Régionales suite : un communiqué plutôt “cash” de Jean-Pierre Blazy contre Pierre Serne

cliquez pour voir le communiqué

Looking for Pierre Serne

Purée, Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse et député (PS) du Val d’Oise ne nous avait pas habitué à ce type de propos sans langue de bois. A peine le résultat des élections en IDF connu, il a publié un communiqué “cash”, mettant en cause directement Pierre Serne, ex-vice président EELV de l’ancien Conseil régional en charge des transports et (futur ex) membre du Conseil d’administration du STIF, élu du Val de Marne, propulsé, à la surprise de tous,  entre les deux tours à la tête de la liste de gauche dans le Val d’Oise .

Extraits :

(il) n’oublie pas les désaccords profonds avec les écologistes et notamment Pierre SERNE premier de la liste de la gauche rassemblée au second tour des élections régionales et qui s’est à plusieurs reprises largement exprimé contre les projets du Grand Paris et du développement du Triangle de Gonesse. Pierre SERNE a voté contre la ligne 17 du métro automatique dernièrement au Conseil d’administration du Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF).

Pour comprendre

Il faut savoir, pour bien comprendre, qu’objectivement les élus de gauche de l’Est du Val d’Oise étaient inquiets de la possible victoire de la liste de la gauche “unifiée” entre les deux tours. Le deal pour faire cette liste avec EELV et l’extrême gauche  était notamment l’abandon des projets du Triangle de Gonesse (et de l’emblématique Europa City), pour lequel le maire de Gonesse, soutenu par tout le Val d’Oise, se bat depuis des années (sans parler des déclarations un peu précipitées sinon naïves, entre les deux tours, de Pierre Serne qui déclarait vouloir plafonner les vols à CDG  revoir ici ).

J’ai cherché à joindre Pierre Serne depuis lundi, à plusieurs reprises (mail, téléphone). Pas moyen (alors que je l’avais eu facilement entre les deux tours…). Il fait FOMEC…  Décevant. Dommage, je l’aimais bien… EV

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Bientôt deux nouveaux hôtels à Gonesse

Perspective de l'architecte Joël Robinson

Le groupe Philway, présidé par (le dynamique) Philippe Chavaroc (un ancien cadre de Servair) va construire deux hôtels, dans la ZAC des Tulipes Nord, à Gonesse. Cet ensemble s’appellera “Meeting point hotels – Paris airports and exhibition centers“. Il s’agira d’un IBIS de 80 chambres et d’un IBIS Budget de 92 chambres. A cela s’ajoutera un lounge bar, un restaurant à thème et une salle de réunion.  Sur un terrain de 11500 m2 (bâti 5400). L’investissement total se monte à 14 millions d’euros, HT.  Le permis est délivré et purgé et Philway à rendez-vous ce 22 décembre avec Grand Paris Aménagement (aménageur de la ZAC), pour acquérir le terrain.

L’architecte est Joël Robinson, architecte ayant réalisé plus de 150 hôtels sous enseignes du groupe ACCOR.

Voici encore une bonne nouvelle. La situation de ces hôtels est excellente, entre CDG et Le Bourget. Le Grand Roissy, avec ses nombreux hôtels, existants où à venir, conforte sa place. Je finirai bien (si Thierry se remue…) par vous donner le nombre exact d’hôtels et de chambres, par communes et par catégories sur l’étendue de la Carte du Grand Roissy (qui est à ce jour, et depuis 1998, le document de référence de ce territoire). EV



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Les projets et l’intercommunalité présentés aux entreprises

Ilham Moustachir, vice-présidente de la CA Val de France, chargée du développement économique, avait invité, vendredi dernier, des chefs d’entreprises du territoire pour une réunion d’information qui s’est tenue dans les locaux de la Communauté, à Villiers-le-Bel.

Au menu: une présentation de l’offre de la structure Débitex Télécom ( pour les entreprises), chargée de créer un réseau de fibre optique dans le Val d’Oise (et en Seine-Saint-Denis), faite par M. Dupont (voir la présentation ici). Puis M. Pesch, animateur de la démarche GSI (initiée par le CEEVO et Pays de Roissy CDG) qui vise à sensibiliser les entreprises et les collectivités sur les “nouveaux risques”, notamment en informatique (voir la présentation ici) .

Ilham Moustachir a ensuite fait le point sur les projets (comme l’Avenue du Parisis), les zones d’activités (état d’avancement du Triangle de Gonesse, ZAC Les Tulipes Sud ou Tissonvilliers 3 à Villiers-le-Bel…). On aura appris notamment la concrétisation du projet de centre de loisir à Gonesse (voir l’article ci-dessous).

Cliquez pour voir la présentation d'Ilham

Enfin, le président de Val de France, Didier Vaillant, a fait un exposé très complet sur la nouvelle grande intercommunalité (Roissy Pays de France) qui doit (sauf imprévu…) voir le jour le 1er Janvier 2016  : les CA  Val de France et Roissy Porte de France, ainsi que 17 communes de Seine-et-Marne seront alors fusionnées. EV

Ilham Moustachir, avec le président Vaillant, pendant la présentation de la future "grande interco"
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Que va-t-il se passer ? Hypothèse sur la future majorité de la nouvelle CA. Le référé-suspension est rédigé

Le feuilleton continue, s’agissant de la formation de la future CA “Roissy Pays de France“. Le référé-suspension administratif (voir ici la procédure) a été décidé par les communes de la CC Plaines et Monts de France (PMF). Vous pourrez  voir ici la version (voir ci-dessous) que l’on s’est procurée . Un document de 32 pages, rédigé par le cabinet d’avocat lyonnais “Petit & Associés”. Selon nos informations, il n’était encore déposé ce jour (à 15h35) au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.

NB: avant d’écrire cet article, j’avais cherché à joindre (hier vers 14H30) le cabinet d’avocat en question. Personne ne m’a rappelé. Du coup j’ai appelé le tribunal administratif de Cergy, qui m’a confirmé que le recours n’était pas encore déposé.  Le cabinet d’avocat (singulièrement Maître Guillaume Dumas, qui s’occupe du dossier) m’a appelé ce matin, non suite à mon message laissé hier, mais suite à un appel de ses clients (B.Rigault, on imagine). Et m’a demandé de bien vouloir retirer le lien vers ledit recours, “pour des raisons de confidentialité”. Ce qui m’a fait franchement rire, quand on sait que ledit texte avait été envoyé par la CC PMF aux maires concernés, par mail, et que le texte avait circulé partout… Bon, je retire le lien pour être agréable, non à celui qui a appelé le cabinet, mais à celui-ci, spécialisé en droit administratif sur les questions d’intercommunalité (voir ici). Cela dit, ce n’est pas une démonstration de force juridique de la part de M. Rigault et augure peut-être des suites de ce recours… (ce 18/11, 16H10)

Une fois qu’il sera déposé, s’il est accepté (il devrait l’être) le juge fixera la date de l’audience (contradictoire) et l’ordonnance de jugement est rendu en général 15 jours après le dépôt.  Le jugement n’est pas susceptible d’appel, mais un recours peut-être porté devant le Conseil d’Etat, qui doit rendre un jugement “rapide” dans ce cas. Par ailleurs, la CC PMF se réserve le droit (elle l’a annoncé) de poser une question prioritaire de constitutionnalité.

Un communiqué de la CA Roissy Porte de France publié hier

A voir ici . Un extrait : C’est donc avec satisfaction que les élus de Roissy Porte de France accueillent cette fusion-extension, au nom de la solidarité naturelle des communes de Seine-et-Marne et du Val d’Oise, mais aussi parce que ce pôle de développement pleinement ouvert sur le monde est un atout pour la France et nécessite une gouvernance pertinente sur un territoire cohérent. Patrick RENAUD, Président de la Communauté d’Agglomération Roissy Porte de France qui a depuis toujours défendu l’idée d’une unité des territoires du Grand Roissy indique que “le périmètre défini par l’Etat n’est pas idéal car il coupe en deux l’aéroport de Paris-CDG en rattachant les communes de Seine-Saint-Denis à la Métropole du Grand Paris et n’a pas pris en compte la totalité de l’actuelle Communauté de Communes Plaines et Monts de France, mais nous sommes satisfaits car c’est une très grande avancée pour que les élus travaillent ensemble sur des politiques publiques concertées en partageant les ressources.” Il invite les élus des communes ayant émis un avis défavorable sur cette fusion-extension à “se joindre aux réflexions qui vont s’ouvrir autour de la rédaction des futurs statuts et de la définition de l’intérêt communautaire pour garantir la réussite et l’ambition des projets intercommunaux à mettre en œuvre au service des habitants et des entreprises”. Quant aux recours juridiques qui seront portés par certains opposants, Patrick RENAUD précise que “nous prendrons acte des décisions des juges en temps voulu“.

105 conseillers communautaires pour la nouvelle CA. Patrick Renaud président par intérim

Si le référé-suspension aboutit, il y aura jugement au fond (durée :entre 1 et 3 ans…) et dans ce cas, la CA ne verra pas le jour le 1er janvier 2016. S’il n’aboutit pas, elle verra le jour. Le siège de ” Roissy Pays de-France” a été fixé dans l’actuel siège de Roissy Porte de France (à Roissy Village) et c’est Patrick Renaud (DVD), son président, qui en sera le “président par intérim” car c’est le plus âgé. Il devra organiser le premier conseil communautaire (le 29 janvier, normalement) ainsi qu’animer d’ici là les réunions préparatoires.

Il y aura autour (ce chiffre pourra évoluer à la marge) de 105 conseillers communautaires. Vous pourrez voir ici  la répartition des sièges commune par commune ici. Le nombre de sièges, fixé par la loi, dépend du nombre d’habitants . Ainsi Sarcelles a la plus grande représentation (16 sièges), mais les communes de moins 7000 habitants (29, comme Roissy-en-France notamment, n’auront qu’un seul siège). 15  vice-présidents seulement sont prévus.

Quelle sera la majorité? Qui sera président?

Sur le papier, une bonne majorité des conseillers est à droite (ou divers droite). Mais les choses ne sont pas si simples, car certains à droite (comme le maire de Garges, 11 conseillers) sont contre la nouvelle interco.  A ce jour, à part Patrick Renaud, dont il n’est un secret pour personne qu’il briguera la présidence, il n’y a pas d’autres candidats déclarés. Didier Vaillant, président de la CA Val de France (et opposant de gauche à la nouvelle CA) ne manifeste guère de volonté. Il devrait se décider courant décembre, dit-on de bonne source. EV

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La CNDP déclare le dossier d’Europa City prêt pour le débat public

Dans un communiqué publié avant-hier, la CNDP (Commission nationale du débat public) a déclaré que le dossier présenté par le promoteur du projet Europa City (la SAS Alliages et Territoires, filiale d’Immochan) était “suffisamment complet pour être soumis au débat public”. Celui-ci, entend-on, devrait se tenir au premier trimestre 2016. De février à mai ! 4 mois de débats ! Ça va pas être triste. Mes P’tits Loup s’affutent déjà leurs vieilles dents… EV

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“Grand Roissy”: le préfet accepte l’intégration des 37 communes de la CC PMF. Rigault au pied du mur…

Didier Vaillant et Bernard Rigault, main dans la main (enfin...presque, parce que ça va pas durer), à la sortie de la réunion (foto piquée sur la vidéo VO TV ci-dessous)

Le préfet de région avait donc organisé, jeudi dernier, une réunion de “concertation” avec des élus membres de la CRCI concernés par le projet de fusion des interco nommé “Grand” Roissy. Comme on pouvait s’y attendre, aucune fumée blanche ne s’est échappée de ce colloque à huis clos tenu pendant deux heures à la préfecture de Région (Paris 15), chacun restant, visiblement (mais les choses sont plus compliquées que ça) sur ces positions.

Mais il y a du nouveau : le préfet de Région a évoqué la possibilité (maintes fois évoquée, mais jamais officiellement) pour l’ensemble de la CC Plaines et Monts de France (PMF) de faire partie de la fusion (et non les seules 17 communes retenues dès le début). De plus, le préfet aurait rassuré la CC PMF sur les compétences futures, notamment la petite enfance, “cheval de bataille” de Bernard Rigault. Malgré cela, les représentants de la CC, Bernard Rigault en tête, n’ont pas bougé.

Une preuve (s’il en fallait) de la mauvaise foi (et de la mauvaise fois aussi, finalement) de Bernard Rigault

Le vaillant sire Rigault

Le préfet, a-t-on appris de plusieurs sources, devrait prendre une décision ce lundi. L’inclusion de l’ensemble de la CC PMF dans le nouvel ensemble permettrait d’échapper à son démantèlement et à ce que les 20 communes non retenues ne sombrent en déshérence. Où pourraient t-elles aller, dans le cadre de la loi? Rester seules à 20? Se regrouper avec la petite voisine CC de Saint-Soupplets ? Rejoindre la CA du Pays de Meaux ?

Il était délicieux d’entendre, à la sortie de la réunion (voir la vidéo de VO News ci-dessous), Bernard Rigault, président de PMF déclarer, sur les propositions du préfet: “on aurait pu en discuter il y a un an et demi, pour dire: on va en parler, on va faire les études, on va rechercher, voir si c’est une piste intéressante. Mais ce n’est pas à deux mois de l’application (1er janvier 2016), que l’on dit bon, ben c’est applicable. Parce qu’on ira dans l’mur. On l’a dit et redit…”.

Elle est pas mal, celle-là. Il faut se souvenir, pour ceux qui suivent le feuilleton, que Bernard Rigault a entrainé beaucoup d’élus de la CC (surtout les vice-présidents, revoir ici) dans la politique de la chaise vide (revoir ici).Il fallait, au moins en interne, étudier un plan B.

Or, Bernard Rigault ne peut pas dire maintenant qu’il “ne savait pas”. Yves Albarello, maire de Clayes-Soilly et député du secteur (et qui voit un peu plus loin que le bout de son nez…) , l’avait même averti de la situation d’aujourd’hui (revoir ici) dans une lettre de mai 2015, la revoir ici) ) lui demandant de faire faire une étude d’impact sur la fusion avec l’ensemble des 37 communes.  Mais Rigault n’a pas voulu la faire, c’est tout, car la seule volonté qu’il a c’est de rester président, quitte à entrainer les “20 communes” dans sa perte. Les maires concernés apprécieront le moment venu.

Quand au “sinon on va dans l’mur” (genre j’ vais faire un malheur) ce n’est même pas un chantage : si Rigault refuse de siéger  dans la future CA, personne, y compris dans “son camp”, n’en pleurera. Mais je peux vous dire que nombre de “ses” vice-présidents sont prêts à y’aller…

Que va décider le préfet, et sous quelle forme ?

On ne sait pas… Mais une chose est sûre, c’est que la fusion se fera. Il vaut mieux que ça soit avec les 37 communes, qui ont toutes à y gagner, les 20 ayant tout à perdre, d’une manière ou d’une autre (le Grand Roissy est riche), si c’est le cas contraire. Faudra pas venir pleurer et, le moment venu, il faudra, au-delà de Rigault, situer les responsabilités des (rares) activistes qui auront été à ses côtés dans la loose : ça sera un plaisir.

Quant à Didier Vaillant, président (PS) de la CA Val de France, il veut lui aussi rester président de son marigot, ou d’une seule union dans le 95, avec Roissy Portes de France, où il pourra toujours espérer en être le président. Après la déroute annoncée du PS aux régionales, ça sera toujours bon à prendre… En attendant, il prône toujours, comme Rigault,  le sempiternel “pôle métropolitain”… Pathétique…

Et on verra ce que donne le recours en justice de la CC PMF, toujours annoncé, jamais publié… EV

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Roissy Porte de France : la réponse du berger à la bergère !

La dernière CRCI (19 octobre). Foto piquée sur le FB de M. Margaté

La CA Roissy Porte de France a adopté, au cours de son dernier Conseil (qui s’est tenu le 23 octobre, presque entièrement consacré à ce point) ue  délibération que l’on pourra qualifier de ferme, s’agissant du schéma régional de coopération intercommunal. Une dernière réunion de la CRCI, comme nous l’avions annoncé, s’est tenue le 19 octobre. Dans le compte rendu (à voir ici), le préfet de région a prévu des réunir tous les élus concernés de la CRCI concernant le projet de fusion des CA Roissy Porte de France, Val de de France (95) et d’une partie de la CC Plaines et Monts de France (77) le 29 octobre. Réunion “informelle”…  C’est dans cette optique qu’il faut replacer la délibération de Roissy Porte de France (adoptée à l’unanimité) qui insiste (et c’est une réponse à la lettre de certains élus de Val de France, revoir ici) : il ne veulent pas d’une fusion sans la Seine-et-Marne de même que de l’idée d’un “pôle métropolitain” (prôné par Val de France et la CC PMF) qui serait une “strate supplémentaire”.

Voyez la délib’ ici.

Que va t-il se passer le 29 ? A mon avis pas grand chose, sauf miracle et que la raison l’entende. C’est la dernière chance (et encore) pour que les élus de Plaines et Monts de France puissent éviter le démantèlement. EV

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Petit-Grand Roissy : la “résistance” s’éssoufle”!

Beaucoup d'élus de la CCPMF ont été invités à déjeuner par J-F Copé, à la mairie de Meaux (foto piquée sur une page FB)

Dans le feuilleton intercommunal, et singulièrement dans celui du “Petitgrandroissy” (revoir ici), la “résistance”de ceux qui ne veulent pas des décisions de l’Etat (via la CRCI ) s’essouffle. Au début du mois, Jean-François Copé, maire de Meaux, président de la Communauté du Pays de Meaux, avait invité à déjeuner les maires de la CC Plaines et Monts de France (PMF), menacée de démantèlement et de fusion d’une partie d’entre elles avec les communautés de l’Est du Val d’Oise. A en croire le communiqué publié par PMF (à lire ici), Copé va intervenir et… on va voir ce qu’on va voir…  Il a donc reçu les maires concernés (tiens, Albarello n’était pas là. Son nom n’a pas été prononcé par Copé, mais il y a eu des allusions…  Faut dire qu’Alba soutient Bruno Lemaire et que Copé soutient… lui-même) dans sa mairie de  Meaux. Pathétique, quand on sait que Copé, quand il était député de l’ensemble (ou presque) des communes de l’actuelle PMF n’avait rien fait pour elles, et, pire, à chaque fois qu’il passait dans le coin, il voulait “envoyer le fret aérien à Vatry” (pour “lutter” contre le bruit), proposition irresponsable, démagogique et infaisable et qui aurait touché des centaines, sinon des milliers de personnes de ces communes qui travaillent, directement ou indirectement, pour le fret aérien. On peut (en tout cas je le fais)  légitimement rire des élus de gauche qui participaient à cette farce. Et Copé ne fera rien, évidemment.

MDR : ” le président reste-t-il toujours président jusqu’à l’élection du nouvel exécutif ? “

Plus fun encore (si c’est possible…), dans une lettre signée de Bernard Rigault (“moi, enfin président”) envoyé avant-hier au préfet de région, dans la perspective de la prochaine (et dernière, sûrement) réunion de la CRCI, lundi prochain, il lui pose une question très révélatrice : “le président (de PMF, ndlr) reste-t-il toujours président jusqu’à l’élection du nouvel exécutif ?” C’est délicieux et tout est dit dans cette question. Voyez-ça ici (en page 4).

Et revoyez ça ? .

Côté Val d’Oise, c’est le même pathétisme, peut-être pire même.

Une lettre vient d’être publiée (le 13 octobre), signée par Didier Vaillant, président (PS) de la CA Val de France, J-P Blazy, maire (PS) de Gonesse, député de la 9ème circonscription, Michel Aumas, maire (LR) d’Arnouville, Maurice Lefevre, maire (ex LR), de Garges-lès-Gonesse, et Jean-Louis Marsac, maire (PS) de Villiers-le-Bel, tous membres de la CA ( à noter que ni le député-maire PS de Sarcelles, François Pupponi, ni (l’excellent, je l’adore…) Jean-Pierre Herkat, maire (droite, SE) de Bonneuil-en-France, ne l’ont signée…). Elle est aussi adressée au préfet de région, dans la même perspective de la prochaine réunion de la CRCI. Et de redemander à nouveau la constitution d’un “pôle métropolitain” à l’échelle du Grand Roissy (avec les collectivités concernées du 93). Voyez la lettre ici.

Chop Chop

La vérité est simple: tout ce joli monde crie, comme un cabri “Grand Roissy, Grand Roissy”, mais ne veut le faire. Ce que veulent, dans un même esprit, Vaillant et Rigault, c’est rester présidents de leur marigot, et picétou. Et ils s’appuient sur leurs vice-présidents respectifs (du moins la plupart d’entre eux), qui savent qu’il n’y aura pas de place pour tout le monde, dans la future “fusion” (revoir ici) .Y’a des indemnités et des avantages, quand même… (on dit “chop chop” -manger- en Afrique).

Je reste persuadé qu’on peut, au dernier moment de la CRCI, obtenir un accord pour que les 37 communes de PMF viennent ensemble dans le futur “petitgrandroissy”. Les synergies, inévitables, avec les communes du 93 concernées (le “territoire 7″de la Métropole du Grand Paris) se feront, c’est sûr.

Voilà, ITE MISSA EST !  EV

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Rififi au conseil de Val de France, divisé sur le SRCI

D'après un témoignage, la CA Val de France n'avait jamais connu un tel débat...

On pouvait se douter que ça allait se passer comme ça, d’autant plus que la veille, le Parisien 95 avait publié un article faisant état de division au sein de Val de France (qui comprend Villers-le-Bel (PS marsac-vaillantais), Arnouville (centre “arnouvillien”…), Garges (UMP divisée), Sarcelles (PS corse)  et depuis le 1er janvier Gonesse (PS de gauche seventies) et Bonneuil (herkatien pur). Lors du Conseil de cette communauté d’agglomération  qui s’est tenu le 2 au soir, la question de l’avis donné au schéma régional de coopération communale (SRCI) était à l’ordre du jour. D’abord prévue en premier, elle  est passée en dernier car il fallait attendre J-P Blazy, député, retenu à l’assemblée nationale. Comme prévu, la délibération (la voir ici) présentée par le président Vaillant comportait un non aussi lapidaire que catégorique audit SRCI au motif non seulement de l’imprécision du projet de fusion (finances etc.) mais surtout que “le projet du Grand Roissy peut se construire sous d’autre formes de coopération intercommunale, en associant les communes de Seine-et-Marne mais également les communes de Seine-Saint-Denis concernées”. Autrement dit pas de fusion avec la Seine-et-Marne, c’était le point central.

“Pertinence”… “Intérêt”?

Jean-Pierre Blazy, just arrived, a fait d’abord une intervention dont il a le secret: “Gonesse n’a pas donné d’avis favorable mais pas non plus d’avis défavorable” (ce qui lui vaudra certainement un prix de RoissyMail), ajoutant que le périmètre proposé par le préfet avait sa “pertinence”. Puis, avec  ses collègues de Gonesse, il a alors alors présenté un amendement au texte du président Vaillant afin d’insérer une phrase dans le projet de délib’ comportant le mot “pertinent”. Ce qui n’était pas du tout du goût de Vaillant et, visiblement, des maires des autres communes (sauf M. Herkat, maire de Bonneuil, absent, mais qui avait dit au Parisien qu’il était pour la Seine-et-Marne) et donc d’une majorité du conseil. Débats sur ces question. Ilham Moustachir (Gonesse) enfonce le clou, rappelle l’importance et la cohérence du territoire autour de CDG et … la richesse de Mauregard et du Mesnil-Amelot ! Marsac (maire de Villiers-le-Bel, successeur de Vaillant) lui répond d’une manière étrange que seul l’Etat peut faire des” péréquations fiscales” (ce qui est faux), manière de dire qu’il n’y a rien a attendre des communes du 77, fussent-elles riches.

J-P Blazy et D.Vaillant. Ambiance chez les camarades...

Le clan des Gonessiens

Blocage… Une déléguée de Sarcelles, Isabelle Beressi, propose alors un sous-amendement mettant le mot “intérêt” à la place de “pertinence”. On se serait cru à l’Assemblée nationale ! Le président Vaillant fini par mette aux voix ledit sous-amendement: il n’est pas adopté (21 pour, 29 contre). Et met ensuite l’amendement des “Gonessiens” aux voix: retoqué cette fois 21 pour 31 contre et 4 abstentions (c’était un peu le désordre dans la comptage des votes à main levée). Et finit par soumettre au vote “sa” résolution : tout le monde pour, le “bloc gonessien” votant contre (8 voix). Ouf !

Qu’en penser ? Sarcelles : “on ne regarde QUE vers “Roissy”

J’allais dire euh…pas grand-chose… Sauf que… En fait je maintiens ma version des caïmans. Ce qu’il faut savoir pour comprendre, c’est que les communes de Garges, Arnouville, Villiers-le-Bel et Sarcelles, “autocentrées”, ne se sont jamais vraiment impliquées dans le Grand Roissy. Ce qui est étonnant concernant Sarcelles surtout. Je me souviens, lorsque je préparais la première carte du Grand Roissy, en 1996), je me posais alors la question du périmètre de celui-ci. J’hésitais pour Sarcelles. J’étais allé voir le dircab (j’ai oublié son nom, mais Jacques Langlade ou Nicolas Pavil  pourraient me le rappeler) de DSK (maire à l’époque) et lui avais demandé: “où regardez-vous, vers Roissy ou vers Montmorency ?” Réponse nette : “on ne regarde QUE vers Roissy”… Dans le même temps, j’avais posé la même question au maire de Saint-Brice, la ville d’à coté, qui lui ne “regardait” que vers la vallée de Montmorency… Et c’était vrai : quelques temps après, Saint-Brice, approchée, refusait de rentrer dans l’EPA Plaine de France alors en gestation.

Coin fumeurs. Vaillant invité en Seine-et-Marne

Concernant Villiers-le Bel, c’est seulement à l’occasion des premières “Rencontres du Grand Roissy” que j’avais fait la connaissance de Didier Vaillant (discussion dans le coin fumeurs, revoir ici), alors maire de Villiers-le-Bel. Avant on ne le voyait nulle part dans les différents cercles du Grand Roissy. Il s’y est de plus en plus intéressé ensuite, au point de devenir vice-président de l’Association des Collectivités du Grand Roissy. J’ai  discuté un peu avec lui lors de la réunion du midi le même jour que ce Conseil (voir en bas), sur la Seine-et-Marne. “Vous vous rendez compte? me dit-il en résumé, j’ai entendu parler de Villeneuve-sous-Dammartin… Je ne sais même pas où c’est…”. Je lui ai proposé illico une journée touristique dans le nord 77, ou plutôt dans l’est du Grand Roissy !

Les autres communes de Val de France  (hormis Gonesse bien sûr, surtout Garges et Arnouville), c’est vrai, ne sont pas l’coup, question Grand Roissy. A entendre les interventions de certains lors du conseil communautaire, ça se sentait. Qu’ils regardent mieux la carte de la région aéroportuaire, et ils verront où sont leurs intérêts, à tous points de vue.

N’empêche, les “Gonessiens” ont eu, à mon avis, raison. C’était une bonne approche diplomatique de leur part, qui préservait l’avenir . C’est pas souvent que je soutiens Blazy… EV

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Le territoire et les projets de Val de France présentés aux chefs d’entreprises

Cliquez pour voir la présentation

Le 2 décembre à midi, au siège de la CA Val de France se tenait une réunion d’information à l’attention d’une quarantaine de chefs d’entreprises. Au menu : présentation du territoire, de ses atouts, de ses projets. Ilham Moustachir, vice présidente en charge du développement économique à commenté tout ceci à l’aide d’un powerpoint. Ensuite Christophe Dalstein a présenté le projet (désormais médiatique…) d’Europa City. Didier vaillant, président de Val de France a ensuite fait un exposé sur la réforme territoriale en cours, sorte de mis en jambe pour le débat du Conseil communautaire qui allait se tenir le soir dans la même salle. Après les questions réponse avec la salle, les échanges ont continué avec l’assistance autour d’un cocktail sympathique. EV

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