La Chambre régionale des Comptes met en cause le SEAPFA

cliquez pour voir le rapport...

Dans un gros rapport (110 pages) , la Chambre régionale des comptes (CRC) a passé au crible la gestion du syndicat mixte SEAPFA depuis 2012. Un rapport qui date de mai dernier, mais qui a n’été rendu public que récemment.

Le syndicat d’équipement et d’aménagement des pays de France et de l’Aulnoye (SEAPFA) été créé en 1971 par les communes d’Aulnay-sous-Bois, du Blanc-Mesnil, de
Tremblay-Lès-Gonesse, devenue Tremblay-en-France en 1989, de Sevran et de Villepinte afin « d’étudier les problèmes d’équipement et d’aménagement qui se posent à l’ensemble de ces communes (…), de réaliser ou faire réaliser et éventuellement de gérer ou faire gérer les équipements et aménagements décidés et les services créés (…) »,
rappelle la CRC.
François Asensi, maire (ex PCF) de Tremblay, en avait été président de 1995 à 2014. Depuis cette date, c’est Bruno Beschizza, maire (LR) d’Aulnay-sous-Bois et président de l’EPT Terres d’Envol qui le préside.

En gros, si on lit entre les lignes, la CRC considère, sans le dire expressément, que ce syndicat devrait se dissoudre, compte-tenu qu’il existe désormais l’EPT Terres d’Envol.

Ce qui ne passe pas très bien, surtout du côté de Tremblay. Dans sa réponse (page 106) au rapport de la CRC, François Asensi  n’est visiblement pas très content. Et, selon mes informations on reproche, du côté de Tremblay  à la Cour une approche “politique” plus qu’autre chose en suggérant la dissolution du SEAPFA (que la ville de Drancy souhaite d’ailleurs). Rien ne devrait bouger cependant, tant que l’organisation de la Métropole ne sera fixée (ça traine…) EV

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Rapport 9.3 : Philippe Dallier a écrit une lettre “cash” au Président de la République. Union (presque) sacrée des parlementaires

voyez l'intervention de Philippe Dallier au Sénat (et la réponse du ministre de l'intérieur)

Le rapport rendu par les députés Cornut-Gentille (LR) et Kokouendo (LAREM) continue ses effets. Cette fois, c’est le sénateur (LR) de Seine-Saint-Denis  Philippe Dallier (depuis 2004) qui a réagit. Il connait bien la Seine-Saint-Denis (où il est né et a été maire des Pavillons-sous-Bois pendant 22 ans, voyez ce wikipedia ).  Il a interpelé le ministre de l’Intérieur au Sénat le 7 juin. Et a envoyé une lettre au Président de la République que vous pourrez lire ici en PDF et un article à son sujet sur le site du Sénat, article qui parle d’une “lettre au vitriol” !

Très fâché ! Et dénonce (entre autres) “l’entrisme des islamistes radicaux”

La lettre est effectivement vraiment … forte. Mais je comprends ce sénateur, qui est un homme actif, intelligent (je le suis de loin depuis des années) et qui ne fait pas de caprices. Quelques extraits :

Vous avoir entendu qualifier Jean-Louis Borloo de « mâle blanc », disqualifiant ainsi son travail et celui de toutes celles et ceux qui y ont contribué, ce fût mon cas, a été un choc. Comment avez-vous pu utiliser ces mots-là ? Pour plaire à qui ? Que signifient-ils dans la bouche du Président de la République ? (bon, c vrai, moi aussi j’ai rien compris dans cette expression “mâle blanc”. Si quelqu’un peut expliquer…)

Comment ne pas voir, non pas la faillite de notre modèle d’intégration en tant que tel, mais son incapacité à donner les résultats attendus à l’échelle d’un département qui n’en finit plus d’accueillir toute la misère du monde. Si nous n’y prenons garde, dans moins de 20 ans, ce département sera un immense ghetto ethnique de deux millions d’habitants où ne vivront plus que ceux qui ne peuvent faire autrement ou ceux qui viendront y chercher un modèle communautariste conforme à leurs aspirations qui aura supplanté notre modèle républicain.

Il y a environ dix ans, le Préfet m’avait dit : « En Seine-Saint-Denis, il y a 500.000 Français dont les parents sont Français, 500.000 Français dont les parents sont étrangers, 500.000 étrangers et… 300.000 clandestins ». Dix ans plus tard, qu’en est-il ? Le rapport Cornut-Gentille/Kokouendo valide l’estimation de 300 à 400.000 clandestins qui, à l’époque, m’apparaissait énorme.

Puis, juste après :

Dans ces conditions, l’entrisme des islamistes radicaux dans nos associations, lorsqu’ils ne créent pas les leurs, se fait lentement mais sûrement et partout. Il y a trois ans, aux Pavillons-sous-Bois, on m’a amené des photos de jeunes adultes en train de prier sur le terrain de football, au vu et au su de tout le monde, dans le silence gêné pour ne pas dire plus des éducateurs sportifs. Alors que nous peinons déjà à trouver des bénévoles dans nos associations, par qui les remplacerons-nous lorsque, découragés, ils abandonneront ? Avec quels moyens ? Si nous n’encadrons pas les jeunes mieux que nous ne le faisons, la partie est perdue.

Et tout à l’avenant... Il aurait pu aussi (ce dont personne ne parle), rappeler qu’en Seine-Saint-Denis (mais ailleurs aussi) beaucoup de municipalités, (communistes la plupart du temps, mais aussi PS) ont fait en sorte que soient construits d’innombrables HLM pour des raisons électorales. C’est le début des “ghettos” que certains (Manuel  Valls notamment) , d’une manière hypocrite à mes yeux, dénoncent maintenant. Le problème, c’est que, petit à petit, dans ces HLM, les ouvriers qui votaient communistes ont été remplacés par des populations immigrées de fraiche date.

Un bon exemple est la ville de La Courneuve. Je m’en souviens bien, voici quelques années (c’était avant internet), j’avais repris contact avec une ancienne camarade. On avait été, bien avant, aux Jeunesses communistes ensemble, en province. Elle était la fille du secrétaire fédéral du PCF (un type super, que j’ai beaucoup aimé). Suite à son mariage, elle avait déménagé à La Courneuve et habitait dans une des grandes cités HLM de la ville. Elle m’avait envoyé une lettre dans laquelle elle m’avait notamment expliqué que, les classes primaires étant composées principalement d’élèves non ou peu francophones, l’enseignement ne pouvait pas dérouler normalement. Elle qu’elle avait dû mettre ses enfants dans une école privée. “Tu te rends compte, m’avait-elle écrit, moi, la fille de mon père, mettre mes enfants dans le privé ! “. Et la petite famille a finalement déménagé dans une petite ville du Val d’Oise, non loin de Roissy…

“Mâles blancs juifs”

Dans sa lettre, Philippe Dallier ne dit pas autre chose : Quant aux volets éducatifs familial et socio-éducatif, comment ne pas comprendre que le communautarisme se propage d’autant mieux dans un environnement de plus en plus « racisé » selon l’expression à la mode chez les indigènes de la République que vous avez malheureusement labellisée en reprenant les termes de « mâle blanc ». En Seine-Saint-Denis, beaucoup de « mâles blancs » disent vouloir quitter ce département, dès qu’ils en auront les moyens ou au moment de la retraite pour ceux qui travaillent. Mais c’est aussi le cas de nombre de familles « non blanches » qui n’en peuvent plus de vivre dans des quartiers où elles n’ont plus la liberté de vivre comme elles le souhaitent, où elles craignent pour leurs enfants. Quant aux « mâles blancs juifs » voilà longtemps qu’ils ont déserté, pour la sécurité de leur famille, la plupart des communes du département où l’antisémitisme se banalise.

15 parlementaires du département demandent à être reçus par le Premier ministre

Dans un communiqué (à lire en cliquant ci-dessous) 15 parlementaires de toutes tendances (sauf les 3 députés LAREM…) demandent à être reçus par le Premier ministre, ainsi que “création d’un comité de suivi interministériel des actions que le gouvernement entend mener pour corriger cette situation devenue insupportable”. Voyez ce qu’en dit un article du Sénat. De son côté, François Asensi pense réunir ses “Assises de l’égalité” (qu’il a proposée juste après le rapport) en octobre prochain. A suivre… EV




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Le rapport parlementaire sur l’action de l’Etat en Seine-Saint-Denis : exceptionnel !

voyez la présentation du rapport lors de la réunion du 31 mai dernier. Ici le député Kokouendo

Je peux dire que j’en ai lu des rapports ! Mais jamais comme celui-ci. Quand j’avais entendu qu’un rapport parlementaire allait sortir sur “l’action de l’État dans l’exercice de ses missions régaliennes en Seine-Saint-Denis”, je m’étais dit bof, encore un machin…  Je l’ai quand même lu et, au fur et à mesure des pages, j’ai été scotché par la qualité de son contenu. Au point que j’y croyais même pas.

Le 5 octobre 2017, le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques (CEC) de l’Assemblée nationale a décidé, à la demande du groupe “Les Républicains” une “évaluation de l’action de l’Etat dans l’exercice de trois de ses missions centrales en Seine-Saint-Denis” (éducation, sécurité, justice).  Il a été confié aux députés François Cornut- Gentille (Haute-Marne, LR) et Rodrigue Kokouendo (Seine-et-Marne, LAREM, un des députés du Grand Roissy).

Une première dans l’histoire parlementaire

cliquez pour avoir le rapport...

Comme l’indique l’introduction du rapport “c’est la première fois dans l’histoire parlementaire qu’une mission d’évaluation est réalisée sur un territoire donné”. Et encore : “Le choix de la Seine-Saint-Denis pour cette première évaluation parlementaire territorialisée s’est imposé comme une évidence.Le département de la Seine-Saint-Denis est le seul territoire de France que l’on désigne plus volontiers par son identifiant numérologique que par son véritable nom : le 9-3. Comme si deux chiffres pouvaient résumer la complexité de ce territoire. Ce département, contrasté et si souvent stigmatisé, fait office de véritable laboratoire d’étude au regard de son dynamisme et de toutes les problématiques qu’il concentre, et des nombreux efforts impulsés par les politiques publiques pour y remédier. L’objectif de ce rapport n’est pas de dépeindre une énième caricature des zones sombres du département, mais bien d’en montrer tous les paradoxes et l’incapacité de l’État à y adapter suffisamment et suffisamment vite ses politiques
publiques”.

Le constat fait par le rapport est … terrible . Encore une fois très bien fait et sans langue de bois (je connais un peu la Seine-Saint-Denis). Le rapport fait 73 pages, bien denses. Franchement, j’avais commencé par en faire un résumé pour vous, mais c’est compliqué pour être bien pédagogique et ça va me prendre plus de temps que je pensais. Je me promets de le faire (hum, quand je dis ça, en général…). Aussi je vous conseille au moins de le parcourir et mieux, de le lire entièrement (direct ici) et même de l’imprimer et le garder.

Réaction rapide (et positive) de François Asensi

cliquez pour voir la lettre

François Asensi n’a pas tardé à saluer ce rapport, comme vous pourrez le voir dans la lettre qu’il a publiée le 1er juin, dès la sortie du texte. C’est un fin connaisseur de la Seine-Saint-Denis (il est tombé dedans quand il était petit, et a aujourd’hui 74 ans, qu’il porte bien d’ailleurs). Il veut organiser, suite au rapport, des “Assises pour l’Égalité pour la Seine-Saint-Denis”. C’est bien (même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec son diagnostic.. Peut-être m’invitera t-il à ces Assises…). EV

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Yves Albarello a officialisé sa candidature et présenté sa suppléante

Yves Albarello, député (LR) sortant de la 7ème circonscription de Seine-et-Marne et candidat à sa succession a officialisé sa candidature lundi 8 aout hum ! mai (mais non, Luc Broussy, j’étais pas à l’apéro, et pas raciste à ce moment) , juste après la cérémonie de commémoration, à Claye-Souilly, ville dont il est le maire. Il a lu une déclaration (à voir ici) et présenté sa suppléante (foto) : Bouchra Fenzar, adjointe (UDI) au maire de Lagny-sur-Marne.

La bataille s’annonce serrée dans la 7ème. En 2012, le député avait été élu au deuxième tour avec seulement 90 voix d’avance sur sa rivale socialiste, Sophie Cerqueira. Cependant, la situation actuelle s’annonce plutôt bien pour lui: il a en face de lui plusieurs candidats de gauche (PS, PCF, France Insoumise) et En Marche vient de désigner hier le militant socialiste Rodrigue KOKOUENDO, ex conseiller municipal de Villeparisis (qui était candidat suppléant de Mme Cerqueira en 2012. Sur son facebook, Yves Albarello n’a pas tardé à le tacler, en raillant le “renouveau”) Il y aura aussi un candidat FN (Marine Le Pen avait fait un gros score un premier tour). Il y a de la triangulaire dans l’air…. EV

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La fondation de la Banque populaire Rives de Paris a remis des prix à 7 associations

Les lauréats avec Vincent Cochu (à gauche)

En 2006, la Banque populaire Rives de Paris a créé une fondation d’entreprise afin “d’agir en faveur de son territoire en apportant son soutien à des associations/structures œuvrant en faveur de l’insertion sociale, la promotion de l’entrepreneuriat et l’accès à la culture, avec un seul leitmotiv : « Agir pour vivre ensemble »

Jeudi 25, le secteur “Seine-Saint-Denis Est” (8 agences) animé par Vincent Cochu, directeur du secteur, a remis des prix à 7 associations de ce secteur. Les lauréats ont été les associations :

  • CREO –  présentée par l’agence d’Aulnay
  • Jardin pour Tous – présentée par l’agence de Bondy
  • Metabole – présentée par l’agence Le Raincy
  • Pro Moov Art- présentée par l’agence de  Livry Gargan
  • Centre Social André Malraux  – présentée par l’agence des Pavillons-sous-Bois
  • Les Alchimistes – présentée par l’agence de Sevran
  • Grecel- présentée par l’agence de Villepinte

Ils ont reçu des chèques allant de 2000 à 5000 €, pour un total de 22665. C’est pas mal… La réception se tenait sur la péniche “le Chat qui Pêche” à Pavillons-sous-Bois.

Je profite toujours de ces moments (voir le dernier), pour dire du bien de la Banque pop’ (qui est ma banque tant pro que perso depuis plus de 20 ans). Toujours présente, dans les bons comme les mauvais moments. Je recommande… EV

voyez le site de la Fondation (et comment déposer une candidature)

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Rencontres de la sécurité à Aéroville

Belle affiche, tellement vraie...

La préfecture de Seine-Saint-Denis avait choisi le centre commercial Aéroville, samedi dernier, à l’occasion des 3èmes Rencontres de la sécurité, une initiative nationale du ministère de l’intérieur (voyez le communiqué ici).

Une série de stands étaient disséminés dans la galerie: la PAF (police aux frontières), la GTA (Gendarmerie du Transport Aérien), les pompiers de Paris, la Croix Rouge, la préfecture de police de Paris et l’Armée pour le recrutement.

En fin de matinée, le préfet de Seine-Saint-Denis M. Galli, a fait la tournée des stands, en compagnie des services du préfet des aéroports, du commissaire de Villepinte Gauthier, et de la direction d’Aéroville.

Il a été rejoint par François Asensi, député maire de Tremblay-en-France, qui… passait par là par hasard.

Les stands étaient vraiment bien faits, s’intégraient bien dans la galerie, et de nombreux clients du centre commercial s’y sont arrêtés.

Avec toutefois un concurrence certaine des … dinosaures ! Et j’ai acheté le calendrier 2016 des pompiers de Paris (habillés…). EV

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Francis Dubrac de retour à la direction du Medef 93

Francis Dubrac

L’organisation territoriale du MEDEF, du moins en région parisienne, a toujours été hyper-compliquée. Avec des “groupements”, ici et là… Ça fait aussi Hundergame… De quoi renoncer à comprendre … Toujours est-il que, dans notre coin, les territoires semblent s’être apaisés. Il y a donc un “Medef 94 93” (allez comprendre), présidé par Hervé Allart de Hees.

Tout ça pour dire que c’est (l’excellent) Francis Dubrac qui a été nommé “président délégué” du Medef pour le territoire du 93 (voyez le communiqué ici), après avoir été président du Medef 93 et en avoir démissionné à l’époque de la fin de Mme Parisot, ex présidente nationale du Medef .

Vous n’avez rien compris? Normal, C’est que, comme moi, vous êtes intelligents, car il n’y a rien à comprendre.

Francis Dubrac est un chef d’entreprise (Dubrac TP) très impliqué dans la vie locale, depuis longtemps. Il est …#roissymailfriendly  et ça nous va bien. EV

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Violences urbaines : ça continue et (presque) personne n’en parle.

Le Codec en train de brûler (foto d'un de ns correspondants)
Trouvé ça sur le site de SGP-FO (syndicat de policiers du Val d'Oise). Cliquez...

Les violences (criminelles) urbaines continuent régulièrement un peu partout en France et singulièrement en  Ile-de-France. Presque personne n’en parle au niveau national, ni presse ni politiques. Les pages locales du Parisien, notamment celles du Val d’Oise ont elles plutôt bien couvert. Ainsi, après le 14 juillet, Sarcelles a été victime de plusieurs incendies criminelles dont celle du centre commercial Codec (fotos). Pas plus tard que dans la nuit de mercredi à jeudi des voyous, très jeunes, avec un culot inouï,  se sont introduits dans le parking du commissariat de Sarcelles (pourtant hyper sécurisé…) et ont mis le feu à des véhicules. Lisez cet incroyable (et excellent) récit de Frédéric Naizot, du Parisien Val d’Oise. Effarant !

Coté Seine-Saint-Denis, François Asensi, député (FG), maire de Tremblay, sur sa page Facebook, a apporté son soutien aux maires de La Courneuve et de Stains en ces termes :  Je tiens à exprimer la solidarité de la municipalité de Tremblay-en-France à Gilles Poux, maire de La Courneuve, et à Azzedine Taïbi, maire de Stains, suite aux actes de délinquance particulièrement graves qui ont touché ces deux communes. Dans la nuit du lundi 13 juillet, la médiathèque Anatole France de La Courneuve a été ravagée par les flammes. Deux jours plus tard, le mercredi 15 juillet, la Maison pour tous Yamina Setti de Stains a également été l’objet d’un incendie criminel.

Et sa ce passe ailleurs… Je peux vous dire que les gens, de tous milieux, sont excédés. Et le gouvernement ne dit rien, l’État ne bouge pas ! Je prends (une fois de plus) date:  on va vers de gros, gros problèmes si rien n’ est fait. EV

Et au petit jour (foto Le Parisien 95)
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Annonces “logement” du Premier ministre: François Asensi très fâché

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis, maire de Tremblay-en-France avait anticipé les annonces du 14 avril de Manuel Valls sur le Grand Paris, et singulièrement sur la future OIN multi-site (voir article ci-dessous). Dans un communiqué publié la veille (à lire ici), il condamne vivement le projet de constructions autour du Parc de La Courneuve (24 000 logements selon lui), mais aussi l’ensemble des projets massifs de construction de logement en Seine-Saint-Denis qui supporterait la moitié (67 000) des programmes prévus dans la petite couronne.

Et d’interroger : sur les 8 départements que compte la région capitale, notre département supportera plus du tiers de l’effort de construction. Avec quels moyens nouveaux, alors que le Gouvernement asphyxie les communes en baissant leurs dotations ? Comment les villes pourront-elles faire face aux besoins de ces 200 000 nouveaux habitants en Seine-Saint-Denis ? Avec quel argent construire de nouvelles crèches, de nouvelles écoles, de nouveaux centres de soins dans le cadre de la politique d’austérité ?

Contre l’OIN

Et aussi : concernant la méthode, elle s’avère autoritaire et bureaucratique : le Gouvernement souhaite lancer une Opération Intérêt National donnant les mains libres à l’État  pour imposer ses projets contre l’avis des communes et des populations. C’est une anomalie démocratique et un retour en arrière sur le processus de décentralisation. Alors que les villes et les intercommunalités viennent de définir des objectifs de construction dans le cadre des plans locaux d’urbanisme, des contrats de développement territorial et des programmes locaux de l’habitat, toutes ces années de réflexion et de coopération seront réduites à néant.

Lisez tout le communiqué ! EV

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Découpage cantonal : Asensi tape sur la table (et à mon avis il n’a pas tort).

cliquez pour avoir le texte examiné par le Conseil général 93

François Asensi, maire de Tremblay, député de la 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis et président de la CA Terre de France est vraiment fâché. Il vient de publier un “quatre pages” rageur (voir ci-contre)  qui n’y va pas de main-morte. Outre la Métropole parisienne (qui a été confirmée vendredi par l’Assemblée nationale) qui verrait la disparition des 19 intercos de la petite couronne, dont sa Communauté d’agglo le 1er janvier 2016, c’est le nouveau découpage cantonal qui a fait bondir le maire de Tremblay.

Ce nouveau découpage a été présenté le vendredi 13 par le préfet de Seine-Saint-Denis au Conseillers généraux. De 40 le nombre de ceux-ci passera à 21. Tremblay, qui constituait un canton à elle seule, se voit fondre dans un canton plus large comprenant Vaujours, Coubron et Montfermeil (en jaune sur la carte en haut). Et c’est qui fait réagir vivement Asensi car, et c’est bien vrai, sa commune n’entretient guère de liens avec les autres. C’est surtout avec Villepinte que les relations se sont faites historiquement. Or Villepinte est renvoyée dans un nouveau canton, avec Sevran. En plus, électoralement, le nouveau canton de Tremblay pourrait bien passer à droite (alors qu’actuellement il est détenu par un “Front de Gauche”, Pierre Laporte), ou, plus vraisemblablement passer au PS.

On sait que les socialistes, sous la houlette de Claude Bartolone, grignotent depuis des années les positions communistes en Seine-Saint-Denis. Ceux-ci on déjà perdu la présidence du conseil général, battu le député de Saint-Denis Patrick Braouzec et, petit à petit, nombre de communes rouges sont passées au rose. Il devrait y en avoir d’autres l’année prochaines (sauf Tremblay, fief inexpugnable…).

La fameuse affiche où l'on voit Valls et Bartolone en charcutiers, couteaux à la main. C'est en fait une reprise d'une vieille affiche communiste qui montrait Poniatowski (père...) dans une situation identique, lors d'un précédent découpage.

Vendredi, la séance du conseil générale a été houleuse. Asensi l’a suivie en “direct” sur sa page Facebook. Il y eu une interruption de séance décidée par Stéphane Troussel (qui a succédé à Claude Bartolone à la présidence), lorsque des élus Front de gauche ont voulu placarder un affiche dénonçant le “charcutage”. La droite, elle, a offert des “ciseaux d’or” au président Troussel. Au final, une majorité de conseillers a donné un avis défavorable au texte du gouvernement. “On attend maintenant du gouvernement qu’il prenne en compte l’avis de la Seine-Saint-Denis et qu’il fasse de nouvelles propositions. En tant que député de Seine-Saint-Denis et maire de Tremblay, je poursuivrai mes interventions contre ce projet injuste. Je me réserve le droit de faire appel d’une décision qui lèserait l’ensemble des séquanodyonisiens” a déclaré aussitôt Asensi sur Facebook.

EV

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Conseil extraodinaire : Mathieu Montès dénonce la technocratie et cite… Tocqueville !

Jeudi soir, au Conseil municipal extraordinaire

Toutes les chaises prévues pour le public étaient occupées, jeudi soir; au Gymnase Toussaint Louverture de Tremblay, pour le Conseil municipal extraordinaire contre le projet de Métropole parisienne. Et il y avait beaucoup de monde ! Pour donner plus de solennité à la séance, les élus avait ceint leurs écharpes tricolores.

Pattrick Braouzec, président de Plaine commune, est venu témoigner

Le maire, François Asensi a fait un discours liminaire (à voir ici) dans lequel il a présenté le projet de loi qui aboutirait à la disparition pur et simple des Communautés, d’agglomération notamment et bien sûr  celle qu’il préside, la CA Terres de France. Il a au passage rendu un hommage appuyé à la CA Plaine Commune,  (“la plus ancienne, la plus intégrée, et la plus dynamique de Seine-Saint-Denis…”) présidée par Patrick Braouzec. Celui-ci était d’ailleurs présent ce soir-là et interviendra à la tribune dans le débat qui a suivi.

Asensi a eu des mots très durs sur le projet Métropole, “véritable monstre technocratique”, et a demandé un referendum régional sur le sujet.

Il a ensuite donné la parole à son Premier Adjoint, Mathieu Montes, qui a fait, au nom du groupe “communistes et apparentés” (Asensi et ses amis ont quitté le PCF pour le Front de Gauche) une intervention toute aussi virulente (à voir ici). Après avoir cité le très libéral Tocqueville (ce qui était délicieux…), il a dénoncé l’intervention des “technocrates” avec exemples précis (et effectivement scandaleux) sur le logement dans notre région. Oyez:

Deuxième exemple, celui de la construction de logements en Ile de France. La situation est dramatique, personne ne peut le nier. La loi SRU, qui oblige chaque commune de plus de 3 500 habitants à avoir au moins 20% de logements sociaux n’est pas appliquée et la crise s’aggrave chaque année.

– Plutôt que de se donner les moyens de faire appliquer cette loi, le gouvernement Sarkozy a préféré assigner d’en haut un objectif de 70 000 logements nouveaux par an en Ile de France, objectif repris par l’actuel gouvernement. Puis on a réuni quelques haut fonctionnaires avec un plan et une calculette, en leur donnant pour mission de décliner cet objectif sur les territoires et les communes.

Comment ont-ils fait ? Mystère et boule de gomme ! Une chose est absolument certaine : ne connaissant pas le terrain, ils ont eu un raisonnement purement mathématique pour accoucher de ce qu’ils ont appelé la « Territorialisation de l’Offre de Logements », ce qui donne le sigle agréable de TOL.

La TOL pour le département de la Seine St Denis, c’est 11 641 nouveaux logements par an.Celle du département des Hauts de Seine, c’est 11 600 nouveaux logements par an. Vous trouvez peut être anormal qu’on fixe le même objectif au département le plus pauvre d’Ile de France, déjà plus que largement pourvu en logements sociaux, et au plus riche, dont le budget est égal à celui de la Grèce ? Pas eux !

C’est éclairant sur la façon dont une approche technocratique peut zapper purement et simplement la question du rééquilibrage des territoires, incontournable dès lors qu’on veut plus d’égalité en Ile de France.

Et puis ils ont continué à faire marcher la calculette au niveau des villes!

Pour ce qui nous concerne, l’objectif assigné au CDT Tremblay/ Villepinte / Roissy, c’est 950 logements nouveaux par an pendant 15 ans ! On leur a fait remarquer que toute la commune de Roissy et une partie de Tremblay sont en zone de bruit et qu’on n’a pas le droit d’y construire de logements nouveaux. Dommage, ils n’y avaient pas pensé !

Ils nous ont ensuite demandé pourquoi on ne prévoyait pas de logements dans la nouvelle zone Aérolians, qui comme vous le savez est une zone d’activités et non d’habitation, et qui est située à proximité immédiate de l’aéroport. C’est quand même assez effrayant de se dire qu’ils pourront demain décider à notre place.

Le dernier point que je voulais aborder très rapidement, c’est le fait que les communes, les communautés d’agglomération ne demandent qu’à travailler ensemble pour le développement de notre région. L’exemple du consensus autour du projet de métro du Grand Paris, des Contrats de Développement territorial conclus entre villes et Agglomérations d’appartenances politiques différentes le montrent amplement.


Édifiant, en effet…  Le Conseil a ensuite entendu une information donnée par le maire sur le futur redécoupage des cantons en Seine-Saint-Denis, actuellement en cours d’élaboration. Le canton de Tremblay (le ville est aussi un canton) serait intégré dans un canton plus vaste, vers le sud (avec Coubron, Vaujours, Montfermeil, toutes à droite). Le conseil municipal a préféré proposer un canton commun à Tremblay et à Villepinte, plus cohérent avec le bassin de vie.

EV

NB : dans son compte-rendu du conseil paru le lendemain, la (vraie) journaliste du Parisien, Gwenaël Bourdon écrit que “les élus de Tremblay réclament la maintien du canton actuel: Tremblay-Villepinte”. Pan! sur le bec…


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Après le lancement du T5 (Saint-Denis/Garges-Sarcelles), le réseau de bus s’adapte

Il est tout beau (je l’ai longé hier soir en rentrant de la mosquée), tout neuf et a été mis en service le 29 juillet. Le Tram 5 (T5 pour les intimes) est une belle opération qui va assurément changer la vie des habitants du secteur. 16 stations en tout, du Marché de Saint-Denis à la gare RER Garges-Sarcelles, pour une longueur de 6.6 km, parcourus en 22 mn. Environ 9 millions de passagers emprunteront ce tram chaque année (90 000 personnes concernées). Une rame toutes les cinq minutes en heure de pointe. C’est pas mal.

Le projet a commencé en … 1999. Votre RoissyMail vous avait rendu compte, en 2010, de la cérémonie  organisée à l’occasion de la ” soudure du premier rail” (voir ici). Ca aurait fait au total au moins 14 ans pour faire une ligne de 6.6 km (voir les étapes du projet ici) . On aurait dû confier ça aux Chinois, ils l’auraient faite en deux semaines…

Blague à  part, la ligne aura couté au bas mot 183 millions, financés en majeure partie par La Région (voir le détail ici).

A noter que Didier Arnal, ancien président (PS) du CG et conseiller général de Sarcelles,  chef du groupe “VOUS“,  a souhaité la prolongation  du T5 jusqu’ à CDG (voir son communiqué) . En l’absence d’arguments plus précis, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée…

Le réseau de bus s’adapte. un communiqué des CIF

Forcément, avec le T5, les lignes de bus se sont adaptées  la nouvelle donne. Les CIF viennent de publier un communiqué précis sur les changements, c’est à lire ici. Et la CA Val de France a fait une synthèse,  à consulter ici.

Voyez l’ensemble du dossier T5 sur son site.

EV

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Bientôt l’usine ultra-moderne d’Eurocopter à Dugny-Bonneuil

La future usine, comme si on y était déjà

C’était un grand moment, attendu par tout le monde. Au terme de deux années de travail collectif (élus de toutes tendances confondues, Etat, Eurocopter), la première pierre de la superbe usine d’Eurocopter a été posée le 20 juin sur son futur emplacement: en lisière de l’aéroport du Bourget (sur l’ancienne base de l’aéronavale), à cheval sur Dugny (93) et Bonneuil-en-France (95). Cliquez ici pour bien voir l’emplacement, dans l’article que nous avions publié dans RM 571,en mars 2011.

Une partie des personnalités

Il y avait du beau monde, accueilli par Guillaume Faury, Président et CEO de la filiale “hélico” d’EADS, Eurocopter. Parmi les invités : le sénateur maire du Bourget, président de la CA “de l’aéroport du Bourget”, Vincent Capo-Canellas, les maires de Dugny, André Vessière, de Bonneuil,  Jean-Pierre Herkat, de La Courneuve, Gilles Poux,du Blanc Mesnil, Didier Mignot, de Garge-lès-Gonesse, Maurice Lefevre, les présidents des CG 93 et 95 : Stéphane Troussel et Arnaud Bazin,  Marie Georges Buffet, députée de La Courneuve, Jean-Christophe Lagarde, député-maire de Drancy…

L'arrivée de Claude Bartolonne. A gauche de lui,Stéphane Troussel, le préfet Galli, à droite A. Veyssiere, Marwann Lahoud,

Et le nouveau (on a oublié de vous le présenter) préfet de Seine-Saint-Denis, M. Philippe Galli et … surprise Claude Bartolonne, président de l’Assemblé nationale, député de Seine Saint Denis, venu surtout en tant qu’ancien président du CG. Et bien sûr les cadres d’Eurocopter .

Voyez, à  la fin de ce film édité par Eurocopter  l’occasion du salon du Bourget, une partie des interventions:

La future usine remplacera celle, historique (datant de … 1917), de La Courneuve, qui sera déménagée.

Les discours se sont succédés. Plusieurs cadres du groupe ont parlé, dont bien sur Guillaume Faury, mais avant lui Marwann Lahoud, Directeur Général Délégué à la Stratégie et au Marketing d’EADS, qui a avoué : “quand on m’a annoncé, en 2008, l’éventualité d’un déménagement de l’usine de La Courneuve à Dugny, je n’y croyais pas, c’était trop difficile “(on sait que l’usine nouvelle a failli être construite en Allemagne). “Mais c’est ok maintenant, tout le monde a été d’accord et on va commencer à construire, et on construit rarement d’usine industrielle comme ça”, s’est-il félicité. Il a remercié tout le monde.

Le président de l'A.N, Claude Bartelone, a été "cadeauté" par Guillaume Faury, d'une belle maquette, en matériaux composites, les mêmes qui composent les pales "d'hélicopter"

Guillaume Faury a expliqué que le site de La Courneuve était devenu trop exigu, qu’il fallait doubler la surface pour répondre aux besoins de production. Le nouveau site le permet et, avec l’accès direct au tarmac, l’accueil des clients sera sérieusement facilité (on imagine…). Le site, rappelle-t-il, accueillera aussi les équipes d’Innovation Works, la R&D d’EADS, dont la partie française est actuellement basée à Suresnes (92). L’ensemble, dont l’investissement atteindra 120 millions d’euros, constituera une vitrine technologique pour toute la région Ile-de-France.

Un autre intervenant (dont j’ai mal noté le nom, qu’il m’excuse), président par ailleurs de la Fondation EADS, qui travaille avec le lycée de Dugny (dont la proviseure était là et a applaudi pour dire sa satisfaction)  a souhaité, comme d’autres intervenants, l’implantation du pôle de compétitivité Astech au Bourget.

Une animation “3D” a ensuite été présentée et commentée par M. Jean-Luc Besse, chef du projet. Elle montre d’une manière magnifique la configuration des futurs bâtiments (nous devrions la recevoir bientôt et on vous la montrera), mais vous pouvez déjà voir cet autre film diffusé par Eurocopter, qui situe bien le projet dans l’espace.

Le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis (si le projet est porté par les deux départements, c’est surtout dans le 93 que ça c’est passé) a fait un superbe discours, enthousiaste (que vous pourrez lire ici), qui rappelle la vocation historique de son département dans ce secteur industriel et en appelant à la réalisation du projet de cluster aéronautique à vocation mondiale “Aigle” (revoyez aussi ça,  à l’avant dernier salon du Bourget) .

Tout le monde s'est relayé pour la première pierre. Ça a plu particulièrement à André Veyssiere ! A droite, c'est J-C Faradian, le directeur de l'usine de La Courneuve, qui s'est bien impliqué dans le dossier.
V.Capo-Canellas, sénateur-maire du Bourget

Le sénateur-maire du Bourget (c’est la CA qu’il préside qui a acheté, puis ensuite revendu les terrains, on vous détaillera l’opération plus tard) a fait une intervention lyrique dont il a le secret, se réjouissant, (et on se réjouira avec lui, faudrait qu’il aille expliquer ça dans le nord seine-et-marnais) du succès de “l’arc républicain” (tous partis et collectivités confondus) qui a permis le succès de l’opération. Il a remercié tout le monde, bien sûr, mais on citera en particulier André Vayssières (son partenaire au sein de la CA) Marie-Georges Buffet, Arnaud Bazin et J-P Herkat.

Le nouveau préfet a fait la synthèse et s’est réjoui aussi de l’efficacité (louée par les autres orateurs) des services de l’Etat.

Enfin, Claude Bartolone a pris la parole en dernier (comme il se doit dans le protocole républicain).  Dans un discours “a capella”, ce grand orateur a rappelé toutes les étapes, les difficultés et les joies de l’évolution du dossier, en rendant hommage aussi  l’ancien préfet Lambert, aujourd’hui chargé de mission auprès du Ministre de l’Intérieur.

Chiffres et calendrier

Vous pourrez voir les détails dans le communiqué officiel d’Eurocopter. La filiale d’EADS  a fabriqué en 2012, dans l’usine de La Courneuve 3000 pales d’hélicoptères et en a réparé 1200. Environ 730 personnes y travaillent. Le nouveau site s’étend sur 17 ha. La fin de la construction est programmée pour mai 2015 pour une mise en service à l’été de la même année. Le devenir du futur ‘ancien site de La Courneuve, selon nos informations confirmées par la mairie, est à l’étude. On parle de logements, mais pas seulement…

EV

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Stéphane Troussel, président du CG 93: “il faut prendre la mesure de la place de l’aéroportuaire sur notre territoire”

Le président Troussel lors de l'inauguration du stand, mardi dernier. On reconnait aussi Gérard Ségura (maire d'Aulnay), vice président du CG, chargé des affaires économiques

La Seine-Saint-Denis n’a pas lésiné au salon. Un grand stand inauguré par le président (PS) du Conseil général, Stéphane Troussel (faites sa connaissance ici) qui a prononcé un discours très positif et très “aérien”. Il a rappelé l’ancienneté et l’importance du secteur aéronautique dans son département et a adressé un vigoureux message d’encouragement aux entreprises pour leur développement, notamment dans le cadre du cluster “Astech” (dont le tout nouveau président, Nicolas Aubourg -Safran- était présent  ce moment).  Voyez le aussi la vidéo ce-dessous, publiée sur le site du CG.

Pour mémoire, la Seine-Saint-Denis n’ a plus de comité d’expansion, depuis la dissolution de “Seine-Saint-Denis Avenir”, l’au passé. Il y a désormais un service économique dirigé par  Charles Assouline .


Inauguration du 50ème Salon international de l… par Seine-Saint-Denis

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Seine-Saint-Denis Avenir a été dissoute. Le département reprend en direct l’action économique

L’agence de développement économique du 93, Seine-Saint-Denis Avenir (SSDA), a été officiellement dissoute le 29 juin dernier, suite  une réunion de son Conseil d’Orientation et de Surveillance, présidé par Claude Bartolone, désormais président de l’Assemblée nationale (nous saluons au passage cette élection).

Les raisons? “Economies !” pour le budget départemental, au plus mal depuis des années. SSDA, successeur du Comex, bénéficiait depuis sa fondation en 2008, d’une subvention annuelle de quelques 2.3 millions d’euros du Conseil général (CG). Depuis un moment, le CG s’interrogeait sur le devenir de cette agence, dont l’ancien Directeur n’avait pas été remplacé… Vous trouverez les détails dans la résolution’ adoptée presque à l’unanimité par le Conseil de Surveillance ici. Le CG va en fait recréer un “service économique” et reprendra la marque SSDA .

Francis Dubrac, qui était président du directoire de SSDA a exprimé sa tristesse, dans un article du Parisien 93 qui a rendu compte de la dissolution.

Notre avis : tristesse aussi, mais il faut réfléchir plus avant…

On partagera ici la tristesse de l’excellent Francis Dubrac, pilier et mémoire de l’action économique de la Seine-Saint-Denis. On aura aussi une pensée émue envers M. Yvon Gattaz, qui fut, courageusement l’initiateur du Comex, à une époque où la majorité communiste du CG 93 ne voulait pas entre parler d’agence de développement économique et passait son temps à pourfendre les entreprises.

Cela étant dit, je ne suis pas sûr que, ces dernière années, SSDA ait fonctionné à hauteur du budget conséquent dont elle était dotée.

Outre les économies indispensables à faire, au CG 93 comme partout, un des arguments développés par Claude Bartolone (via la délibération citée plus haut) et de “chercher à mieux organiser le développement économique au niveau régional”. On ne pourra pas reprocher à Claude Bartolone de négliger le développement économique (relire à ce sujet l’interview qu’il nous avait accordée en 2008), même si, ces trois dernières années auraient pu être plus fécondes. Mais l’idée de chercher une solution au niveau régional est bonne, me semble t-il. A condition de trouver les voies et moyens pour une organisation décentralisée assurant la promotion, sans discrimination et avec efficacité, de tout l’espace économique de l’Ile-de-France. Cela passerait par une refonte de l’ARD, mais, ça c’est pas gagné…

Car il y a trop, assurément, de redondances, de doublons, de “triplons”, voire plus . Que veut dire aujourd’hui en effet la seule promotion, surtout à l’étranger ou dans les salons internationaux, de telle ou telle partie du territoire de la région parisienne?  Et, imaginons un instant l’efficacité de la mutualisation des moyens actuellement déployés par les 8 départements de la RP (sans compter l’action des multiples agences “locales”) ?

Voici un sujet de réflexions et de débat…

EV

EV

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