Clément Malric, 28 ans, est le premier directeur du complexe Ibis de Gonesse, ouvert depuis le 1er avril

On était (revoir ici) à la pose de la première pierre de ce complexe hôtelier, en 2017. Eh bien il est ouvert depuis le 1er avril dernier. C’est en fait (j’aurai appris ce mot) un “combo”, c’est-à-dire, dans ce jargon anglo-saxon,  un ensemble de deux hôtels sur le même site. Et à Gonesse c’est un Ibis (80 chambres) et un Ibis Budget de 92 (enseignes du groupe Accor).

C’est Clément Malric (foto) qui est en le premier directeur. A 28 ans, il a déjà un beau parcours pro ! Tenez-vous bien :

– débute à 15 ans à au lycée hôtelier d’Occitanie (Toulouse)

– obtient son master en management de l’hôtellerie à l‘ESTHUA d’Angers

– stages en Espagne et Dubaï, suivis de 6 mois de travail en Argentine (Mendoza, cool car c’est un amoureux du vin…)

– entre en 2014 dans le groupe ACCOR au Novotel La Défense en tant que Yield manager

– 2015 : Yield manager à l’ex Pullman de CDG, au moment où cet hôtel mythique devient Mercure Paris CDG Convention

– 2017 : responsable hébergement au Novotel Saint Quentin en Yvelines

– 2019 donc :  directeur du “combo” de Gonesse.

une des chambres de l'IBIS

Je l’ai eu au téléphone plusieurs fois, en attendant d’aller le visiter (peut-être demain). Très sympa…  Voici ce qu’il m a dit sur son état d’esprit  :

  • Passionné par mon métier et la richesse que celui-ci apporte par l’échange avec les clients et les collaborateurs
  • Volonté de recentrer l’hôtellerie autour de l’humain
    • Déstandardiser les procèss
    • Recruter des personnalités et non des diplômes (Des gens empathiques, bienveillants, curieux, plutôt que des niveau d’études)
      • 90% des collaborateurs sont issus de la Communauté d’Agglomération de Roissy Pays de France  et ne sont pas issus de l’hôtellerie – Tous sont anciennement sans emploi ou personnalité du monde n’ayant jamais eu la chance d’obtenir un emploi stable en France.
      • Nous sommes extrêmement fier du métissage de cette équipe, chaque collaborateur apporte son expérience de vie, sa culture. Ceci créé une synergie au service des clients et un Melting Pot vivant dynamique, rafraichissant.
  • Je reste persuadé que l’hôtellerie de demain se veut humaine avant tout et ouverte sur son environnement. Nos portes sont ouvertes à nos voisins, nous souhaitons qu’il s’approprie ce lieu de vie et de détente.
Ah “l’humain”, la “fierté”… ! On lui souhaite la bienvenue et… une bonne chance avec ses 16 employés.  EV

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Nicolas Pavil, dans Le Parisien, a defendu clairement le futur Terminal 4

cliquez pour voir l'interview

C’est ballot… Moi qui suis abonné au Parisien (et a ses éditions départementales), j’avais zappé cette ITW (parue le  11 février) de Nicolas Pavil. Il est directeur général adjoint des services en charge de la stratégie à la communauté d’agglomération Roissy-Pays de France. Dans cette interview, il soutient, sans langue de bois, le projet de construction du Terminal 4 à CDG.  Je vous en recommande vivement la lecture (et, ne ratez pas la fin où il a cette excellente phrase sur les opposants au projet (en gros mes P’tits Loup): Ce sont les mêmes qui expliquent que faire des routes ça ne sert à rien, que faire Europacity ça ne sert à rien, que rien ne sert à rien.

Juste une remarque : cette ITW tranche un peu, selon moi, par sa clarté, par rapport à la résolution adoptée à ce sujet par le Conseil de la CA…(revoir ici). EV

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Que va-t-il se passer ? Hypothèse sur la future majorité de la nouvelle CA. Le référé-suspension est rédigé

Le feuilleton continue, s’agissant de la formation de la future CA “Roissy Pays de France“. Le référé-suspension administratif (voir ici la procédure) a été décidé par les communes de la CC Plaines et Monts de France (PMF). Vous pourrez  voir ici la version (voir ci-dessous) que l’on s’est procurée . Un document de 32 pages, rédigé par le cabinet d’avocat lyonnais “Petit & Associés”. Selon nos informations, il n’était encore déposé ce jour (à 15h35) au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

NB: avant d’écrire cet article, j’avais cherché à joindre (hier vers 14H30) le cabinet d’avocat en question. Personne ne m’a rappelé. Du coup j’ai appelé le tribunal administratif de Cergy, qui m’a confirmé que le recours n’était pas encore déposé.  Le cabinet d’avocat (singulièrement Maître Guillaume Dumas, qui s’occupe du dossier) m’a appelé ce matin, non suite à mon message laissé hier, mais suite à un appel de ses clients (B.Rigault, on imagine). Et m’a demandé de bien vouloir retirer le lien vers ledit recours, “pour des raisons de confidentialité”. Ce qui m’a fait franchement rire, quand on sait que ledit texte avait été envoyé par la CC PMF aux maires concernés, par mail, et que le texte avait circulé partout… Bon, je retire le lien pour être agréable, non à celui qui a appelé le cabinet, mais à celui-ci, spécialisé en droit administratif sur les questions d’intercommunalité (voir ici). Cela dit, ce n’est pas une démonstration de force juridique de la part de M. Rigault et augure peut-être des suites de ce recours… (ce 18/11, 16H10)

Une fois qu’il sera déposé, s’il est accepté (il devrait l’être) le juge fixera la date de l’audience (contradictoire) et l’ordonnance de jugement est rendu en général 15 jours après le dépôt.  Le jugement n’est pas susceptible d’appel, mais un recours peut-être porté devant le Conseil d’Etat, qui doit rendre un jugement “rapide” dans ce cas. Par ailleurs, la CC PMF se réserve le droit (elle l’a annoncé) de poser une question prioritaire de constitutionnalité.

Un communiqué de la CA Roissy Porte de France publié hier

A voir ici . Un extrait : C’est donc avec satisfaction que les élus de Roissy Porte de France accueillent cette fusion-extension, au nom de la solidarité naturelle des communes de Seine-et-Marne et du Val d’Oise, mais aussi parce que ce pôle de développement pleinement ouvert sur le monde est un atout pour la France et nécessite une gouvernance pertinente sur un territoire cohérent. Patrick RENAUD, Président de la Communauté d’Agglomération Roissy Porte de France qui a depuis toujours défendu l’idée d’une unité des territoires du Grand Roissy indique que “le périmètre défini par l’Etat n’est pas idéal car il coupe en deux l’aéroport de Paris-CDG en rattachant les communes de Seine-Saint-Denis à la Métropole du Grand Paris et n’a pas pris en compte la totalité de l’actuelle Communauté de Communes Plaines et Monts de France, mais nous sommes satisfaits car c’est une très grande avancée pour que les élus travaillent ensemble sur des politiques publiques concertées en partageant les ressources.” Il invite les élus des communes ayant émis un avis défavorable sur cette fusion-extension à “se joindre aux réflexions qui vont s’ouvrir autour de la rédaction des futurs statuts et de la définition de l’intérêt communautaire pour garantir la réussite et l’ambition des projets intercommunaux à mettre en œuvre au service des habitants et des entreprises”. Quant aux recours juridiques qui seront portés par certains opposants, Patrick RENAUD précise que “nous prendrons acte des décisions des juges en temps voulu“.

105 conseillers communautaires pour la nouvelle CA. Patrick Renaud président par intérim

Si le référé-suspension aboutit, il y aura jugement au fond (durée :entre 1 et 3 ans…) et dans ce cas, la CA ne verra pas le jour le 1er janvier 2016. S’il n’aboutit pas, elle verra le jour. Le siège de ” Roissy Pays de-France” a été fixé dans l’actuel siège de Roissy Porte de France (à Roissy Village) et c’est Patrick Renaud (DVD), son président, qui en sera le “président par intérim” car c’est le plus âgé. Il devra organiser le premier conseil communautaire (le 29 janvier, normalement) ainsi qu’animer d’ici là les réunions préparatoires.

Il y aura autour (ce chiffre pourra évoluer à la marge) de 105 conseillers communautaires. Vous pourrez voir ici  la répartition des sièges commune par commune ici. Le nombre de sièges, fixé par la loi, dépend du nombre d’habitants . Ainsi Sarcelles a la plus grande représentation (16 sièges), mais les communes de moins 7000 habitants (29, comme Roissy-en-France notamment, n’auront qu’un seul siège). 15  vice-présidents seulement sont prévus.

Quelle sera la majorité? Qui sera président?

Sur le papier, une bonne majorité des conseillers est à droite (ou divers droite). Mais les choses ne sont pas si simples, car certains à droite (comme le maire de Garges, 11 conseillers) sont contre la nouvelle interco.  A ce jour, à part Patrick Renaud, dont il n’est un secret pour personne qu’il briguera la présidence, il n’y a pas d’autres candidats déclarés. Didier Vaillant, président de la CA Val de France (et opposant de gauche à la nouvelle CA) ne manifeste guère de volonté. Il devrait se décider courant décembre, dit-on de bonne source. EV

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“Grand Roissy”: le préfet accepte l’intégration des 37 communes de la CC PMF. Rigault au pied du mur…

Didier Vaillant et Bernard Rigault, main dans la main (enfin...presque, parce que ça va pas durer), à la sortie de la réunion (foto piquée sur la vidéo VO TV ci-dessous)

Le préfet de région avait donc organisé, jeudi dernier, une réunion de “concertation” avec des élus membres de la CRCI concernés par le projet de fusion des interco nommé “Grand” Roissy. Comme on pouvait s’y attendre, aucune fumée blanche ne s’est échappée de ce colloque à huis clos tenu pendant deux heures à la préfecture de Région (Paris 15), chacun restant, visiblement (mais les choses sont plus compliquées que ça) sur ces positions.

Mais il y a du nouveau : le préfet de Région a évoqué la possibilité (maintes fois évoquée, mais jamais officiellement) pour l’ensemble de la CC Plaines et Monts de France (PMF) de faire partie de la fusion (et non les seules 17 communes retenues dès le début). De plus, le préfet aurait rassuré la CC PMF sur les compétences futures, notamment la petite enfance, “cheval de bataille” de Bernard Rigault. Malgré cela, les représentants de la CC, Bernard Rigault en tête, n’ont pas bougé.

Une preuve (s’il en fallait) de la mauvaise foi (et de la mauvaise fois aussi, finalement) de Bernard Rigault

Le vaillant sire Rigault

Le préfet, a-t-on appris de plusieurs sources, devrait prendre une décision ce lundi. L’inclusion de l’ensemble de la CC PMF dans le nouvel ensemble permettrait d’échapper à son démantèlement et à ce que les 20 communes non retenues ne sombrent en déshérence. Où pourraient t-elles aller, dans le cadre de la loi? Rester seules à 20? Se regrouper avec la petite voisine CC de Saint-Soupplets ? Rejoindre la CA du Pays de Meaux ?

Il était délicieux d’entendre, à la sortie de la réunion (voir la vidéo de VO News ci-dessous), Bernard Rigault, président de PMF déclarer, sur les propositions du préfet: “on aurait pu en discuter il y a un an et demi, pour dire: on va en parler, on va faire les études, on va rechercher, voir si c’est une piste intéressante. Mais ce n’est pas à deux mois de l’application (1er janvier 2016), que l’on dit bon, ben c’est applicable. Parce qu’on ira dans l’mur. On l’a dit et redit…”.

Elle est pas mal, celle-là. Il faut se souvenir, pour ceux qui suivent le feuilleton, que Bernard Rigault a entrainé beaucoup d’élus de la CC (surtout les vice-présidents, revoir ici) dans la politique de la chaise vide (revoir ici).Il fallait, au moins en interne, étudier un plan B.

Or, Bernard Rigault ne peut pas dire maintenant qu’il “ne savait pas”. Yves Albarello, maire de Clayes-Soilly et député du secteur (et qui voit un peu plus loin que le bout de son nez…) , l’avait même averti de la situation d’aujourd’hui (revoir ici) dans une lettre de mai 2015, la revoir ici) ) lui demandant de faire faire une étude d’impact sur la fusion avec l’ensemble des 37 communes.  Mais Rigault n’a pas voulu la faire, c’est tout, car la seule volonté qu’il a c’est de rester président, quitte à entrainer les “20 communes” dans sa perte. Les maires concernés apprécieront le moment venu.

Quand au “sinon on va dans l’mur” (genre j’ vais faire un malheur) ce n’est même pas un chantage : si Rigault refuse de siéger  dans la future CA, personne, y compris dans “son camp”, n’en pleurera. Mais je peux vous dire que nombre de “ses” vice-présidents sont prêts à y’aller…

Que va décider le préfet, et sous quelle forme ?

On ne sait pas… Mais une chose est sûre, c’est que la fusion se fera. Il vaut mieux que ça soit avec les 37 communes, qui ont toutes à y gagner, les 20 ayant tout à perdre, d’une manière ou d’une autre (le Grand Roissy est riche), si c’est le cas contraire. Faudra pas venir pleurer et, le moment venu, il faudra, au-delà de Rigault, situer les responsabilités des (rares) activistes qui auront été à ses côtés dans la loose : ça sera un plaisir.

Quant à Didier Vaillant, président (PS) de la CA Val de France, il veut lui aussi rester président de son marigot, ou d’une seule union dans le 95, avec Roissy Portes de France, où il pourra toujours espérer en être le président. Après la déroute annoncée du PS aux régionales, ça sera toujours bon à prendre… En attendant, il prône toujours, comme Rigault,  le sempiternel “pôle métropolitain”… Pathétique…

Et on verra ce que donne le recours en justice de la CC PMF, toujours annoncé, jamais publié… EV

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Roissy Porte de France : la réponse du berger à la bergère !

La dernière CRCI (19 octobre). Foto piquée sur le FB de M. Margaté

La CA Roissy Porte de France a adopté, au cours de son dernier Conseil (qui s’est tenu le 23 octobre, presque entièrement consacré à ce point) ue  délibération que l’on pourra qualifier de ferme, s’agissant du schéma régional de coopération intercommunal. Une dernière réunion de la CRCI, comme nous l’avions annoncé, s’est tenue le 19 octobre. Dans le compte rendu (à voir ici), le préfet de région a prévu des réunir tous les élus concernés de la CRCI concernant le projet de fusion des CA Roissy Porte de France, Val de de France (95) et d’une partie de la CC Plaines et Monts de France (77) le 29 octobre. Réunion “informelle”…  C’est dans cette optique qu’il faut replacer la délibération de Roissy Porte de France (adoptée à l’unanimité) qui insiste (et c’est une réponse à la lettre de certains élus de Val de France, revoir ici) : il ne veulent pas d’une fusion sans la Seine-et-Marne de même que de l’idée d’un “pôle métropolitain” (prôné par Val de France et la CC PMF) qui serait une “strate supplémentaire”.

Voyez la délib’ ici.

Que va t-il se passer le 29 ? A mon avis pas grand chose, sauf miracle et que la raison l’entende. C’est la dernière chance (et encore) pour que les élus de Plaines et Monts de France puissent éviter le démantèlement. EV

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“A Park” (Le Thillay): une délégation s’est rendue en Chine pour signer un protocole d’accord

debouts: G. Delhalt et P. Renaud. Et MM. Xavier Lefevre, Du Hao, Anthony Bechu

On vous en avait parlé en détail (revoir ici) , la future zone d’activité A Park”, à Le Thillay (95, membre de la CA Roissy Porte de France, est en phase de commercialisation. Les  promoteurs (aménageurs, commercialisateurs, architectes, élus) n’ont pas perdu de temps. Ils sont allés début juillet à Pékin pour signer un protocole d’accord avec un investisseur chinois “Cybernaut”, représenté par M. Du Hao (foto). Il s’agit de développer un “sino-european innovation center”. Voyez le communiqué publié par la CA et Roissy Développement (son agence de développement économique), pour en savoir (un peu) plus.

On espère que ça va marcher cette fois (un “protocole” avait déjà été signé, à Roissy, voici quelques années avec d’autres Chinois (ils adorent signer des protocoles les Chinois…). Une autre chose me fait sourire, c’est la mention, dans le communiqué, de la proximité d’A Park avec la “connexion” d’Eurocarex, dont tout un chacun sait que ce projet est complètement dans les choux.  EV

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Une nouvelle exposition au musée ARCHEA

voyez le dossier de presse, qui détaille bien l'expo

Le musée intercommunal ARCHEA (Louvres, 95), accueille en ce moment une nouvelle exposition sur la préhistoire (jusqu’au 1er novembre).

Le thème est très intéressant car, comme le souligne à raison le titre de l’expo, la définition même de la préhistoire est encore mal connu. Je le sais parce que j’ai souvent posé la question, depuis des années, autour de moi.

J’irai faire un tour à l’expo et vous dirai ce que j’en pense. Et je conseille à tous ceux qui ne connaissent pas encore ce musée magnifique, ouvert en 2010 (revoir ici) de profiter de cette expo pour le visiter. En plus c’est à Louvres : c’est cool !

Allez, franchement, vous la savez, vous, la définition de la préhistoire? (voir ici, mais sans tricher!)

EV

PS: pour ceux qui me trouveraient “professoral”, je leur rappelle (ou leur apprends) que j’ai passé ma licence d’Histoire en 1978 à Paris 1 Sorbonne (la vraie Sorbonne…). Non, mais, euh !

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Le Conseil de la CA Roissy Porte de France a validé le schéma du préfet. Excellente interview du Président Renaud

La carte de la future "grande interco" (le .. petit Roissy). Cliquez pour la voir en grand

Dans le long feuilleton de la refonte des intercommunalités en région parisienne, une étape vient d’être franchie. Fin mai, les préfets des département 77 et 95 ont validé le schéma du préfet de région. Donc pour nous le regroupement de Val  de France, Roissy Porte de France et 17 communes de Plaines et Monts de France (77). Le 4 juin le conseil communautaire de Roissy Porte de France (RPDF) a à son tour validé ce schéma à l’unanimité, tout en regrettant la scission de Plaines et Monts de France et l’absence des communes concernées de Seine-Saint-Denis. RPDF a publié avant-hier une interview de son président, Patrick Renaud. Je la retranscrit ici car tout est dit et bien détaillé. Vous pouvez aussi la récupérer en PDF ici (avec des annexes utiles). Personnellement, je trouve cette interview excellente et je soutiens les propos du Président Renaud à 100%.

A noter que l’association des collectivités du Grand Roissy a tenu son AG lundi dernier. Le président Rigault, bien sur, à boycotté, mais le maire de Compans, Joël Marion (trésorier de l’assoc) était là, ainsi que sa collègue et voisine la nouvelle maire de Mitry Charlotte Blandiot Faride (ce qui est bon signe) et le député Albarello étaient là. Bonne nouvelle, le nouveau maire de Livry-Gargan (93)  Pierre-Yves MARTIN était là aussi et sa ville va (ou a) adhérer à l’association.

On va voir ce que fera la CC Plaines et Monts de France, opposée au texte et surtout, il sera intéressant de savoir que sera le vote de Val de France. Le premier vote en décembre 2014 (j’y étais) avait été un grand moment de rigolade ! (revoir à tout prix ici).

A noter que la majorité (droite) du Sénat a voté récemment un report de la création de la future  Métropole du Grand Paris, prévue par le gouvernement au 1er janvier 2016. Nul doute que l’Assemblé nationale va corriger le texte du Sénat. Mais, moi, il y a une petite voix qui me dit que la Métropole ne se fera pas in fine, du moins dans sa configuration actuelle (c’est un gros bazar, et peu de personnes, à part quelques spécialistes -et eoncore’, comprennent tout…) ne se fera pas avant les présidentielles de 2017. On va bien voir… EV

Voici le texte publié par RPDF:

Les raisons du « OUI » de la Communauté d’Agglomération
Roissy Porte de France au regroupement
des intercommunalités du Grand Roissy en janvier 2016

Si le “Grand Roissy” est une réalité territoriale en tant que bassin de vie et d’emplois, ce n’est pas à ce jour une réalité administrative et juridique. La Loi MAPTAM* promulguée en 2014 change la donne, avec dès 2016 un regroupement d’une partie des intercommunalités et communes qui composent le “Grand Roissy” au sein d’une grande intercommunalité. Une opportunité à saisir selon Patrick RENAUD, Président de Roissy Porte de France et ardent promoteur d’un “Grand Roissy” cohérent et solidaire, à l’écoute des besoins des habitants et des entreprises du territoire.

Rencontre avec Patrick Renaud, Président de Roissy Porte de France

Pouvez-vous nous rappeler le contexte territorial actuel ?

Patrick Renaud

Depuis de nombreuses années, l’idée de constituer un seul territoire dit du « Grand Roissy » est partagée par les élus de tous bords, de toutes les communes et intercommunalités du secteur. Là où les avis divergent, c’est sur le calendrier et la méthode. Sur ces deux points, l’État a décidé de « prendre la main » avec la promulgation de la loi MAPTAM* qui prévoit au 1er janvier 2016 la création de la Métropole du Grand Paris (MGP) composée de 125 communes et 6,5 millions d’habitants situés dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et le regroupement en grande couronne d’intercommunalités qui doivent compter au moins 200 000 habitants. C’est le cas de notre Communauté d’agglomération qui est composée en 2015 de 88 000 habitants pour 19 communes. Le projet de regroupements intercommunaux futurs est retranscrit dans le « Schéma Régional de Coopération Intercommunale » (SRCI) qui a été arrêté par le Préfet de Région le 4 mars 2015. Pour l’est du Val d’Oise et le nord de la Seine-et-Marne, les Préfets des Départements ont confirmé ce schéma fin mai 2015 pour une mise en œuvre en janvier 2016.

Que prévoit le Schéma Régional de Coopération Intercommunale (SRCI ) proposé par l’État ?

Le SRCI prévoit la fusion de la Communauté d’Agglomération Val de France (Arnouville, Bonneuil-en-France, Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel – 168 610 habitants) et de la Communauté d’Agglomération Roissy Porte France (Bouqueval, Ecouen, Chennevières-lès-Louvres, Epiais-lès-Louvres, Fontenay-en-Parisis, Fosses, Goussainville, Le Mesnil-Aubry, Le Plessis-Gassot, Le Thillay, Louvres, Marly-la-Ville, Puiseux-en-France, Roissy-en-France, Saint-Witz, Survilliers, Vaud’Herland, Vémars et Villeron – 87 867 habitants) et l’extension de ce périmètre à 17 communes de la Communauté de Communes Plaines et Monts de France (Claye-Souilly, Compans, Dammartin-en-Goële, Gressy , Juilly, Le Mesnil-Amelot, Longperrier, Mauregard, Mitry-Mory, Moussy-le-Neuf, Moussy-le-Vieux, Othis, Rouvres, Saint-Mard, Thieux, Villeneuve-sous-Dammartin et Villeparisis – 89 511 habitants), soit 42 communes et près de 346 000 habitants. La Communauté d’Agglomération Roissy Porte de France est située entre Val de France et Plaines et Monts de France.

Vingt autres communes de la Communauté de Communes Plaines et Monts de France représentant 24 000 habitants ne sont pas prévues dans le regroupement (Annet-sur-Marne, Charmentray, Charny, Cuisy, Fresnes-sur-Marne, Iverny, Le Pin, Le Plessis-aux-Bois, Le Plessis-l’Évêque, Marchémoret, Messy, Montgéen-Goële, Nantouillet, Oissery, Précy-sur-Marne, Saint-Mesmes, Saint-Pathus, Villeroy, Villevaudé et Vinantes).

Quel est le point de vue des élus de RoissyPorte de France sur ce regroupement ?

Je rappelle que c’est l’État qui a décidé de ce projet de regroupement, qui n’est, pour les élus de Roissy Porte de France, qu’un projet partiel. Nous souhaitions avoir du temps, celui du mandat municipal et intercommunal 2014-2020, pour réfléchir avec nos voisins sur les modalités d’un rapprochement voire d’un regroupement élargi dans l’avenir. Cependant, l’État a accéléré lecalendrier et nous avons jugé qu’il était plus pertinent de prendre le train en marche plutôt que de le regarder passer.

Les élus de Roissy Porte de France ont pensé qu’il était préférable d’accepter l’idée de l’État de construire l’intercommunalité du Grand Roissy dès 2016 plutôt que le dessein se fasse sans les élus locaux, avec une mainmise plus forte de l’État, de la Région ou de la Métropole du Grand Paris. Il nous a semblé pertinent d’additionner les forces de la Seine-et-Marne et du Val d’Oise pour développer ensemble ce territoire d’exception en partageant les ressources financières issues du développement économique mais aussi les problématiques communes liées à l’aménagement, de l’espace, les transports, le logement, l’emploi et la formation, l’environnement, les équipements publics etc.

En parallèle, la Métropole du Grand Paris sera un territoire très vaste, l’idée du Grand Roissy est de peser dans les discussions et de garder son indépendance.

Ainsi, à l’unanimité, le conseil de communauté de Roissy Porte de France qui est composé des Maires et de Conseillers municipaux et la quasi-totalité des conseils municipaux ont émis un avis favorable à l’automne 2014 sur ce regroupement, dans la mesure où il y a une cohérence du territoire autour de l’Aéroport Roissy-Charles de Gaulle, bassin de vie et d’emplois. Nous avions cependant bien souligné deux difficultés : la scission de la Communauté de Communes Plaines et Monts de France et l’intégration de nos voisins de Seine-Saint-Denis au sein de la Métropole du Grand Paris, par exemple, Tremblay-en-France, Villepinte et Aulnay-sous-Bois.

Quel est désormais le calendrier prévu ?

Le 4 juin 2015, le conseil de communauté a à nouveau délibéré à l’unanimité en faveur du schéma proposant un périmètre pour la future intercommunalité du Grand Roissy avec 42 communes du Val d’Oise et de Seine-et-Marne, les communes ont ou vont également délibérer courant juin. L’acceptation par les élus municipaux et intercommunaux de ce périmètre est assorti de règles de majorité complexes ; en cas de désaccord, une nouvelle phase de concertation serait organisée par les services de l’État pour une mise en place maintenue au 1er janvier 2016.

Quels sont les enjeux liés à ce regroupement ?

Les enjeux sont multiples et à différentes échelles. Le territoire de Roissy est stratégique à l’échelle de la France : l’aéroport international de Roissy-CDG et ses activités connexes ont vocation à se développer avec de la création d’emplois. Notre pays est en forte concurrence avec les plateformes aéroportuaires européennes, des pays du Golfe et de l’Asie, le développement de Roissy et ses alentours permet le maintien d’une compétitivité internationale.

A l’échelle plus locale, plus nous serons unis dans un grand territoire cohérent et solidaire, plus nous serons en capacité de maîtriser les retombées financières liées à l’activité économique. Sans coopération entre les acteurs locaux, y compris les entreprises, le risque est que les communes les plus aisées soient « happées » par la Métropole du Grand Paris, laissant les autres communes sans ressource.

La commune de Roissy-en-France où je suis élu depuis 1983 a été l’une des premières en France à partager avec les communes voisines ses ressources et les retombées du développement économique lié à l’aéroport. Cette solidarité intercommunale des communes disposant de ressources envers les communes moins dotées est le socle de notre coopération intercommunale.

Quel sera l’impact de ce regroupement pour les habitants ? Certains prétendent que le regroupement à près de 346 000 habitants entraînera une perte de services publics et une hausse de la fiscalité…

C’est en effet l’un des arguments des communes de Seine-et-Marne qui sont opposées au regroupement dans la future intercommunalité du Grand Roissy. Je rappelle que notre Communauté a toujours milité pour que les 37 communes de la CCPMF nous rejoignent en totalité, pour renforcer l’équilibre rural/urbain et la solidarité du territoire. Lors de la phase de concertation avec l’État, les élus Seine-et-Marnais ont montré fermement leur opposition à la scission de la CCPMF mais sans proposer d’alternative, le schéma a donc été adopté avec l’intégration de seulement 17 communes de Seine-et-Marne.

Sur la question des services publics mais plus globalement des compétences, à savoir le « qui fera quoi à quel niveau », les discussions peuvent être engagées avec nos voisins, à condition qu’ils acceptent le débat.

Ce qui est envisageable, c’est le maintien voire le développement de certaines actions sur certains territoires. Je prends l’exemple de notre police intercommunale : en 2015 sur 19 communes de Roissy Porte de France, seules 13 communes adhèrent au service. De ce fait, rien ne s’oppose à ce que la petite enfance dans la Seine-et-Marne reste communautaire sous forme de mutualisation.

Sur la fiscalité ménages et entreprises, une harmonisation et un lissage dans le temps seront bien entendu nécessaires, mais cela a été le cas pour toutes les communes qui ont intégré l’une des trois intercommunalités concernées.

D’autres pensent qu’un combat politicien ou des tensions grandes villes contre villages risquent de s’opérer…

A Roissy Porte de France, nous travaillons ensemble depuis plus de 20 ans pour le développement de notre territoire, avec la préoccupation quotidienne de l’équilibre entre ruralité/péri-urbain et urbain. Nous avons l’expérience d’une entente entre les Maires et élus de tous bords politiques et issus de communes de tailles très variées. Un des piliers de l’organisation de Roissy Porte de France est de ne pas intervenir dans la vie communale et de ne pas imposer des projets intercommunaux dans une commune qui n’y serait favorable. C’est ce mode de travail dans le consensus que nous défendrons dans l’intercommunalité de demain.

Avec nos voisins du Val d’Oise, de la Seine-et-Marne et de la Seine-Saint Denis, nous avons déjà initié des coopérations intercommunales, avec notamment l’Association des Collectivités du Grand Roissy (ACGR) dont l’objectif est de réfléchir à un document de planification et d’urbanisme commun à l’échelle du Grand Roissy. Il faut continuer d’avancer tous ensemble, quel que soit le découpage territorial. Il nous semble que ce territoire, qui est celui qui se développe le plus en France, mérite mieux que des guerres intestines.

Que souhaiteriez-vous dire en conclusion ?

La Loi s’appliquera à tous et la date butoir de mise en œuvre du nouveau périmètre du 1er janvier 2016 approche. Je tiens à dire que les élus et les personnels des trois intercommunalités ont l’expertise des dossiers complexes, la fusion/extension est certes compliquée mais le dialogue sera la condition de la réussite. Les choses iront dans le bon sens si on arrête de se tourner le dos et de rester chacun de son côté. Les questions demeurent sur la gouvernance, les compétences, les personnels, les finances, la fiscalité et j’espère que les discussions vont enfin débuter avec nos voisins, dans un climat apaisé. La future communauté sera celle que nous construirons ensemble dans le souci de l’intérêt général.

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Prologis accueille le groupe SMCP sur son site de Vémars

le site qu'a choisi SMCP (foto L. Molinier)

Le groupe de prêt-à-porter SMCP (déjà présent à Marly-la-Ville 95) a choisi le site de Prologis à Vémars (95) pour implanter son nouveau centre logistique sur plus de 18 000 M2. Ce centre aura vocation à travailler pour l’export, vers l’Asie. Voyez le communiqué de Prologis ici et ce qu’en dit l’article de Bruno Mouly sur wk logisitique . SMCP , créé en 1984 est un groupe intéressant et… qui embauche ! Voyez ce qu’en dit wikipedia. EV

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