une position pour demander l’adhésion de la ville à la CC Plaine de France. Pouvez-vous expliquer les raisons de ce choix ? Vous auriez pu en faire d’autres…

Corinne Dupont est maire (PCF) de Mitry-Mory depuis 2005. Elle a succédé à J-P Bontoux

Corinne Dupont : Je pense tout d’abord, que contrairement au ton de la loi, l’intercommunalité est avant tout l’affaire des populations. Nous l’avons vu lors du conseil municipal du 10 Mars dernier, 125 personnes ont participé, et, même si elles ne connaissent pas tout à fait le sens de la loi, elles se sont inquiétées du devenir de leur ville.

Vous le savez, Jean-Pierre Bontoux, dans les années 2000, a travaillé à un projet d’intercommunalité entre Villeparisis, Compans, Saint-Mesmes, Le Pin ; nos 5 villes représentaient un véritable bassin de vie.

Il était inconcevable pour notre équipe municipale de ne pas aller au bout de ce travail avec les villes voisines. C’est ce que j’ai dit à mes collègues élu-e-s des villes proches lors de nos rencontres.

Certaines communes ont répondu aux chants d’autres sirènes. Saint-Mesmes vers Claye-Souilly, Villeparisis on ne sait toujours pas vers qui, quant à Le Pin, le sous préfet de Torcy lui a demandé de retirer sa délibération, INTERDICTION faite par l’Etat de travailler dans un syndicat d’étude avec les quatre autres villes. (Bel exemple de démocratie…)

Mitry-Mory a toujours eu un regard attentif sur les villages et, chaque fois que cela a été nécessaire, les a aidés à traverser des difficultés ponctuelles (parfois simplement météorologiques).

C’est ainsi que Compans et Mitry-Mory ont, au-delà du syndicat intercommunal de la Zone Industrielle, conventionné pour permettre aux Campanaises et Campanais d’accéder au centre culturel, aux centres de loisirs etc. C’est une intercommunalité quasiment de fait, comme le travail dans chacun des syndicats auxquels nous participons.

La circulaire du 27 décembre accélérant les choses, nous avons décidé de lancer un processus pour une adhésion à la communauté de communes de Plaine de France.

Parce que nous pensons que nous partageons les mêmes enjeux et que nous avons beaucoup à faire ensemble. Par exemple, nous voulons un aménagement pour nos territoires, qui soit  maîtrisé et à taille humaine ; nous souhaitons développer les services publics, le développement économique pour un meilleur accès à l’emploi, et évidemment nous partageons aussi un bassin de vie et d’activité, celui de la frange Est de la plateforme aéroportuaire.

Nous aurions pu nous évoluer vers la communauté de communes de Marne et Chantereine, mais nous aurions alors tourné le dos à Roissy, secteur de développement important.

Enfin, nous aurions pu aussi nous orienter vers la communauté de « Terres de France ». Mais souvenons-nous, lorsque notre ville a souhaité travailler avec la Seine-Saint-Denis, notamment pour les ordures ménagères, le préfet nous a refusé le passage de « frontières » départementales ; même si cela aurait été bien moins couteux pour les Mitryens et même si cela aurait été plus « écologique » de ne pas faire circuler les camions jusqu’à Monthyon…(40km A/R)

Dans tous les cas, au-delà de l’intercommunalité, nous souhaitons continuer de travailler avec nos communes voisines, comme nous l’avons toujours fait.

RM : Votre opposant au Conseil a fait une intervention (dont nous avons rendu compte) que nous même, malgré ses précisions, n’avons pas bien comprise. Voudriez-vous lui répondre, puisqu’il vous a mise en cause ?

C.D : Effectivement, comme vous, je ne comprends pas le sens de son intervention… sauf à penser qu’il œuvre plus pour son ami politique de Claye-Souilly que pour l’intérêt des Mitryennes et des Mitryens.

En tout cas, il prétend ne pas être informé, ce qui est faux.

En effet, Mitry-Mory est sûrement l’une des rares villes à avoir mis en place une commission intercommunale, à laquelle est invité chaque groupe politique, y compris celui de l’opposition.

Si Monsieur Laloue, président du groupe UMP, n’a participé qu’à une réunion intercommunale, c’était son choix.

Mais évidemment, en pratiquant la politique de la chaise vide, il ne peut pas être informé.

En tout cas, cela ne l’autorise pas à faire comme si ces réunions n’existaient pas. Je le lui ai fait d’ailleurs remarquer lors du conseil municipal, et il n’a pas nié.

Madame le maire, à la rencontre des habitants de Mitry

RM : Au-delà quelle est la position de Mitry-Mory sur les débats en cours sur les « Grand Paris/Grand Roissy » ? On a parfois du mal à comprendre vers quoi vous voulez aller…

C.D : J’ai tout d’abord une opposition de principe

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Stéphane Gatignon: « l’intercommunalité a besoin d’un mode d’emploi »

Le maire de Sevran Stéphane Gatignon réclame une remise à plat du fonctionnement de l'intercommunalité Terres de France.

Le maire (EELV) de Sevran Stéphane Gatignon ne mâche pas ses mots. Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), il avait ouvertement critiqué le fonctionnement de l’intercommunalité et reproché à ce dernier de faire preuve « d’agressivité » à son égard. Dans une interview accordée à RoissyMail, Stéphane Gatignon demande une remise à plat de l’intercommunalité et n’épargne pas, une fois encore, François Asensi.

Dans une lettre adressée en février à François Asensi, député-maire (PCF) de Tremblay-en-France et président de la communauté d’agglomération Terres de France (Sevran, Tremblay, Villepinte), vous lui reprochiez de ne pas souhaiter renouveler l’attribution à votre ville d’une aide d’un million d’euros au titre d’un fonds de concours. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour l’instant, cette aide n’est toujours pas renouvelée. Il a été décidé en fin d’année par le fait du président, par « le fait du Prince » qu’il n’y aurait plus ce million d’euros. Et ça ce n’est pas possible et pas sérieux. J’ai été élu en 2001 pour ça. Dans un tract, il était écrit : « Sevran est à la croisée des chemins, ses ressources sont faibles et ses finances difficiles, François Asensi, député de Sevran, maire de Tremblay-en-France propos à Stéphane Gatignon de partager avec Sevran les richesses du pôle aéroportuaire. » Aujourd’hui on me dit non. Ca veut dire quoi ? Il faut que la solidarité financière existe dans l’intercommunalité.

Que représente ce million d’euros en moins ?

Cela se traduirait par une hausse des impôts de 5%. Un million d’euros, ce n’est pas grand-chose mais pour nous c’est énorme. On est à 10.000 euros près ici. La ville est en grande difficulté. On se bat. En 2001, quand j’ai été élu, la même personne qui a fait les études financière sur l’intercommunalité était venue pour faire l’étude de la ville, et a dit : « En 2005 vous serez mis sous tutelle, vous ne vous en sortirez jamais. » Aujourd’hui, on a la tête au fond de l’eau mais on respire encore. Chaque année, on a 30 millions d’euros de moins qu’une ville de même strate pour fonctionner. Alors que le budget de Tremblay est supérieur de 42 % à celui d’une ville équivalente. Le premier achat que j’ai fait ici en 2001, c’était d’acheter des cornes de brume parce qu’il n’y avait plus d’alarme incendie dans les écoles de cette ville. On vit dans un autre monde ici.

Vous dites que la communauté d’agglomération « n’avance plus ». Pourquoi ?

Il y a un problème. Il faut revenir au cœur et redéfinir ce qui est et ce qui doit être la base de l’intercommunalité. Il faut un mode d’emploi, des règles. Comment on travaille aujourd’hui ? On nous sort tout un tas de projets qui ne sont pas fous mais qui ne sont pas sérieux, à partir du moment où l’on n’a pas défini l’intérêt communautaire. C’est le premier travail à faire. On ne peut pas plaquer des trucs comme ça. Je vous cite un exemple : le projet de « colisée » à Tremblay, une grande salle pouvant accueillir des rencontres sportives, des salles de spectacle, avec des restaurants et des centres de conférences à l’image de ce qui se fait à l’Arena de Londres. On n’a pas de structure de ce genre-là en France mis à part à la limite le Stade de France. Le Parc des Princes est mort, Bercy c’est daté, etc. Qu’il y ait une telle structure qui s’implante sur le territoire, près de l’aéroport de Roissy, cela ne me choque pas. Cela me paraît même logique. Mais c’est dans l’intérêt national, pas dans l’intérêt communautaire.

Le dernier document stratégique de cohérence territoriale du secteur date à peu près de 1999-2000, il a été réalisé par le SEAPFA (Syndicat d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye). Même si elle n’était pas aboutie, il y avait une vraie réflexion. Si mes souvenirs sont bons, il y avait un projet de grand gymnase à Sevran. Je ne dis pas qu’il faut mettre l’Arena à Sevran. Mais avant de définir un objet, il faut définir à quoi cela sert et après définir un lieu. Un projet comme celui-là, cela se travaille, cela ne se décrète pas. Autre exemple : des propositions d’élargissement de la compétence sportive ont été faites pour aider les sportifs de haut niveau. Quel intérêt a-t-on à aider les sportifs de haut niveau aujourd’hui dans une interco ?

Vous formulez des critiques mais pourquoi avoir quitté votre poste de vice-président  de l’intercommunalité alors que vous auriez pu rester pour essayer de faire évoluer les choses ?

Je l’ai fait parce que j’avais un cumul de mandats. Aujourd’hui, je suis maire et conseiller régional, je ne peux pas faire plus. J’ai aussi quitté mon mandat de conseiller général. Après, ce sont des élus qui me remplacent. Nous travaillons en équipe. Celui qui m’a remplacé à l’intercommunalité, c’est le premier adjoint. Celle-ci ne peut pas se construire uniquement par les trois maires ou uniquement par le président. Elle doit se construire collectivement,

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Interco en Seine-et-Marne: les non-propositions de Philippe Laloue, leader de l’opposition UMP à Mitry.

L'imbroglio des interco dans le canton de Dammartin

J’ai reçu ce mot de mon vieil ami Philippe Laloue, conseiller municipal de Mitry-Mory et leader de l’opposition municipale (UMP):

Philippe Laloue, l'an passé à Mitry, avec le député Albarello

Bonjour Eric,

Je te renvoie le texte de la déclaration que j’ai prononcée au nom de notre groupe au Conseil municipal extraordinaire de jeudi dernier. Notre position est expliquée dans les lignes. Ce que nous n’acceptons pas, c’est qu’en plus la municipalité laisse croire aux mitryens que ceci est arrivé dans l’urgence. Selon nous, tout était très bien préparé. De même, nous ne voulons pas croire que l’adhésion de Compans, qui n’était pas dans les projets de départ, soit arrivée “par hasard” samedi matin. Tout cela selon nous est donc bien mûrement réfléchi, mais doit-on, peut-on à ce point travestir la vérité aux Mitryens.

Diantre ! J’avais bien reçu son premier texte, mais je n’avais pas jugé nécessaire de le publier (le voir ici ) car, à mon avis,  il n’apporte pas grand chose et je le trouve bien confus.  La demande d’adhésion de Mitry et Compans à Plaine de France apparait à tous cohérente territorialement. Certes, ils avaient le choix: Mitry aurait pu aller vers “Terres de France” (Tremblay-Villepinte-Sevran) et Compans, pourquoi pas, vers la CC en formation “Porte de la Brie” (autour de Claye et de son député maire (UMP), Y. Albarello ou aussi Terres de France. Le choix de Plaine de France est aussi bon: il renforce l’arc “Est de CDG” et le Nord Seine-et-Marne, pour peu que les trois  CC du canton de Dammartin fusionnent. Et pourquoi pas une grande interco avec celles-ci, Mitry, Compans, Villepa et “Porte de la Brie”?

On ne voit pas bien, à lire et relire l’intervention de Philippe, où il veut en venir, appelant à l’union avec Villeparisis (PS) et citant abondamment la maire (PS) de Dammartin…

Gageons qu’il nous précisera tout ça…

EV

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Compans et Mitry-Mory ensemble pour rejoindre la CC Plaine de France

Le conseil municipal de Mitry-Mory, avant hier soir, a décidé l'adhésion à la CC Plaine de France (foto Ville de Mitry)

Ce samedi matin a mal commencé pour votre serviteur. Y’avait conférence de presse ce matin à la mairie de Compans, sur les sujets de l’interco (voyez l’article plus bas), à 9h.  Comme j’avais “couvert”  hier soir les réunions “publiques” des candidats sur le canton de Gonesse (voir aussi plus bas) et qu’après on a fait une réunion avec Tina et notre Isabelle maire d’Epiais sur comment faire en sorte  que 100% des Epiaisiens votent aux prochaines cantonales,  je suis resté dormir au bureau (où j’ai “inauguré” la nouvelle télévision numérique grâce à l’aide de ma voisine Nicole).

Levé à 7h 20, et je m’aperçois, en buvant mon café dehors (début du printemps oblige), que la voiture de service est crevée ! Angoisse car il n’y que trois choses que je crains dans la vie: l’erreur judiciaire, la fourrière et… changer une roue de voiture !  Je vous la fais courte : j’ai mis plus d’une heure à changer la roue, heureusement aidé à la fin par un ami de mes autres voisins: je ne trouvais pas les trous !

Heureusement qu’on est en France et que les réunions commencent toujours en retard. J’arrive donc ventre-à-terre à la mairie de Compans à 9H 25  où la conf de presse (y’avait que moi et un correspondant du journal La Marne) venait juste de commencer. Après, j’ai proposé de prendre les élus présents en foto. Et comme mon appareil déconne quand y’a trop de lumière (faut que j’en rachète un autre…), stressé que j’étais, j’ai pas vu qu’il n’avait pas enregistré les vues… Donc vous n’aurez pas de fotos de Joël Marion, maire de Compans et ses adjoints, ni de Corinne Dupont, maire de Mitry venue avec ses adjoints:  Marianne Margaté, 1er adjointe et Benoît Penez, adjoint aux finances. Mais je vous présenterai le maire de Compans une prochaine fois, sûrement à l’occasion de la mise en ligne toute prochaine de leur site web. En remplacement de fotos, je vous ai mis celles du Conseil de Mitry d’avant-hier et, comme c’était ce matin à la mairie de Compans, une vielle foto prise lors des vœux de l’ancien maire de Compans, M. Colling, début des années 2000, avec Copé (j’sais pas si c’est une bonne idée…).

Sur le fond, les choses étaient simples. Joël Marion a exposé que, depuis longtemps, et ce fut confirmé par Corinne Dupont, Compans et Mitry font de “l’interco informelle” depuis longtemps (ZAE commune “Mitry-Compans, syndicats, utilisation réciproque d’équipements…). Plusieurs hypothèses d’interco “réelle” avaient été étudiés ces dernières années, mais j’ai compris que, tant Compans que Mitry se trouvaient bien comme ça et n’éprouvaient pas le besoin de faire partie d’une interco. Cela a été confirmé par C. Dupont, (mais moi je le savais depuis longtemps…).

Toujours est-il qu’il y a le feu au lac car les échéances approchent: la loi de réforme des collectivités territoriales a été publiée le 17 décembre 2010 et l’État n’a guère tardé pour pondre une circulaire d’application, parue … 10 jours après (la consulter ici et la garder précieusement… ). Celle -ci précise la loi. Les préfets sont en train d’élaborer un nouveau SDCI (schéma départemental de coopération intercommunale), en concertation avec une nouvelle  CDCI (commission départementale de coopération intercommunale). Vous pourrez-voir ici un article intéressant à ce sujet. La loi prévoit que toutes les communes feront partie d’une interco (EPCI) et que les SDCI seront arrêtés au plus tard le 31 décembre 2011. Mais aussi que les périmètres des EPCI pourront être rationalisés et que seront supprimés les divers syndicats devenus obsolètes. Et dans tout ça, le préfet a quasiment pleins pouvoirs (jusqu’au 1er juin 2013) pour faire en sorte que l’esprit de la loi soit respecté (notamment s’opposer aux projets dits d’intercommunalité “défensive”).

Donc, après Mitry avant hier, c’est le Conseil municipal de Compans qui a décidé, hier soir

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Le Conseil municipal de Mitry-Mory va voter ce soir l’adhésion à la CC Plaine de France !

Cliquez sur l'image pour lire les explications de Corinne Dupont, maire de Mitry-Mory

Où regardait Mitry-Mory (77), une des rares villes du Grand Roissy à ne pas faire partie d’une interco ? Pas moyen, depuis longtemps,  de tirer les vers du nez à l’ancien maire, M. Bontoux, vice président (PCF) du Conseil général et pas moyen d’obtenir un RV avec Mme Dupont, qui lui a succédé. L’interco à Mitry, c’était “secret story”.

Y’avait bien la position des élus de la CC Plaine de France et singulièrement le conseiler général (PG) Bernard Corneille qui avaient évoqué il y déjà un bon moment de se fiancer avec Mitry-Mory. Mais on entendait plus rien, du moins pas grand choses depuis un certain temps.

Or il faut aller vite car en avril les préfets vont devoir intervenir si toutes les communes “isolées” n’ont pas rejoint une interco  (suite à la réforme des collectivités votés l’an dernier). Mitry pouvait, territorialement, “regarder” vers “Terres de France (Tremblay-Villepinte-Sevran) ou vers Villeparisis… Mais politiquement ça ne passait pas: pourtant de la même famille politique, Asensi n’a pas laissé que de bons souvenirs à Mitry…  Et il y a avait Plaine de de France qui avait l’avantage d’être acceptable à la fois  territorialement, (ce qui est bien vrai) et politiquement, (la majorité de Plaine de France est dominée par Romandel, ancien maire d’Othis, ancien conseiller régional apparenté communiste et aujourd’hui “simple” conseiller municipal d’Othis, délégué à l’intercommunalité et, j’en témoigne, véritable patron de la CC).

Et donc Mitry a fait son choix et réuni un conseil extraordinaire ce soir 20H30 avec comme ordre du jour : engagement du processus vers une adhésion de la Commune de Mitry-Mory à la CC Plaine de de France.

Que fera Compans ?

Une réaction du côté du Maire du Mesnil-Amelot, Alain Aubry (qui est vice président, mais UMP, de la la CC Plaine  de France), au tél toute à l’heure: “Je suis étonné, je n’ai appris cette nouvelle qu’hier soir. On aurait pu en parler en réunion de bureau, c’est la moindre des choses”.

Ce choix de Mitry rend la question de Compans toute d’actualité: où ira cette petite (mais riche) commune, dirigée depuis 2008 par Joël Marion (PCF) ?  Réponse  samedi matin, lors d’une conférence de presse annoncée par le maire…

EV

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Crise à la CA Terres de France: Gatignon tue le père !

Stéphane Gatignon, maire de Sevran, conseiller régional (foto parisbanlieueblog)

Roissymail suit mal en ce moment les affaires publiques en Seine-Saint-Denis et c’est bien dommage !  On avait bien entendu (Le Parisien 93 en avait parlé) des rumeurs de crises au sein de la CA Terres de France (Tremblay-Villepinte-Sevran) ou plutôt entre son président, le député maire de Tremblay François Asensi et le maire (ex PCF) de Sevran et conseiller régional (EELV).


Stephane Gatignon : portrait politique par EuropeEcologie

Si vous lisez la lettre que ce dernier a publiée sur son blog , on peut dire que ce fils de militant communiste a oublié la langue de bois! ” Écœurement, agressivité, population en otage, violence et haine…” voici quelques gentillesses adressées par le jeune maire de Sevran à l’encontre de son mentor, François Asensi, accusé de ne pas vouloir partager les ressources fiscales de la riche CA (en fait de la riche Tremblay).

Bagarre autour d’1 million d’euros

Waouh ! Je ne sais pas encore ce qui

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Asensi à RoissyMail : c’est le Grand Paris qui a précipité la création de Plaine de France

François Asensi, député, maire de Tremblay, président de la CA Plaine de France

On ne s’ennuie pas à RoissyMail. Vendredi après-midi on était dans les locaux de la toute nouvelle Communauté d’Agglomération Plaine de France (Tremblay Villepinte, Sevran) où nous attendait son président, François Asensi, pour une interview à paraitre dans le prochain RoissyMail Le Magazine (ce qui sera un évènement…!) .

Discussions intéressantes sur les sujets du moments, dominés par la place privilégiée de la nouvelle communauté (avec notamment la ZAC “Sud Roissy”) dans les débats sur le Grand Paris, en partenariat avec la CC Roissy Porte de France pour un “contrat de développement territorial” prévu par la loi sur le Grand paris, autour des futures gares.

Vous saurez tout dans le numéro 31 donc, mais d’ici là, sachez que ce sont justement les projets du Grand Paris qui ont accéléré la décision d’Asensi de créer la Communauté d’Agglomération. Et prenez le temps de voir la biographie de cet homme qui vient de quitter le Parti communiste (il s’explique aussi sur ça dans l’interview), maire de Tremblay, député (5 mandats si je compte bien) de la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis (Tremblay Sevran Villepinte), réélu brillamment aux dernières municipales et législatives.  C’est sur son blog, ici et c’est une tranche d’histoire…

EV

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Le nouveau site de Roissy Développement

L’agence de développement économique de la Communauté de communes Roissy Porte de France vient de se doter d’un nouveau site web.  A découvrir ici.”Roissy Dév” est présidée par Christian Nahon, maire de Villeron et animée par Agnès Coudray. Elle réuni de nombreux partenaire.

Le site va proposer l’inscription à une newsletter, qui  permettra de connaitre l’actualité économique de cette Communauté, dont le dynamisme est reconnu par tous, et depuis longtemps.

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La CAC est passée en Communauté d’agglomération

Le Président Grimbert

C’est fait depuis le 9 septembre, la Communauté de l’Agglomération Créilloise (CAC), qui était une Communauté de communes, s’est muée en Communauté d’Agglomération. Elle est toujours présidée par M. Grimbert (par ailleurs président de la nouvelle agence Sud Oise Développement).

Nous reviendrons sur cette CAC et ses voisines, sur le sud de l’Oise en général, que nous connaissons, il faut l’avouer, insuffisamment.

Ce territoire, en effet se situe aussi dans l’aire d’attraction du Grand Roissy. D’ici là, voyez le site de la CAC (pas très fonctionnel…).

Vous pourrez également voir ici l’article qu’a fait “Proxynews”, un site plutôt bien fait d’infos locale.

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Prochain numéro du magazine : dossier sur le PNR “Oise Pays-de-France”

La carte des PNR de la région (IAU). On voit bien "Oise Pays-de-France au Nord.

Le prochain magazine RoissyMail (n°31) est déj en préparation. Il fera son dossier principal sur la Parc Naturel régional “Oise-Pays de France“, à cheval sur le Val d’Oise et l’Oise . Vous pourrez bien le situer sur cette carte de l’IAU, qui montre l’ensemble des PNR de la région. On expliquera tout sur ce jeune parc: motivations, fonctionnement, contraintes environnementales… Le Parc est magnifique.  Si vous avez des témoignages, idées, tuyaux sur ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter.

Le magazine fera un autre dossier sur Air France Industrie, à partir du beau centre de maintenance “A 380” de Roissy, et un autre encore sur l’actualité des nouvelles ZAE, dieu sait si ça bouge de ce côté…

La campagne de pub est lancée: vous trouverez les tarifs ici et d’autres infos sur la pub .

Et on est là!

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Goussainville pourrait intégrer Roissy-Porte-de-France en 2011

Alain Louis, le maire (PS) de Goussainville, espère intégrer la communauté de communes de Roissy-Porte-de-France l'an prochain.

Les négociations entre Goussainville et la communauté de communes Roissy-Porte-de-France (CCRPF) sont bien engagées. L’intégration de la ville de l’est du Val-d’Oise pourrait même s’effectuer en 2011, à en croire son maire socialiste Alain Louis et le président (DVD) de l’intercommunalité, Patrick Renaud.

“Nous avons eu des échanges avec des représentants de la CCRPF et nous en sommes maintenant au stade de l’audit final. En septembre-octobre, nous commencerons à régler la question des domaines à partager avec la communauté de communes ou à lui céder”, a expliqué Alain Louis, jeudi après-midi, lors d’une conférence de presse pour présenter son bilan après un an de

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